MACRON & SES SBIRES : Hors la loi & empoisonneurs… 14 juin 2021

Alerte à la population qui doit être informée en dépit d’un silence coupable des gros médias et de leurs chers actionnaires !!

Merci à nos faucheurs qui se mobilisent malgré un état violent et liberticide qui réprime souvent illégalement nos lanceurs d’alerte et citoyens eco-responsables ...

(source : Lundi 14 juin 2021 – Par Maya Baldoureaux Fredon, France Bleu Drôme Ardèche)

Drôme : des « faucheurs volontaires » mènent une action contre les semences OGM

Les « faucheurs volontaires » ont mené une action, ce lundi matin à La Bâtie-Rolland (Drôme), près de Montélimar, dans la Drôme. Ils étaient 80 à se réunir pour déverser les semences OGM qu’ils jugent illégales, afin qu’elles ne puissent plus être commercialisées.

Les Faucheurs volontaires dans l’entrepôt du groupe Top Semence à la Bâtie-Rolland Les semences ont été déversées et mélangées pour qu’elles ne puissent plus être commercialisées – Les Faucheurs volontaires

Vêtus de combinaisons blanches de protection, 80 membres du collectif citoyen les « faucheurs volontaires » se sont introduits dans l’entrepôt du groupe semencier Top Semence, ce lundi matin. « On a trouvé plusieurs palettes de semences OGM qu’on a rendues impropres à la commercialisation : on a vidé les sacs, on a mélangé les semences, comme ça, elles ne pourront plus être mises en culture », raconte Jean-Luc, paysan à la retraite et membre du collectif. 

Les Faucheurs volontaires devant l’entrepôt de Top Semence – Les Faucheurs volontaires

Pour les « faucheurs volontaires », la commercialisation en France de ces semences est illégale : « Le Conseil d’État a rendu une décision il y a plus d’un an, qui imposait à l’Etat de réglementer la culture de certaines variétés de semences OGM, de colza et de tournesol, rendues tolérantes aux herbicides. » Dans le viseur du collectif, les semences Clearfield ou Express Sun notamment. « Elles devraient être tracées et étiquetées en tant qu’OGM », explique Jean-Luc. Il s’émeut : « Ces semences sont toujours sur le marché et contaminent nos champs et nos assiettes. »

Procès de Bure : le juge d’instruction se mure dans le déni. Pour la défense, le procès de Bure profite à « l’État nucléaire » ……. Bure et Cigéo : trente ans de lutte contre les déchets radioactifs et 3 jours de procès 1/2 et 3 juin 2021

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(source : Par Quentin Zinsius/Reporterre 31 mai 2021)

Historique

Bure et Cigéo : trente ans de lutte contre les déchets radioactifs

https://reporterre.net/Bure-et-Cigeo-trente-ans-de-lutte-contre-les-dechets-radioactifs

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© Grégory Mardon/La Revue dessinée

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 (source : Par Jade Lindgaard/Médiapart 01 juin 2021)

Pour les accusés du procès de Bure, la politique du banc vide

Premier jour d’audience pour les sept opposant·e·s au centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo et premier coup de théâtre : l’audience a dû s’arrêter en raison du droit à la manifestation exercé par les prévenu·e·s.

Bar-le-Duc (Meuse).– L’audience du procès des militant·e·s de Bure commence comme tant d’autres, en ce mardi 1er juin : le juge préside la petite salle du tribunal correctionnel, réduite par la jauge imposée par les impératifs sanitaires. Assesseures, greffière, procureur, substitut, avocats, prévenu·e·s, soutiens, journalistes, gendarmes : tout le monde est là. Il est un peu plus de 9 heures du matin. 

Sylvain Roux, le président, démarre la lecture des infractions en partie regroupées sous des soupçons d’« association de malfaiteurs » et de « bande organisée ». Il édicte les règles des trois jours de débats qui s’annoncent : pas de « spectacle », pas de « politique ». Et il met en garde : « Je n’hésiterai à aucun instant à procéder à l’éviction de la salle de ses éléments perturbateurs. » Face à lui, tout est calme : ni cri ni banderole ni slogan.

Car c’est à l’extérieur, sur le parvis du tribunal, que le théâtre politique a pris place. Plusieurs dizaines, puis plusieurs centaines de personnes affluent. Chorégraphie en musique, procès de Cigéo – du nom du centre d’enfouissement des déchets nucléaires que l’État veut créer à côté du petit village de Bure.

Des stands associatifs et des barnums se dressent, avec leurs lots de brochures, livres, tracts et parts de gâteaux véganes. Les foulards violets et parsemés de sequins scintillent au soleil, les mêmes couleurs que celles portées par des participant·e·s à la manifestation du 15 août 2017, au cœur de l’instruction qui a visé onze opposant·e·s à Cigéo pendant quatre ans (voir ici à ce sujet). C’est à la fois un code couleur politique – féministe, queer, festif – et un signe de solidarité. Même le tracteur vert aux couleurs de la Confédération paysanne est drapé de violet à paillettes.  

À l’extérieur, les slogans, les prises de parole, les drapeaux et les banderole l’intérieur du tribunal, le déroulé méthodique de la procédure.

Mais, petit à petit, la frontière entre la routine judiciaire et le geste politique s’estompe. Devant la cour, la défense demande la parole : prévenu·e·s et avocat·e·s voudraient se rendre à la manifestation « 1, 2, 3, relaxe ! » qui doit se dérouler à 14 heures.

Serait-il possible que la pause méridienne dure jusqu’à 16 heures, afin de le permettre ? « Le nucléaire est une chose suffisamment grave et importante pour justifier la participation à ce défilé. » Le procureur, Sofian Saboulard, s’y oppose : l’audience n’est faite pour débattre ni de nucléaire, ni de Cigéo. « Il ne nous appartient pas de nous adapter à ce qu’il se passe à l’extérieur de la salle d’audience. » Le procès se poursuit. 

Vers 10 h 45, les prévenu·e·s prennent la parole. Ils lisent chacun·e un texte pour dire leur opposition « au nucléaire et à son monde » et annoncent qu’ils exerceront leur droit au silence, consacré par la Cour européenne des droits de l’homme : ils ne répondront pas aux questions du tribunal, laissant leurs avocats parler à leur place. 

Le juge démarre la lecture de l’ordonnance de renvoi. Vers 13 h 10, il annonce une heure d’interruption pour déjeuner. Une avocate insiste : une personne est en garde à vue à la suite d’un contrôle d’identité. La place des avocat·e·s est dans la rue avec les manifestant·e·s. Pause méridienne. 

Il est 14 h 10 et le juge Sylvain Roux prend place sur l’estrade. L’audience n’a pas encore repris. Depuis la salle de presse, on le voit à l’écran et on l’entend scroller de longues minutes sur son ordinateur. 

14 h 20 : la sonnerie de la salle retentit. Aucun·e prévenu·e ne se trouve dans la salle. Seuls deux avocats sur les huit de la défense sont présents. Les soutiens sont partis manifester. Le procès reprend devant une salle à moitié vide. La lecture de l’ordonnance de renvoi reprend. 

À 15 h 10, la présentation des 180 pages est terminée. Le juge regarde les sièges vides des sept anti-Cigéo. Il ne peut pas conduire les interrogatoires en l’absence des personnes renvoyées devant son tribunal. Il hésite. Il demande à la cantonade : « Vous savez à quelle heure reviennent les prévenus ? » Un avocat se lève : « La manifestation est prévue pour finir à 16 heures, je crois. »

Le procureur de la République s’impatiente. Il est, lui, « disponible » pour présenter ses réquisitions : « Il me semble que l’on prend en otage votre juridiction. » La défense : « Nous sommes présents et à la disposition du tribunal ! » Le représentant du parquet reprend la parole, le visage tourné vers le juge : « Cela fait depuis le début de la matinée que vous êtes très à l’écoute de la défense. » Le voilà obligé d’attendre que « ces messieurs-dames reviennent pour les interroger ». 

Nouvelle suspension de dix minutes. Le procureur reste à sa table, seul dans la salle d’audience avec les gendarmes restés en faction. 

15 h 20. Le président revient à sa place. Pour aujourd’hui, l’audience est terminée. Reprise demain à 9 heures. Sur le talkie-walkie du gendarme de garde à l’entrée de la salle de presse crépite le compte-rendu du défilé en cours dans les rues de Bar-le-Duc. 

  • Bure: un procès politiquement radioactif
  • Par Jade Lindgaard
  • Notre dossier. Bure: nucléaire et surveillance de masse
  • Par La rédaction de Mediapart
  • Bure, la guerre des sous-sols
  • Par La rédaction de Mediapart
  • A Bure, la justice a foulé aux pieds les droits de la défense
  • Par Jade Lindgaard, Marie Barbier (Reporterre)

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(source : Par Laury-Anne Cholez/Reporterre 02 juin 2021)

Procès de Bure : « Aucune peine ne saurait faire taire ma révolte contre le nucléaire et son monde »

https://reporterre.net/Proces-de-Bure-Aucune-peine-ne-saurait-faire-taire-ma-revolte-contre-le-nucleaire-et-son-monde

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(source : Par Quentin Zinsius/Reporterre 03 juin 2021)

En marge du procès de Bar-le-Duc, les paysans mobilisés contre les déchets nucléaires

https://reporterre.net/En-marge-du-proces-de-Bar-le-Duc-les-paysans-mobilises-contre-les-dechets-nucleaires

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(source : Par Laury-Anne Cholez/Reporterre 03 juin 2021)

Procès de Bure : le juge d’instruction se mure dans le déni

https://reporterre.net/Proces-de-Bure-le-juge-d-instruction-se-mure-dans-le-deni

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(source : Par Laury-Anne Cholez/Reporterre 4 juin 2021)

Pour la défense, le procès de Bure profite à « l’État nucléaire »

https://reporterre.net/Pour-la-defense-le-proces-de-Bure-profite-a-l-Etat-nucleaire

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Le jugement sera rendu le 21 septembre, à 9 heures.

L’état de nécessité reconnu par le tribunal de Foix : Cette victoire est celle de toutes celles et tous ceux qui travaillent depuis des années à l’abandon de ces produits toxiques

Les Faucheurs Volontaires communiquent :

Foix le 3 juin 2021

L’état de nécessité reconnu par le tribunal de Foix pour les actions de peinturlurage de bidons de pesticides 

de 21 Faucheurs et Faucheuses Volontaires ariégeois.es.

Le tribunal de Foix, après avoir, dans son délibéré du 12 octobre 2017, interrogé la Cour de Justice de l’Union Européenne sur  la conformité des méthodes d’évaluation et de mises sur le marché des pesticides avec le principe de précaution inscrit dans la constitution européenne, décide le 1er juin 2021 la relaxe totale des militant.es en déclarant leurs actions nécessaires, invoquant « l’état de nécessité ».

                                      Extrait des conclusions du tribunal de Foix page 21

De plus, dans ses conclusions, le tribunal de Foix fait état de la toxicité avérée des produits phytopharmaceutiques, détaille les carences de l’EFSA(1) lors des études préalables aux autorisations de mises sur le marché des pesticides, en se référant à l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne du 1er octobre 2019 et reprend la quasi-totalité des arguments des Faucheurs et Faucheuses, des témoins et de l’avocat de la défense, Me Tumerelle.

 Interrogé sur les conclusions du tribunal de Foix, Me Guillaume Tumerelle déclare : 

« Nous saluons cette décision de relaxe du Tribunal correctionnel de Foix du 1er juin 2021 qui constitue une grande avancée juridique. La justice reconnaît enfin la grande toxicité de ces produits et leur sous-évaluation manifeste, notamment ceux à base de glyphosate, et elle consacre l’état de nécessité en matière environnementale, c’est-à-dire le fait que des actions symboliques fortes peuvent être nécessaires pour la protection de notre santé et de notre environnement. Cette décision va indiscutablement aider à une remise à plat des méthodes d’évaluation actuelles de la toxicité des pesticides. »

Cette victoire est celle de toutes celles et tous ceux, militant.es, scientifiques, médecins, agriculteurs, élus, avocats, citoyen.nes … qui travaillent depuis des années à l’abandon de ces produits toxiques.

Le collectif des Faucheurs et Faucheuses Volontaires 09

Contact presse : 06 10 94 66 82

(1)   Autorité européenne de sécurité des aliments

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DOSSIER DE PRESSE

Les pisseurs de glyphosate publient des résultats alarmants

3 juin 2021(Source / Julie Lallouët-Geffroy /Reporterre)

Les tout premiers résultats de la Campagne Glyphosate sont alarmants : près de 7 000 personnes ont participé à l’action débutée en 2018 en urinant dans un bocal. Et 99,7 % d’entre eux présentent des traces importantes de cet herbicide dangereux.

Rennes (Ille-et-Vilaine), correspondance­

Installer des paravents pour que les participants puissent se déshabiller sereinement, accueillir l’huissier de justice, émarger, étiqueter, faire chauffer les tubes pleins d’urine et sceller le tout. On est loin des banderoles et des slogans des actions habituelles. Pendant deux ans, les militants engagés dans la Campagne Glyphosate Franceont organisé des collectes d’urine pour détecter les résidus de la molécule du glyphosate. Ce produit herbicide dangereux pour la santé et l’environnement reste autorisé, malgré les promesses d’Emmanuel Macron. Les premiers résultats de la campagne, qui viennent d’être publiés, sont alarmants : 99,7 % des 6 796 participants [1] présentent des traces de cet herbicide dans leurs urines.

En moyenne, 1,17 nanogramme de glyphosate par millilitre (ng/ml) a été retrouvé sur ces personnes âgées de 6 mois à 94 ans, « soit un taux près de douze fois supérieur à la norme [européenne] de qualité de l’eau qui est de 0,1 ng/ml ». Le plus fort taux atteint même 7,01 ng/ml. Des chiffres édifiants, à la hauteur de cette campagne de longue haleine.

De juin 2018 à janvier 2020, ces 6 796 participants sont arrivés à 6 heures du matin un samedi, à jeun, pour passer aux toilettes et effectuer un prélèvement. « C’était un moment surréaliste, sourit Jérôme Niay, ingénieur en agroalimentaire qui a orchestré la pisserie de Rennes en juin 2019. Vivre ensemble ce moment incongru et ensuite partager le petit-déjeuner, cela crée des liens forts et durables. » Toutes les personnes qui sont venues ce samedi matin de 2019 se sont revues cinq mois plus tard pour déposer d’un bloc leur plainte au tribunal de Rennes« Maintenant, on attend le procès, qui n’est pas encore prévu. » Il faudra en effet être patient, probablement compter des années. « Avec mon travail, dit l’ingénieur en agroalimentaire, j’ai l’habitude de travailler sur des dossiers pendant trois ou cinq ans, la durée de la campagne ne me faisait pas peur. »

« Tout le monde était imprégné de glyphosate »

En Bretagne, une association dédiée aux collectes d’urine a été créée : les Pisseurs involontaires de glyphosate, les Pig, allusion aux nombreux élevages porcins de la région. Ensuite, chaque territoire a pu créer sa propre association pour gérer les flux d’argent. Chaque participant a déboursé 90 euros pour l’analyse d’urine, 135 avec le dépôt de plainte.

Patrick Chatelet, par exemple, a ainsi pu organiser une collecte dans la salle polyvalente de Dolo, dans la campagne des Côtes-d’Armor : « Les gens te donnent de l’argent et attendent des résultats concrets. Il fallait assurer. »

Patrick Chatelet attend beaucoup du futur procès pour mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et atteinte à l’environnement. © Julie Lallouët-Geffroy/Reporterre

Au moment de prendre sa retraite en 2018, Patrick s’est installé à Plédéliac, près de Lamballe. Déjà engagé à Greenpeace lorsqu’il vivait à Dunkerque, où il était « plus impliqué dans les actions que dans le suivi des dossiers », il a voulu rendre utile son temps disponible : « Je ne voulais pas rester inactif. » Un ami lui a parlé de la pisserie de Pontivy, la première de Bretagne en février 2019, qui a servi de test et formé les référents locaux sur le protocole à suivre. « Je pensais y aller pour prendre des infos et les transmettre ensuite à quelqu’un d’autre. » Finalement, Patrick s’est impliqué plus que prévu, « ça m’a bien pris la tête », sourit-il.

Pas très loin de chez lui, Laëtitia Rouxel, elle, s’est chargée de mettre en place une collecte à Dinan, en juin 2019. « C’était stressant, il y avait un huissier, il fallait bien respecter le protocole. » Peu de temps après, les résultats d’analyse sont arrivés et il a fallu les envoyer aux participants. « Pour notre collecte à Dinan, le taux de glyphosate allait de 0,50 à 2,50 ng/ml d’urine », se souvient Laëtitia. Encore bien au-dessus du seuil de 0,1 ng/ml autorisé pour les résidus toxiques agricoles dans l’eau potable. « C’est un jeune homme de 15 ans qui a eu le taux de 2,50 ng/ml. Ça l’a bousculé, il était en colère. Moi, j’ai failli faire tester ma fille qui avait 2 ans et demi à l’époque. J’ai renoncé, j’avais peur que ça me secoue trop. »

Et puis il y a eu les dépôts de plainte : « On est allés au tribunal de Saint-Malo presqu’un an après, c’était long, mais ce sont des étapes qui structurent le groupe. »

Une mobilisation des Pisseurs involontaires de glyphosate en avril 2020. © Pig Bzh

Habituée aux pétitions, manifestations et actions spectaculaires, Laëtitia a eu vent de la Campagne Glyphosate en voyant une affiche dans les toilettes d’un salon bio. Le lieu idéal pour faire la promotion des pisseries. « J’ai trouvé que c’était une super idée, qu’aller en justice pouvait être efficace. » Elle espère que « cette future action judiciaire aura l’effet d’un bulldozer ».

À Rennes, Jérôme Niay en est également convaincu : « En allant sur le terrain juridique, on enlève le caractère émotionnel de la contamination. On pose les éléments du débat avec des faits objectifs et scientifiques. » Patrick Chatelet, de Plédéliac, espère aussi beaucoup du procès dont la date se fait attendre. Tout comme Isabelle Georges, qui s’occupe de la coordination à l’échelle de la Bretagne. Pour elle, cette action judiciaire « est du concret. On provoque le changement, on ne le réclame pas ». Durant deux ans, elle a passé des soirées à composer une carte recensant les pisseurs bretons, avec « un point par personne ». Un travail minutieux « qui permet de se rendre compte qu’on est loin d’être seul ». De se rendre compte, aussi, de l’ampleur du problème : « Nous avons démontré que tout le monde était imprégné de glyphosate. On le voit dans les urines. »

Les Pisseurs involontaires de glyphosate affichant la concentration de l’herbicide présente dans leurs urines, en 2018. © Julie Lallouët-Geffroy/Reporterre

Près de 5 000 plaintes déposées

En Bretagne, 26 pisseries ont été organisées depuis 2018, 800 prélèvements effectués et 708 plaintes déposées. En France, 175 pisseries ont été mises en place dans 63 départements, 6 848 prélèvements d’urine ont été effectués (dont 6 796 ont pu être analysés) et près de 5 000 plaintes déposées. 800 autres sont encore à déposer avant d’engager tous ensemble le procès.

Et pourtant, les 6 796 pisseurs, dont l’âge moyen est de 51 ans, ne sont pas représentatifs de la population française. La plupart d’entre eux vivent en zone rurale, font du sport, fument peu et 20 % se déclarent végétariens. La moitié de la cohorte mange largement bio, et lorsqu’elle consomme de la bière, du vin ou un jus de fruits, il est bio plus de la moitié du temps. « Il est à craindre que les résultats sur l’ensemble de la population française soient beaucoup plus inquiétants », s’interroge ainsi la Campagne Glyphosate dans son rapport.

PESTICIDES – Le tribunal de Foix reconnaît l’état de nécessité et relaxe les militants !

Lien vers le jugement.

le mercredi 02 juin 2021 à 15h44

La décision a été rendue à l’audience hier, 21 prévenus ayant peinturluré les étiquettes de bidons de pesticides à base de glyphosate ont tous été relaxés. Cette décision était, en soi, déjà exceptionnelle.

Nous avons reçu aujourd’hui le jugement du Tribunal correctionnel de Foix et la motivation de cette relaxe est tout aussi exceptionnelle.

Après avoir constaté que les dangers de certains produit pesticides étaient établis, notamment ceux à base de glyphosate, le Président du Tribunal précise que la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) dans son arrêt du premier octobre 2019 relève l’impérative nécessité de prendre en compte des effets cocktails internes aux produits commercialisés, ce qui n’est pas suffisamment le cas aujourd’hui. Le Tribunal relève que l’arrêt de la CJUE du premier octobre 2019 permet de déduire la sous-évaluation des risques des produits en cause « cancérigènes probables ». C’est cette sous-évaluation qui a permis à l’EFSA de conclure à l’absence de toxicité du glyphosate alors que le CIRC (OMS) a conclu l’inverse. Le juge relève que les victimes américaines ont démontré que leurs maladies étaient liées non pas au glyphosate mais au RounUp dont la toxicité était plus importante du fait de l’interaction de la substance active avec d’autres substances (les coformulants) présentes au sein de cet herbicide.

Le Tribunal poursuit en indiquant que le problème de santé publique est certain, que l’utilisation massive de produits phytopharmaceutiques constitue un enjeu majeur de santé publique tant pour les applicateurs et leurs familles que pour les riverains et la population en général à travers les modes de contamination par l’air, l’eau, le sol et l’alimentation.

Le Tribunal conclu en indiquant que « face à ce danger, cette action nécessaire visant à informer la population ainsi que les responsables des magasins en cause, face à ce danger particulièrement insidieux, répond à l’exigence de proportionnalité exigée par la notion d’état de nécessité » Les prévenus sont donc relaxés…

Nous tenons à remercier l’ensemble des témoins, scientifiques, médecins, agriculteurs, militants qui travaillent avec nous au quotidien pour informer et mettre en avant ces problématiques. Nous saluons la décision du Tribunal qui, nous n’en doutons pas, va avoir un écho considérable pour faire évoluer la législation et les pratiques.

jugement correctionnel Foix relaxe 01-06-21-anonyme

Me Guillaume TUMERELLE, avocat à Montélimar, Drôme, droit de l’environnement, droit rural.

Aude DESAINT, expert environnement au cabinet TUMERELLE.

Macron fossoyeur des paysans et de la bio-diversité pour la nouvelle PAC(politique agricole commune)

Emmanuel Macron à « Zadig » : « J’aime le Lot, Figeac, Cahors ​raconte-t-il, où il retrouve « une forme de ruralité heureuse » (source Zadig 26 mai 2021)

Macron est bien le fossoyeur de ces paysans/nes et de cette ruralité qui se meurt de jour en jour.

Les suites de l’action à Paris du 27 mai

Macron violence façon république bananière et délinquance d’état !!     

Depuis plus d’un an l’état et ses gouvernements sont hors la loi par rapport au Conseil d’Etat et à la CJUE(cour de justice européenne), pas grave on change la loi = + d’empoisonnement des sols, air et ressources en eau potable (pesticides/OGM) etc..  sans oublier la population.

Un état écocidaire qui se disait écolo : écoutez ce que je dis et ne regardez pas ce que je fais.

Dernièrement notre président se raconte dans « Zadig » avec un lyrisme dégoulinant sur le monde paysan et ses paysages en sursis.

Une interview fleuve pleine de démagogie ou il se présente comme un défendeur de  « la ruralité heureuse »  alors qu’au même moment il méprise, bastonne(au sens propre) et enterre cette « ruralité heureuse » avec une PAC dédiée à 90% à l’agro-industrie(mesuré à la louche sans l’algorithmique du pouvoir) .

Une politique « tête de gondole », c’est à dire sans aucune ambition ni vision à long terme, comme ses prédécesseurs.

A la moindre contestation populaire. C’est le régime de la peur pour tous 

On oubliera pas les nombreux blessés parmi les paysans qui tout en affirmant leur non-violence ont été molestés, gazés et certains violemment projetés à terre. Quelques petites plaies à la tête et de nombreux hématomes souvent pour les plus âgés, les femmes et pour un transplanté qui avait montré sa carte et ses cicatrices afin de ne pas subir de violence. Le lendemain les corps meurtris se réveillent, pas d’ITT pour eux

Déni constant de démocratie ou un ministre de l’intérieur défile avec ses policiers , inadmissible car ce n’est pas sa place.

Lorsque la FNSEA manifeste c’est les pouvoirs publics qui ont peur, pas de répression et souvent beaucoup de casse et peu d’amendes !

Depuis Castaner ils sont même protégés par une unité de gendarmerie spéciale CELLULE  DEMETER crée pour les défendre contre l’Agrobashing !

Demeter : manipulation du mot volé à la déesse des moissons(grecque) et à une marque de la biodynamie qui a presque 100 ans .

Ils ont même un ministre FNSEA/Lambertiste et non trostkyste .. humour, bof ..

Pourtant beaucoup de suicides et maladies(suite à l’utilisation massive de produits phytosanitaires) chez les exploitants agricole de la FNSEA (qui « exploitent » la terre), premières victimes sanitaires de cette folie prescrite par leur direction aux ordres des multinationales agro-chimiques et semencières.

Un dispositif répressif impressionnant a été mis en place pour une action non-violente. Au moins 250 policiers/CRS, brigade motocycliste etc.. pour à peine 200 paysans pacifiques. Des ordres contraires au sein de la police qui ont aboutis à des violences incontrôlées envers les paysannes et paysans.

Malgré nos demandes, aucun responsable des forces de l’ordre avec qui dialoguer et des ordres contradictoires d’un sbire de la préfecture. La situation a montré un commandement défaillant voir incompétent.

Au début des gazages, placés en première ligne, des très jeunes policiers à peine formés ont chialés comme tout le monde, refusant même notre sérum physiologique …

Ce sont pour la majorité des gamines et des gamins (avec des regards vides et apeurés) qui ne savent pas tous se servir de leur bouclier.

Pas grave, on leur apprend sur place !

 Dès 18 h quand les molestés/évacués de l’intérieur ont été tous regroupés, ils ont lâchés les « chiens casqués » avec une 1ère ligne plus déterminée que jamais et une 2èmeligne avec matraque et gaz.

Cette 2ème ligne servait aussi à provoquer notre violence afin d’avoir un alibi qui justifie leur violence criminelle et mortifère.

A la fin, après plusieurs encerclements, nous étions environ 150 entassés debout ou assis à quatre au 1m2 le long d’une façade pendant plus d’une heure et demi avant l’extraction 1 par 1 pour les contrôles d’identité et les amendes de 135€.

Bonjour le confinement, après l’enfermement chez soi voilà l’enfermement dehors !

En off, quelques confidences de policiers qui avouent que tout en obéissant aux ordres ils s’excusent, n’approuvant pas les décisions prises et les amendes retenues, conseillant même pour l’une d’entre nous de la contester.

Si certains peuvent nous manipuler d’autres étaient vraiment sincères.

Il s’agit bien d’un terrorisme d’état qui s’attaque aux plus faibles physiquement et aux plus bas salaires aussi(voir article Reporterre). De nombreux paysans sont partis le matin très tôt venant de Bretagne, des Alpes des Pyrénées etc.. à leurs frais pour repartir le soir même.

Certains qui venaient pour la 1ère fois dans un évènement revendicatif sont traumatisés par cette répression aveugle de l’autocrate Macron.


LIENS ARTICLE REPORTERRE ET SUR LA VIDEO DE LOOPSIDER EN DIRECT AVEC LES PAYSANS

https://reporterre.net/Il-y-a-urgence-A-Paris-150-paysans-denoncent-une-PAC-qui-detruit-l-emploi-paysan?fbclid=IwAR2i_G7iQzi9q9J1VCP6Vgc6ZM1zpfT-qU3UdwlFmTrk8KgRJQnChHBME8c

Loopsider était en direct.

MAIS SUR FACE DE BOUC ET LE LIEN NE MARCHE PAS SUR LE BLOG, DESOLE !!

7 mai, 14:23  · Direct : Action des agriculteurs de la Confédération paysanne à Paris.…150 paysan-nes nassé-es devant Pôle Emploi, faites circuler !!

0h1’10 » -la députée bousculée

1h50′- itw de paysans et paysanne lotois + à 2h32′

3h20’/36’et 44′- violences et gazages

La presse aux ordres de « la voix de son maître » retiendra :

« Un policier soit-disant blessé par un jet de projectile » que personne n’a vu, médias compris, ni les RG(renseignements généraux) qui ont tout filmé dont les gazages toxiques injustifiés.

Et aussi on retiendra « la poussée violente dans le dos qui fait tomber brutalement  au sol la député LFI de l’ariège… mais elle aussi elle a repoussée un policier ! »

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Bénédicte Taurine

@BenedictTaurine

Voilà la réaction à notre occupation pacifique pour faire entendre une ‪#PACSociale  et une ‪#PACPourlEmploi, on y voit clairement comment nous avons été violentés en dehors de toute proportion et justification. Ceinte de mon écharpe, j’ai été projetée au sol.

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PAS D’INFOS DANS LES GROS MEDIAS ,TROP ABSORBES PAR LES DEPLACEMENTS DU PRESIDENT FRANÇAIS DEJA EN CAMPAGNE …

POUR MARQUER L’HISTOIRE, UNE PETITE CURE DE JOUVENCE ET MEA-CULPA MINIMALISTE SUR LES HORREURS DU COLONIALISME …

C’EST PLUS GLAMOUR QUE LA POLITIQUE INTERIEURE ET LA PAUVRETE DES PLUS DEMUNIS QUI S’AGGRAVE DANGEUREUSEMENT… POUR EUX PAS DE MILLIARDS DEBLOQUES, UNE PETITE PIECE ET ENCORE ..

LES PAYSANS/NES QUI ARRIVENT ENCORE  A NOUS FAIRE BIEN MANGER, ON S’EN FOUT !!

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– Parmi les rangs des CRS, certains s’inquiètent de ce terrorisme étatique

Tweet épinglé  Référent CRS VIGI MI. Gardien de la Paix

CRS – VIGI

@VIGIMI_CRS_SE

Un POLICIER qui projette violemment au sol une une femme inoffensive, une députée de la République. Quelle HONTE pour la Police, quelle HONTE pour la France! De tels gestes sont INDIGNES de la Police!

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Trop vague, peu ambitieux : le plan national santé environnement ne convainc pas

(source: Reporterre/Margaux Otter 14 mai 2021)

https://reporterre.net/Trop-vague-peu-ambitieux-le-plan-national-sante-environnement-ne-convainc-pas

Un nouveau plan national santé environnement, qui vise à réduire les risques sanitaires liés à la dégradation de l’environnement, a été publié le 7 mai. Pas d’objectifs chiffrés, pas de mesures concrètes, peu d’argent pour la prévention… « C’est cohérent avec le refus d’action ambitieuse de ce gouvernement », taclent les associations.

Le gouvernement a publié vendredi 7 mai son quatrième Plan national santé environnement (PNSE), qui couvre la période 2021-2025. Information sur les bons gestes à adopter, réduction des expositions environnementales affectant la santé humaine et celle des écosystèmes ou encore territorialisation des enjeux de santé environnementale : ce plan regroupe un ensemble d’actions visant à prévenir et réduire les risques sanitaires liés à la dégradation de l’environnement. « La crise du Covid a souligné le lien entre santé et environnement : 75 % des nouvelles maladies infectieuses sont d’origine animale, a assuré lors d’un point presse jeudi 6 mai le ministère de la Transition écologique. Nous avons pris un temps supplémentaire dans la préparation du PNSE 4 pour prendre en compte les retours d’expérience de la crise du Covid. »

Concrètement, ce nouveau PNSE se décompose en vingt actions allant de l’identification des substances dangereuses dans l’alimentation ou les objets du quotidien à la surveillance de la santé de la faune animale pour prévenir les « zoonoses » — les maladies se transmettant des animaux à l’humain. Il propose également un volet de prévention et de formation aux risques environnementaux. Parmi les mesures proposées : la création d’un « toxiscore » pour les produits ménagers ou encore l’interdiction des lumières bleues les plus dangereuses dans les jouets pour enfants d’ici 2022. « Barbara Pompili [la ministre de la Transition écologique] va annoncer la pérennisation de l’expérimentation de la surveillance de 75 pesticides dans l’air dès septembre 2021 », a par ailleurs indiqué le ministère.

« La prévention représente seulement 1 % du budget total de la santé »

L’enjeu est de taille : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 14 % de la mortalité en France est due à des causes environnementales. Cela représente environ 84 000 morts par an. Au-delà des décès, les atteintes à l’environnement sont à l’origine de nombreuses pathologies chroniques. Pour les associations, le PNSE n’est pas à la hauteur de ces chiffres. « La santé environnementale a toujours été le parent pauvre de la santé. Dans l’esprit de nos gouvernants, politique de santé équivaut à politique de soin. La prévention représente seulement 1 % du budget total de la santé. Et le dépistage, 0,5 %, regrette Alain Chabrolle, vice-président de France Nature Environnement (FNE). Les conséquences sont dramatiques et le coût de l’inaction colossal. »Pour François Veillerette, porte-parole de l’association Générations futures, c’est « un effet d’annonce, un coup de com’. Globalement le plan n’est pas à la hauteur des enjeux ».

Avec ce quatrième plan, les ministères de la Santé et de la Transition écologique souhaitent s’engager dans « une approche intégrée et unifiée de la santé publique, animale et environnementale autour du concept “un monde, une santé” [1] ». Un concept qu’approuve, sur le papier, François Veillerette, sauf qu’« il n’y a ni chiffres ni mesures concrètes. C’est vide ».Des militants écologistes réunis le 9 mars 2021 devant le Conseil d’État pour protester contre la réintroduction des néonicotinoïdes. 

Le militant regrette également « l’incohérence » de cette approche avec les récentes réintroductions de néonicotinoïdes ou avec les velléités d’assouplissement de la législation relative aux « nouveaux OGM » par le gouvernement. « Finalement, c’est cohérent avec le refus d’action ambitieuse de ce gouvernement », résume-t-il.

Autre point négatif : les associations regrettent que ce PNSE attache autant d’importance à la modification des comportements individuels. « Les citoyens sont acteurs de leur santé, certes. Mais il ne faut pas oublier qu’une grande partie de l’exposition aux pollutions vient de notre modèle économique », dit Alain Chabrolle, de FNE. Le plan comporte en effet de nombreuses mesures d’informations aux citoyens. « Cela ne résoudra pas le problème. Il faut que ça passe par de la réglementation », dit François Veillerette.

« Il n’y a rien sur la lutte contre les perturbateurs endocriniens »

Aux mesures très conceptuelles du PNSE, le porte-parole de Générations futures préfère les exemples concrets : « Il n’y a rien sur la lutte contre les perturbateurs endocriniens, alors que ça aurait toute sa place. De même, le déploiement de la 5G n’est pas questionné. On n’a aucune donnée sur les nanoparticules. Finalement, ce sont toujours les mêmes objectifs qui sont annoncés depuis quatorze ans. » Sophie Pelletier, présidente de l’association Pour rassembler, informer et agir sur les risques liés aux technologies électromagnétiques (Priartem) regrette quant à elle qu’aucune mesure ne prenne en compte l’hypersensibilité chimique et électromagnétique, pourtant évoquée dans le PNSE 3.

Les associations s’inquiétaient aussi de l’absence d’éléments budgétaires. Lors d’un point presse, le ministère de la Transition écologique a confirmé que l’enveloppe serait de 90 millions d’euros. Une réponse au « manque de moyens financiers et humains criants » du PNSE 3, pointé fin 2018 par le service d’inspection du ministère. Cinquante millions d’euros seront alloués à la recherche sur les pathogènes émergents transmissibles de l’animal à l’humain. Les 40 millions restants serviront à la recherche sur les conséquences des facteurs environnementaux sur la santé. Un budget « largement insuffisant »pour Nicolas Namur, du Réseau Environnement Santé. En septembre 2020, lors de son audition par la Commission d’enquête parlementaire sur les politiques publiques de santé environnementale, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a en effet estimé que le coût de la pollution de l’air, la pollution sonore et la pollution par les perturbateurs endocriniens représentaient 180 milliards d’euros, soit 7,8 % du [PIB|Produit intérieur brut] français.

En plus de cette enveloppe, le ministère de la Transition écologique a annoncé le déblocage de 40 millions d’euros pour la dépollution des sols industriels et 5 millions d’euros pour améliorer la qualité de l’air dans les logements.

Le plan comporte aussi des « mesures importantes » et bénéfiques

Les associations reconnaissent cependant quelques avancées par rapport au précédent plan. « Tout n’est pas à jeter », dit François Veillerette. Lylian Le Goff, médecin et membre de FNE, se félicite par exemple de la territorialisation des politiques de santé environnementale. Une mesure importante, qui devrait permettre la mise en place de politiques au niveau des communes et des métropoles. Alain Chabrolle estime pour sa part que le premier axe du PNSEsur l’éducation et la formation est « un levier prioritaire, mais qui n’avance pas aussi vite qu’il le faudrait ».

Le ministère a annoncé l’allocation d’un million d’euros pour la création d’une plateforme « Green data for health », une base de données permettant de croiser les données de santé et les données environnementales « pour faire un lien entre les facteurs environnementaux comme la pollution et les maladies »« Ça peut être un vrai progrès », dit François Veillerette, qui reste prudent : « J’aimerais que ces données soient en open data [des données dont l’accès et l’usage sont libres]. On verra jusqu’où ira la transparence. »

Ce Dimanche 9 Mai près de 160 marches en France Pour «clamer le désaveu généralisé de cette loi Climat » et dans le Lot à 10h devant le méthaniseur de Gramat et 14h à Cahors devant la statue Gambetta

DIMANCHE À 10:00

9 mai, la Marche d’Après !

Bioquercy, Z.I le Périé, 46500 Gramat

Rassemblement Loi climat – La Marche d’après

La Confédération Paysanne du Lot, le Collectif National Vigilance Méthanisation canal historique, Vigilance OGM 46, et le GADEL – Groupement d’Alerte et de Défense de l’Environnement du Lot appellent à

un rassemblement JOYEUX ET DÉTERMINÉ,
et invitent tous-tes les citoyen-nes à venir semer et planter,
DIMANCHE 9 MAI, à 10H00 devant le méthaniseur de Gramat

Alors que les débats sur la loi Climat et Résilience viennent de prendre fin à l’Assemblée nationale, nous constatons que le texte, déjà initialement bien en deçà de ce qu’il faudrait pour atteindre les objectifs de réductions des émissions de gaz à effet-de-serre que la France s’est fixés, a encore été raboté par les députés. Malgré l’ambition affichée de « grand texte du quinquennat » et après à peine deux semaines de débats dans l’Hémicycle, cette loi ne sera de toute évidence pas à la hauteur de l’amorce du plan de changement systémique fourni par les 150 de la Convention citoyenne pour le climat (CCC), et encore moins à la hauteur de l’urgence climatique. Le gouvernement avait pourtant l’opportunité de marquer un véritable tournant dans sa politique pour que la France traduise enfin en mesures concrètes son engagement pris lors de l’Accord de Paris en 2015. Force est de reconnaître que le travail de sape des lobbies a porté ses fruits.


Alors le dimanche 9 mai, nous nous retrouverons une nouvelle fois dans la rue partout en France. Nous marcherons pour clamer le désaveu généralisé de cette loi Climat et Résilience et la trahison de la promesse faite par Emmanuel Macron au processus démocratique de la CCC. Nous marcherons pour dénoncer le pouvoir laissé aux lobbies qui condamnent nos vies en toute impunité. Le dimanche 9 mai, nous marcherons car nous n’avons plus le choix face à ce gouvernement qui demeure éternellement sourd. Nous marcherons, ensemble, dans la joie et avec détermination. Car, si Emmanuel Macron avance à rebours de l’Histoire, nous sommes déjà en train de construire l’après.


La Confédération Paysanne du Lot, le Collectif National Vigilance Méthanisation (CNVM-ch), Vigilance OGM 46, et le Groupement d’Alerte et de Défense de l’Environnement du Lot (GADEL) appellent à un rassemblement JOYEUX ET DÉTERMINÉ, et invitent tous-tes les citoyen-nes à venir semer et planter, DIMANCHE 9 MAI, A 10H00 DEVANT LE MÉTHANISEUR DE GRAMAT Pour EXIGER :
– Une vraie loi climat à la hauteur de l’urgence climatique et sociale
– Une nouvelle Politique Agricole Commune, pour des paysan-nes nombreux et pour une véritable transition écologique de l’agriculture
– Un moratoire sur la méthanisation industrielle

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Le 9 mai, près de 160 marches en France pour « clamer le désaveu généralisé de cette loi Climat »

(source : Alexandre-Reza Kokabi (Reporterre) – 7 mai 2021

Après l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi Climat, plus de 660 organisations appellent à manifester dimanche 9 mai dans toute la France pour « clamer le désaveu généralisé » de cette loi. Près de 160 marches sont prévues.

« Cette loi devient le symbole du crash de la politique climatique d’Emmanuel Macron. » L’appel signé par plus de 660 organisations est sans équivoque. Après l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi Climat et résilience, vanté par la majorité comme un « marqueur du quinquennat », la société civile s’estime « trahie » par le manque d’ambition du texte. Elle compte exprimer sa colère ce dimanche 9 mai, dans la rue, et exiger une loi de « rupture ». Toulouse, Lyon, Caen, Orléans… Près de 160 marches se tiendront dans toute la France.

« La loi Climat est une trahison du gouvernement par rapport aux propositions de la Convention citoyenne pour le climat », a déclaré Gabriel Mazzolini, des Amis de la Terre, lors d’une conférence de presse organisée le jeudi 6 mai à La Base, à Paris. « En l’état, la loi est déjà obsolète. C’est un rendez-vous raté avec le climat, la démocratie et la justice sociale », selon Meike Fink, du Réseau Action Climat, lors de la même conférence de presse.

Les organisations déplorent notamment que 21 % des amendements aient été jugés irrecevables. « Le débat a été verrouillé par la majorité ! » a poursuivi Meike Fink, « cette loi n’est pas le texte de rupture qui était nécessaire ». Par exemple, malgré l’affichage de l’interdiction des extensions d’aéroports, aucun des projets actuellement en débat n’est concerné, seules une à trois lignes aériennes intérieures fermeront, et l’objectif concernant la fin de vente des véhicules polluants ne concerne au final que 1 à 3 % des véhicules mis sur le marché.

« On ne peut pas continuer d’aller dans le mur »

« Le gouvernement n’a pas respecté sa promesse de transmettre “sans filtre” nos propositions, a regretté Patricia, membre des 150 de la Convention citoyenne pour le climat. C’est dommage, parce que c’était une expérience magnifique de démocratie participative, qui allait dans l’esprit d’une baisse importante des émissions de gaz à effet de serre et de justice sociale. »Dimanche, elle sera à la manifestation parisienne, « parce qu’on ne peut pas continuer d’aller dans le mur en se faisant endormir par de belles paroles ». Une référence à la communication dithyrambique du gouvernement sur le texte.

« Une nouvelle fois, cette loi montre la nocivité du gouvernement Macron sur la justice sociale : il fait le choix actif de protéger les multinationales et les riches, et dissimule son inaptitude à faire de l’écologie en faisant croire qu’écologie et social ne sont pas compatibles », a dit Manon Castagné, qui représentait le collectif Plus jamais ça !, qui a mené le 28 avril une action de sauvetage de la Chapelle-Darblay, dernière papeterie française à produire du papier 100 % recyclé.

Composé d’organisations syndicales, associatives et environnementales, qui luttent pour « reconstruire un futur écologique, féministe et social, en rupture avec les politiques menées jusque-là et le désordre néolibéral », ce collectif sera mis à l’honneur à l’avant du cortège parisien, dont le départ est prévu à 14 heures sur la place de la République, pour rejoindre Bastille. Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, pourrait être présent, selon les organisateurs.

Élodie Nace, porte-parole d’Alternatiba, s’est réjouie de ces « alliances », dans la perspective « de dénoncer une loi qui n’est pas à la hauteur des enjeux, mais aussi pour construire l’après ». Le texte est attendu au Sénat dans le courant de juin. « Les sénateurs doivent envoyer un message fort au gouvernement », a exhorté Meike Fink.

Les « NBT » : des OGM qui ne disent pas leur nom ?

Les « NBT » : des OGM qui ne disent pas leur nom ?

(source : 6 Mai 2021/Agence Française de Developpement)

Copyright ID4D, https://ideas4development.org/nbt-ogm-solution-climat/

Alors que la productivité agricole et la sécurité alimentaire mondiale sont compromises par le changement climatique, les NBT (new breeding techniques) représentent aux yeux de certains LA solution d’avenir pour répondre à ces défis. Pour d’autres, ces « nouveaux OGM » menacent la biodiversité et les consommateurs.

06 mai 2021 AGRICULTURE INNOVATION & NUMÉRIQUE
Des membres de l’ONG environnementale Greenpeace France
 devant le ministère français de la Transition écologique à Paris le 26 avril 2021,
pour demander au gouvernement une réglementation de tous les nouveaux OGM.
(Photo par GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

 

Les NBT, plus communément appelées « les nouveaux OGM », sont une technique récente de sélection génomique. Il ne s’agit plus d’implanter des gènes d’espèces étrangères dans un végétal (transgénèse) mais d’en éditer directement l’ADN pour faire de la sélection accélérée (mutagenèse). Avec les NBT, on vient en fait modifier un gène déjà présent dans la plante. Ce qui, pour ses défenseurs, revient à dire qu’il ne s’agit pas à proprement parler de modification génétique. Le ministre français de l’agriculture, Julien Denormandie, ne dit pas autre chose : « une plante issue des NBT est une plante qui, un jour donné, dans un endroit donné du globe, aurait pu apparaître ou être développée par des méthodes classiques de sélection variétale… »

 L’une des techniques de mutagenèse les plus connues est Crispr-Cas9, distinguée par le prix Nobel de chimie en 2020. Les possibilités qui lui sont associées sont légion : des cultures plus résistantes aux herbicides et aux maladies, des tomates plus sucrées, du soja contenant moins d’acides gras, etc. Par rapport aux « anciens OGM », les NBT seraient aussi beaucoup moins onéreux, plus rapides et bien plus efficaces, permettant d’obtenir de nouvelles variétés plus rapidement et de diminuer les coûts pour les agriculteurs.

   Le génie génétique au défi du réchauffement climatique

Argument phare des promoteurs de cette technique : elle pourrait rendre les cultures moins consommatrices en eau et donc plus adaptées à la situation climatique. De là à les dire plus durables, il n’y a qu’un pas. Pour le président du Groupement national interprofessionnel des semences, François Desprez, « l’accompagnement de la transition écologique serait plus compliqué, plus lent, moins vigoureux [sans] utiliser la mutagenèse et les NBT ».

 A LIRE AUSSI :  L’agroécologie, le sillon vers un avenir durable ?   Partout en Europe, industriels et politiques de tous bords poussent pour une réglementation plus moderne de ces nouveaux OGM. En Allemagne, plus de 20 membres du parti des Verts ont signé en 2020 une tribune pro-NBT. Selon eux, face aux défis du changement climatique, il est impossible d’ignorer les nouvelles technologies.

 La Commission européenne entrouvre la porte aux NBT

En février 2020, le Conseil d’État français indiquait qu’il fallait inclure les NBT dans la réglementation OGM : jusque-là, ils échappaient en effet aux règles strictes appliquées aux OGM et avaient donc commencé à proliférer. Une décision qui a notamment affecté des variétés de colza et de tournesol tolérantes aux herbicides. Au moment du jugement, celles-ci représentaient déjà respectivement 20 à 30 % de la surface plantée en graines de tournesol et 2 à 5 % de la surface plantée en colza. Mais dans un rapport qui vient de paraître (le 29 avril 2021), la Commission européenne a émis un avis favorable à l’utilisation des NBT. Selon ce rapport, la réglementation de 2001 qui encadre les OGM n’est pas adaptée aux nouvelles techniques de sélection variétale. Toutefois, la Commission souligne que des questions se posent sur la coexistence de ces NBT avec l’agriculture biologique et sans OGM, notamment sur l’inter-perméabilité entre ces deux approches et cultures. Cette interrogation, liée en grande partie à la non-traçabilité des produits issus des NBT, renvoie à un autre sujet de préoccupation : l’étiquetage et le droit des consommateurs à l’information et à la liberté de choix.

   Liberté, biodiversité, santé :

la société civile veille Les ONG sont vent debout pour alerter sur les menaces que cachent, selon elles, les NBT. Greenpeace retourne ainsi l’un des arguments phares des pro-NBT, qui invitent à se focaliser sur le résultat (une plante qui présente zéro trace d’intervention humaine après modification génétique) plutôt que sur la technique : « C’est justement la technique qui engendre le risque d’erreurs génétiques, indépendamment de l’introduction ou non d’un gène étranger. », affirme l’ONG. Christophe Noisette, de l’association Inf’OGM, prolonge le raisonnement : « S’il en faut [du temps] pour qu’une plante s’adapte à un champ, il faudra prendre ce temps. Parce que les variétés qui se sont configurées sur plusieurs générations ont une plus forte résilience. Les plantes issues d’une accélération du temps ont besoin de « béquilles chimiques » et ne nous aider[ont] pas à lutter contre le changement climatique ».

 Les avantages relatifs au développement durable avancés par les défenseurs des NBT ne font donc pas l’unanimité. Les ONG appellent à prendre le temps de l’étude et à ne pas jouer aux apprentis sorciers : « L’impact des organismes produits par ces nouvelles techniques sur notre environnement et sur notre santé est méconnu  », avance ainsi Greenpeace. Sans parler des inquiétudes liées à la non-traçabilité et à la désinformation des consommateurs finaux si les produits issus des NBT ne sont pas encadrés comme les OGM.

Enfin, ces « nouveaux OGM » posent la question du brevetage du vivant. Les semences produites grâce au génie génétique sont brevetables puisqu’elles relèvent d’une invention du semencier. Les principales industries agrochimiques, comme Syngenta, BASF ou Monsanto, ont déjà enregistré des dizaines de demandes de brevets auprès de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) pour des semences obtenues grâce aux NBT, selon un rapport de l’ONG TestBiotech.

La préemption de ce nouveau marché par ces géants n’est pas pour rassurer les détracteurs de organismes modifiés nouvelle génération. Perte massive de biodiversité, dépendance extrême des agriculteurs… Les dérives des pratiques commerciales de ces acteurs industriels sont déjà relativement connues du grand public.

– Copyright ID4D, https://ideas4development.org/nbt-ogm-solution-climat/

Méthanisation : de nombreux accidents en France .. et dans le Lot on construit des merdodromes à la chaîne !

RAPPEL à notre PREFET pour son Non Respect du droit  sur la Loi Constitutionnelle n°2005-205

Selon la Charte de l’environnement de 2004,

 la LOI constitutionnelle n° 2005-205 du 1er mars 2005 relative à la Charte de l’environnement (JORF n°0051 du 2 mars 2005 page 3697) stipule que :

Article 1er. Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Article 2. Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.

Article 3. Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.

Article 4. Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi.

LE PREFET DOIT AUSSI PROTEGER NOTRE SANTE .

IL A CETTE RESPONSABILITE …

EN AUTORISANT LA CONSTRUCTION DE TOUS CES METHANISEURS, SANS CONCERTATION NI ETUDE ENVIRONNEMENTALE SERIEUSE, LA PREFECTURE EST LE COMPLICE ACTIF DE L’ EMPOISONNEMENT DES LOTOIS, DE L’ EAU POTABLE, DES SOLS ET DE NOTRE AIR.

LA METHANISATION LOTOISE EST CONNUE NATIONALEMENT PAR LE METHANISEUR DE GRAMAT POUR SES NOMBREUX INCIDENTS ET SES DIGESTATS REPANDUS SUR SOL KARSTIQUE (CAUSSE) QUI EMPOISONNENT EN QUELQUES HEURES L’EAU DE NOS RIVIERES SOUTERRAINES .

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Avril 2021/Le Collectif Citoyen Lotois – Membre du CNVM-ch

A l’attention des maires, conseils municipaux, citoyennes et citoyens du Lot

Un méthaniseur en réflexion/ en cours à Cazillac

Labathude

L’implantation du méthaniseur de Labathude, a été choisi (entre autres) sur l’argument d’accessibilité par la route départementale… qu’il était impossible de trouver une autre parcelle….

Lors des travaux d’installation d’une conduite d’eau, spécialement pour l’usine, afin d’y installer une borne à incendie, des travaux d’élargissement de la route ont été réalisés (en partie, un huissier est venu constaté les faits )

Qu’en est-il exactement ? Qui a demandé cet élargissement ? Qui a financé ces travaux ?

Nous soulevons le problème des routes communales depuis longtemps. Elles sont détériorées par les camions de 44 t et aucune compensation , à notre connaissance, n’a été mise en place, comme l’autorise les textes en vigueurs.

Bioquercy

Lundi 12 avril s’est tenu en visioconférence le Comité Local de Suivi de Bioquercy. En attendant le compte rendu de la préfecture, quelques petits points

La cuve de GNL est opérationnelle. Selon Bioquercy le volume pourra monter jusqu’à 15 %.

15 % de quoi ??? Qui va contrôler les volumes de gaz importés et utilisés dans le co-générateur ?

Est ce à dire que ce sera 15 % d’électricité fabriquée en plus et revendue à un tarif subventionné ??

Le fameux bilan carbone annoncé et la baisse des Gaz à Effet de Serre (GES) reste t-il positif ???

Santé

Autre point non clarifié par les préfectures et l’État. Les préfectures délivrent les Autorisation ICPE, mais les maires restent-ils responsables de la santé des habitants ???

Comme le précise l’article L. 1311-2 du code de la Santé Publique, les préfets de département et les maires peuvent compléter, par des arrêtés, les décrets pris par le Conseil d’Etat et pouvant notamment concerner : la salubrité des habitations, l’alimentation en eau destinée à la consommation humaine, le traitement des eaux usées et des déchets, ainsi que la lutte contre les bruits de voisinage et la pollution atmosphérique domestique (Article 1311-1).

En cas de réclamation : l’intervenant s’adresse au maire qui peut traiter le dossier

– En tant que responsable de la commune (pouvoir de police générale) ou dans le cadre de l’application de certains arrêtés municipaux ;

– en tant qu’officier de police judiciaire en application de l’article 8 du code de la santé publique.

Extrait du support de Bioquercy ayant servi à l’enquête publique et qui a servi a validé le projet par la préfecture, en donnant l’autorisation de l’ICPE, rappelant au maire ses obligations.

3.15.1 Etat initial Le site BIOQUERCY, à la date de rédaction du présent dossier, est constitué d’une parcelle agricole. Par conséquent, son état en termes d’hygiène et de salubrité peut être considéré comme nul.

La ville de Gramat est chargée de veiller sur l’hygiène, la salubrité, pour :

-Le maintien de la propreté dans les lieux publics et sur les voiries ;

-Le maintien de conditions d’hygiène et sanitaires décentes pour la population

-La prévention des nuisances sonores.

Avec les pollutions « olfactives » persistantes, qu’en est il ????

Les riverains seraient-ils en droit d’attaqué les maires sur ce sujet???

Qu’en est-il de la santé des travailleurs et riverains de l’usine. A-t-elle été évaluée ???

Dans l’enquête publique, elle n’apparaîtrait nulle part. Est-elle nécessaire ??

extrait de :Afsset • RAPPORT Octobre 2008 « Biogaz » Saisine n° 2006/010

« Concernant le risque chimique : L’étude de composition a permis de confirmer que les constituants principaux du biogaz tels que le méthane et le dioxyde de carbone représentent à eux deux plus de 50 % (pour un gaz de décharge) et jusqu’à 90% (pour un gaz issu de digesteur) de la composition du biogaz brut. Les principaux autres composés sont l’eau, le sulfure d’hydrogène, l’oxygène et l’azote. De plus, environ 250 autres composés chimiques susceptibles d’être présents ont été identifiés dans les différents biogaz. Ces derniers représentent moins de 5% de la composition d’un biogaz brut ; ils appartiennent à différentes grandes familles chimiques telles que la famille des composés organohalogénés, des hydrocarbures aromatiques polycycliques et monocycliques, des métaux, des aldéhydes, des alcanes, des alcools, des cétones, des esters, des alcènes, des composés soufrés et des éthers. Pour les résidus de combustion du biogaz épuré, le GT « biogaz » a mis en évidence plus de 50 composés potentiellement présents et appartenant aux différentes familles chimiques citées ci dessus.

La variabilité de la composition chimique des biogaz dépend de différents paramètres tels que l’origine des intrants » Voir PJ composition Biogaz. (molécules cancérigène avérées)

Pour information il y a des fuites dans tous les méthaniseurs, mais non évalué et non contrôlé.

Immobilier

Après les baisses avérées de l’immobilier à proximité des usines de méthanisation (30%)

La cour de cassation vient de confirmer l’annulation d’une vente d’une maison, au motif que l’extension d’un élevage n’a pas été porté à connaissance de l’acheteur…

on imagine que les futurs acheteurs des terrains constructibles seront informés de la présence de méthaniseur (lotissement de Labathude par exemple)

https://www.capital.fr/immobilier/immobilier-ce-nouveau-motif-pour-annuler-une-vente-en-milieu-rural-1399274

Avec les objectifs fixés par le département, 1GWh pour 2050..,extrait du document rédigé par le département:

Produire 1 000 GWh/an suppose par exemple d’installer 1 700 ha de panneaux photovoltaïques au sol ou de créer 180 méthaniseurs, 1 170 chaufferies bois, 180 éoliennes, 347 000 places de parking avec ombrières, etc.

choisissez bien votre future commune !!!

Accidents mars 2021…. Et ce ne sont que ceux qui nous ont été remontés, bon courage aux riverains!!

le 31/03/2021  « Plus rien sur 5 km »

2 000 m3 de lisier se sont écoulés. Ils proviennent de l’exploitation agricole voisine, sur laquelle se construit une unité de méthanisation.

https://actu.fr/normandie/la-mesniere_61277/2-000-m3-de-lisier-s-ecoulent-dans-un-ruisseau-a-la-mesniere-dans-le-perche_40680215.html

17/03/2021 

Aire sur Adour- Plusieurs centaines de mètres cubes de ce résidu, issu du processus de méthanisation, se sont déversées dans le lac. Des prélèvements sont en cours.

16/03/2021

Les habitants d‘Ussy-sur-Marne ont eu la désagréable surprise de se réveiller avec une forte odeur « d’œufs pourris et d’excréments », provoquant chez certains des maux de tête. (ce site appartient au président de l’AAMF)

Un accident sérieux sur le site de méthanisation O’terres Énergies en activité depuis 2014. En effet, le toit de l’un des digesteurs, c’est-à-dire de l’une des cuves dans laquelle les déchets organiques sont transformés en biogaz et en digestat, s’est ouvert.

https://actu.fr/ile-de-france/ussy-sur-marne_77478/seine-et-marne-d-ou-venait-cette-forte-odeur-de-soufre-sentie-hier-par-les-habitants-d-ussy-sur-marne_40311393.html

3/03/2021

L’incendie mardi dans une usine de biogaz à Grendel (Belgique) a eu des conséquences néfastes pour la rivière Attert, côté luxembourgeois.

http://www.lessentiel.lu/fr/luxembourg/story/l-attert-polluee-par-l-incendie-d-une-usine-de-biogaz-31611949?fbclid=IwAR0iVDu_n13NwvHXOIBnEcnD8I9i57Mk0C9onY8FA09dSvZtQOQMTBf_Q20

Bonne semaine, et bonne réflexion

Le Collectif Citoyen Lotois – Membre du CNVM-ch

Lot. 8 associations s’inquiètent de la méthanisation « à la lotoise » et ses risques pour l’avenir

Huit associations plaident pour la nécessité de préserver les ressources en eau potable et la qualité de l’environnement dans le Lot.

Électricité seule = 40 % du rendement du co générateur. La distance entre effluents et méthaniseur, est en réalité 7,4 km, alors que les épandages à Marcilhac/Célé, au Bastit, St-Jean-Lagineste, Fourmagnac, etc. excèdent largement les 13 km en moyenne. Les élevages industriels « sans terre » font-ils partie de l’agroécologie ? (©DR)

(source « La vie Quercynoise » Rédaction Cahors /Publié le 13 Nov 20 à 19:32 )

« La méthanisation défendue par ceux qui la pratiquent » (ou plutôt la pratiqueront !) Tel est le titre de l’article paru dans la « Vie Quercynoise » du 1er octobre 2020, avec une rassurante photo de famille. Or, celui-ci suscite une vive inquiétude au sein des associations signataires ci-après : Le collectif citoyen lotois, le collectif citoyen du Ségala, Maisons paysannes de France – Lot, la Confédération paysanne du Lot, le GADEL, Espeyroux-environnement, Livernon-Autrement et Le Collectif Scientifique National pour une Méthanisation raisonnée.

« Non à la politique du fait accompli »

« Indépendamment du débat technique, développé ci-dessous, l’article évoqué ci-dessus est révélateur de la très mauvaise qualité de notre démocratie locale : ne pas se préoccuper des conséquences des épandages de digestats sur les sols, l’eau, l’air… en dit long sur le désintérêt porté aux vrais problèmes de l’environnement. Les agri- industriels prennent le prétexte de la transition énergétique pour prospérer, mais ne participent nullement à la lutte contre le réchauffement climatique et se soucient fort peu de la dégradation de notre terroir.

La méthanisation dans le Ségala a fait l’objet de deux séances de communication à Labathude, mais sans concertation véritable avec les autres composantes de la société rurale, alors que les catastrophes liées à la méthanisation se multiplient. La Confédération Paysanne du Lot a demandé un moratoire sur la méthanisation. En parallèle, une étude nationale menée par INRAe devrait confirmer ou non, les craintes concernant les effets nocifs du digestat sur les sols et par extension sur l’eau, la santé humaine et des autres êtres vivants.

Proposition d’une table-ronde

Les signataires rappellent que le fameux « Vivre ensemble » dont se gargarisent si souvent élus locaux et pouvoirs publics est vide de sens, s’il ne crée pas la démocratie locale, aujourd’hui remise en question par la politique du fait accompli.

Le non-respect de l’avis de deux des quatre maires face à ce méthaniseur Multisite en est l’illustration : à Espeyroux, pour le site d’implantation et à Viazac, où le maire a refusé de délivrer le permis de construire au nom de l’intérêt général et des risques encourus.

L’organisation d’une table-ronde médiatisée et ouverte, s’impose. Présidée par une autorité indépendante, elle équilibrera les interventions de tous les acteurs : « agri-méthaniers », habitants, scientifiques et pouvoirs publics. Elle devra limiter les dérives qui pointent leur nez (envol du prix de la paille, plantations dédiées aux méthaniseurs !)

Plutôt que le « toujours plus » repenser le mode de production

La course vers l’énergie dite « verte » n’est que le rebond d’une industrialisation qui profite aux investisseurs en quête de placements, bien avant qu’elle serve notre environnement. Il suffit de parler d’énergie renouvelable et d’économie circulaire pour que les politiques et les pouvoirs publics valident et votent les subventions à ces projets, autrement dit, avec nos deniers, sans informations et esprit critique. En cas de difficultés entrainant l’arrêt des méthaniseurs, comme cela a eu lieu dans le Cantal et ailleurs, les agriculteurs se retrouveront dans l’impasse financière. Au lieu du frénétique « toujours plus », nous encourageons les agriculteurs à repenser leur mode de production pour réduire leur consommation d’énergie et répondre en qualité, aux attentes de leurs concitoyens. Le Lot préservé entrainera un tourisme de qualité, première ressource économique.

Ne nous y trompons pas : Tous les territoires du Lot seront impactés par des projets similaires (ici des méthaniseurs inappropriés, là des éoliennes sans vent, ou une « mer » de 66 ha de panneaux photovoltaïques) si nous, citoyens, n’y prenons garde.

Réponses aux inexactitudes avancées par les 33 exploitants

Quelles sont les études scientifiques qui leur permettent d’affirmer :

– que le compostage est une méthode « moins bonne » que le digestat ? Dans le compost, peu de perte d’azote car transformé en nitrite alors que dans le digestat l’ azote est volatil et libéré lors de l’épandage, sous forme de gaz ammoniac toxique (NH3) et d’ions ammonium, très lessivables.

– qu’ il n’y a pas diminution du carbone du sol. Dans le digesteur, le carbone des fumiers et lisiers devient du méthane (CH4) et ne sera donc plus dans le sol. Pour se multiplier, les micro-organismes du sol ont une « faim en carbone » qu’il vont puiser dans les réserves existantes du sol d’où un appauvrissement en humus (Pr Aurousseau, agronome). Cette hypothèse, confirmée par les microbiologistes, M. et Mme Bourguignon (internationalement reconnus), met en évidence une baisse significative des micro-organismes des sols, après épandage de digestat lotois.

– qu’il n’y a pas de perte de fertilisant (N P K). Cela implique la persistance des antibiotiques, des nettoyants puissants, des métaux lourds (cuivre et le zinc de l’alimentation industrielle) et des germes pathogènes résistants pour l’homme et l’animal !

– qu’il y a peu d’odeurs. Les agriculteurs déplacent les odeurs de leur ferme chez les riverains des méthaniseurs, puisque les plates formes de fumiers sont non couvertes et produisent du CH4. Plus de 150 pollutions olfactives ont été recensées en France. Cette pollution est occultée dans ces dossiers, faute d’études d’impact et des risques sanitaires.

– qu’il y a 99 % de germes pathogènes éliminés : c’est inexact. En effet, l’hygiénisation (T° à 70° pendant 1 heure) n’est pratiquée que sur 4 % des déchets. Les bactéries, virus et parasites se retrouveront dans le digestat puis dans l’eau (comme régulièrement à Cahors du fait de parasites des fumiers et lisiers). De plus, les spores de clostridies (botulisme, gangrène, tétanos,) et d’autres germes, résistent à l’hygiénisation comme l’affirme l’ANSES (voir encadré). Les stockages déportés anaérobies (poches PVC) avec des températures supérieures à 40° et NON brassés, favorisent la prolifération des germes. Ce n’est pas le cas dans les stockages lagunaires non couverts où l’azote se volatilisera. De plus, les pluies entraineront une dilution du digestat, altérant sa composition fertilisante. Les agriculteurs pourront -ils maitriser ces deux phénomènes ?

  • qu’il y a utilisation de la chaleur : c’est Inexact. Le rendement d’un moteur de cogénération se répartit ainsi : 40 % en production électrique et 60 % en production de chaleur. Comme l’affirme SOLAGRO «… la cogénération apparait intéressante. Mais il faut qu’il y ait un usage important de la chaleur cogénérée et ce, tout au long de l’année ». Or à Viazac, le réseau de chaleur n’existe pas sur le permis de construire ! Quant aux 3 autres méthaniseurs, aucun arrêté préfectoral, y compris ceux de 2020, ne mentionne cette réutilisation de la chaleur. Elle réchauffera donc l’atmosphère, contribuant ainsi à l’émission de gaz à effet de serre !

D’autres questions en suspens !

La « méthanisation à la Lotoise » pose d’autres questionnements :

– comment expliquer que des communes des Grands Causses et du Ségala Aveyronnais soient en Zones Vulnérables Nitrates (dose d’azote 170kg/ha au lieu de 350 kg/ha), alors qu’il n’y en a aucune dans le Ségala Lotois et les Causses du Quercy ? Actuellement, il est prévu 9 000 ha d’épandage de digestat (1 000 Mayrac + 4 000 Gramat + 4 000 Ségala). Si les sols du Lot n’avaient pas perdu en 2012 le classement en Zones Vulnérables Nitrates, 18 000 ha d’épandage seraient nécessaires. Existeraient-ils ?

– pourquoi 7 des 12 agriculteurs qui épandent le digestat solide d’ANDROS bénéficient-ils des « mesures agro-environnementales et climatiques » (MAEC) qui diminuent les doses de moitié (11 t/ha au lieu de 20 t/ha) alors que les 150 agriculteurs des méthaniseurs « agricoles » du Lot, n’en sont pas bénéficiaires ?

– leur seule référence est l’étude METHALAE de SOLAGRO. Cette étude nationale est une étude strictement économique (avantages financiers) alors que dans le Lot, la fertilité des sols et la protection de la ressource en eau doivent être des préalables essentiels.

Et les générations futures ?

En conclusion, nous réaffirmons que nous ne sommes pas des opposants à la méthanisation. Le Doubs, tout comme le Lot, possède un sol karstique ou hydromorphe (Ségala). Parce que l’eau souterraine était polluée, que le Comté était contaminé par les clostridies du digestat qui le rendaient impropre à la consommation, les agriculteurs, soutenus par les instances départementales et régionales ont mis en place un « Guide pour l’épandage des effluents » et une méthanisation autre que le procédé humide (digestat liquide) choisi dans notre département par facilité et pour sa rentabilité maximale. Alors, pourquoi pas dans le Lot ? Il existe plusieurs procédés de méthanisation, dont celui des Ets ANDROS, beaucoup plus vertueux (940 000 tonnes d’intrants qui deviendront 1 440 tonnes de boues- digestat solides épandues sur 385 ha).

A quand l’observatoire scientifique et participatif conseillé par les inspecteurs généraux du ministère de l’environnement ? Cela fait un an et aucunes prémices de sa future installation : pourquoi ?

Les subventions qui ont été accordées par l’ADEME et la Région Occitanie (3,890 millions €) donnent le droit au citoyen de s’exprimer et de contester le bien-fondé du procédé utilisé pour ce méthaniseur Multisite de 89 000 tonnes d’intrants qui donneront 80 000 t de digestat liquide, épandu sur 4 000 ha. Enfin, quelle responsabilité pour cette minorité d’agriculteurs qui ne se soucie pas de ce qu’elle laissera aux générations futures : un sol fragile appauvri et une eau polluée ! »

Extraits d’un article de l’ANSES

« En conclusion, la destruction des spores de Clostridium perfringens nécessite une température supérieure à 70 °C-80 °C selon les expériences et les milieux. À titre de comparaison, un compostage de 3 jours à 70 °C contribue à la destruction des spores »

« La cuisson des aliments détruit en général les formes végétatives, mais pas ou peu les spores. Par ailleurs, la cuisson provoquant un choc thermique favorise l’anaérobiose : ces deux facteurs favorisent la germination des spores de la bactérie du clostridium perfringens. http://www.anses.fr

Le Lot est une exception hydrogéologique

Nous ne sommes pas des opposants à la méthanisation, mais ayons une méthanisation appropriée. Nos constats dans le Lot :

– Pollution de l’eau : La rivière souterraine de la grotte du Cirque à Assier qui alimente un captage, est polluée par des germes pathogènes (octobre 2019) ! Des contrôles de l’eau potable dans les communes lotoises mettent en évidence une qualité de l’eau médiocre,

– Atteinte de la biodiversité : mort des abeilles et bourdons *(rappel article Vie Quercynoise du 17/09/2020) par le gaz ammoniac du digestat et des vers de terre dans des sols peu profonds (Ségala – Causses),

– Le bassin d’alimentation de l’Ouysse (500 km2) lie le Ségala et les Causses. En effet, l’eau superficielle du Ségala devient souterraine dans les Causses. Une pollution du Ségala peut contaminer l’eau potable de 60 % des Lotois qui sont alimentés par l’Ouysse,

– Les agriculteurs-méthaniseurs sont une minorité (150 sur 5000 exploitants).