France : 1 500 pisseurs involontaires de glyphosate vont porter plainte

Mis en avant

46965364_974116389447546_8818065864440938496_oinfogm-article-6681infogm-article-6681 246965364_974116389447546_8818065864440938496_o

Publicités

Campagne glyphosate 46 DECIBEL FM ———————————————— 10 décembre 13h

Mis en avant

logo-500px

SUR RADIO DECIBEL FM

« le micro est à vous ! « 

lundi 10 décembre à 13h, mardi 11 à 10h

et mercredi 12 à 18h.

Interview et présentation de la campagne :
J’ ai des pesticides dans mes urines ! Et toi ?
Campagne d’analyses de recherche de glyphosate dans les urines

Soyez acteur d’un mouvement citoyen et d’une action juridique sans précédent !

 

DECIBEL FM diffuse dans toute la Vallée de la Dordogne lotoise et corrézienne. Sa zone de diffusion couvre un territoire d’environ 2200 km2 du Haut Quercy au Bas Limousin.
Elle émet sur deux fréquences 105.9 et 106.9.

Résultats de la PEST , commission européenne des pesticides

Mis en avant

Dtqe1W5WoAEQYGp

Bruxelles – Jeudi 6 décembre, après 9 mois de travail, la Commission PEST chargée d’enquêter sur les procédures d’autorisation des pesticides en Europe a adopté à une large majorité (23+,5-,1 abst.) ses recommandations. « Nous demandons à la Commission européenne, aux États membres et à leurs agences plus de transparence, plus d’indépendance et une stricte application du principe de précaution, afin de protéger la santé des 500 millions d’Européens » 

1141 amendements avaient été déposés par les députés de la commission spéciale. « Ils reflètent 9 mois de travail mais aussi les exigences croissantes et légitimes de nos concitoyens en matière de transparence et de santé humaine. Il y a des positions communes sur les éléments essentiels. Avec ce vote conséquent, nous serons plus fort pour les porter ces positions auprès de la Commission européenne » 

  Dans ses recommandations votées aujourd’hui à une large majorité, notre Commission PEST demande aux États membres de ne plus approuver les substances actives synthétiques.

Alors que le BFR(Le besoin en fonds de roulement) est actuellement montré du doigt outre-Rhin , après avoir été accusé de multiplier les CopierColler d’études de l’Industrie, notre Commission PEST exige des critères d’indépendance, de transparence et d’absence de conflit d’intérêtsDtv2N1CWoAAMLTB

30 % des ruches françaises décimées et un rapport biaisé qui élude soigneusement la question des pesticides dans les causes de ces mortalités. Le gouvernement Macron doit arrêter de tergiverser sur ces questions et passer des paroles aux actes.

Quand les lobbyistes de l’énergie fossile, du tabac et de la chimie font inscrire insidieusement le Principe dInnovation dans le projet HorizonEurope afin d’amoindrir juridiquement le PrincipeDePrécaution que nous défendons ardemment dans notre Commission d’enquête Pesticides

Non seulement le Principe dInnovation vise à amoindrir le Principe De Précaution mais il risque d’encourager la commercialisation de produits dangereux pour la santé des 500 millions de citoyens, voire, de les financer avec des fonds européens de recherche s’ils sont nouveaux !

(Eric Andrieu député europeen Occitanie Président de la Commission PEST)








IMG_9716

Angéle Préville (sénatrice), Eric Andrieu (député européen) et Gaëligue Jos (secrétaire fédérale du PS lotois)

Lors de son passage dans le Lot Eric Andrieu s’était engagé à participer à la Campagne Glyphosate de recherche du taux de glyphosate dans les urines des citoyens.

Il doit effectuer sous peu son analyse dans son département de l’Aude qu’on espère suivi d’une plainte. Tout en soutenant cette campagne qu’il qualifiait de courageuse, Il avait incité les élus socialistes et verts du Lot présents à participer à cette campagne.

sénatrice-préville-300x168

La sénatrice du Lot présente avait informé le représentant de la « campagne glyphosate 46 » qu’elle et plusieurs sénateurs voulaient faire une analyse de sang pour rechercher entre autre les quantités de pesticides présentes dans leur organisme.

Nous serons attentifs à tous ces engagements d’élus qui viennent rejoindre les engagements et initiatives de nombreux citoyens.

DtjvpBCWwAA2Tf8

Et comme le réchauffement climatique il n’y a pas de report possible !!

A suivre….

PARUTION JOURNAL OFFICIEL « CAMPAGNE GLYPHOSATE 46 »

Mis en avant

PISSEURS-EUSES-1024x502PARUTION JOURNAL OFFICIEL « CAMPAGNE GLYPHOSATE 46 »

+ appel à participation / adhésion /don etc…un-collectif-des-pisseurs-et-pisseuses-involontaires-de_4276045_1000x526

 

Bonjour

La création de l’association est parue au journal officiel le 1er décembre (pièce jointe)

Pour soutenir et faire fonctionner l’association il nous faut des adhésions(montant libre).

Demandez le bulletin d’adhésion à glypho46@riseup.net

Comme il est indiqué sur le bulletin d’inscription à la campagne glyphosate 46, on ne paye pas d’avance les analyses et plaintes.

Si vous ne souhaitez pas être membre vous pouvez faire un don.
la demande de reconnaissance d’intérêt général de l’association est en cours de manière à pouvoir bénéficier d’abattement fiscal.

Nous savons que le montant de l’analyse et de la plainte est d’un coût important.
Nous espérons que les dons permettront d’aider par la suite ceux qui, bénéficiant de minimas sociaux ou faibles revenus, ne pourraient pas payer en totalité.

Les premiers prélèvements ne commenceront pas avant mi-janvier.

Merci

Philippe
Référent « CAMPAGNE GLYPHOSATE 46 »

 

Déclaration JO 1 Décembe 2018.jpg

Dimanche 2 décembre les Faucheurs volontaires à la gendarmerie de Rodez

Mis en avant

capture_3-3898434Ces auditions font suite au dépôt de la liste des participants du fauchage du 15 Août au tribunal de Rodez et si la gendarmerie fait bien son travail il y aura au moins 7 faucheurs volontaires lotois qui devraient être entendus.

voir communiqué ci-joint

2018.10.16 CP Druelle RAGT-Liste au tribunal

IMG_2187

La Dépêche/Publié le 02/12/2018

Des militants anti-OGM «Faucheurs volontaires» entendus par les gendarmes

Après une première journée d’auditions samedi, d’autres membres du mouvement anti-OGM des « Faucheurs volontaires » ont été convoqués, ce dimanche matin, à la gendarmerie de Rodez, afin de répondre aux questions des enquêteurs.

Des interrogatoires en série qui font suite au fauchage d’une parcelle expérimentale de tournesol, plantée par l’entreprise RAGT (Rouergue Auvergne Gévaudan Tarnais), à Druelle lors de l’été 2018.

Installés devant les portes de la caserne de gendarmerie Béteille, à Rodez, une vingtaine de militants anti-OGM a déployé de larges banderoles hostiles à la RAGT et à ses expérimentations OGM.

Des militants anti-OGM déjà interrogés

Ils ont également affiché leur soutien à leurs homologues interrogés dans les locaux de la gendarmerie.

Samedi déjà, une poignée de militants ont été interrogés par les Forces de l’ordre dans le cadre de la même enquête.

Celle-ci suite à la plainte déposée par la RAGT et l’agriculteur exploitant les terres sur lesquelles l’expérimentation était menée.



extrait du JT  19/20 du 15/08/18 de France 3 sur Youtube =
https://youtu.be/SQRBvu_ojSI


IMG_2172

IMG_2195Pour la RAGT , le mensonge ne tue pas !!

Tout est normal, aucune herbe au sol , et un tournesol rebelle à la transformation génétique …

Laurent Guerreiro qui est directeur général de la branche Recherche de la RAGT, dit  » ne pas comprendre les motivations de cette minorité de voyous qui veulent imposer leur idéologie. Toutes les recherches menées par la RAGT sont conformes aux lois et à la législation en vigueur « , se défend le directeur en précisant que  » la vocation de la RAGT est de développer et améliorer des semences partout en Europe.  »

 » Contrairement à ce que les Faucheurs volontaires avancent, il n’était pas question de cultures OGM, mais plutôt de mutagénèse « , indique Laurent Guerreiro.  » De toute façons le tournesol est rebelle à la transformation génétique « .




Centre Presse Aveyron 17/08/2018

 » Entretenir la confusion « 

Selon La RAGT, les recherches menées sur la parcelle détruite portaient sur une maladie qui affecte les tournesols (Scléroténia du capitule). Il s’agit d’inoculer la maladie à la plante, puis celle-ci est stressée de différentes manières pour l’inciter à se défendre et à résister à la maladie en faisant muter ses gènes.IMG_6026

Pour les Faucheurs volontaires,  » mutagène et OGM : les semenciers entretiennent la confusion. Les plantes de cette parcelle ne sont peut-être pas modifiées génétiquement, mais qu’en est-il de leur semence », interroge Jacky Berrahil. Le Faucheur volontaire étaye ses dires en nous renvoyant vers le catalogue 2018 de la RAGT.

 » Parmi les 12 variétés de semences de tournesol inscrites, cinq au moins sont de variétés Clearfield développées par BASF, un autre géant de la semence. Utilisées sous licences par la RAGT, ces semences sont VrTH. C’est-à-dire qu’elles ont été rendues tolérantes aux herbicides. C’est peut-être cette variété qui a été plantée à Druelle. Impossible de le savoir. Or, ces variétés tolérantes aux herbicides viennent d’être reconnues OGM par la Cour de justice européenne. Elles sont donc interdites. D’où notre action « , conclut le militant anti-OGM.

« Mutagénèse égale OGM »

Pour la Confédération paysanne et les autres associations, l’utilisation de variétés de semences rendues résistantes à un herbicide comporte un risque de dommages importants pour l’environnement et la santé, au même titre que les OGM.

Le Conseil d’État a été invité à se pencher sur la question. S’estimant incompétent, ce dernier a invité la Cour de justice européenne à déterminer si les organismes obtenus par mutagenèse sont des OGM et s’ils sont soumis aux obligations prévues par la directive sur les OGM.

Par arrêt du 25 juillet 2018, la Cour a considéré que les organismes obtenus par mutagenèse sont des OGM au sens de la directive sur les OGM, dans la mesure où les techniques et méthodes de mutagenèse modifient le matériel génétique d’un organisme d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement.





IMG_2197

Bagnolet, le 17 août 2018

Communiqué de presse Confédération paysanne

Neutralisation de tournesols tolérants aux herbicides :            nous réclamons la transparence !

Suite à la neutralisation de parcelles de tournesol rendu tolérant aux herbicides par les Faucheurs Volontaires le 15 août dernier, la Confédération paysanne s’associe à l’exaspération de ces lanceurs d’alerte. Depuis de nombreuses années, ils dénoncent à visage découvert le refus de transparence des firmes semencières qui cherchent à faire passer leurs profits financiers avant le respect de l’environnement, de la santé des paysans, des populations et à imposer des variétés qui augmentent inévitablement l’usage des herbicides.

Certes la RAGT, l’entreprise qui réalise ces essais, n’est pas Monsanto. Mais elle n’a jamais voulu indiquer le détail des procédés d’obtention des variétés de tournesol rendu tolérant aux herbicides qu’elle distribue. Or le récent arrêt de la Cour de Justice de l’Union européenne est clair :

–          soit le procédé d’obtention est de la mutagenèse, impliquant le recours au génie génétique, auquel cas il s’agit d’OGM réglementés au niveau européen et leur culture sans évaluation, autorisation, étiquetage et suivi est illégale. En l’absence de cette autorisation qui n’a pas été sollicitée, ces cultures doivent alors être détruites administrativement

–          soit il s’agit de mutagenèse sans recours au génie génétique, auquel cas ces cultures ne sont pas illégales, mais l’État peut les réglementer.

Dans l’attente de la décision du Conseil d’État qui doit suivre l’arrêt de la Cour européenne, la Confédération paysanne exige la suspension d’autorisation de toutes les cultures de variétés rendues tolérantes aux herbicides qui empoisonnent l’environnement, la santé et génèrent la prolifération de repousses et d’adventices invasives dans les cultures suivantes, exigeant l’emploi de doses toujours plus importantes d’herbicides. La Confédération paysanne pense que ce mode de gestion des adventices remet en cause l’autonomie des paysan-ne-s et n’a qu’un seul but : engraisser le secteur agro-industriel.

L’industrie des biotech tente de paralyser la Conférence de l’ONU sur la biodiversité

Mis en avant

Sharm El Sheikh / 14ème conférence de la Convention sur la biodiversité

COP14_HighLevelSegment_2018-745x375

L’industrie des biotech tente de paralyser la Conférence de l’ONU sur la biodiversité, elle ne paralysera pas les paysans

Publié December 4, 2018

Malgré de longues négociations, la 14ème conférence de la Convention sur la biodiversité s’est achevée le 29 novembre à Sharm El Sheickh en Égypte en laissant la porte ouverte à la contamination et à l’appropriation de l’ensemble de la biodiversité naturelle et de la chaîne alimentaire par les brevets de l’industrie des biotechnologies.

Les OGM exterminator mis au point par les techniques de forçage génétique visent à éradiquer définitivement des espèces entières, qu’elles soient animales, végétales ou microbiennes. Une fois disséminés, aucune frontière ne pourra les arrêter tant qu’ils n’auront pas achevé leur mission mortifère. Les promesses de supprimer ainsi tout vecteur de maladie comme les moustiques de la malaria ne sont que mensonges : la nature a horreur du vide et risque même de laisser apparaître de nouveaux vecteurs encore plus agressifs. Les gouvernements progressistes n’ont pas pu obtenir le moratoire attendu pour interdire la dissémination de ces chimères. La Convention ne fait que recommander des précautions : évaluation des risques, consultation des populations autochtones ou locales, mais surtout pas de l’ensemble des citoyens concernés qui pourraient les soutenir contre les promoteurs du forçage génétique.

En réduisant les modifications génétiques ainsi obtenues à de simples « informations » dématérialisées pour rentrer dans les algorithmes des ordinateurs, l’industrie étend la portée de ses brevets à l’ensemble des plantes, des animaux ou des micro-organismes qui contiennent naturellement les mêmes « informations ». Le brevet sur l’information génétique associée aux gènes qui accélèrent la croissances des poulets permet ainsi l’appropriation des tous les poulets à croissance naturellement rapide ! On attendait que les pays membres de la COP décident que ces informations génétiques soient contrôlées afin de pouvoir interdire ces brevets sur les « gènes natifs ».

En multipliant les modifications génétiques artificielles incontrôlables, les nouvelles techniques « d’édition du génome » génèrent encore plus de risques pour la biodiversité, la santé et l’environnement que les OGM transgéniques, tout en violat des principes même de la CBD. On attendait que ces nouveaux OGM soient réglementés de la même manière, comme l’a récemment décidé la juridiction suprême de l’Union européenne.

La Convention s’est contenté de renvoyer ces deux question à de nouveaux comités d’experts. En attendant, l’industrie peut continuer à disséminer ses nouveaux OGM brevetés, y compris dans les pays qui les refusent mais n’en seront pas informés en l’absence d’une réglementation internationale contraignante.

Les délégués du Comité international de Planification pour le Souveraineté alimentaire (CIP) et de La Via Campesina qui se sont rendus à Sharm El Sheikh dénoncent fortement l’arrogance d’une poignée de pays riches qui bloquent toute décision raisonnable. Ils dénoncent aussi les manœuvres de l’industrie qui a corrompu quelques représentants de pays en développement pour créer l’illusion d’un soutien important à ses nouvelles chimères brevetées.

Jusqu’à l’obtention de décisions internationales plus fermes, c’est pays par pays qu’il faut désormais s’opposer à tous les OGM brevetés, quels qu’ils soient. Les millions de paysans de La Via Campesina et des autres organisations du CIP,  s’y emploieront avec leurs nombreux alliés de la société civile.

via Guy Kastler (Commission ogm-confédération paysanne)

egyptcop14logofinaltexttopbottom.png

Pour plus d’informations:

FR . https://viacampesina.org/fr/lindustrie-des-biotech-tente-de-paralyser-la-conference-de-lonu-sur-la-biodiversite-elle-ne-paralysera-pas-les-paysans/

EN – http://www.foodsovereignty.org/the-biotech-industry-is-trying-to-block-the-un-conference-on-biodiversity-but-it-wont-block-farmers/

ES –  http://www.foodsovereignty.org/es/la-industria-biotecnologica-esta-tratando-de-paralizar-la-conferencia-de-la-onu-sobre-biodiversidad-no-paralizara-a-los-agricultores/

FR –  http://www.foodsovereignty.org/fr/lindustrie-des-biotech-tente-de-paralyser-la-conference-de-lonu-sur-la-biodiversite-elle-ne-paralysera-pas-les-paysans/

BOYCOTTONS AMAZON nouvelle campagne à mener!!!

Mis en avant

tombe glypho

BOYCOTTONS AMAZON

Glyphosate sur Amazon | Livraison gratuite

Découvrez les produits les mieux notés par nos clients et toutes les nouveautés. Marques: Roundup, Doff, Solabiol, Bayer, Edzard.

Voilà le résultat d’une recherche sur le net ce jour sur le glyphosate. Depuis ma recherche sur le net, mon moteur de recherche me rouvre une fenêtre vente de glyphosate toute les 5 secondes . Au bout de 10mn, obligé de fermer le moteur de recherche. Ce n’est pas une surprise !!!

De passage dans le Lot le député européen Eric Andrieu expliquait à son auditoire que le budget recherche d’Amazon était supérieur au budget recherche de toute l’europe. Pour lui c’est une alarme importante de ce qui peut arriver dans l’avenir.

C’est à dire qu’il y a urgence à se mobiliser, Amazon est un exemple.

On peut aussi parler de Bayer et d’autres qui bientôt deviendont la toute puissance mondiale.

C’est déjà un peu le cas vu l’impuissance ou la complicité de nos gouvernants face à ces lobbies.

Il ne s‘agit plus de fiction mais d’un futur fort plausible si nous laissons faire.

Seul recours, la mobilisation citoyenne, le boycott et la désobéissance civile..

promotion-glyphosate-avant-la-fin.jpg




Amazon a dépensé 23 milliards de dollars en R&D l’an dernier

Selon Recode, qui s’appuie sur le classement de Factset Research Systems, un spécialiste de l’analyse de données pour les investisseurs et les services financiers, Amazon est le premier investisseur en matière de R&D aux Etats-Unis. La firme de Seattle, qui avec plus d’un demi-million de salariés vise la place de premier employeur mondial, a dépensé en 2017 22,6 milliards de dollars pour sa recherche et développement. C’est 6 milliards de dollars de plus qu’en 2016. Microsoft, son principal concurrent dans le cloud, pointe à la 4ème place avec 12,3 milliards de dollars, un montant équivalent à celui de 2016.

Le numéro 2 n’est autre qu’Alphabet, la société-mère de Google qui a déboursé 16,6 milliards de dollars l’an dernier. Derrière on trouve Intel avec 13,1 milliards de dollars. Apple arrive bon 5ème avec 11,6 milliards de dollars.

Dans ce classement figure également Facebook qui, treizième l’an dernier, occupe la neuvième place avec 7,8 milliards de dollars (+32%). Comme on le voit les Gafam trustent cinq des dix premières places. Oracle est douzième avec 6,2 milliards de dollars, devant Cisco et ses 6,1 milliards de dollars dépensés en R&D.  Suivent Qualcomm 15ème avec 5,5 milliards de dollars et IBM 16ème avec 5,4 milliards de dollars.

De son côté, le Silicon Valley Business Journal publie le top 5 des dépositaires de brevets aux US. Alphabet, avec 2.863 brevets, Apple avec 2.580 dépôts, Intel avec 988 brevets et Cisco, avec 619 dépôts, occupent respectivement les 1ère, 2ème, 3ème et 5ème place du classement. Le seul intrus dans celui-ci est le fabricant de machines de précision Applied Metals qui a déposé 626 brevets et occupe de ce fait la quatrième place.

Rappel étude scientifique du Pr Seralini sur co-formulants ROUNDUP publiée dans Toxicology Reports janvier 2018

Mis en avant

19377949-23287102

Glyphosate herbicides contain toxic heavy metals, including arsenic

Une nouvelle étude de l’équipe du Pr. Gilles Eric Séralini montre une forte toxicité des co-formulants utilisés dans les herbicides à base de glyphosate et la présence de métaux lourds comme l’arsenic dans ces herbicides.

La toxicité du glyphosate est fortement débattue au niveau international par les organismes de réglementation et de santé, mais d’autres produits présents dans les formulations à base de cette molécule sont rarement pris en compte.

Les produits de formulation utilisés avec le glyphosate dans les herbicides sont déclarés inertes et confidentiels et les effets à long terme de ce mélange ne sont pas évalués.

Le professeur Gilles-Eric Séralini de l’Université de Caen Normandie, et ses collègues, le Dr Nicolas Defarge et le Dr Joël Spiroux, viennent de publier une nouvelle étude (1) qui apporte un éclairage nouveau sur ce sujet. Ils ont ainsi pu montrer dans cette publication que :

  • Les herbicides à base de glyphosate contiennent des métaux lourds tels que l’arsenic, plomb, chrome et nickel. Ceux-ci ne sont pas déclarés publiquement et sont normalement interdits du fait de leur toxicité.

  • Testés sur des plantes, les co-formulants contenus dans ces herbicides tels que POEA (polyoxyethylene-alkylamine) sont toxiques isolément, tandis que le glyphosate seul n’est pas aussi toxique pour les plantes aux niveaux agricoles normaux, mais apparemment seulement à des niveaux plus élevés. Parmi les formules testées, une de Roundup contenant le tensioactif POEA était la plus toxique, en ce sens qu’elle desséchait plus vite toutes les feuilles de la plante.

  • Testés sur des cellules humaines, les formulants composés de résidus pétroliers ont un effet perturbateur plus endocrinien et sont même très plus toxiques que le glyphosate.

  • Des métaux lourds toxiques ont été découverts à des taux bien supérieurs de ce qui est autorisé dans l’eau potable. On en a décelé dans 22 pesticides, dont 11 à base de glyphosate.

Toutes les formules de pesticides testées sauf une contenaient un cocktail de métaux lourds toxiques. Commentant la contamination, les chercheurs ont déclaré: « Ce phénomène… semble être largement répandu dans le monde, car nos échantillons proviennent d’Union européenne et d’Amérique du Nord. »
Les chercheurs ont trouvé de grandes quantités d’arsenic dans un herbicide à base de glyphosate au Sri Lanka. Ce pays a interdit les herbicides à base de glyphosate parce qu’ils sont suspectés d’avoir un lien avec la maladie rénale chronique qui touche la population rurale.

Le professeur Gilles-Eric Séralini a déclaré: « Ces résultats montrent que les déclarations du glyphosate comme principe actif sont scientifiquement erronées et que l’évaluation de la toxicité est également erronée: cette molécule est testée seule pour des effets à long terme sur la santé mais les produits de formulation – composés de résidus de pétrole toxiques et d’arsenic – ne sont pas testés à long terme. Nous appelons à la publication immédiate et transparente des formulations et surtout de tous les tests de santé effectués sur eux. Les niveaux acceptables de résidus de glyphosate dans les aliments et les boissons devraient être immédiatement divisés par un facteur d’au moins 1 000 en raison de ces poisons cachés. Les herbicides à base de glyphosate devraient être interdits.  »

La recherche a été publiée dans Toxicology Reports par une équipe dirigée par le professeur Gilles-Éric Séralini à l’université de Caen, en France.

Rejoignez la Campagne Glyphosate 46

Mis en avant

images-1

J’ai des pesticides dans mes urines!

Et toi ?

 

La Campagne d’analyses de recherche de glyphosate dans les urines du Lot démarre

Soyez acteur d’un mouvement citoyen et d’une action juridique sans précédent!

l’association « CAMPAGNE GLYPHOSATE 46 » vient de se créer depuis le 20 novembre. 

Déjà 50 inscriptions .. 

Pourquoi cette campagne?

Parce que, malgré les alertes , et au détriment du principe de précaution, la commission Européenne a renouvelée pour 5 ans les autorisations du GLYPHOSATE et que le Gouvernement Français, en rejetant l’inscription dans la loi de la sortie de ce pesticide, ne nous protège pas. 

Nous avons besoin de vos réseaux  citoyens et associatifs dans les différentes villes du Lot pour promouvoir cette campagne et organiser avec nous des réunions d’information et d’inscription.

Votre soutien pour être adhérents ou donateurs de l’association est nécessaire.Les cotisations et les dons permettront à l’association de fonctionner.

Les premières analyses ne commenceront pas avant 2019.

Merci de votre soutien





Pour obtenir des informations, vous inscrire, adhérer ou faire un don, contactez l’association

CAMPAGNE GLYPHOSATE 46

 Les Souleyries , 46100 Fourmagnac

(Siège social : Maison Paysanne , Place de la halle, 46320 Assier)

glypho46@riseup.net

 

Page Facebook https://www.facebook.com/glypho46/



43788123_1104745686372353_4352623336413462528_n


Rappel de nos Droits

Selon la Charte de l’environnement de 2004, la LOI constitutionnelle n° 2005-205 du 1er mars 2005 relative à la Charte de l’environnement (JORF n°0051 du 2 mars 2005 page 3697) stipule que :

Article 1er. Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Article 2. Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.

Article 3. Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.

Article 4. Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi.

 

L’Anses retire 132 autorisations de produits à base de glyphosate

Mis en avant

20171121191751

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) retirera, à compter du 15 décembre, les autorisations de mise sur le marché (AMM) de 132 produits phytopharmaceutiques à base de glyphosate. Actuellement, 190 produits contenant cette substance ont une AMM en France, rappelle l’Anses. Les fabricants des 132 produits concernés n’ont pas déposé de demande de renouvellement d’autorisation, a précisé l’Anses, le 29 novembre. L’Agence vient de notifier aux industriels la fin de validité au 15 décembre des 132 AMM, « avec un délai maximal d’utilisation des produits déjà détenus par les professionnels au 15 juin 2019« . Pour les professionnels, la fin de vente et de distribution des produits est fixée au 15 mars 2019 et la fin d’utilisation des produits et des stocks par les agriculteurs interviendra le 15 juin 2019. L’Anses rappelle que l’utilisation du glyphosate et de tous les produits phytosanitaires sera interdite à partir du 1er janvier 2019 pour les jardiniers amateurs.

L’Agence révise actuellement les AMM des produits contenant du glyphosate, pour lesquels les fabricants ont fait leur demande d’autorisation ou de réautorisation. Suite à la réapprobation de la substance active glyphosate au niveau européen en décembre 2017, 58 dossiers de demande de renouvellement et 11 nouvelles demandes d’AMM ont été déposées à l’Anses.

L’évaluation des demandes d’autorisation par l’Agence sera finalisée avant le 31 décembre 2020. Le plan gouvernemental de sortie du glyphosate prévoit de mettre fin à la majorité des usages du pesticide à cette échéance et sous cinq ans à la totalité. Pour les produits à base de glyphosate, les usages « pour lesquels il existe une alternative répondant aux critères de substitution seront donc interdits« , a souligné l’Anses. Le rapport de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), paru en décembre 2017, montre que des alternatives au glyphosate existent déjà pour près de 90 % des surfaces agricoles. L’Anses s’appuiera sur ce rapport de l’Inra. Elle comparera, pour chaque usage, les produits à base de glyphosate « avec les méthodes non chimiques de prévention ou de lutte disponibles« .

En juillet 2016, l’Anses avait déjà retiré du marché 126 préparations associant le glyphosate au co-formulant POE-tallowamine. L’Etat vient de mettre en ligne une plateforme de suivi des agriculteurs français engagés à sortir de l’usage de l’herbicide glyphosate d’ici fin 2020.

32500_fb.jpg

(source Rachida Boughriet Actu-Environnement)

Pénalisé par le rachat de Monsanto, Bayer va supprimer 12 000 emplois d’ici à 2021

Mis en avant

Werner Baumann, PDG de Bayer, lors de l’assemblée générale annuelle des actionnaires du groupe, à Bonn (ouest de l’Allemagne), en mai. Wolfgang Rattay / REUTERS

Bayer AG CEO Baumann attends the company's AGM in BonnPénalisé par le rachat de Monsanto, Bayer va supprimer 12 000 emplois d’ici à 2021

 

Confronté à une chute spectaculaire de son cours de Bourse, le groupe chimiste allemand a annoncé une saignée dans ses effectifs.

Werner Baumann, PDG de Bayer, lors de l’assemblée générale annuelle des actionnaires du groupe, à Bonn (ouest de l’Allemagne), en mai. Wolfgang Rattay / REUTERS

Monsanto va-t-il faire couler le groupe Bayer ? Moins de six mois après avoir racheté le semencier américain, le chimiste allemand, confronté à une baisse spectaculaire de son cours de Bourse, a annoncé une saignée dans ses effectifs. Ainsi, 12 000 postes seront supprimés d’ici à 2021, dont « une partie significative en Allemagne », a précisé le chimiste allemand dans un communiqué publié jeudi 29 novembre.

Bayer présente la mesure comme un plan de restructuration destiné à renforcer la rentabilité de l’entreprise. Outre les suppressions d’emploi, qui représentent presque 10 % des effectifs, le groupe prévoit de vendre son département de santé animale, ainsi que deux marques de médicaments vendus sans ordonnance. Il espère ainsi économiser 2,6 milliards d’euros par an d’ici à 2022. Tous les départements sont touchés par ces coupes claires. La plus grande partie concernera des fonctions administratives et de services, où 5 500 postes disparaîtront.

« Les mesures que nous prenons aujourd’hui doivent augmenter les performances de l’entreprise de façon durable. Elles ne sont pas une réaction à la reprise de Monsanto et ne dépendent pas de la plainte glyphosate », a précisé le PDG du groupe, Werner Baumann. Si l’annonce du plan de restructuration a entraîné un léger redressement du cours en séance, jeudi, celui-ci a terminé en très légère baisse (– 0,72 %), à 63,77 euros, son plus bas niveau depuis 2012. Car, depuis trois mois, l’action est plombée par l’affaire du glyphosate.

 

Les investisseurs redoutent une explosion du risque judiciaire lié au glyphosate

 

Le 10 août, un jardinier américain, Dewayne Johnson, avait obtenu gain de cause dans son procès contre Monsanto, dont il accusait le produit phare – le Roundup, à base de glyphosate – d’avoir causé son cancer. La firme américaine avait alors été condamnée par un jury populaire à lui verser 289,2 millions de dollars (248 millions d’euros) de dommages et intérêts. Le montant avait été ensuite réduit en appel à 78 millions de dollars par une magistrate californienne, sans que le jugement soit remis en question sur le fond. Fin novembre, Bayer a de nouveau contesté la décision. Il soutient qu’il n’existe aucun lien entre cancer et glyphosate, si le produit est utilisé correctement.

Lire aussi Bayer dans la tourmente après la condamnation de Monsanto

Quelle que soit l’issue du procès, le mal est déjà considérable. Les deux décisions américaines, qui augurent mal de l’issue des 9 300 plaintes déposées contre Monsanto, ont fait perdre à Bayer 30 milliards d’euros de valeur boursière en trois mois. Les investisseurs redoutent une explosion du risque judiciaire lié au glyphosate.

Signes de faiblesse

Le pesticide controversé n’est pas le seul problème du chimiste allemand. Chez Bayer, le département de médicaments sans ordonnance montre des signes de faiblesse depuis trois ans. En 2014, Bayer avait racheté certaines activités de l’américain Merck & Co afin de devenir un leader mondial de cette spécialité. Mais les produits n’ont pas tenu leurs promesses sur un marché hautement concurrentiel, où les consommateurs préfèrent acheter leurs produits du quotidien sur Internet que dans les pharmacies.

Plus grave, le département de pharmacie classique sur ordonnance, qui assure presque la moitié du chiffre d’affaires du groupe, est également en difficulté. Les deux molécules phares de Bayer, qui assurent actuellement le gros des ventes et de la croissance du département, voient leur brevet arriver à échéance en 2023.

A partir de cette date, le groupe pourrait avoir à compenser une baisse de chiffre d’affaires de plus de 6 milliards d’euros. Le temps presse, donc. Bayer prévoit de réorganiser son département pharmaceutique et de faire appel à des prestataires extérieurs pour la recherche et le développement. Outre la baisse des coûts, l’objectif est d’accélérer le modèle d’innovation, en renforçant les partenariats avec la recherche académique et les start-up spécialisées en biotechnologie.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Bayer, dans l’enfer du mariage avec Monsanto

Toutefois, le plus gros défi demeure l’intégration de Monsanto. Bayer promet que le mariage avec le semencier devra dégager des synergies de 1,2 milliard d’euros, ce qui se traduit notamment par la suppression de 4 200 postes dans le département. De nouveaux produits devront également arriver sur le marché. Sur ce dossier, le groupe n’a pas le droit à l’erreur.

Bayer doit non seulement réussir sur le plan opérationnel, mais aussi faire oublier l’image désastreuse de Monsanto dans l’opinion publique, en montrant que les pratiques du semencier appartiennent au passé. La valeur du cours montre que les investisseurs sont pour l’instant réservés sur ces perspectives.

Source Le Monde – Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)

 

 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/11/30/bayer-penalise-par-le-rachat-de-monsanto-va-supprimer-12-000-emplois-d-ici-a-2021_5390701_3234.html

Préparation Fête des faucheurs 2019 VENDREDI 14 DECEMBRE – 18H30 ASSIER & appel à bénévoles …

Mis en avant

Réunion préparation Fête des faucheurs 2019

VENDREDI 14 DECEMBRE – 18H30

ASSIER SALLE INTERGENERATIONNELLE

&

repas partagé pour ceux qui le souhaitent

30727237_1625311897576721_8548484874439310765_nIMG_1127On a besoin de toutes et tous pour pérenniser cette fête qui ne tient que par le bénévolat.

Afin de ne pas trop user nos forces, essayons de répartir nos disponibilités, dédoublons les postes de référents quand c’est faisable etc…

Notre fête est attendue chaque année.

la dernière a été un succès tant au niveau fréquentation que bilan financier mais il  faut rester mobilisés.

Cette année nous étions trop peu au démontage et en plus c’était la même équipe que lors du montage.

D’une manière générale nous sommes trop peu de bénévoles.

Merci à tous

La fête aura lieu du Vendredi 5 avril au dimanche 7 avril inclus, la préparation commencera vers le mardi 2 avril et le démontage le lundi 8 avril

inscrivez-vous dès maintenant auprès de Lisa – Référente bénévoles

lisadel46@gmail.com

IMG_1214

IMG_1244IMG_1195

 

la presse invente Les Glyph’ Awards vendre du papier grâce au glyphosate..!!

Mis en avant

source info  Générations futures

Contexte.

Où achète-t-on le plus de pesticides ? Et lesquels ? Ces questions nous nous les posons régulièrement et nombreux sont celles et ceux qui nous interpellent sur ce sujet. Alors nous avons décidé d’y répondre. Comment ? En utilisant les données officielles de 2017 existantes issues de la fameuse BNVD (base de données des ventes des distributeurs) qui donnent les quantités des différents produits commerciaux pesticides vendus dans chaque département sous la forme d’une feuille Excel de plus de 700 000 lignes ! De ces données nous avons déduit les quantités de matières actives vendues dans chaque département en moulinant longuement ces informations.

Générations Futures a par ailleurs distingué les substances dangereuses, dites CMR, ou cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction, telles que définies par l’Union européenne. La Loire-Atlantique et la Marne semblent un peu plus épargnées.

 

4e1759be-ec97-11e8-9859-ca5245dca8d1_1.jpg

45d2115a-ec23-11e8-b445-fa100039dd42_1

 

S’appuyant sur une liste de perturbateurs endocriniens établie par l’ONG TEDX, l’organisation a isolé ces substances qui peuvent avoir des effets sur le système hormonal. Dans ce classement, l’Eure-et-Loir, où s’étendent les plaines de la Beauce, rejoint les départements du Nord et du Bassin parisien. « La vigne et l’arboriculture sont des cultures qui consomment beaucoup de produits phyto et où l’on retrouve des perturbateurs endocriniens »

37b873ec-ec97-11e8-9859-ca5245dca8d1_1.jpg

L’Aube est le département français où l’on a le plus vendu de produits phytosanitaires en 2017, avec 3276 tonnes de substances actives, devant la Gironde, la Marne et le Vaucluse. « Dans l’Aube, il y a énormément de grandes cultures. Le vignoble champenois empiète également sur ce département. Il peut y avoir des effets de marge, avec des grosses Scop qui sont dans l’Aube mais qui vendent aussi dans la Marne », explique François Veillerette, directeur de Générations Futures. Selon nos calculs, les ventes dans ce département sont supérieures de 91 % à celles de 2008.

 

 

La Campagne d’analyses de recherche de glyphosate dans les urines défendue par le député Européen et membre de la commission pesticides au parlement européen Éric Andrieu le 24/11/2018 près de Cahors

Mis en avant

la jeune secretaire féderale du PS Lotois(Gaeligue Jos)  a invité l’association Campagne Glyphosate 46 afin de rencontrer le député européen PS audois Eric Andrieu Samedi 24 novembre prés de StPierre-Lafeuille au domaine D’Auzole, au nord de Cahors.

Etaient présents dans cette assemblée divers élus PS et Verts.

IMG_9716Eric Andrieu ici entouré d’ Angèle Préville, la sénatrice du Lot et Gaeligue Jos

Eric Andrieu et Gaeligue Jos souhaitaient que nous puissions présenter notre campagne de recherche de glyphosate dans les urines, initiative qu’ils soutiennent.

A la fin de son intervention, nous avons été appelés pour expliquer notre démarche .

A cette occasion, il s’est personnellement engagé à effectuer le test auprès de l’association de l’Aude ou il réside.

Eric Andrieu connaissait cette campagne initiée par L’Ariège et Il a incité les élus présents à soutenir cet élan citoyen.

Il attendra simplement la deuxième semaine de décembre. A cette période  il ne sera plus lié avec la commission européenne sur les pesticides qu’il aura quitté la première semaine de décembre. J_ ai des pesticides




(extrait :Le Monde/ Stéphane Foucart Publié le 05 octobre 2018)

La commission d’enquête sur les pesticides sous pression

Intimidations, soupçons de piratage informatique, invitation à rencontrer secrètement de hauts responsables de l’industrie agrochimique… Depuis qu’il a pris la présidence de la commission d’enquête du Parlement européen sur les procédures d’homologation des pesticides (dite commission « PEST »), créée après les révélations des « Monsanto Papers », l’eurodéputé Eric Andrieu (PS) et son équipe confient n’avoir jamais connu une telle séquence d’événements troublants ou inhabituels. Le projet de rapport de la commission, présenté le 20 septembre, sera discuté jusqu’au 11 octobre et mis au vote le 6 décembre. Il est d’une importance critique pour l’industrie des pesticides, dont les produits pourraient voir leurs conditions d’accès au marché européen durcies.

En juin, quelques semaines après l’installation de la commission et l’élection de M. Andrieu à sa présidence, l’eurodéputé français reçoit une lettre d’EPPA, un cabinet de consultants bruxellois. Celui-ci agit pour le compte du géant de la chimie Bayer, qui vient alors d’acquérir l’agrochimiste américain Monsanto. EPPA propose une rencontre « informelle, c’est-à-dire confidentielle » avec les hauts responsables de Bayer. « C’est la première fois que je recevais une demande de rendez-vous secret, hors agenda, et je n’y ai pas répondu », explique le parlementaire, connu pour être très critique vis-à-vis de l’industrie des pesticides.

Le Narbonnais de naissance a bien évidemment mis en avant son combat contre le glyphosate dans l’hémicycle du Parlement européen. Suite au «Monsanto papers» et au renouvellement controversé de l’autorisation d’utiliser du glyphosate, «nous avons obtenu la mise en place d’une commission d’investigation sur le système d’autorisation des pesticides en Europe. Depuis plus de trente ans, Monsanto, passé Bayer, empoisonne la planète avec son herbicide, plus connu sous le nom de Roundup».




A suivre …

il ne nous a pas dit si son prélèvement sera suivi d’une plainte…

On l’espère !

Amendes requises contre les faucheurs volontaires jugés à Dijon

Mis en avant

2018-11-16_15.17.23_5124Amendes requises                                                                 contre les faucheurs volontaires jugés à Dijon

vendredi 16 novembre 2018 à 19:12 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Des peines d’amende allant de 1000 à 2000 euros ont été requises ce 16 novembre au tribunal de Dijon à l’encontre des militants anti OGM qui avaient détruit en 2016 des parcelles expérimentales de colza. 38 personnes étaient jugées, venues d’un peu partout en France.

Les faucheurs volontaires devront attendre le 17 janvier pour connaître leur sort ©

Le procès de 38 membres du collectif des faucheurs volontaires s’est refermé ce vendredi au tribunal correctionnel de Dijon. Depuis jeudi, ils étaient jugés pour avoir détruit des parcelles expérimentales de colza muté, le 16 novembre 2016 en Côte-d’Or.

 

« Ils se trompent de débat et de cible »

Maître Anne Geslain, avocate de la coopérative Dijon Céréales, qui menait les tests avec ce colza, et de l’agriculteur propriétaire du terrain, a plaidé que les faucheurs s’étaient trompés à la fois de débat et de cible : « de débat, parce qu’on est dans un tribunal qui doit juger une infraction pénale. Or on tente de dévier nos juges sur un débat scientifique, pour lequel ils ne sont pas compétents. Et ils se trompent de cible parce que depuis deux jours, les faucheurs attaquent les firmes chimiques internationales. Moi je suis la représentante d’agriculteurs côte-d’oriens. Je n’ai rien à faire avec ces firmes ». Maître Geslain réclame un dédommagement de 2000 euros pour l’agriculteur, et 1 euro symbolique par faucheur pour Dijon Céréales. Mais elle demande aussi le paiement des frais d’avocat, soit 15.000 euros.

ci-joint photos plaignants responsables Dijon Céréales et adhérents qui ont fait faire spécialement pour le procès des uniformes « agriculteurs volontaires » (bleu gendarme) qui se confondaient le 1er jour du procès avec les uniformes des forces de l’ordre. Ils faisaient barrage pour éviter que des faucheurs non prévenus puissent assister au procès. Vaines tentatives car les salles d’audience sont conçues pour avoir le moins de place possible exceptées les cour d’assise avec retransmission possible dans une autre salle si nécéssaire.  2018-11-15_09.06.16_09602018-11-15_09.05.14_4806

 

La défense plaide une relaxe générale

La défense des faucheurs plaide de son côté pour une relaxe générale des prévenus, qui dit-elle, dénoncent un scandale sanitaire sans précédent, celui des OGM et des pesticides. Maître Guillaume Tumerelle affirme que les faucheurs ont détruit des OGM non autorisés : « on est sur un champ d’OGM qui a été planté en toute illégalité, sans faire d’étude d’impact, sans faire d’analyses préalables, sans qu’il y ait même une information des producteurs ». Si, explique-t-il, un champ de pavots ou de cannabis avait été détruit, il n’y aurait jamais eu de poursuites.

La coopérative Dijon Céréales, à qui appartenait le colza détruit, précise pour sa part que la variété de colza en question figure au catalogue européen des semences. Quant à l’arrêt de la Cour européenne de justice qui interdirait ce type de plantation, assimilée à des OGM, elle estime qu’il n’a pas à être appliqué tant qu’il n’est pas transposé dans le droit français. Selon le défenseur des faucheurs, cette directive est au contraire applicable en l’état.

Jugement le 17 janvier

Quoi qu’il en soit, le procureur François Prelot considère que les faits sont caractérisés. Même s’il admet qu’il ne s’agit pas d’un dossier de délinquance classique. « Nous avons assisté à un défilé de prévenus touchants, sympathiques, parfois drôles. Ils ont des convictions, des craintes sans doute légitimes, mais ils n’utilisent pas de bonne méthodes ». Pour le ministère public, ce n’est pas au tribunal de déterminer quel est le périmètre des OGM, il n’en a pas les compétences. Il reproche en outre aux prévenus, persuadés de détenir la vérité, d’utiliser le tribunal comme une caisse de résonance.

Cependant, le procureur estime que dans ce dossier, la déclaration de culpabilité est plus importante que la peine. Il requiert des amendes allant de 1000 à 2000 euros, ainsi que des amendes de 500 euros pour certains de ceux qui ont refusé de se soumettre à des relevés d’empreintes génétiques. Le jugement a été mis en délibéré au 17 janvier 2019.




2018-11-16_16.45.59_5158Compte-rendu d’Annick et Jean-Luc

Précisions si nous avons tout bien compris :

Proc ,

–  chaque FV : 1000 € d’amendes pour les dégradations de l’essai  soit 37 OOO€ car un des FV n’était convoqué que pour le refus de prise ADN . Sans passé pénal pas autre chose demandé.

– 29 d’entre nous ont refusé la prise d’ADN et/ou les empreintes digitales et photos: le proc laisse  la Cour de se prononcer (nous avons été très bien défendus sur ce point)

– pour les récidivistes : certains ont 1 fois 500€ d’amendes en plus ou 2 fois 500€ et deux FV ont en plus en plus 1000€ et 500€

Total au pénal : 44500€

Au civil, demandé:

15 000€ frais d’avocats

  2000€ préjudices pour le paysan

 Pour Dijon Céréales : 1€ par FV  pour le fauchage : 37€

                  1€ par FV pour vol de bidon (5 sont accusés mais peut être faut-il compter 37 ?)

Total au civil: 17041 ou 17 074€

Pour ceux qui n’ont pas de passé pénal, le procureur demande une amende de 1000 euros/faucheur pour les dégradations. Ceux déjà condamnés pour des faits similaires, entre 1500 euros et 2000 euros pour dégradations et 500 euros pour refus de prélèvement

« Concernant le vol du bidon. On parle de chose marginale, ce n’est pas l’essentiel du dossier. Je considère que vous n’avez insuffisamment d’élément pour entrer en voix de condamnation. Sauf un faucheur qui reconnaît le déplacement du bidon. Juridiquement c’est un vol d’emprunt. » Laury-Anne Cholez (Reporterre)



Rappel en images des deux jours de procès Le jeudi matin, déambulation festive en charrette tirée par des chevaux pour accompagner en musique les Faucheurs au tribunal de grande instance de Dijon.                      Départ place Wilson à 7h00

2018-11-15_08.03.18_46672018-11-15_08.39.44_09442018-11-15_08.56.35_47652018-11-15_09.00.19_4785stands/cafette/expo photo du journal « il était une faux » qui retrace l’histoire du mouvement et qui sera réédité sous sa forme initiale de journal papier actualisé…2018-11-15_15.06.29_4831

 

2018-11-15_15.05.45_4828Du chant avec une chorale des faucheurs 2018-11-15_14.07.17_4813et la musique avec le groupe engagé & détonnant déjà présents lors du procès d’avril « LES BURES HALEURS »

2018-11-15_16.57.27_4900.jpg2018-11-15_16.56.25_4887Photos : Yome




La justice rendra sa décision le 17 janvier prochain au sujet de 38 militants anti-OGM dont le procès s’est achevé ce vendredi 16 novembre 2018 à Dijon après la destruction en 2016 de plants de colza, a-t-on appris de sources concordantes.

Le tribunal correctionnel, qui avait renvoyé une première fois ce procès en avril en raison d’un mouvement de grève des avocats, examinait depuis jeudi ces fait remontant à novembre 2016 près de Dijon: la destruction d’une parcelle de Colza du groupe agricole Dijon Céréales.

Pour les militants anti-OGM, le colza « Clearfield » en question, créé par le géant allemand de l’agrochimie BASF et obtenu par mutagenèse, une technique qui consiste à modifier les propres gènes d’une plante, constituait bien un OGM au sens de la législation européenne.

Or la directive européenne applicable aux OGM prévoit des règles strictes d’autorisation, de traçabilité, d’étiquetage et de surveillance. Les prévenus estiment ainsi avoir « détruit un bien qui n’aurait jamais dû exister, qui est illégal« , selon leur avocat Me Guillaume Tumerelle, qui a invoqué devant les magistrats une décision rendue en juillet par la Cour de justice de l’UE (CJUE).

Dans un arrêt qui était très attendu par les associations environnementales, la juridiction européenne avait alors considéré que « les 

organismes obtenus par mutagenèse sont des OGM au sens de la directive sur les OGM », à laquelle ils doivent donc être soumis. La CJUE avait toutefois souligné une exception: la directive ne s’appliquerait pas aux organismes obtenus par les techniques « qui ont été 

traditionnellement utilisées pour diverses applications et dont la sécurité est avérée depuis longtemps ».

C’est dans ce cas de figure que souhaite s’inscrire Dijon Céréales, qui maintient que ses plants n’étaient pas soumis à la réglementation applicable aux OGM. Les militants anti-OGM ont commis une « infraction pénale » en s’ »introduisant sur une parcelle privée » pour y détruire les plants de Colza, a ajouté Me Anne Geslain, l’avocate du groupe agricole. La coopérative a également fait valoir que ces variétés ont été créées « pour répondre aux problématiques des agriculteurs et notamment le développement de mauvaises herbes » en utilisant moins de produits chimiques.   (Source AFP)

 

Les faucheurs volontaires Luxembourg mardi 20 Novembre 2018

Mis en avant

IMG_2810Une audience se tenait ce 20 novembre devant la CJUE (Cour Européenne de justice de l’Union Européenne) au Luxembourg pour juger de la conformité du règlement de 2009 sur l’homologation des pesticides et les méthodes d’évaluation de leur dangerosité avec, notamment, le principe de précaution.

Nous étions une quarantaine de faucheurs volontaires à avoir fait le déplacement en bus pour être présents devant la CJUE du Luxembourg ce mardi 20 novembre.

Il y avait une dizaine de prévenus présents à l’intérieur.

Quelques uns ont été refoulés malgré leurs convocations par des vigiles et policiers un peu trop zélés.

IMG_2812IMG_2827

Il a fallu insister en leur proposant une exposition photo non souhaitée… IMG_2815.jpg

sur les vitres de leur sas d’entrée pour qu’enfin un responsable de la sécurité arrive et les fasse rentrer.

IMG_2816IMG_2818






Sur les bancs, tous les États membres –dont neuf ont envoyé un rapport–, la Commission et le Parlement européen côtoieront les avocats des Faucheurs volontaires, également parties au procès. Chacun aura 15 minutes pour s’exprimer.

«Sans entrer dans les détails, puisque je n’y suis pas autorisé, on peut dire que les États se disent tous satisfaits de la réglementation et ne souhaitent pas la voir évoluer», résume, ironique, Guillaume Tumerelle.(avocat des faucheurs volontaires)

L’avocat, lui, critique vertement ce règlement de 2009 qui se contente d’imposer au fabricant des études scientifiques sur la seule substance active déclarée comme telle par le fabricant, sans envisager ni les co-formulants ou les adjuvants, ni l’effet cocktail entre tous les composés du pesticide.

«La réglementation est en décalage complet avec la réalité, ce qui explique la différence de position entre l’EFSA [Autorité européenne de sécurité des aliments] et le CIRC [Centre international de recherche sur le cancer] sur la cancérogénicité du glyphosate, le premier ne s’étant penché que sur le glyphosate, et le second sur la littérature qui concernait le produit fini.»

Ce faisant, c’est le principe de précaution qui aurait été méconnu, estime le juriste. Si la CJUE adoptait ce raisonnement, c’est l’invalidation des homologations des substances actives et, par ricochet, celle des autorisations de mise sur le marché (AMM) de tous les pesticides, qui seraient au bout du chemin. Avec la possibilité que le tribunal fasse tomber le règlement de 2009 sur le champ, ou qu’il préconise des aménagements le temps que la Commission propose une nouvelle réglementation.
«Nous espérons que sera ensuite adoptée une réglementation qui prenne en compte l’intégralité des effets des substances», explique Guillaume Tumerelle

Marine Jobert / Journal de l’environnement




En tenant des photos en noir et blanc de victimes de pesticides, un cortège de faucheurs volontaires d’OGM s’est dirigé vers la vieille ville pour dénoncer les ravages causés par ces produits au premier rang desquels se trouve le glyphosate.

IMG_2838

IMG_2842IMG_2845IMG_2846.jpg

Enfants nés avec des malformations, cultures transgéniques ou encore gros plan sur une tumeur, les clichés du photographe argentin Pablo Piavano au noir et blanc exacerbé, heurtent le regard et questionnent. « Les gens sur ces photos n’ont plus longtemps à vivre »,  « Et, comme eux, nous sommes impactés. » « Ce n’est pas seulement le glyphosate qui est visé aujourd’hui. C’est l’effet cocktail qui est dangereux » « Une grande victoire »

IMG_2887

Ici le tram est gratuit…

IMG_2890

IMG_2896IMG_2894

IMG_2903IMG_6490IMG_6505IMG_2914IMG_6511

Un peu d’info dans une belle enseigne de la mal-bouffe !

IMG_2868IMG_2871




Capture d’écran 2018-11-21 à 22.00.13.png


Lors de l’audience la France était le seul Etat présent

Nous avons  le sentiment que les Faucheurs volontaires se sont battus « seuls contre tous ». Aux côtés du Conseil, de la Commission et du Parlement européens, l’Etat français était le seul État membre présent.

 La méthode d’évaluation n’a pas été remise en question. La commission européenne a même été dithyrambique dessus. Il nous faudra encore patienter jusqu’au 14 février pour connaître les conclusions de l’avocat général. Puis la cour de justice statuera, mais nous n’aurons pas les résultats avant juin ou juillet .

communiqué de presse à suivre …

En procès à Dijon, les faucheurs d’OGM « lanceurs d’alerte » 16 novembre 2018

Mis en avant

IMG_2708Il fait encore nuit sur la place Wilson à Dijon, où se tenait en 2016 l’assemblée de Nuit debout. Une bonne centaine de personnes bravent le crachin automnal pour accompagner le cortège des « faucheurs d’OGM » jusqu’au tribunal de grande instance, où ils doivent être jugés pour avoir « neutralisé » des parcelles de colza mutagène. Une petite dizaine de prévenus sont juchés sur une charrette, tirée par deux chevaux francs-comtois. Certains sont enfermés à l’intérieur d’une cage, prison symbolique d’une action de désobéissance civile.IMG_2710.JPG

En procès à Dijon, les faucheurs d’OGM se disent « lanceurs d’alerte »

arton16048-4ac49

Une quarantaine de personnes sont jugées à Dijon pour avoir fauché des parcelles de colza transgenèse, désormais reconnu comme OGM. Les accusés entendent profiter de ce procès pour alerter sur les conséquences sur la santé humaine et l’environnement des OGM et des pesticides qui leur sont liés.

  • Dijon (Côte-d’Or), reportage

Ce jeudi 15 novembre, 38 personnes sont inculpées de dégradation de biens d’autrui par Dijon Céréales, la coopérative agricole responsable de ces plants de colza expérimental qui ont été fauchés. Pour les militants, il s’agit d’OGM cachés. Mais pour la coopérative, « ces faucheurs saccagent le travail expérimental mené par des techniciens dont l’objectif est de faire cohabiter population, environnement et qualité des produits agricoles ». Elle requiert un dédommagement d’un euro symbolique par faucheur et 15.000 pour les frais d’avocats.faucheurs-charette_v_1

Dans la salle d’audience, les 38 accusés, des hommes et des femmes de tous âges — avec une prédominance de cheveux argentés —, de toute profession — même si de nombreux d’agriculteurs — doivent décliner leur identité et leurs revenus, souvent très modestes. La plupart ne dépassent pas les 1.000 euros par mois. Ils viennent de toute la France et certains ont déjà été condamnés pour des faits similaires. Car si l’histoire des faucheurs d’OGM remonte aux années 1990, c’est la première fois qu’un procès d’une telle ampleur est organisé. En novembre 2016, 67 personnes avaient fauché ces plants de colza à 3 heures du matin, par une température de 6 °C. Maître Jérôme Bouquet Elkaïm, l’un des avocats des accusés, a donc demandé la comparution volontaire de l’ensemble des 67 militants. « Nous ne sommes pas dans le cas d’un attroupement où les forces de police auraient identifié certaines personnes au hasard. Il s’agit d’une action collective revendiquée dont les noms ont été remis aux autorités. Si vous ne retenez que la moitié des auteurs de ces infractions, cela veut dire que leurs auteurs n’ont qu’une chance sur deux d’être sanctionnés. Une disparité difficile à expliquer. » Mais la présidente du tribunal, Hélène Collier, n’a pas retenu cette demande. Peut-être était-elle effrayée à l’idée d’auditionner un si grand nombre de militants particulièrement volontaires ?

« Cela fait 40 ans que je suis en Bourgogne, y’a plus de papillons, plus d’oiseaux, c’est une horreur »

Car ils sont bavards à la barre et profitent de cette tribune pour détailler les raisons de leur engagement. Très fiers d’avoir à comparaître, ils assument ces dégradations réalisées par conviction politique. L’un d’entre eux tient toutefois à préciser qu’il récuse le terme de « dégradation », lui préférant celui de « neutralisation d’une pollution potentielle ». Certains sont également déçus de ne pas être poursuivis de refus de fichage des empreintes ADN, l’autre chef d’accusation de cette affaire. Ils se définissent comme des « lanceurs d’alerte », œuvrant pour « le bien commun ». Dans leurs témoignages, il est question de la lutte contre la brevetabilité du vivant, des pesticides qui détruisent l’environnement et la santé, de la science désormais inféodée aux lobbies et aux pressions politiques. Certains travaillent dans le médical et dressent un constat accablant de la hausse des maladies liées aux pesticides. D’autres parlent également du danger de la dissémination des graines d’OGM dans les champs d’agriculture biologique. « Dans ce cas, qui détruit le bien d’autrui ? Nous, les faucheurs volontaires, ou alors les agriculteurs productivistes, qui eux ne sont jamais poursuivis ? » s’interroge un paysan breton, dont l’eau irriguant son verger bio est aujourd’hui pleine de pesticides. Une faucheuse poursuit : « Quand nous étions dans les locaux de Dijon Céréales après le fauchage, j’ai ressenti beaucoup de mépris de la part des salariés, qui nous prenaient pour des doux rêveurs. Mais j’aimerais bien savoir ce qu’ils diront à leurs enfants plus tard ? Que la santé de leurs concitoyens leur importait peu ? »chorale-faucheurs

La coopérative Dijon Céréales était bien entendue présente à l’audience et a prévu un étonnant comité d’accueil devant le tribunal. Une vingtaine d’hommes vêtus de gilets bleu marine avec un logo « agriculteurs volontaires » forment un barrage à l’entrée. Leurs visages sont fermés, bien rasés, leurs chemises repassées, leurs mains élégantes. Et leur parole rare. Deux attachées de presse m’orientent avec insistance vers un certain Antoine Carré, qui tentent de définir ce mouvement. « On est là pour montrer qu’on est solidaires envers l’agriculteur dont les parcelles ont été vandalisées. Nous, on respecte la loi, on aimerait que les faucheurs en fassent autant. » Ni une association ni un syndicat, « agriculteurs volontaires » est une initiative mise en place uniquement pour ce procès, face aux faucheurs qui ont « une bonne capacité à médiatiser et faire croire des choses ».

agriculteurs_volontaires_v_1IMG_2718.JPG

Impossible en revanche d’avoir leur avis sur l’utilisation des OGM chez Dijon Céréales. « Le procès concerne une intrusion dans propriété privée. Les OGM, c’est un autre débat, on ne va pas entrer dans le sujet aujourd’hui. »

Devant le tribunal, la foule des faucheurs et de leurs soutiens leur lance des quolibets, les traite de pollueurs, d’arriérés, de ravageurs de planète. « Ce sont des salariés de Dijon Céréales. Ce sont nos opposants », justifie l’un d’entre eux. À côté de lui, un homme qui se présente comme biologiste s’insurge : « Cela fait 40 ans que je suis en Bourgogne, il n’y a plus de papillons, plus d’oiseaux, c’est une horreur. C’est criminel, ce qu’ils font. » La tension est palpable et le dialogue impossible.

« Pendant des années, on a éduqué les agriculteurs avec de la chimie et des intrants. Donc, forcément, ils ne savent pas faire autrement. C’est compliqué de changer de système. Même si les nouvelles méthodes existent. Mais c’est plus facile de pulvériser plutôt que de surveiller ses cultures », regrette Mireille Lambertin, faucheuse du Vaucluse, médecin généraliste et fille de paysan.

Aujourd’hui, les grandes firmes comme Monsanto ou BASF ne se portent plus partie civile

C’est la seconde fois que ce procès est reporté et cette nouvelle date tombe à pic pour les militants. En juillet dernier, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a décidé que les organismes modifiés par les nouvelles techniques de mutagenèse sont bien des OGM et doivent se conformer à la directive 2001/18. Seules restent exclues « les techniques/méthodes de mutagenèse qui ont été traditionnellement utilisées pour diverses applications et dont la sécurité est avérée depuis longtemps ». Une décision déplorée par l’union française des semenciers qui dénonce « coup d’arrêt à la recherche végétale en Europe ».

  • Malgré cette décision européenne, le Conseil d’État français traîne les pieds et n’a toujours pas déclaré le moindre moratoire au sujet du colza et du tournesol transgenèse (les deux espèces les plus cultivées en France). Mais cela pourrait quand même peser en faveur des faucheurs. « Parmi tous les procès, il y a souvent des condamnations avec sursis. Ce qui montre l’hésitation des juges à ce sujet », assure l’un de leurs avocats, maître Guillaume Tumerelle. De même qu’aujourd’hui, les grandes firmes comme Monsanto ou BASF (qui produit le colza incriminé) ne se portent plus partie civile. « On continue à faucher, mais les entreprises ne portent plus plainte. Elles veulent éviter la médiatisation », explique Gabriel Vaudray, faucheur et maraîcher bio à Brétiquelques_temoins_des_faucheurs
    Quelques-uns des témoins des « faucheurs ».

Afin de donner plus de poids aux arguments des accusés, huit témoins ont comparu à la barre. Des spécialistes, des chercheurs et scientifiques dans les domaines des biotechnologies et des sciences du vivant. Beaucoup ont un CV long comme le bras et sont unanimes : le principe de précaution concernant ces OGM n’est pas respecté. L’absence de débat démocratique et de transparence concernant ces questions les désole, comme l’illustre en toute fin de journée l’intervention de Frédéric Jacquemart, docteur en biologie, créateur du Giet (le Groupe international d’études transdisciplinaires), membre de la Frapna Ardèche, copilote de la mission Biotechnologies de France Nature Environnement et membre du Haut Conseil sur les biotechnologies. « Peut-on accepter que des gens puissent d’une manière inconséquente jouer avec toute la biodiversité qui nous permet d’exister ? Ma réponse est non et nous devons tout faire pour l’en empêcher. » 16 novembre 2018 / Laury-Anne Cholez (Reporterre)

Sortie du glyphosate : le gouvernement liste les obstacles à surmonter 08/11/2018

Mis en avant


tVOXE.jpg(source LCP)

Va-t-on pouvoir se passer des 8800 tonnes de glyphosate consommées chaque année en France ? C’est en tout cas l’objectif promis par l’exécutif. Les ministres François de Rugy et Didier Guillaume ont réaffirmé leur détermination devant les députés jeudi… en pointant toutefois plusieurs difficultés.

Les nouveaux ministres de l’Écologie et de l’Agriculture ont tiré les leçons de l’ancien tandem Travert-Hulot. « Il n’y aura pas d’opposition entre Didier Guillaume et moi, entre l’agriculture et l’écologie », assure François de Rugy aux députés jeudi. Auditionnés par la mission d’information sur la sortie du glyphosate, les deux ministres ont détaillé main dans la main leur plan pour en finir d’ici à 2021 avec cette molécule dans nos sols – et nos assiettes.

Cette transition représente un vrai défi pour l’agriculture française. En effet, comme le rappelle François de Rugy, l’herbicide du géant Monsanto représente environ un tiers de la consommation totale de pesticide en France en 2017 :

Dans le monde, 800 000 tonnes de glyphosate sont utilisées et 8 800 tonnes sont vendues en France.François de Rugy, le 8 novembre 2018

Si le glyphosate rencontre autant de succès dans le monde de l’agriculture conventionnelle, c’est aussi pour son prix bon marché. En sortir demandera donc des investissements qui auront, in fine, des répercussions sur les prix à la consommation. :

Il faut avoir un langage de vérité avec les producteurs mais aussi les consommateurs. Il faut assumer politiquement (…) que les prix augmentent.François de Rugy, 8 novembre 2018

La SNCF, premier consommateur Outre l’agriculture, le transport ferroviaire est également très dépendant de l’utilisation du glyphosate. La SNCF serait même le premier utilisateur en France. À raison de 30 tonnes par an, la compagnie l’utilise pour désherber ses voies ferrées. « Le président Guillaume Pépy m’a dit ‘ça va être difficile pour nous de trouver des alternatives », relaie François de Rugy.

Proposer des alternatives : A l’occasion de leur audition, les ministres ont rappelé la volonté du gouvernement à sortir d’ici à trois ans le glyphosate en ce qui concerne les usages principaux, sous cinq ans pour la totalité des usages. Et cela en trois ans. Cela signifie que le gouvernement pourra porter de nouvelles conditions d’utilisation du glyphosate pour les principaux usages uniquement jusqu’au 31 décembre 2020.

Le gouvernement a également pour mission de proposer des alternatives à ce produit. Cette sortie du glyphosate s’inscrit dans une politique plus large de réduction de l’utilisation de produits chimiques dans l’industrie agricole. Il est ainsi prévu une augmentation de la taxation différenciée par la dangerosité du produit.



Historique des pratiques depuis 50 ans

Après la seconde guerre mondiale, les entreprises qui fabriquaient des armes chimiques se sont reconverties dans l’agro-industrie (ce sont les mêmes molécules utilisées au-jourd’hui dans certains pesticides ainsi que dans le gaz sarin, l’agent orange …)
Nous avons au fil des années, laissé aux mains de ces firmes les rênes de notre agriculture mondiale.

 Agriculture chimique, le Bilan 50 ans plus tard                                                                   

2018, le constat est affligeant et la situation est critique. La microbiologie des sols est devenue quasi nulle, les sols n’absorbent plus l’eau et les inondations sont de plus en plus fréquentes ; La population d’insectes pollinisateurs, gage de biodiversité, est en déclin. Les fruits et légumes issus de cette agriculture ont une qualité nutritionnelle et gustative nettement moins élevée qu’à l’époque de nos grands-parents ; Les cancers et maladies dégénératives deviennent de plus en plus courants…Aujourd’hui nous assistons à une collusion entre les fabricants de pesticides et les fabricants de médicaments (Monsanto, Bayer).

Le glyphosate                                                                                                                                                                             Le glyphosate est l’un des composants actifs du Roundup entre autres, il agit comme inhibiteur d’une enzyme spécifique chez les plantes. Suite à son renouvellement fin 2017, le glyphosate fait parler de lui. Mais SEULEMENT de lui… petite dissection d’un bidon de pesticide :

  • 30 % à 40 % de glyphosate

  • 20 %à 30 % de co-formulants, « puis de l’eau » !!!!

Mais                                                                                                                                                          Le règlement européen laisse le soin de définir la substance active d’un produit au seul fabricant lui même ! Sans contre-expertise, les résultats des analyses des fabricants ne sont pas dévoilés en raison de ‘’secret industriel’’. Ces co-formulants confidentiels sont déclarés inertes par le fabricant et ne sont pas analysés toxicologiquement, ni seuls, ni avec ladite substance active.

On pisse tous du glyphosate. Une centaine de citoyen-ne-s à travers la France a pratiqué des analyses d’urines pour rechercher des traces de glyphosate, principal marqueur de notre ingestion quotidienne de pesticides. Le glyphosate est une molécule de synthèse créée par l’homme et impossible à trouver naturellement dans l’environnement. 100 % des analyses ont été positives, preuve de la présence des pesticides dans notre organisme.

Monsanto / Un repenti & de faux groupes d’agriculteurs !!

Mis en avant

ap_monsanto

Un repenti de chez Monsanto se réveille!! : le créateur de la patate OGM        

CAIUS ROMMENS

ils sortent de leur lavage de cerveau(dixit)

« Nous en savions aussi peu sur l’ADN que l’Américain moyen en sait sur
la version sanskrite de la Bhagavad Gita. Nous en savions juste assez
pour être dangereux […] Nous nous sommes concentrés sur les avantages
à court terme (en laboratoire) sans tenir compte des déficits à long
terme (sur le terrain). [… ] il est important que les gens comprennent
à quel point les ingénieurs en génétique savent peu, à quel point ils
sont biaisés et à quel point ils peuvent être faux. Mon histoire n’est
qu’un exemple »

Lire la suite