LE GOUVERNEMENT FRANCAIS est HORS LA LOI DEPUIS PLUS D’UN AN

Fin 2021, des OGM cachés (tournesol et colza rendus tolérants à des herbicides) sont toujours cultivés, consommés en France et se développent en toute opacité.

https://www.faucheurs-volontaires.fr/la-france-sen-tamponne-des-injonctions-du-conseil-detat.htm

et sur France Inter des faucheurs ont la parole

https://www.franceinter.fr/emissions/interception/interception-du-dimanche-09-janvier-2022



En cette fin d’année 2021, les faucheurs et faucheuses volontaires d’ogm rappellent, par voie d’affichage dans divers lieux, que le gouvernement n’a toujours pas exécuté les injonctions que lui a adressées le Conseil d’État.

Les grandes multinationales semencières veulent augmenter encore leurs bénéfices en forçant les paysan.nes et les consommateurs.trices à accepter leurs nouveaux OGM. Bricoler les génomes est toujours une opération risquée générant de nombreux imprévus pouvant avoir des conséquences dramatiques sur la santé et l’environnement. C’est pourquoi le Conseil d’État a exigé du Premier ministre qu’il applique la réglementation visant à évaluer ces risques et, si un OGM est autorisé, à l’étiqueter puis à le tracer pour surveiller ses éventuels impacts imprévus.

Suite à un recours de plusieurs organisations, le Conseil d’État, suivant l’arrêt de la cour européenne de justice en date du 25 juillet 2018, a le 7 février 2020 enjoint le premier ministre  :

– de modifier dans un délai de six mois le code de l’environnement afin qu’il transposecorrectement la directive européenne 2001/18 sur la réglementation des OGM

– d’appliquer cette directive dans un délai de neuf mois à tous les OGM obtenus par de nouvelles techniques de mutagenèse apparues ou principalement développées après son adoption

– de prendre, dans un délai de six mois, les mesures nécessaires à la mise en œuvre des recommandations formulées par l’ANSES en 2019 en matière d’évaluation des risques liés aux VRTH

– de prescrire des conditions de culture appropriées pour les VRTH issues de la mutagenèse utilisées en France, afin de limiter l’apparition de résistance aux herbicides.

Le gouvernement français s’oriente vers une dérive totalitaire sur différents sujets. 

En ce qui concerne le dossier OGM, c’est aussi une évidence : 

l’État impose la primauté de l’exécutif, ne respecte pas ses institutions et se réclame

de droit MAIS NE L’APPLIQUE PAS !

« IRRESPONSABLES MACRON & CONSORTS », NON GARANTS DE LA SANTE DES FRANCAIS/ ET « INDIGNES DE LA CITOYENNETE FRANCAISE » : Glyphosate ré-autorisation en décembre 2022, promotion des NBT(nouveaux OGM), empoisonnement et spoliation de l’accès à l’eau potable pour la Sainte agro-industrie avec ses méga-bassines et  méthaniseurs industriels….etc


« IRRESPONSABLES MACRON & CONSORTS », NON GARANTS DE LA SANTE DES FRANCAIS/ ET « INDIGNES DE LA CITOYENNETE FRANCAISE » : Glyphosate ré-autorisation en décembre 2022, promotion des NBT(nouveaux OGM), empoisonnement et spoliation de l’accès à l’eau potable pour la Sainte agro-industrie avec ses méga-bassines et méthaniseurs industriels….etc

En 2022, notre « irresponsable » et délinquant Macron1(qui n’applique pas la loi: non respect de la décision de la Cour d’Etat pour les OGM etc…, en campagne électorale préfère « emmerder » les français pour encore mieux les cliver entre eux et poursuivre son autocratie méprisante et hautaine…

Son « irresponsabilité » en matière de santé publique est sans appel, lobbying pour les pesticides/engrais/OGM cachés chimiques malgré des promesses de début de mandat qui n’ont tenues que quelques mois.

et aussi Mr Macron ,donneur de leçon, un non respect du droit sur Loi Constitutionnelle selon la Charte de l’environnement de 2004,

 la LOI constitutionnelle n° 2005-205 du 1er mars 2005 relative à la Charte de l’environnement (JORF n°0051 du 2 mars 2005 page 3697) stipule que :

Article 1er. Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Article 2. Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.

Article 3. Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.

Article 4. Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi.

Face aux manquements à ces principes nous avons

  • Alertés les citoyens et les décideurs politiques sur la large contamination par les pesticides dont nous sommes tous les victimes
  • et voulons Imposer une modification de la législation qui permet en l’état des dérives et n’assure pas le respect du principe de précaution et de la santé
  • Saisi la justice pour condamner les responsables par le dépôt d’une plainte pénale large visant un certain nombre d’infractions. 

Nous demandons l’abandon du glyphosate.

Ce produit est la pierre angulaire de la stratégie des semenciers qui proposent les semences « roundup-ready » : on tue tout ce qui vit sauf les semences OGM qui résistent au roundup.

Mais ce pesticide symbolique et maintenant bien connu du public ne doit pas masquer la réalité de tous les autres pesticides présents partout dans notre environnement des champs à notre assiette… sans oublier l’effet cocktail des co-formulants encore plus toxiques et jamais évalué par les autorités de santé européenne (EFSA) ou française (ANSES).

Rappel étude scientifique  du Pr Seralini sur co-formulants ROUNDUP publiée dans Toxicology Reports janvier 2018 (extrait)

Les herbicides à base de glyphosate contiennent des métaux lourds tels que l’arsenic, plomb, chrome et nickel. Ceux-ci ne sont pas déclarés publiquement et sont normalement interdits du fait de leur toxicité.Testés sur des plantes, les co-formulants contenus dans ces herbicides tels que POEA (polyoxyethylene-alkylamine) sont toxiques isolément, tandis que le glyphosate seul n’est pas aussi toxique pour les plantes aux niveaux agricoles normaux, mais apparemment seulement à des niveaux plus élevés. Parmi les formules testées, une de Roundup contenant le tensioactif POEA était la plus toxique, en ce sens qu’elle desséchait plus vite toutes les feuilles de la plante.Testés sur des cellules humaines, les formulants composés de résidus pétroliers ont un effet perturbateur plus endocrinien et sont même très plus toxiques que le glyphosate.Des métaux lourds toxiques ont été découverts à des taux bien supérieurs de ce qui est autorisé dans l’eau potable. On en a décelé dans 22 pesticides, dont 11 à base de glyphosate. 

Le professeur Gilles-Eric Séralini a déclaré: « Ces résultats montrent que les déclarations du glyphosate comme principe actif sont scientifiquement erronées et que l’évaluation de la toxicité est également erronée: cette molécule est testée seule pour des effets à long terme sur la santé mais les produits de formulation – composés de résidus de pétrole toxiques et d’arsenic – ne sont pas testés à long terme. Nous appelons à la publication immédiate et transparente des formulations et surtout de tous les tests de santé effectués sur eux. Les niveaux acceptables de résidus de glyphosate dans les aliments et les boissons devraient être immédiatement divisés par un facteur d’au moins 1 000 en raison de ces poisons cachés. Les herbicides à base de glyphosate devraient être interdits.  »

La recherche a été publiée dans Toxicology Reports par une équipe dirigée par le professeur Gilles-Éric Séralini à l’université de Caen, en France. 
  En 2009, la Cour de cassation, plus haute juridiction française, avait condamné Monsanto à 15.000 euros d’amende pour « publicité mensongère », car le géant américain vantait le RoundUp comme « biodégradable ».    

La responsabilité de Macron et celles de nombreux autres chefs d’état des pays riches est indéniable sur l’enrichissement du BIGPHARMA dont une partie des recherches ont été financées par les contribuables pour une solution de « vaccins »(qui ne sont pas de vrais vaccins) de type ARN Messager(technique OGM) …. Solution imposée dans beaucoup de pays riches, les autres n’ont souvent pas les moyens pour acheter ces vaccins !

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lettre aux ministres français de l’Agriculture, Alimentation et Transition écologique par : Health and Environnement Alliance/Association of European Cancer Leagues et la Ligue contre le Cancer

Julien Denormandie
Ministre de l’Agriculture et l’Alimentation

Barbara Pompili
Ministre de la Transition écologique

Objet: Position de la France concernant le renouvellement de la substance active de pesticide glyphosate

Madame la Ministre, Monsieur le Ministre,

Au nom de l’Alliance européenne pour la Santé et l’Environnement (Health and Environment Alliance, HEAL), de l’Association des Ligues européennes contre le Cancer (Association of European Cancer Leagues, ECL) et de La Ligue contre le Cancer, nous nous adressons à vous concernant la position de la France dans le contexte du processus européen de renouvellement de la substance active de pesticide glyphosate, dont l’actuelle autorisation expire le 15 décembre 2022.

La France est l’un des rapporteurs en charge de l’évaluation européenne du dossier de renouvellement, aux côtés des Pays-Bas, de la Suède et de la Hongrie, qui forment ensemble le Groupe d’Evaluation du Glyphosate (GEG). D’après les conclusions préliminaires récemment publiées par ce groupe, « le glyphosate remplit les critères d’approbation pour la santé humaine, tels que décrits dans le règlement (EC) No 1107/2009 et ses amendements pour l’approbation d’une substance active en vue de son utilisation dans des produits phytopharmaceutiques » .

La participation française au GEG suggère que les autorités françaises soutiennent pleinement la conclusion ci- dessus mentionnée et l’absence de risques inacceptables pour la santé humaine en lien avec l’usage de la substance. Ceci constitue une surprise pour nos organisations et les communautés de santé que nous représentons pour les raisons suivantes :

• Tout au long du précédent processus d’évaluation du glyphosate, la France a soutenu le non- renouvellement de la substance active à cause d’inquiétudes concernant ses effets sur la santé humaine ; ce qui s’est traduit par un vote contre sa ré-approbation en Novembre 2017;

 Par ailleurs, en 2017, le Président Macron lui-même déclarait publiquement demander au Gouvernement la prise de mesures dans le but d’interdire le glyphosate d’ici trois ans à compter de la date du renouvellement européen;

Conclusions préliminaires du GEG, 

https://ec.europa.eu/food/system/files/2021-06/pesticides_aas_agg_report_202106.pdf , 15 Juin 2021

 https://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport-premier-ministre-plan-sortie-glyphosate-produits-substition- 29710.php4 ; 

https://www.lemonde.fr/europe/article/2017/11/27/la-commission-europeenne-autorise-l-utilisation-du- glyphosate-jusqu-en-2022_5221037_3214.html; 

• Enfin la position actuelle de la France au sein du GEG semble contredire les conclusions de l’INSERM, l’institut de santé publique de référence au niveau national, à propos des impacts du glyphosate sur la santé. En effet, l’institut a récemment publié une mise à jour de l’état des connaissances scientifiques concernant les associations entre exposition aux pesticides et effets sur la santé4. D’après cette expertise, les preuves scientifiques disponibles soutiennent une présomption moyenne de lien entre exposition au glyphosate et un risque accru de lymphome non-hodgkinien, ainsi qu’un surrisque de myélome multiple et de leucémie (présomption faible). Elle souligne que, bien que les tests disponibles de mutagénicité sont généralement négatifs, les tests de génotoxicité sont quant à eux généralement positifs – ce qui est cohérent avec l’induction d’un stress oxydant. Les études expérimentales de cancérogénèse sur les rongeurs, bien que non convergentes, montrent, elles aussi, une augmentation d’incidence de cancers à hautes doses. Enfin, le rapport pointe la pertinence d’autres mécanismes de toxicité (notamment les effets intergénérationnels ainsi que le dérèglement de la composition et de la fonction du microbiote), qui ne sont à l’heure actuelle pas complètement étudiés, dans le contexte des évaluations réglementaires.

Comme vous le savez, le processus qui a abouti au renouvellement du glyphosate en 2017 a donné lieu à des controverses scientifiques et politiques significatives et son intégrité a été fortement remise en cause(5). Ces questionnements ont notamment émergé suite aux révélations concernant, d’une part, les efforts coordonnés par plusieurs acteurs industriels afin de discréditer les preuves scientifiques indépendantes ayant mené à la conclusion par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) que le glyphosate est un cancérogène probable ; d’autre part, un copier-coller d’importantes sections du dossier déposé par les industriels vers le rapport d’évaluation6. Par ailleurs, une récente analyse scientifique indépendante du dossier déposé par les industriels à l’époque a conclu que seulement deux des 53 études de génotoxicité financées par les industrielspouvaient être considérées comme scientifiquement ‘fiables’7. Dans ce contexte, les Etats Membres rapporteurs pour les discussions de renouvellement en cours, y compris la France, ont une responsabilité particulière de garantir l’excellence scientifique et l’indépendance de ce processus afin d’empêcher la répétition de telles pratiques.

Nos organisations et les communautés de santé qu’elles représentent souhaitent exprimer de profondes inquiétudes concernant le soutien par la France des récentes conclusions publiées par le GEG, lesquelles suggèrent que le glyphosate remplit les critères d’approbation d’un point de vue de la santé humaine. Il nous est impossible de comprendre les raisons et la justification scientifique d’une telle position. Par ailleurs, si elle était confirmée, cette position constituerait un retournement majeur par rapport à l’appréciation précédente des autorités françaises en ce qui concerne les risques que pose le glyphosate pour la santé humaine.

Loin d’avoir faibli, la base de preuves scientifiques disponibles en 2017 concernant le potentiel de cancérogénicité de la substance, entre autres effets pour la santé, a été renforcée et elle demeure importante dans le contexte

(3) Président Emmanuel Macron, « J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans. #MakeOurPlanetGreatAgain », Compte Twitter officiel, 27 Novembre 2017, consulté le 5 août 2021
(4) INSERM, « Pesticides et effets sur la santé : Nouvelles données », 30 Juin 2021, https://presse.inserm.fr/publication-de- lexpertise-collective-inserm-pesticides-et-effets-sur-la-sante-nouvelles-donnees/43303/ ; https://www.inserm.fr/expertise-collective/pesticides-et-sante-nouvelles-donnees-2021

(5) Parlement européen, Résolution du 16 janvier 2019 concernant la procédure d’autorisation des pesticides dans l’Union (2018/2153(INI)), PEST Committee report, https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-8-2019-0023_EN.html?redirect 

(6) https://www.europeanpressprize.com/article/monsanto-papers/ ; https://theintercept.com/2019/08/23/monsanto-republicans- cancer-research/
(7) https://www.env-health.org/revealed-eu-glyphosate-assessment-was-based-on-flawed-science/

des présentes discussions de renouvellement. Il est également important de souligner que la monographie du CIRC sur le glyphosate – qui demeure la norme d’excellence en termes d’évaluation de cancérogénicité – n’a jamais été modifiée depuis sa première publication en 2015. Entre temps, l’Institut Ramazzini, une référence internationale dans ce champ scientifique, a initié une étude sur le glyphosate, qui est la plus complète des études de toxicité jamais menées sur un pesticide, et dont les résultats préliminaires invitent à une approche précautionneuse dans le cadre de la présente évaluation de la substance (8).

Dans ce contexte, nous vous sollicitons pour vous demander de clarifier publiquement la position des autorités françaises par rapport aux risques que pose le glyphosate pour la santé humaine et aux preuves scientifiques à la base de cette position.

Nous vous remercions pour votre considération et apprécierions la possibilité d’un échange avec vous sur ce sujet important à votre meilleure convenance.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

Wendy Yared Directrice

Association of European Cancer Leagues
Contact : Natacha Cingotti, responsable du programme santé et substances chimiques, Health and Environment

Alliance, natacha@env-health.org

Genon K. Jensen
Directrice exécutive
Health and Environment Alliance

Daniel NIZRI Président

Ligue contre le Cancer

(8)https://glyphosatestudy.org/fr/about-us/. Les résultats préliminaires de l’étude ont été présentés lors d’un webinaire organisé par HEAL le 28 juin 2021, https://www.env-health.org/webinar-the-global-glyphosate-study-the-most-comprehensive-study-on- worlds-most-used-pesticide-ever/

The Health and Environment Alliance (HEAL) is the leading not-for-profit organisation addressing how the environment affects human health in the European Union (EU) and beyond. HEAL works to shape laws and policies that promote planetary and human health and protect those most affected by pollution, and raise awareness on the benefits of environmental action for health.

HEAL’s over 90 member organisations include international, European, national and local groups of health professionals, not-for-profit health insurers, patients, citizens, women, youth, and environmental experts representing over 200 million people across the 53 countries of the WHO European Region.

As an alliance, HEAL brings independent and expert evidence from the health community to EU and global decision-making processes to inspire disease prevention and to promote a toxic-free, low-carbon, fair and healthy future.

The Association of European Cancer Leagues (ECL) is the only not-for-profit organisation that unites, supports and represents national and regional cancer leagues across the WHO European region.

ECL provides a voice and forum for cancer leagues to collaborate and share knowledge, primarily in the areas of cancer prevention, access to medicines and patient support, and create opportunities to advocate for these issues at the EU level and beyond.

ECL’s 30 member organisations are cancer societies operating across the whole cancer continuum and patient pathway. Cancer leagues are the main resource for the public for cancer control information and services. From Iceland to Israel, they contribute to preventing and fighting cancer by raising awareness and educating people about cancer, investing in research and providing support to cancer patients and their families during and after treatment.

ECL’s member leagues together employ more than 8,000 people and over 300,000 volunteers. They spend more than €750 million every year to fight cancer and represent over 570 million citizens.

Janvier 2022 : CAMPAGNE GLYPHOSATE FRANCE : LES PREMIERS RESULTATS DE L’ETUDE SCIENTIFIQUE  

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PARUTION D’ UN ARTICLE SCIENTIFIQUE de Campagne Glyphosate France

Premiers résultats

SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DESCRIPTIFS

– Si les 175 séances de prélèvement se sont déroulées sur 63 départements, ce sont en fait des personnes issues de 84 départements, dont la Réunion, qui se sont soumises aux prélèvements. La presque totalité du territoire a ainsi été couverte. Sur la carte ci-dessous sont représentés les 83 départements métropolitains dont sont issus les 6848 personnes ayant effectué un prélèvement.

– La démarche a concerné toutes les tranches d’âge, de 6 mois à 94 ans.

– Près de 100% de la population est contaminée avec seulement 14 personnes pour lesquelles la présence de glyphosate n’a pas été détectée (taux inférieur à la limite de quantification qui est de 0,075 microgramme par litre). Le taux moyen est de 1,17 ng/ml, et 50 %  de la population a un taux supérieur à 0,90 ng/ml.

Les personnes ayant participé à la Campagne Glyphosate sont des individus très sensibilisés au problème des pesticides, et ont un comportement (alimentation, lieu de vie, lieu de travail, activité physique) devant en principe limiter leur exposition aux produits phytosanitaires. Ainsi

  • 93% de l’échantillon a une alimentation comportant une partie de produits bio, et la moitié de cet échantillon a une alimentation composée de plus de 70% de produits bio.
  • La moitié des individus ne consomment que 3 repas de viande par semaine et 1 de poisson. 
  • Près de 20% se déclarent végétariens.
  • Près de 23% consomment systématiquement de l’eau filtrée.
  • La moitié des individus consommant de la bière, consomment plus de 50 % de bière bio.
  • La moitié des individus consommant du vin, consomment plus de 75% de vin bio.
  • La moitié  des individus consommant du jus de fruit, consomment 100% de jus bio.

Il est clair que l’échantillon étudié n’est pas représentatif de la population française :

– De par son alimentation, avec une sur-représentation des personnes se déclarant végétariennes, végétaliennes ou véganes (20,8%).

– De par sa structure professionnelle, avec une sur-représentation des retraités (28,6%), des cadres et professions intellectuelles supérieures (28,7%), des professions intermédiaires (41,2%), et des agriculteurs (10,2%), ainsi qu’une très forte sous-représentation des employés (11,6%) et ouvriers 2,8%).

– De par son environnement avec une sur-représentation d’une résidence principale dans un lieu-dit (26,5%) ou d’environnement non urbain (61,9%) 

– De par son activité physique, avec une très forte activité physique régulière ou occasionnelle (90%), ou l’exploitation d’un jardin (60%).

Pourtant, malgré ce mode de vie qui semble propice à une vie saine, le taux moyen de glyphosate dans les urines est de 1,17 ng/ml, soit un taux près de 12 fois supérieur à la norme de qualité de l’eau qui est de 0,1 ng/ml. Il est à craindre que les résultats sur l’ensemble de la population française soient beaucoup plus inquiétants.

Une étude scientifique basée sur les résultats de la campagne glyphosate montre une contamination généralisée des Français par cet herbicide.

Lire la suite

Évaluation du glyphosate : la fiabilité des études est au plus mal …

lien blog : https://pig.log.bzh

Merci aux PIG BZH pour cet intéressant récapitulatif depuis l’été 2020

Ci-joint copie de l’article en clair si problème de connexion

Aujourd’hui c’est l’ONG Générations Futures qui met en évidence de nombreuses failles dans le processus de sélection des études universitaires dans le RAR du glyphosate : https://www.generations-futures.fr/actualites/evaluation-glyphosate-biais/

Et qui met en ligne une pétition à diffuser le plus largement possible : pétition de Générations Futures sur la ré-autorisation du glyphosate

Avec la signature de 37 ONG de la société civile
https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-en-finir-avec-le-glyphosate-37-organisations-de-la-societe-civile-prennent-emmanuel-macron-au-mot-en-le-pressant-de-l-interdire-en-europe-n95284/

https://www.quechoisir.org/actualite-glyphosate-de-nouvelles-donnees-decredibilisent-l-evaluation-du-risque-n96604/

Pour rappel :

C’est aussi ce que clamait le journal Le Monde dans son article du 5 juillet 2021, relayé par notre blog : https://pig.log.bzh/2021/07/05/autorisation-glyphosate-mise-en-cause-de-la-fiabilite-des-etudes/

C’est à ce sujet aussi que le tout nouveau comité de déontologie et de prévention des conflits d’intérêts de l’ANSES avait alors volé en éclat, lors de l’été 2020 …

Explosion au comité de Déontologie et de Prévention des Conflits de l’ANSES

De nombreuses études outre atlantique non prises en compte en Europe :

Dont la méta analyse du Dr Stéphanie Seneff et la sortie de son livre Toxic Legacy en juillet 2021

Historique du mouvement coopératif qui était né d’une grande idée : le contrôle, par les producteurs, de leurs approvisionnements et de leurs débouchés face aux commerçants. la démarche d’origine, un contre-pouvoir d’agriculteurs solidaires face au marché, a disparu au profit de multinationales fortement critiquables.

Comment les coopératives agricoles reproduisent la loi de la jungle néolibérale

https://basta.media/enquete-cooperatives-agricoles-derives-FNSEA-agriculteurs-adherents-Triskalia-InVivo-Sodiaal-Agrial

( source : Basta/12 octobre 2021 par  Nolwenn WeilerSophie Chapelle )

Incontournables, les coopératives agricoles possèdent une marque alimentaire sur trois en France. Mais la démarche d’origine, un contre-pouvoir d’agriculteurs solidaires face au marché, a disparu au profit de multinationales fortement critiquables.

Daddy, Gamm Vert, Yop, d’Aucy. Quel est le point commun entre une marque de sucre, une enseigne de jardinerie, une boisson lactée et une boîte de conserve d’haricots verts ? Toutes relèvent de coopératives agricoles.

 DANS LE MÊME DOSSIER. lien ci-dessous

Bien qu’elles soient peu connues du grand public, chacun d’entre nous a été confronté un jour ou l’autre à des coopératives agricoles. Une marque alimentaire sur trois en est issue, et trois agriculteurs sur quatre y travaillent. Les coopératives agricoles représentent aujourd’hui plus de 2300 entreprises, dont certaines sont de véritables mastodontes [1]. Six d’entre elles se situent dans le top 10 européen : Agrial, InVivo, Sodiaal, Tereos, Terrena et Vivescia. Avec 190 000 salariés – filiales comprises –, et plus de 85 milliards d’euros de chiffre d’affaires, les coopératives agricoles sont une composante majeure de l’agroalimentaire français, représentant 40 % de son chiffre d’affaires [2].

Aux fondements, « une démarche solidaire pensée comme un contre-pouvoir face à la loi de la jungle libérale »

C’est en 1888, en Charente-Maritime, qu’est née la première coopérative agricole française. Les éleveurs de la commune de Chaillé, déjà confrontés à l’époque à une surproduction de lait, décident de mutualiser leurs forces et leurs moyens. Face à des acheteurs de plus en plus concentrés qui imposent leurs prix, les coopératives se développent d’abord dans le secteur laitier, viticole ensuite, puis céréalier dans les années 1930. Une loi de 1972 définit le rôle des coopératives comme « l’utilisation en commun par les agriculteurs de tous moyens propres à faciliter ou à développer leur activité économique, à améliorer ou à accroître les résultats de cette activité » [3].  « La coopération agricole (…) est au départ une démarche solidaire (…) pensée comme un contre-pouvoir face à la loi de la jungle libérale, souligne le journaliste Gilles Luneau, spécialiste des questions agricoles [4]. « Au-delà de la défense des intérêts économiques, elle affirme l’existence des paysans, elle est une expression de leur pouvoir et une manifestation de leur dignité. »

En pratique, la coopérative agricole consiste en l’association à parts et droits égaux – un homme/une femme, une voix – d’agriculteurs et d’agricultrices au sein d’une entreprise répondant à un ou plusieurs de leurs besoins. Cela peut aller de l’approvisionnement en matériel ou en aliments, à la vente ou la transformation de produits agricoles. Les résultats sont théoriquement répartis à parts égales entre les coopérateurs, et généralement réinvestis. Ces pratiques sociales vont concourir à ce que les coopératives agricoles bénéficient dès le départ d’un statut fiscal très particulier, toujours en vigueur aujourd’hui, à savoir qu’elles ne paient pas d’impôt sur les sociétés, ni d’impôt sur les bénéfices.

« Ce sont des structures qui ne sont pas cotées en bourse, elles n’ont pas accès aux marchés financier, précise Xavier Hollandts [5]. On considère par conséquent qu’il y a un déficit structurel de financement. C’est le principal argument mobilisé pour justifier qu’un maximum de profits puisse rester au sein des coopératives. Cela permet de bénéficier d’un autofinancement important. »

« Le mouvement coopératif est né d’une grande idée : le contrôle, par les producteurs, de leurs approvisionnements et de leurs débouchés face aux commerçants. Mais les bonnes intentions ont finalement débouché sur un fiasco », estime pour sa part Camille Guillou, paysan breton retraité [6].

Comment les coopératives ont suivi la même logique que les entreprises privées

Peu à peu, les coopératives agricoles vont pénétrer les marchés tenus par les industriels, avec les mêmes règles et méthodes. Elles ne vont plus être les outils de défense collective des paysans d’un territoire donné, mais « l’outil de conquête économique des paysans lancés dans la modernisation » analyse Gilles Luneau. Dans les années 1950, tout le monde peut être coopérateur, que l’on soit un vieux cultivateur avec une paire de bœufs, un paysan en zone montagneuse, un jeune sortant du lycée agricole, un agriculteur performant ou non… « La coopérative ne refuse aucun adhérent et veille au bien de tout le monde », précise t-il, rappelant qu’il n’y a alors pas de seuil économique pour être membre, ni de jugement porté sur la conduite de la ferme.

Le basculement s’opère dans les années 1960. Il s’agit désormais d’investir dans de nouveaux matériels pour ne pas être dépassé, de rechercher des gains de productivité avec les machines, de se spécialiser. De nouvelles normes de production sont instaurées, ainsi que des volumes minimum pour être membre. La rentabilité prime, quitte à laisser le petit paysan sur le bord du chemin. Les années filant, les coopératives vont jusqu’à dicter aux paysans ce qu’ils doivent produire pour continuer à faire partie de la coopérative. « L’agriculteur est prestataire de service pour la coop plus que chef d’entreprise, pense Christian Jouault, éleveur laitier à la retraite. Leur objectif, c’est de nous rendre totalement dépendants des prestations qu’ils vendent (services, matériel, chimie, etc). » La coopérative agricole devient un simple rouage de l’économie libérale.

Moins de 3 % des coopératives agricoles accaparent 85 % de la production

« La Coopération agricole » [7], nom de la fédération qui structure les coopératives agricoles françaises, ne nie pas cette évolution. Elle reconnaît explicitement que « la performance est le nerf de la guerre pour les agriculteurs comme pour tout entrepreneur »« Les coopératives cherchent à atteindre une taille critique pour faire face aux défis d’une économie globalisée » précise cette fédération. Depuis une quarantaine d’années, le nombre de coopératives agricoles diminue, essentiellement par des phénomènes de rapprochement et de fusion, mais pas seulement entre coopératives [8]. Certaines rachètent des entreprises hors champ coopératif. On voit ainsi se constituer des groupes d’entreprises, contrôlés par une coopérative mère et pouvant réaliser des milliards de chiffre d’affaires, y compris à l’international… tout en continuant de bénéficier de lucratifs avantages fiscaux.

« En vingt ans, 1600 coopératives ont fusionné successivement dans un processus de concentration dont l’aboutissement est que moins de 3 % de ces structures regroupées accaparent désormais plus de 85 % de la production agricole », constate Mathieu Dauvergne, viticulteur, représentant du syndicat agricole Confédération paysanne au sein de la commission consultative du Haut Conseil de la coopération agricole (HCCA).

« Coop de France (l’ancien nom de La Coopération agricole) avec le dogme de « l’économie d’échelle » pousse les coopératives à être de plus en plus grosses, vers une stratégie d’industrialisation de filière et l’on se retrouve avec des coopératives mammouth qui sont des multinationales », déplore Mathieu Dauvergne. Il regrette que la formation des administrateurs et des gestionnaires salariés des coopératives agricoles, sous la la houlette de la Coopération agricole, soit désormais déléguée à l’Essec, une école de commerce. « Nos coopératives ont délaissées les principes fondateurs de la coopération solidaire en se laissant imposer une ingénierie financière directement inspirée du secteur privé pour être compétitives dans une course chimérique à la mondialisation. »

« Le monde des coopératives reste très divers, intervient Xavier Hollandts. Prenons les coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) : elles restent des coops à petite échelle avec une connaissance intime des adhérents entre eux. Il existe aussi des coops qui font l’effort de maintenir du lien avec leurs adhérents, en organisant des petites réunions locales, avec des délégations de pouvoir successives. Mais dans d’autres coopératives, il y a réellement de la distanciation qui s’est créée, avec un pouvoir de plus en plus autonome qui n’a plus de comptes à rendre aux adhérents alors que ceux-ci sont les propriétaires de la coop. »

Les agriculteurs-adhérents transformés en de vulgaires fournisseurs de matière première

Sur le papier, une coopérative agricole est une entreprise créée par des agriculteurs, qui leur appartient collectivement et qu’ils gouvernent eux-mêmes. Statutairement, la coopérative est gérée par un conseil d’administration élu par l’assemblée générale des coopérateurs. On a donc toujours un paysan-président à la tête d’une coopérative. « Dans les faits, la gestion est confiée à un directeur et à un staff de cadres », observe Gilles Luneau. Michel Debatisse, ancien dirigeant de la Jeunesse agricole catholique, écrivait déjà en 1963 [9] : « Les professionnels issus de l’agriculture n’ont eu d’autre ambition que de se faire élire à la présidence des coopératives. Ils ont laissé le pouvoir réel à des technocrates qui les méprisent. »

Si une coopérative appartient normalement « juridiquement » à ses adhérents, la pratique se révèle différente. Les agriculteurs n’ont pas leur mot à dire sur les prix auxquels leurs productions sont achetées. « Je ne sais même pas combien je vais être payé le mois prochain , rapporte un producteur de lait dans l’ouest de la France. C’est toujours eux qui décident. Et entre les mois de mars et août, on est toujours moins payés parce que les vaches sont dehors, et consomment plus d’herbe. Mais l’herbe, ça coûte aussi à produire…. » Il arrive même que la coopérative oblige des agriculteurs endettés à diversifier leurs productions. « En 2019, certains producteurs laitiers bretons ont été obligés de mettre des haricots, avance Véronique Le Floch, productrice de lait dans le Finistère et membre du syndicat La coordination rurale. Les semences et les traitements ont été fournis par la coop ; et eux sommés de travailler gratuitement. Et s’il y avait finalement trop de haricots par rapport aux besoins, et bien ils n’étaient pas ramassés ! Ce qu’ils veulent, c’est vraiment asservir les agriculteurs pour mieux les contrôler. »

Entre cooptation, dynastie familiale et main basse de la FNSEA

Dans chaque coopérative agricole la gouvernance est tenue par un conseil d’administration sous la présidence d’un producteur adhérent élu – et d’un directeur qui est salarié. « La doctrine de la coopération c’est « 1 homme = 1 voix », quelle que soit la taille de l’exploitation, souligne Mathieu Dauvergne. Mais quand on questionne la gouvernance on nous renvoie au fait que les patrons des coop se sont les agriculteurs eux-mêmes. Dans ma coopérative je n’ai jamais assisté à une élection. Tout fonctionne par cooptation. C’est toujours la FDSEA (le syndical agricole majoritaire, ndlr) qui est à la tête des conseils d’administrations et coopte les cadres des coopératives. »

Philippe Mangin, actuel président d’InVivo, l’une des plus grandes coopératives agricoles françaises, est ainsi un ancien président des Jeunes agriculteurs, syndicat très proche de la FNSEA. Des dynasties familiales se mettent parfois en place avec des fils reprenant la direction de coopérative. Emmanuel Commault, 35 ans, a ainsi succédé à son père, Jean-Claude, 63 ans, à la direction générale de la Cooperl, une coopérative agricole porcine bretonne [10]. Et l’actuel directeur de la coopérative Sodiaal, Damien Lacombe, est le fils de Raymond Lacombe, longtemps président de la FNSEA.

« Lors des AG, on ne dispose d’aucun document précis pour comprendre les décisions qui sont soumises au vote, avance Mathieu Dauvergne. Les commissaires aux comptes débitent un rapport de dizaines de pages à toute vitesse. Personne ne comprend rien. Tout le monde s’endort. Il y a réellement un effet hypnotique. »

« J’ai un peu de mal à entendre que les coopérateurs n’ont pas accès aux informations, intervient Marine Nossoreau, directrice des affaires juridiques et fiscales au sein de La Coopération agricole . Ils disposent du rapport de gestion consolidé de la coopérative, qui inclut l’activité de toutes les filiales. Certes, ce peut être complexe à comprendre mais nos coopérateurs sont tous chefs d’entreprise, et donc plutôt compétents en comptabilité.  »

Mais peu de coopérateurs semblent percevoir cet effort de pédagogie. « L’AG, c’est du pipeau, appuie un éleveur laitier breton souhaitant conserver son anonymat. On nous montre des schémas, des graphiques, des courbes en veux-tu en voilà. On ne comprend rien, si ce n’est que l’on est en déficit et qu’ils ne peuvent rien nous donner de plus. C’est à chaque fois le même baratin, il n’y a pas de transparence. Pourquoi ils ne mettent pas tout simplement le bilan, les recettes, les salaires, les dettes ? »

« Dans la continuité de cette litanie on nous annonce que des filiales ont été acquises à l’étranger, que grâce à un montage financier ingénieux cela ne va rien coûter à l’adhérent. Que cela va nous amener plein d’avantages, reprend Mathieu Dauvergne. Ensuite, on vote à main levée tandis que l’odeur du banquet de clôture parvient jusqu’à nous, pour achever de nous déconcentrer. Tout le monde a hâte de se lever pour aller se mettre à table. Il n’y a jamais aucune discussion sur la gouvernance ou les orientations stratégiques. » Pire : ceux qui essaient d’en savoir un peu plus sont ostracisés. « Quand il y a eu des intoxications aux pesticides de plusieurs salariés de Triskalia, certains coopérateurs avaient posé des questions en AG, rapporte Serge Le Quéau, de la Fédération syndical Sud-Solidaires, qui soutient les victimes de pesticides depuis de nombreuses années. Ils s’étaient fait bousculés violemment. Les dirigeants sont super rodés pour couper la parole à ceux qui essaient de la prendre, ou pour leur manifester leur mépris : « Maurice, au lieu de poser des questions, tu ferais mieux de t’occuper de ta ferme » ; ou encore : « tu viendras boire un coup tout à l’heure à l’apéro et je t’expliquerai ce que tu n’as pas compris. »… » Voilà ce que s’entendent dire les coopérateurs un peu curieux. « On t’abaisse. T’as la honte, alors tu ne dis plus rien », rapporte un agriculteur breton. Face à cette chape de plomb incroyable, Basta! a décidé de mener l’enquête.

Sophie Chapelle et Nolwenn Weiler , Infographie : Guillaume Seyral , Photo : © Laurent Guizard

Inde : grande victoire défensive du soulèvement paysan, le gouvernement Modi cède un peu ….

Inde : grande victoire défensive du soulèvement paysan, mais la lutte continue…

https://ricochets.cc/Inde-grande-victoire-defensive-du-soulevement-paysan-mais-la-lutte-continue.html

LE GOUVERNEMENT MODI CÈDE UN PEU POUR ESSAYER DE CALMER LA RÉVOLTE ET ÉVITER DE TOUT PERDRE

(source : Ricochet/ média participatif dans la Drôme, entre-pouvoir & libre expression/ dimanche 21 novembre 2021, par  Mahatma.)

Après cette première victoire défensive importante, les paysans et prolétaires indiens vont-ils décider de passer à l’offensive ?
Vont-ils poursuivre ce courageux et immense élan vers des formes d’émancipation du capitalisme et vers des formes de démocratie directe sociale et populaire ?

INDE.19/11/2021. VICTOIRE HISTORIQUE DES PAYSANS INDIENS… … QUI CONTINUENT ET AMPLIFIENT LEUR LUTTE

 UN ÉBRANLEMENT DU MONDE ET UN CHANGEMENT DE PERIODE HISTORIQUE

Forts de leur succès, un jour après que le premier ministre Modi, ait annoncé le retrait des lois anti-paysannes le 19 novembre 2021, les paysans par la voix du SKM (Front Uni Paysan, la coordination qui anime le mouvement) ont répondu par une gifle à Modi en décidant de continuer leur mouvement et de l’amplifier en maintenant tous les programmes de luttes annoncés, y compris ceux pour marquer le premier anniversaire de la manifestation des paysans le 26 novembre tout en faisant porter maintenant le centre de leurs revendications sur une sorte de salaire minimum garanti pour les 600 millions de paysans.

(Photo : le mahapanchayat à Muzzafarnagar dans l’Uttar Pradesh avec 1 million de participants, que veulent rééditer les paysans à Lucknow le 22 novembre)


Inde : grande victoire défensive du soulèvement paysan, mais la lutte continue…

Le SKM exige en effet maintenant que l’Etat garantisse des prix satisfaisants contre les cours du marché mondiaux à une fois et demi le prix de production pour tous les produits agricoles et pour tous les paysans du pays. C’est une vieille revendication pour laquelle les paysans se battent depuis longtemps et c’est considérable. On estime en effet à l’heure actuelle que 30% environ des paysans ne bénéficient pas du tout de cette garantie que justement Modi voulait détruire pour ceux qui en bénéficiaient encore en partie. Cette demande importante équivaudrait à un espèce de salaire minimum garanti pour les paysans, négocié avec les syndicats paysans ou leur coordination.

Le SKM exige également le retrait du projet de loi d’amendement sur l’électricité qui avec la privatisation envisagée par le gouvernement Modi mettrait fin au système de prix bas pour les paysans.

Le SKM a déclaré que les centaines de poursuites judiciaires contre des milliers de paysans doivent être retirées sans condition. 
Il a également demandé que les familles des 700 paysans décédés durant le mouvement doivent recevoir une compensation et des emplois. Par ailleurs les 700 martyrs méritent également a-t-il dit qu’un hommage leur soit rendu lors de la session parlementaire et qu’un mémorial soit érigé en leur nom. Le SKM a également demandé des comptes dans les violences à Lakhimpur Kheri dans l’Uttar Pradesh, où une voiture appartenant au fils du ministre de l’Intérieur de l’Union, Ajay Mishra, a écrasé et tué quatre agriculteurs et un journaliste. Il a exigé que Ajay Mishra qui ne fait toujours l’objet d’aucune action en justice et reste ministre du gouvernement Modi, soit arrêté et renvoyé du Conseil des ministres.

Pour tout ces objectifs, le SKM a donc lancé un appel aux paysans des États du nord de l’Inde pour qu’ils rejoignent les différents campements de Delhi le 26 novembre. Des rassemblements seront organisés en même temps à travers toute l’Inde l’Inde pour marquer la journée. Dans les États éloignés de Delhi, le premier anniversaire sera célébré avec des défilés de tracteurs et de chars à bœufs dans les diverses capitales, ainsi que par d’autres manifestations.

En outre, le SKM a également exhorté les agriculteurs à faire du Mahapanchayat (Assemblée Générale de démocratie directe, pas tout à fait un soviet mais pas loin) qui se tiendra à Lucknow, la capitale de l’Uttar Pradesh, le 22 novembre, un grand succès avec un million de participants et d’y donner le maximum d’énergie.
Le 28 novembre, un gigantesque Mahapanchayat ouvrier et paysan sera également organisé à Mumbai (Bombay) dans le Maharashtra par une centaine d’organisations ouvrières, paysannes, associatives, citoyennes, ce qui est une première dans cette ville et cet État.

À partir du 29 novembre, une marche pacifique vers le Parlement avec 500 tracteurs sera organisée tous les jours jusqu’à la fin de la session afin de continuer à mettre les parlementaires sous pression et mobiliser ceux parmi eux qui disent soutenir le mouvement paysan en menaçant de faire perdre leur prochaine élection à toux ceux qui ne porteraient pas leur combat.
De même, les gares de péage autoroutières seront libérés de toute perception de frais.

En attendant, même s’ils restent méfiants, attendent que le Parlement ait voté le texte annoncé par Modi et se préparent aux prochains combats, partout l’état d’esprit est à la joie, et les paysans ont fêté avec intensité leur immense victoire notamment dans les campements paysans aux portes de Delhi.

POURQUOI LE RECUL SOUDAIN DE MODI ?

On peut se demander pourquoi Modi qui résistait depuis un an a tout d’un coup cédé, ce qui a surpris la presse aux ordres, toute déboussolée. 
Bien sûr, la détermination des paysans et leur lutte massive et radicale ont bien sûr été l’élément majeur qui a fait reculer ce pouvoir d’extrême droite pourtant réputé inflexible face aux pauvres, bâti sur la haine des femmes, des castes inférieures, des religions non hindoues et dont le premier ministre Modi a fait ses armes dans un parti fasciste, le RSS et dont l’idéologue du parti n’hésite pas à se référer à Hitler ou Mussolini.

Mais il y a eu des éléments pour que Modi craque ces jours-ci. 
Comme un signal politique de ce qui pouvait suivre, l’État du Télangana tout entier dont le gouvernement avait été un allié du BJPde Modi, a décidé le 18 novembre, de soutenir la lutte des paysans et des manifestations géantes ont été organisées à Hyderabad la capitale. Une tendance qui pourrait être générale puisqu’après le recul de Modi, les dirigeants des États et territoires de Delhi, Odisha, Jharkhand, Chattisgarh, Punjab, Maharashtra, Kerala, Rajasthan, Tamil Nadu et probablement d’autres à venir se sont félicités et ont demandé au gouvernement central de satisfaire aux nouvelles revendications des paysans.

Par ailleurs, le 22 novembre, les paysans avaient annoncé qu’ils attendaient un million de manifestants à Lucknow, la capitale de l’Uttar Pradesh, cœur du pouvoir du BJP . Cette manifestation aurait planté le dernier clou, disaient les paysans, dans le cercueil du BJP, avant sa défaite électorale probable dans cet État en début d’année prochaine – comme assurément au Pendjab, en Uttarakhand et peut-être encore au Manipur et Goa où ont lieu également des élections l’an prochain. L’échec électoral du BJP en début d’année prochaine notamment en Uttar Pradesh était prévisible au vu de la mobilisation paysanne montante dans ces États et au vu déjà de l’énorme défaite électorale au Bengale Occidental et dans les élections partielles en Uttarakhand du fait des actions du mouvement paysan malgré les énormes moyens qu’y avait mis le parti du pouvoir..

Cela aurait signifié la fin de toute autorité du BJP dans l’ensemble du pays, même s’il était resté formellement à la tête du pays jusqu’à son terme légal en 2024.
Les 26, 28 et 29 novembre, les paysans avaient également prévu toutes les mobilisations qui ont été décrites plus haut.

Mais peut-être et surtout, les paysans avaient annoncé conjointement avec les dix principales organisations syndicales ouvrières, une grève générale de deux jours consécutifs en début d’année prochaine lors de la session parlementaire sur le budget.

Une telle mobilisation générale de deux jours ne s’est jamais vu en Inde et aurait pu ouvrir la porte dans le climat actuel à bien des surprises.

En effet, pour le 26 novembre 2020, l’an dernier, avec un seul jour de grève générale, 250 millions de grévistes avaient participé à cette grève. Or les paysans en avaient profité pour lancer leur mouvement au niveau national alors que jusque là il était limité dans deux États, Pendjab et Haryana, en annonçant une seconde journée de grève une semaine après le 26 novembre. Dans la foulée, ils avaient organisé la marche sur Delhi qui s’était transformé en siège de la capitale avec des campements hébergeant jusqu’à 300 000 paysans et soutiens, syndicalistes, féministes, écologistes, étudiants, jeunes, indigènes, Intouchables, hindous, musulmans ou sikhs, faisant de ces campements des foyers permanents de fermentation de la révolution.

Cette grève générale de deux jours aurait donc pu être le point de départ d’un mouvement encore plus général dans tout le pays, d’autant que paysans et ouvriers à la base étaient déjà en train de la préparer activement ensemble dés maintenant.
L’affaiblissement général du régime en aurait dangereusement résulté pour les possédants. 

Le cœur du pouvoir du BJP et sa vitrine résident en effet en Uttar Pradesh. Cet État géant – le plus grand de l’Inde avec 210 millions d’habitants quasi autant que le Brésil -, est dirigé par l’idéologue du parti, Yogi Adityanath, moine hindou fanatique et fascisant, faisant régner « l’Hindutva » dans l’État, le pire des régimes dictatorial et religieux mêlant les oppressions et divisions aussi exacerbées que violentes, de religions, de castes et de sexes. Une défaite démonstrative infligée en ce lieu par le mouvement populaire utilisant et détournant les élections à cette fin aurait signifié non seulement la défaite du BJP, mais aussi la défaite de tout le système idéologique de domination des riches indiens depuis des siècles avec leurs divisions des classes populaires entre sexes mais aussi entre mille religions et castes. Un basculement de l’histoire.

Car en effet, le soulèvement paysan n’est pas qu’économique, ce qui est aussi une révolution en soi.

LES PAYSANS INDIENS, DES PROLETAIRES ET DES FEMMES A L’IDEALSOCIALISANT

D’une part, sous l’effet de la mondialisation, comme partout dans le monde, avec l’augmentation de la paupérisation des campagnes et de l’exode rural, le travail agricole s’est profondément féminisé depuis quelques décennies et le monde paysan a été révolutionné dans ses habitudes par cette transformation.

D’autre part, par ce biais, le soulèvement paysan est lui-même l’héritier des valeurs d’un grand mouvement social, nommé Shaheen Bagh (du nom d’un quartier pauvre et musulman de Delhi). C’était un mouvement féminin et féministe mais aussi contre toutes les oppressions de religions et de castes, qui a eu lieu entre décembre 2019 et mars 2020, occupant massivement quotidiennement les places des grandes villes indiennes Il a été le premier grand mouvement à se lever contre Modi en s’opposant à une énième loi discriminatoire contre les musulmans et le premier à oser défier son système de haines de castes, religions ou sexes qui avait pourtant eu tant de succès électoral depuis 2014 et qui avait fait s’incliner tous les partis d’opposition et les avait tous amené eux aussi à suivre, peu pou prou, une telle idéologie réactionnaire. Quand le Covid et la répression avaient stoppé ce mouvement en mars 2020, le mouvement paysan sous les l’influence des paysannes en avait repris les valeurs humanistes dés ses débuts en juin 2020 au Pendjab et en Haryana puis les a porté et amplifié jusqu’à aujourd’hui donnant significativement une place centrale aux femmes, aux tribus indigènes, aux Dalits (Intouchables), aux jeunes et à l’alliance de toutes les religions musulmans, sikhs ou hindous en affichant clairement sa volonté de lutter contre toutes les oppressions.

Enfin, le mouvement paysan par ses nombreuses et fortes organisations syndicales combatives – très différemment de la plupart des organisations syndicales ouvrières – est l’héritier de toute l’histoire du socialisme indien et du gandhisme de la période de l’indépendance et a maintenu en Inde le programme de l’autosuffisance alimentaire contre les groupes capitalistes agro-alimentaires. A travers cela, se sont conservées, au moins en partie e dans certaines régions, par exemple au Pendjab et en Haryana, le cœur de la révolte, des structures étatiques de protection des paysans : pour l’essentiel, un prix des produits agricoles qui n’est pas dépendant du marché mondial mais plus élevé (peut-être un des plus élevés au monde) et fixe qui est établi par l’État au cours de négociations avec les syndicats ; des marchés (mandis) d’État qui assurent la vente de ces produits agricoles aux prix fixés et les distribuent dans tout le pays ; la garantie de cents jour de travail salariés pour les paysans dans les périodes de faible activité agricole ; enfin, une démocratie directe à la campagne par des panchayats, des assemblées communales sous le contrôle d’Assemblées Générales de la population.

Tout cela faisait du monde paysan indien le dernier marché de taille qui ne soit pas entièrement ouvert à l’avidité des capitalistes. D’où l’enjeu des luttes qui s’y passent.
Ce n’est pas qu’une défaite de Modi, mais du capitalisme mondial.

Ainsi, si les 600 millions de paysans indiens ont moins de deux hectares et sont très pauvres, si la majorité de ces tout petits paysans sont aussi des ouvriers agricoles dans de plus grandes exploitations et s’ils sont enfin nombreux à être en même temps encore des salariés dans les communes et villes, un état d’esprit socialisant s’est maintenu chez ces prolétaires de la terre, et avec eux dans leurs organisations. Ainsi la moitié des 40 membres du SKM, la coordination paysanne qui anime le soulèvement, sont des militants communistes, libertaires, socialistes révolutionnaires ou syndicalistes radicaux.

LE SYSTEME ELECTORAL REPRESENTATIF CONTOURNE ET UTILISE PAR LEMOUVEMENT PAYSAN

Il faut comprendre aussi dans les choix de Modi – et derrière lui de la bourgeoisie indienne – que s’ils avaient laissé arriver la défaite électorale annoncée du BJP en Uttar Pradesh, le système électoral représentatif aurait été lui-même tout entier ébranlé par une utilisation, un contournement et au final une dévalorisation des élections représentatives par le pouvoir de la rue mobilisée.

Or, ce système électoral complète les outils de divisions religieuses, de castes et de sexes quand ces dernières ne suffisent pas pour soumettre le million de révoltes et rebellions qui animent très régulièrement la population de ce pays tellement éruptif. 
Les centaines de partis nationaux ou régionaux de ce système électoral presque tous plus ou moins corrompus, ses élections incessantes parfois de dimensions américaines, ses médias en grand nombre, ses millions de roupies dépensées en campagnes électorales spectaculaires et ses centaines de milliers de petits bureaucrates ainsi que ses dizaines millions de partisans illusionnés permettent aux notables indiens et leurs médias de parler de la plus grande démocratie du monde, mais seulement pour mieux changer le décor du théâtre afin que la pièce soit toujours la même et que rien ne change en profondeur dans la propriété des biens du monde et l’exploitation du travail humain.

Or, comme déjà un peu au Bengale Occidental, une défaite du BJP en Uttar Pradesh, signifierait la fin de l’emprise des illusions électorales sur les opprimés, puisqu’il n’y a pas d’alternance au BJP. En effet, le Parti du Congrès, traditionnel parti gouvernemental de centre gauche et opposant d’alternance au BJP n’est pas le parti pour lequel les paysans appellent à voter. Il est tout autant discrédité. Les paysans appellent seulement à battre leurs plus grands ennemis du moment. Mais au Pendjab, c’est le Parti du Congrès. Du coup, dans cette région Sikh, ce n’est même pas un parti Sikh comme il l’est souvent qui sera élu, car trop institutionnel, ce sera peut-être l’AAP, le Parti de l’Homme Ordinaire, une sorte de Podemos qui soutient activement les paysans, qui sera élu, comme il l’a été déjà à Delhi. Bref, c’est le mouvement de la rue qui fait et défait les élus en fonction du fait qu’ils tiennent ou pas leurs promesses : en quelque sorte des élus révocables à presque tout moment, le vieux programme des socialistes révolutionnaires depuis la Commune de Paris.
C’est tout cela, la déconstruction du système de division des milieux populaires par la caste, le sexe, la religion, la remise en cause du système électoral représentatif et de ses illusion, la confiance dans l’énergie et l’intelligence populaire, que la révolution paysanne indienne envoie comme message dans le monde. Ce n’est pas le 1917 russe mais c’est une révolution en cours. 
C’est cela que Modi et les riches indiens voulaient éviter en cédant un peu pour ne pas tout perdre.
Mais il n’est pas certain au vu de la décision du SKM de poursuivre la lutte, qu’ils ne perdront pas tout quand même.

EBRANLEMENT DU MONDE ET CHANGEMENT DE PERIODE

On imagine facilement les répercussions de la revendication de cette sorte de salaire minimum garanti pour les paysans, rendue crédible par le succès du mouvement, sur l’ensemble des paysans en Inde – 600 millions quand même et 800 millions de ruraux – mais aussi sur les quatre cent millions d’ouvriers précaires en Inde qui n’ont aucune protection ni garantie – et sur l’ensemble des paysans et pauvres du monde en commençant par ceux des pays de la périphérie indienne qui sont en train de se battre aujourd’hui comme au Sri Lanka ou au Pakistan mais aussi sur toutes les classes populaires en lutte aujourd’hui au Népal, Maldives, Birmanie qui regardent avec espoir ce qui se passe en Inde. Des élections vont avoir lieu dans l’État du Manipur en Inde l’an prochain, à la frontière birmane, là où les frontières sont poreuses et là où l’armée birmane concentre actuellement ses attaques, craignant justement cette porosité et l’aide des ethnies côté indien à leurs frères du côté birman. Imaginons un instant que le BJP y soit battu et qu’y advienne un pouvoir sous l’influences des paysans révolutionnaires et des ethnies qui vivent de part et part de la frontière dans cette région. La lutte en Birmanie y serait probablement transformée.

On mesure aussi la profonde détermination des paysans au fait qu’un an après le début de leur lutte, 700 morts, d’innombrables efforts et sacrifices, le mouvement a encore l’énergie de ne pas accepter de se contenter de cette victoire qui est certes très importante politiquement mais sans grand effet socialement puisqu’elle ramène à ce qu’il y avait avant. Ce refus donne une idée de l’immense détermination des paysans et de l’effet que cela peut avoir sur tout le monde.

Les paysans ne se contentent plus de se défendre en cherchant à maintenir le statu quo, ils veulent plus et mieux, plus qu’ils n’ont jamais eu puisque même au moment de l’indépendance il n’y a jamais eu développé à l’échelle de tout le pays, ce système de prix garantis. 

Au cœur de leur combat, il y a les campements paysans de Delhi qui fonctionnent un peu comme des partis pour l’ensemble du mouvement. C’est là dans le croisement et l’échange de centaines de milliers de militants de tous bords, paysans, ouvriers, syndicalistes, communistes, libertaires, féministes, écologistes, jeunes, étudiants et intellectuels ou artistes, Intouchables ou tribus indigènes, que se forge l’envie et les moyens d’un monde meilleur.

C’est de cœur ardent, existant depuis un an, que partent les initiatives, les militants allant dans tous les coins du pays et insufflant en permanence courage, volonté et compréhension, la volonté offensive et non plus seulement défensive avec les syndicats, les associations, les combats locaux ou régionaux, professionnels ou parcellaires.
Tout cela, révélé par la décisions du SKM de continuer et amplifier la lutte, dessine l’émergence d’une organisation révolutionnaire originale et un changement de période où les classes populaires passent à l’offensive pour un monde meilleur et les classes bourgeoises se mettent en défensive, une tendance qu’on sent germer un peu partout dans le monde à la lumière de l’avant-garde du mouvement en Inde.

Jacques Chastaing 21.11.2021

Mardi 23 novembre: le Parlement européen a adopté la nouvelle mouture de la PAC(Politique agricole commune)favorable à l’agro-industrie

(source : Reporterre / 23 novembre 2021)

https://reporterre.net/Les-eurodeputes-adoptent-une-Pac…

Des tracteurs dans un champ en Allemagne. – Unsplash / no one cares

Mardi 23 novembre, le Parlement européen a adopté la nouvelle mouture de la Politique agricole commune. Ce programme orientera, jusqu’en 2027, les aides publiques et les politiques à destination des paysans de l’Union européenne. Ce faisant, elle dessine ce à quoi ressembleront notre agriculture et notre alimentation.

Malgré l’opposition des partis de gauche et écologistes, les eurodéputés ont majoritairement approuvé le texte, pourtant très critiqué. Plus tôt dans la journée, l’eurodéputé écologiste Benoît Biteau avait ainsi exhorté ses collègues à repousser le texte afin de « se donner la chance d’en écrire une nouvelle à la hauteur des défis du moment ».

Principale critique : cette PAC, comme la précédente, favorisera largement l’agriculture industrielle, émettrice de gaz à effet de serre et destructrice de la biodiversité. Dans Reporterre, l’eurodéputé insoumis Manuel Bompard annonçait « un désastre pour la planète, pour les agriculteurs et agricultrices, pour les animaux et pour chacun·e de nous » si cette PAC était adoptée. Mardi 20 novembre au matin, les opposants à cette réforme ont ainsi symboliquement enterré l’agriculture biologique devant le Parlement de Strasbourg.

Pour l’eurodéputée écologiste Saskia Bricmont, « avec la PAC qui va être adoptée, 80 % des aides profitent à 20 % des agriculteurs ».

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Saskia Bricmont @saskiabricmont Ce matin, nous faisons nos adieux à l’agriculture biologique, tuée par les lobbies de l’agro-industrie. Avec la #PAC qui va être adoptée, 80% des aides profitent à 20% des agriculteurs. Nous ne voulons pas de ce modèle ! #withdrawthecap

Avec ce vote, la nouvelle Politique agricole commune a été définitivement avalisée au niveau européen. C’est au tour des États membres de s’en saisir pour transposer ses mesures. Elle devrait entrer en vigueur en janvier 2023.

11 novembre 2021/Méthanisation : les accidents s’enchainent.. enquête de Cash Investigation

« Cash Investigation » interroge la ministre de la Transition écologique sur les accidents de méthaniseurs qui inquiètent les riverains

(source : France2/ Cash Investigation – 11 novembre 2021)

https://www.francetvinfo.fr/economie/industrie/video-cash-investigation-interroge-la-ministre-de-la-transition-ecologique-sur-les-accidents-de-methaniseurs-qui-inquietent-les-riverains_4832619.html

Les méthaniseurs permettent de transformer le lisier, le fumier, les matières végétales et les résidus agroalimentaires en gaz ou en électricité. Il en existe déjà 1 200 en France et 800 devraient bientôt sortir de terre. Ils inquiètent les riverains car ils sont parfois à l’origine de pollutions olfactives, d’incendies, de fuites ou d’explosions… Extrait de « Déchets : la grande illusion », une enquête de Claire Tesson diffusée jeudi 11 novembre 2021 à 21 heures sur France 2.

Un geste anodin, comme celui d’ouvrir son robinet d’eau pour se préparer une tasse de thé, n’est plus fait avec la même insouciance par Brigitte Taburet, une habitante de Crozon, dans le département du Finistère, depuis qu’elle a réalisé l’impact que pouvait avoir un méthaniseur : « Cela a quand même pollué l’eau et privé 180 000 personnes sur un bassin allant de Quimper, qui est à 55 kilomètres, jusqu’ici ! » dit-elle au magazine « Cash Investigation » (FacebookTwitter,#cashinvestigati). Le 17 août 2020 vers 22h30, une cuve remplie de résidus de méthanisation concentrés en ammoniaque a débordé et 400 mètres cubes se sont déversés dans l’Aulne, le fleuve qui alimente en eau potable 49 communes du Finistère. 

Il a pourtant fallu attendre le lendemain matin pour que l’exploitant stoppe cet écoulement… « Ce sont des usines à gaz hyper dangereuses et personne ne surveille ? Il n’y a pas un humain pour fermer un robinet ? se demande la riveraine. C’est extrêmement léger… » Il n’y avait en effet personne sur le site pour surveiller l’installation. Et cet accident n’est pas un cas isolé. Alors, le gouvernement a-t-il pris la mesure des risques pour l’homme et l’environnement face au développement effréné de cette filière qui peut être la cause de pollutions olfactives, d’incendies, de fuites ou encore d’explosions ?

« On peut publier une liste des entreprises qui ne sont pas dans les clous »

Elise Lucet a rencontré Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, pour l’interroger sur cette affaire du méthaniseur de Châteaulin, exploité par Engie, et lui demander des explications sur ce grave événement. « C’est cet incident qui a été un des révélateurs et quatre inspections ont été faites à sa suite, rien que sur ce site-là« , précise la ministre. « Vous dites incident ? Pour moi, c’est un accident, avec 180 000 personnes privées d’eau pendant plusieurs jours. Ce n’est pas un incident« , rétorque la journaliste de « Cash ». « Vous l’appelez comme vous voulez, mais je dis que c’est inacceptable, répond Barbara Pompili. C’est pour cette raison que nous avons diligenté des inspections qui ont permis d’arriver au durcissement de la réglementation. Là, il y a eu un débordement qui n’avait pas été détecté. On met une obligation de jauger dans la réglementation pour permettre d’alerter au moindre risque de débordement. » 

Elise Lucet a apporté avec elle un rapport confidentiel des services de l’Etat sur cet accident de Châteaulin qui, dit-elle à Barbara Pompili, est « accablant pour Engie » et qui « pointe des problèmes techniques… Surtout la maintenance qui semblerait avoir été purement et simplement oubliée« . La ministre répond que la journaliste est en train de faire du « Name and shame ». En français, montrer du doigt et faire honte. « Et c’est une des manières les plus efficaces pour faire bouger les entreprises, ajoute-t-elle. Et si on voit qu’il y a des difficultés, on peut publier une liste des entreprises qui ne sont pas dans les clous, et c’est d’ailleurs ce que l’on est en train de faire. » 

Extrait de « Déchets : la grande illusion« , une enquête de Claire Tesson diffusée jeudi 11 novembre 2021 à 21 heures sur France 2. 

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Aveyron : le ras-le-bol du Président du groupe semencier RAGT après la dernière action de militants anti-OGM

Le 10 novembre à Calmont (Aveyron), quatre-vingt Faucheurs volontaires s’introduisent dans les locaux de la RAGT afin de vérifier si des graines de tournesol OGM sont stockées. • © MATTHIEU RONDEL / AFP

(source : France3 Occitanie/ Publié le 22/11/2021) 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aveyron/rodez/aveyron-le-ras-le-bol-du-president-du-groupe-ragt-apres-la-derniere-action-des-faucheurs-volontaires-2345764.html

Déprime du Président du groupe semencier RAGT Claude Tabel, également président de l’Union française des semenciers !!

Dans sa lutte contre les OGM, les Faucheurs volontaires s’en sont encore pris à l’entreprise RAGT. « La 27e agression en 20 ans » selon Claude Tabel. Le président du directoire du groupe RAGT exprime sa colère et appelle à un « choix de société » quant aux autorisations sur les techniques de sélection génétique des végétaux.

Il y a dans la voix de Claude Tabel de la lassitude, mais surtout une colère qui couve. « C’est la 27e agression, c’est la 17e destruction, en 20 ans, sans aucune condamnation. Vous feriez quoi à ma place ? Vous ne seriez pas en colère si quelqu’un venait dans votre bureau et vous détruisait votre ordinateur pour la 17e fois ? » réagit le président du directoire du groupe Rouergue Auvergne Gévaudan Tarnais (RAGT). 

Claude Tabel, président du directoire du groupe RAGT. • © Capture d’écran Youtube

SENTIMENT DE « RAS-LE-BOL »

A l’origine de ce courroux, l’irruption des Faucheurs volontaires dans les locaux de l’entreprise RAGT, mercredi 10 novembre, à Calmont dans l’Aveyron. « Il y a surtout un sentiment de ras-le-bol, exprime le semencier. Nous sommes dans une démocratie, il paraît. Et dans une démocratie, chacun a le droit d’avoir son avis. Mais de là à venir détruire le travail de personnes systématiquement pour interpeller le gouvernement. Ils n’ont qu’à aller voir le gouvernement où aller à la préfecture s’ils le souhaitent, mais pas rentrer dans des propriétés privées et casser tout. Le tout cautionné par des médias présents lors de leurs actions. » Un sentiment qu’il n’hésite pas à partager sur les réseaux sociaux :


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Tabel Claude@ClaudeTabel Encore une fois 80 énergumènes se sont introduits par effraction dans nos bâtiments pour détruire des semences qui auraient pu servir des agriculteurs pour 4000 hectares ! 27ème action contre RAGT, 17ème destruction. Pas un seul procès, pas une seule condamnation ! Honte! 7:33 PM · 10 nov. 2021·Twitter for Android

En dehors du préjudice matériel et du moral en berne de ses salariés, c’est l’absence de résultats de la justice et « l’impunité » dont bénéficieraient les Faucheurs volontaires que le patron de l’entreprise de distribution de semences de grandes cultures veut dénoncer : « Mes collaborateurs sont à la fois dépités, abattus de voir que rien ne se passe. Vous appelez la gendarmerie et il n’y a pas d’interpellation. Il n’y a rien. Tout au plus, les plaques d’immatriculation des voitures sont photographiées, ce que nous savons faire. Nous savons que la gendarmerie va faire son travail. Elle va enquêter. Elle va convoquer les gens et la procédure judiciaire va suivre son cours pour rien. Cela fait 17 destructions. 17 fois que nous portons plainte sans résultat. »

Installée, comme les Faucheurs volontaires dans l’Aveyron, la RAGT a subi le fauchage d’une de ses parcelles de tournesol, qualifié d’OGM par ces militants, en août dernier. Ils cherchaient à vérifier si la RAGT en était bien la fournisseuse. Lors de l’action à Calmont des sacs de tournesol Vollcano Clearfield ont été trouvés dans un hangar de l’entreprise. « Ce sont des plantes VRTH, c’est-à-dire rendues tolérantes aux herbicides » explique une militante sur place.

OGM OU PAS ?

Ce terme d’OGM, Claude Tabel, également président de l’Union française des semenciers, le rejette : « On peut dire qu’ils (les Faucheurs volontaires) ont gagné, car il n’y a pas d’OGM sur le territoire français. L’OGM, c’est ce que l’on appelle la transgenèse, c’est-à-dire que l’on introduit un gène qui n’est pas dans l’espèce. Aujourd’hui, ce dont parle, ce ne sont pas des OGM, mais la mutagenèse, que les Faucheurs volontaires vont qualifier d’OGM ou d’OGM cachés. Contrairement à ce qu’ils racontent, la Cour européenne de justice ne leur a pas donné raison. La preuve. Le Conseil d’Etat a renvoyé le dossier à la cour de justice européenne pour avoir des précisions. Sur cette question, rien n’est tranché. Tout ce qu’ils ont trouvé, ce sont des essences légales. »

Que dit la loi? La législation française est une retranscription de la directive européenne 2011/18/CE. Elle définie comme #OGM tout organisme « dont le matériel génétique a été modifié autrement que par multiplication ou recombinaison naturelles » https://legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006159282/2018-04-06/…

Le jour même de l’action des Faucheurs volontaires, le Conseil d’Etat a rendu une décision enjoignant l’État à adopter « un plan d’action définissant les mesures retenues en vue d’évaluer les risques liés aux variétés de plantes rendues tolérantes aux herbicides (VRTH) pour la santé humaine et le milieu aquatique, en exécution de l’injonction mentionnée à l’article 4 de la décision du 7 février 2020 » et demandant « une nouvelle fois des questions sur la mutagenèse à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) : « Pour distinguer parmi les techniques/méthodes de mutagenèse, celles qui ont été traditionnellement utilisées pour diverses applications et dont la sécurité est avérée depuis longtemps. » 

Ces questions sont sur le tapis aujourd’hui, reconnaît Claude Tabel. Les techniques qui sont actuellement en discussion, ce sont toutes les techniques d’édition du génome où NBT. Là, il y a une prise de conscience à ne pas répéter les erreurs que nous avons faites avec les OGM. Il va y avoir un débat ce qu’il y a de plus démocratique avec potentiellement des textes au niveau européen pour discuter de la façon d’utiliser ces technologies.» Un débat sur lequel deux chercheuses apportent un point de vue intéressant sur le site The Conversation. 

DANS L’ATTENTE D’UNE DÉCISION EUROPÉENNE

Car pour le semencier, cette question est un véritable « problème de société »: « Nous avons des défis qui sont devant nous comme le réchauffement de la planète, le changement climatique. Nous avons des stratégies européennes qui nous obligent à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires, des engrais. Les techniques dont on parle là, sont des techniques qui doivent permettre aux plantes de faire face à ces nouvelles conditions, soit nous les avons à notre disposition, nous semenciers en Europe, soit nous ne les avons pas, alors nous continuerons à faire notre boulot. »

Pour le dirigeant, la RAGT prend du retard à chaque nouvelle action contre sa production. « Le fait d’avoir raté le rendez-vous OGM – transgenèse – entre 2005 et 2010, cela nous a empêché d’offrir des solutions qui nous paraissaient élégantes. Lorsque nous avions un maïs qui se défendait tout seul face à une chenille qui venait le manger, car elle produisait une protéine insecticide utilisée en agriculture biologique. Nous trouvions cela bien, mais nous ne l’avons pas. Nous allons donc continuer à demander aux agriculteurs de balancer des pesticides parce que nous ne pouvons pas leur offrir cette solution. Cela nous pénalise, mais aussi la France. » La proposition de réglementation européenne est attendue pour le premier semestre 2023. « Pour l’instant, nous attendons. Après, si ces techniques sont interdites, nous regarderons en dehors de la France et en dehors de l’Europe. »

Fermes usines : manifestation devant la mairie de Langoëlan le 20/11

A lire sur le blog  https://pig.log.bzh (Source : PIG BZH)

PIG = Pisseurs.sseuses Involontaires de Glyphosate



(source : Le Figaro avec AFP/ 20 novembre 2021)

Rassemblement contre un projet de «ferme-usine» en Bretagne

Environ 200 personnes se sont rassemblées samedi à Langoëlan (Morbihan) pour dénoncer un projet de poulailler géant «jamais vu en France», selon les organisateurs, le Collectif contre les fermes-usines.

Ce rassemblement intervenait quelques jours avant une audience prévue jeudi devant le tribunal administratif à Rennes après un recours d’associations, dont Eau et Rivières de Bretagne, qui dénoncent notamment des insuffisances dans les études d’impact environnemental du projet.

Le projet prévoit la livraison 120.000 poulets tous les 45 jours

«De l’air pour les poulets», «attention, vous êtes commandés par l’agrobusiness», «fermes-usines agro no-futur», pouvait-on lire notamment sur des banderoles ou des pancartes.

Dans cette commune de 400 habitants, le projet contesté prévoit la livraison de «120.000 poulets tous les 45 jours, du jamais vu en France», a expliqué à l’AFP Julien Hamon, membre du Collectif où il représente la Confédération paysanne. Les lots de poussins dans les élevages moyens sont compris en moyenne entre 20.000 et 40.000, a-t-il dit. Il s’agit d’un «élevage intégré», les poussins et l’aliment ainsi que le support technique étant fourni par Sanders (groupe Avril) qui prend livraison des poulets au bout des 45 jours, selon les organisateurs. Les éleveurs portent l’investissement et sont rémunérés en tant que prestataires.

L’exploitation où est prévu ce projet recevait jusqu’à présent 60.000 poussins par lot avec trois emplois, les parents et le fils. Les parents partant à la retraite, le nouveau projet est porté par le fils et une autre personne. «On double la production et on perd un emploi», a souligné Michel Besnard, du collectif de soutien aux victimes des pesticides, également partie prenante au recours devant le tribunal administratif.

Les poulets dits «fermiers» label rouge, sont abattus généralement après un élevage de 80 jours. Près de la moitié du poulet consommé en France est importée et le pourcentage atteint les 80% pour la restauration collective (cantines, restaurants, etc…).



(source : Ouest France/ 20 novembre 2021)

Ils étaient environ 200 à manifester à Langoëlan (Morbihan) contre le projet de poulailler géant.  © Ouest-France

Morbihan. La manifestation contre les fermes-usines rassemble environ 200 personnes 

Ce samedi 20 novembre 2021, environ 200 personnes sont rassemblées, depuis 14 h 30, à Langoëlan (Morbihan). Les manifestants ont répondu à l’appel du collectif Morbihan contre les fermes-usines, opposé à un projet de poulailler géant dans la commune.

Environ 200 personnes manifestent contre un projet de poulailler géant, ce samedi 20 novembre 2021, à Langoëlan (Morbihan). Ils ont répondu à l’appel du collectif Morbihan contre les fermes-usines « pour soutenir les paysans contre le système agro-industriel et financier et promouvoir l’émergence d’une agroécologie des territoires ».

La petite commune bretonne est devenue le lieu de rendez-vous régulier des opposants à l’élevage intensif. Tout est parti de l’annonce d’un projet de poulailler géant il y a trois ans. Ces rassemblements avaient pris un tour politique en début d’année, le collectif interpellant les candidats aux élections régionales.

Le rassemblement de samedi 20 novembre intervient à quelques jours d’une « audience pour le procès de la ferme-usine de Langoëlan », indique le collectif. Qui ajoute : « Ce dossier très suivi est devenu aujourd’hui un symbole mettant face à face l’impasse agro-industrielle et la demande sociétale d’une alimentation et d’une terre saines. »