ARGUMENTAIRE CONTRE LES METHANISEURS à la mode gouvernementale !!!

ÉLÉMENTS D’ANALYSES SUR LA MÉTHANISATION

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La méthanisation, C’EST QUOI ?
La méthanisation est un processus de dégradation des matières organiques qui produit du gaz, lequel est transformable en électricité et en chaleur, les résidus appelés digestats, après avoir subi une séparation de phase se présentent sous forme liquide et solide et sont utilisés par les agriculteurs comme fertilisants
Ce processus, qui peut apparaître comme vertueux au premier abord n’est pas sans poser de nombreux problèmes pour peu que l’on étudie les impacts qu’il engendre au niveau environnemental (l’eau, le sol, l’air) et plus globalement ce qu’il signifie en matière agricole (concentration d’ateliers hors sol de plus en plus gros et transformation du métier d’agriculteur en pourvoyeur de matières organiques pour alimenter ces méthaniseurs)

Contexte
Le projet de 4 méthaniseurs implantés dans le Ségala (Espeyroux, Labathude, Gorses, Viazac) représente une capacité de traitement supérieure à celui de Gramat, 83500t qui vont générer 81500t de digestat brut, celui de Gramat a une capacité de près de 70000t, c’est, en rajoutant celui de Mayrac, en tout, près de 10000 ha d’épandage et on peut s’attendre à ce que d’autres projets voient le jour dans un futur proche ( extension d’un élevage d’engraissement bovin de 350 veaux à 800 veaux qui va produire 2000t de déjections), la procédure du « porté à connaissance » auprès de la Préfecture permet à un porteur de projet d’augmenter la capacité du méthaniseur sans aucune obligations préalables, le gouvernement prévoit de consacrer 30 % des énergies renouvelables à la méthanisation (5000 unités au niveau national), dans le Lot le plan Climat/énergie prévoit prochainement 10 unités suplémentaires.
L’éclatement de ce projet en 4 projets permet de faire l’impasse sur l’obligation d’une enquête publique ce qui fait qu’il n’y a pas d’étude d’impact et de danger, seulement une consultation publique
Ce projet subventionné à hauteur de 34 %, donc avec nos impôts, mais le citoyen qui finance ces projets n’a rien à dire, pas de débat public

Impact sur l’eau
Le Ségala est le château d’eau du Lot, il alimente 70 % des lotois en eau potable ( l’Ouysse, le Francès, le Drauzou, le Bervezou, la Bave et une multitude de sources) la majeure partie du Lot est classée en zone fortement vulnérable de par sa topographie et sa géologie (sols karstique sur le Causse, sols sableux et pentus dans le Ségala) ce qui a pour effet d’avoir une capacité d’épuration et de rétention de l’eau très réduite
Les travaux de scientifiques de renommée internationale tel que Claude et Lydia Bourguignon, Michel Bacalowickz, Guy Astruc pour ne citer qu’eux , font état d’un risque majeur pour la santé publique
L’hygiénisation préconisée pour les lisiers de canards et volailles (1h à 70°ne semble pas suffisant pour éradiquer tous les germes pathogènes, le stockage dans des poches pendant plusieurs mois, non brassées et exposées à la chaleur, va favoriser la multiplication des bactéries anaérobies, d’ailleurs, l’Ademe préconise une analyse avant chaque épandage ce qui paraît difficilement réalisable

Impact sur le sol
Les digestats liquides présentent un rapport C/N inférieur à 5( – de 3 en moyenne), or le guide d’épandage des effluents préconise de ne pas épandre ces digestats sur sol karstique dont la profondeur est inférieure à 20 cms, ce qui est le cas d’une grande partie du Causse ; Les sols peu profonds, sablonneux et pentus du Ségala favorisent le lessivage et ne permettent pas au sol de jouer son rôle d’épuration, (600ha d’épandage sur la seule commune de Gorses)
Nous ne sommes pas à l’abri d’une pollution accidentelle sur une poche de stockage(ex : Alvignac) le risque de retrouver très rapidement ce digestat dans les eaux souterraines ne peut pas être écarté, des analyses ont été effectuées suite à l’accident d’Alvignac : les prélèvements mettent en évidence la présence de métaux lourds et de perturbateurs endocriniens(D4)
Une mortalité anormale d’abeilles a également été observée en bordure de parcelles épandues, probablement victimes des émanations de gaz amoniac volatile et de gaz soufré, les vers de terre sont eux aussi victimes de ces épandages, un grand nombre vient mourir en surface, lorsque l’on sait que de 2t à l’hectare en 1950 on en compte à peu près 200 kg/ha aujourd’hui, on voit bien l’effet désastreux de la diminution des apports de compost sur les sols au profit des effluents liquides et des engrais minéraux riches en azote
Des spécialistes en archéologie et paléontologie( M.Lorblanchet, G.Delluc, J-Ch Castel) alertent sur le risque de dégradation du milieu souterrain et en particulier sur les risques d’infiltration et de ruissellement
sur les parois des grottes ornées, le Lot est un extraordinaire réservoir de gisements préhistoriques dont beaucoup reste à découvrir, est-ce que des considérations économiques peuvent prévaloir sur notre patrimoine culturel commun

Impact sur l’air
C’est évidemment la pollution la plus visible, chacun de nous a pu en faire l’expérience en passant à proximité de l’unité de méthanisation de Gramat, mais aussi près des lieux de stockage, (Lacapelle-marival par exemple), des personnes se sont endettées pour construire leur maison et se retrouvent aujourd’hui en plein désarroi à subir en permanence une odeur pestilentielle et la possibilité de vendre réduite à néant.
En ce qui concerne le stockage du gaz, les couvertures souples utilisées ne sont pas étanches, et à partir de 4 % de fuite le bilan carbone est négatif, le méthane ayant un impact sur l’effet de serre 25 fois supérieur au carbone.
Lorsqu’il n’y a pas de récupération de chaleur(ce qui est le cas des méthaniseurs du Ségala), 40 % de l’énergie produite part dans la nature, les subventions publiques attribuées servent uniquement à améliorer le revenu des porteurs de projet

Conclusion
En résumé, le principe de la méthanisation n’est pas à rejeter, mais il doit se limiter à son utilisation au niveau d’une exploitation ( production de gaz et de chaleur pour chauffer des bâtiments et des habitations) et il doit limiter au maximum les épandages de digestat liquide au profit du digestat solide, de ce fait, le principe d’élevage hors sol sans litière est à proscrire
Cette méthanisation industrielle ou semi- industrielle conforte le développement d’une agriculture industrielle et en est la suite logique avec son lot de nuisances olfactives, hydrologiques, sanitaires, et à terme la disparition des petits paysans dont la façon de produire en respectant la terre, l’eau et les animaux est largement plébiscité par une grande majorité de Français

 

Source Paul Cayrel : un récapitulatif de l’ensemble des problèmes liés à la méthanisation qu’elle soit industrielle (Gramat) ou semi-industrielle (projets du Ségala)

UNE VICTOIRE DE PLUS CONTRE L’OBSCURANTISME DES LOBBIES PHYTOSANITAIRES —————————————————- 7 mars 2019

 Cette décision intervient aussi après des années de lutte citoyenne avec l’appui de nombreux mouvements et associations : Faucheurs Volontaires, Confédération Paysanne, Générations Futures etc..

Cette victoire doit être partagée et non accaparée par les seuls eurodéputés verts !!

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Glyphosate : la justice européenne défend le droit d’accès à l’information

(source Le Monde avec AFP / 07 mars 2019)

le Tribunal de l’Union européenne a estimé que l’intérêt du public à accéder à l’information en matière d’environnement était supérieur à l’intérêt commercial et annule des décisions de l’Agence européenne de la sécurité des aliments (EFSA), qui avait refusé la demande de députés européens d’accéder à une partie des études non publiées sur les risques de cancer liés au glyphosate.

 

Dans un communiqué, le tribunal explique :

« La divulgation des informations qui ont trait à des émissions dans l’environnement […] est réputée présenter un intérêt public supérieur par rapport à l’intérêt tiré de la protection des intérêts commerciaux. »

Il précise que « l’intérêt du public à accéder aux informations relatives aux émissions dans l’environnement est de savoir non seulement ce qui est, ou sera de manière prévisible, rejeté dans l’environnement mais aussi de comprendre la manière dont l’environnement risque d’être affecté par les émissions en question ».

« Victoire historique »

L’eurodéputée des Verts Michèle Rivasi, à l’origine de la saisine du tribunal avec des collègues écologistes, a salué une « victoire historique ». « Si on n’avait rien fait, c’étaient les lobbies qui prenaient le pouvoir. Il faut que les lobbies respectent la réglementation et les politiques », a-t-elle déclaré à l’Agence France-Presse (AFP). « Sur la confidentialité des documents, la cour de justice européenne nous donne gain de cause sur toute la ligne. Maintenant, quand les législateurs ou une agence donnent un avis scientifique, s’il n’y a pas accès aux documents, ils sont attaquables », a ajouté Mme Rivasi.

La décision peut être contestée dans un pourvoi, dans un délai de deux mois, soit par l’EFSA, soit par le groupe Monsanto qui s’est associé à l’agence européenne dans ce dossier, selon une source au Tribunal.

Le renouvellement de la licence de cet herbicide controversé dans l’UE avait donné lieu à une saga, avant d’obtenir un feu vert pour cinq ans. C’est l’une des substances les plus utilisées dans l’industrie phytosanitaire.

L’EFSA a estimé qu’il s’agissait d’une décision « importante ». L’arrêt du tribunal « fournit une orientation à l’EFSA et aux autres organismes chargés d’interpréter la législation de l’UE sur l’accès du public aux documents », a expliqué un porte-parole de l’agence basée à Parme (Italie).

Plus de transparence

De son côté, la Commission européenne a rappelé sa proposition pour plus de transparence dans l’évaluation des risques dans la chaîne alimentaire. Avec cette proposition, sur laquelle le Parlement européen et les Etats membres ont récemment trouvé un compromis qui doit encore être ratifié, « toutes les études scientifiques et information en lien avec les demandes d’évaluation scientifique à l’EFSA, vont, à l’avenir, être rendues publiques de façon proactive et automatique, tôt dans la procédure d’évaluation des risques, c’est-à-dire sans demande préalable », a expliqué une porte-parole.

Le classement par l’EFSA de la substance comme « probablement non cancérogène », qui avait ouvert la voie à sa réautorisation dans l’UE, avait alimenté la controverse quelques mois après l’avis contraire rendu par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), un organisme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Quatre eurodéputés verts, dont Mme Rivasi, avaient demandé en mai 2017 l’accès aux « parties relatives au matériel, conditions expérimentales et méthodes et aux résultats et analyse des études sur la cancérogénicité du glyphosate non publiées », des documents refusés par l’EFSA au nom de la protection des intérêts des entreprises qui avaient fourni des rapports d’études. Ils avaient saisi la justice de l’UE pour contester cette décision.

« En tant qu’industrie, nous nous sommes engagés volontairement, en 2018, à rendre publiques toutes les données relatives à la sécurité provenant d’études pour montrer que nous n’avons rien à cacher. Nous demeurons pleinement attachés à cet objectif », a réagi, de son côté, Graeme Taylor, porte-parole de l’association européenne de l’industrie phytosanitaire, l’ECPA.

 

Pesticides : La Réunion à l’aube d’un scandale sanitaire ?

arton16917-ac5bdPesticides : La Réunion à l’aube d’un scandale sanitaire ?

(source Reporterre le quotidien de l’écologie/ 8 mars 2019 / Fabrice Nicolino)

Depuis des décennies, explique l’auteur de cette tribune, l’île de La Réunion est le théâtre d’une pollution massive due aux pesticides de synthèse. L’utilisation par dérogation de produits interdits ailleurs rappelle le tragique précédent du chlordécone aux Antilles.

Fabrice Nicolino est journaliste spécialiste des questions d’écologie et collaborateur de Reporterre. Il préside l’association Nous voulons des coquelicots, qui demande l’interdiction de tous les pesticides de synthèse.

Laissez-moi vous dire deux mots : j’aime La Réunion. Je suis allé deux fois sur votre île, et j’y ai aimé ses peuples, ses mélanges, ses défilés et cérémonies, ses paysages inouïs. J’ai aimé l’océan, pourtant si rude, les grands cirques bien sûr, la profusion végétale des pentes, les femmes, les hommes et les enfants rencontrés. Si je vous raconte cela, c’est parce que je me sens lié à vous tous, même à 9.500 kilomètres de l’île.

Je veux vous parler des poisons qui endommagent pour des dizaines ou des centaines d’années les sols, et la santé des habitants, qu’ils soient hommes, bêtes ou plantes. Je parle bien entendu des pesticides de synthèse chimique.

Voyez-vous, j’ai suivi il y a déjà près de quinze ans l’affaire du chlordécone, aux Antilles. L’histoire est presque incroyable, car les autorités ont accepté l’usage dans les bananeraies d’un insecticide pourtant interdit aux États-Unis. La chronologie compte. En 1974 commence un scandale sanitaire dont on parlera dans le monde entier. Dans l’usine étasunienne qui fabrique le chlordécone, à Hopeville, des dizaines de travailleurs sont atteints de troubles neurologiques graves. On apprend ensuite que toute la région, via la James River, où l’on a jeté des milliers de tonnes de déchets souillés, est gravement contaminée. D’où l’interdiction prononcée en 1976.

La canne à sucre, constamment aspergée par au moins une quinzaine de produits différents 

Mais aux Antilles françaises, quatre ministres de l’Agriculture successifs accordent à partir de 1981 une effarante autorisation de mise sur le marché (AMM), suivie de dérogations qui se poursuivront jusqu’en 1993. Le bilan, en cette année 2019, est atroce : très stable chimiquement, le chlordécone est présent dans les sols pour des centaines — centaines ! — d’années. Et la Martinique détient le record du monde du nombre de cancers de la prostate.

Moi, je suis sûr qu’il se passe quelque chose de grave à La Réunion. Certains pesticides interdits dans l’Union européenne sont épandus chez vous, comme l’attestent des déclarations officielles. Et que dire de la canne à sucre — près de 60 % de la surface agricole utile de l’île —, constamment aspergée par au moins une quinzaine de produits différents ? Parmi eux, le célèbre Roundup, plus toxique encore que sa principale matière active, le glyphosate. Ou encore l’asulox, retiré du marché européen depuis 2012, mais qui continue à obtenir des dérogations annuelles par le ministère de l’Agriculture sous pression des planteurs de canne. Et ce dicamba, objet de milliers de plaintes de paysans aux États-Unis ?

Pour savoir ce qui se passe vraiment à La Réunion, il faudrait commencer par chercher. La seule certitude, c’est que les eaux de l’île sont gravement polluées. Les derniers rapports officiels montrent la présence de dizaines de pesticides dans la plupart des eaux de surface ou souterraines. Et parmi eux, des molécules pourtant interdites, comme le métolachlore ou l’atrazine déséthyl, métabolite de l’atrazine.

On a cassé le thermomètre, et dès lors, personne ne peut dire quelle est la contamination réelle 

Que font nos responsables ?À peu près rien, ce qui donne une idée de la puissance des lobbies. Dans le journal en ligne Zinfos974, je lis ces mots tout de même sidérants : « “Il n’y a pas d’analyse de contamination du sol par les phytosanitaire”, nous précise la chambre d’agriculture. » De son côté, l’Observatoire réunionnais de l’air (ORA) admet sans hésiter : « Pour l’instant, nous ne réalisons pas de surveillance de pesticides dans l’air. » Faute de moyens. Quant à l’Agence régionale de santé (ARS), elle s’estime incompétente pour parler de la question.

La réalité est simple : on a cassé le thermomètre, et dès lors, personne ne peut dire quelle est la contamination réelle de cette île chère à mon cœur. Compte tenu des quantités énormes de pesticides épandus — les classements régionaux placent La Réunion au premier rang —, il est certain que la situation est grave. Je ne saurais vous donner un conseil, car ce serait trop simple pour moi, à l’abri de mon bureau parisien. Mais un avis, oui. L’avis d’un ami à d’autres amis lointains : c’est l’heure. C’est le moment ou jamais de soulever le couvercle du mépris, et de se lever en masse. Pacifiquement, mais sans reculer. On ne peut plus attendre. De cela, je suis profondément convaincu. Et bien sûr, je m’engage aussi. Je serai à vos côtés dans tous les combats qui s’annoncent et en particulier celui porté par le manifeste d’Oasis Réunion, très ambitieux mais aussi tellement réaliste. Vive la vie ! Vive la beauté du monde !

Ariège : le faucheur volontaire Dominique Masset en garde à vue

(source La Dépêche/ le 05/03/2019– Emmanuel Droillard )

l’essentiel Ce mardi matin, à 9heures, Dominique Masset, faucheur volontaire, s’est rendu à la gendarmerie de Pamiers afin d’y être placé en garde à vue. Il doit être entendu dans le cadre d’une affaire qui s’est déroulée en 2017 dans les Yvelines. Plusieurs dizaines de sympathisants attendent devant la caserne.

Après avoir bu un petit café, Dominique Masset donne les dernières consignes aux faucheurs. Il laisse son portable, ses objets. Ce matin, il n’a pas mis de ceinture et de toute façon ne porte jamais de chaussures fermées. Il est prêt. 9 heures tapantes, il sonne au portail de la gendarmerie de Pamiers, accompagné par une vingtaine de sympathisants. L’emblématique faucheur volontaire a été convoqué pour être mis en garde à vue dans une affaire qui s’est déroulée en 2017. Avec d’autres, il avait réensemencé une parcelle de Limagrain à Verneuil, dans les Yvelines. « Limagrain est le 4e semencier du monde. Et c’est le fer du projet Génius sur les semences transgéniques », explique Dominique Masset. « Il faut savoir que Limagrain est le premier fournisseur de farine boulangère en France. Si ce projet arrive à terme, on mangera du pain transgénique. Et ça, nous ne pouvons pas l’accepter », indique-t-il.

Les Faucheurs volontaires d’Ariège soutiennent en fanfare leur camarade de lutte. – Emmanuel DROILLARD


Avant de rentrer à la gendarmerie, le faucheur s’est interrogé sur cette procédure. « D’habitude, on ne signifie jamais la garde à vue sur le procès-verbal. Cela va à l’encontre de l’intérêt de l’enquête. J’aurais eu tout loisir de partir », remarque-t-il « Ce jour-là, nous étions 70 et je suis le seul à être convoqué. D’habitude dans ce genre d’affaire, on entend d’abord les locaux. C’est curieux », insiste-t-il. Et d’ajouter : « On peut se poser la question de savoir s’il n’y a pas un rapport avec la campagne anti glyphosate ». Dominique Masset est en effet une des figures de ce combat, toujours plus populaire. Autour de lui les faucheurs se posent également la question. Dans tous les cas, ils sont bien décidés à rester devant la gendarmerie le temps qu’il faudra. Plusieurs ont pris leur duvet. Et des tonneaux et casseroles pour le bruit. Bien plus efficace que les pétards. Si les voisins voulaient faire la grasse matinée, c’est foutu.

Les Faucheurs volontaires sont rassemblés devant la gendarmerie. – Emmanuel DROILLARD


À midi, Dominique Masset aura le droit de passer un coup de fil. Les faucheurs sauront combien de temps il va rester dans les locaux. Et pourront amplifier la mobilisation en fonction. Dans tous les cas, il a prévenu : « je n’ai rien à déclarer ».

Vers midi, une proche a pu rentrer à la gendarmerie et s’entretenir une dizaine de minutes avec Dominique Masset. Ce dernier lui a indiqué qu’il allait être interrogé cet après-midi sur une autre affaire.

Vers 15h30, Dominique Masset était libéré.  » Cela s’est passé dans une ambiance détentue, c’est à signaler », indique-t-il. Le matin, il a été interrogé sur l’action des faucheurs dans les Yvelines.  » J’ai répondu à leurs questions en disant que je souhaitais pas y répondre », raconte-t-il. Puis l’après-midi, il a été entendu en  » audition libre » sur une seconde opération qui s’est déroulée en Bretagne chez Triskalia. Là les griefs sont beaucoup plus nombreux. Là encore, il n’a pas souhaité répondre aux questions.  » Maintenant, nous attendons la décision du procureur pour savoir s’il poursuit ou pas » conclut-il. Il s’agissait en effet d’auditions dans le cadre d’une enquête préliminaire.

Enfin, le faucheur volontaire a refusé le prélèvement ADN. 

Des députés ont pissés à Paris ou la Campagne Glyphosate a bien démarrée..

Ce matin, les députés volontaires ce sont joints au premier prélèvement de la Campagne glyphosate Paris dans la salle Les Canaux, Maison des économies solidaires et innovantes. Parmi eux, Bénédicte Taurine, Loïc Prud’homme, Mathilde Panot, Stella Dupont, Delphine Batho, Martine Wonner, François-Michel Lambert, Michel Larive.

La campagne glyphosate réclame l’interdiction de la molécule de glyphosate comme de tous les pesticides de synthèse et somme le gouvernement de mettre en place immédiatement des mesures de transition vers une agriculture écologique.

BAYER HORS LA LOI DANS LE CHER !!

A l’insu de son plein gré….??

Un scandale de plus avec avec un état impuissant à contrôler ce qui pousse sur son territoire !!

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Loir-et-Cher : des semences de colza OGM interdites à la culture vendues par erreur par Bayer (ex-Monsanto)

(source France3 centre-val de loire/ Elsa Cadier le 17/02/2019)

L’affaire fait grand bruit dans le monde de l’agriculture : le géant des pesticides Bayer (ex-Monsanto), aurait vendu « par erreur » des semences de colza OGM venant d’Argentine alors que leur culture est interdite en France. Dans le Loir-et-Cher, 2.000 hectares sont concernés

2.000 hectares de colza OGM dans le Loir-et-Cher

L’information a été révélée par nos confrères de la Nouvelle République : 2.000 hectares de colza auraient été plantés dans le Loir-et-Cher avec des semences OGM venues d’Argentine. 150 exploitants sont concernés. L’OGM détecté est le colza GT73, tolérant au glyphosate. Ces semences, interdites en France ont été vendues par la coopérative Axéréal qui les a acheté à Bayer (ex-Monsanto), le mastodonte des fabricants de pesticides. 

lien reportage france3

https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/loir-cher/loir-cher-semences-colza-ogm-interdites-culture-vendues-erreur-bayer-ex-monsanto-1625501.html?fbclid=IwAR11SO6aEkGYqD1UWA6uHMmAkPeP19Dz3lGmn9XNwAAHU1TrZvb_z0EfbAE
 

Bayer doit détruire les cultures concernées

La culture de l’OGM détecté étant interdite, le ministère chargé de l’agriculture a demandé à l’entreprise Bayer de faire détruire les cultures concernées et d’appliquer des mesures de gestion et de suivi des parcelles afin d’empêcher toute propagation liée à la présence éventuelle de graines non germées dans le sol. Un protocole a été mis en place suite à cette demande. Ce protocole prévoit également l’indemnisation des agriculteurs concernés. Les destructions sont en cours avant la floraison. Le protocole inclut notamment l’impossibilité de semer du colza ou d’autres crucifères pendant deux ans.

Mais le danger n’est pas forcément écarté. Le colza semé peut effectivement échapper à l’arrachage pour ressortir plus tard. Au bout de sept ans, dû à la dormance, il peut subsister jusqu’à trois kilos par hectare de colza, qui peut germer à nouveau. 

Dans la région, l’Eure-et-Loir est un autre département concerné. En France, il y aurait plus de 7.300 hectares touchés.


Demandes d’explication par Europe Ecologie les Verts

Dans une lettre adressée le 15 février au préfet du Loir et Cher, au président de la chambre d’agriculture et au président d’Axéréal, Europe Ecologie les Verts du Loir-et-Cher demande plus d’explications sur les mesures prises pour éradiquer la contamination. 
 

Que dit la loi ? 

La loi n°2008-595 du 25 juin 2008 relative aux organismes génétiquement modifiés interdit la culture commerciale des OGM en France. Ils font l’objet d’un encadrement réglementaire strict. L’OGM GT73 est autorisé au niveau européen pour l’alimentation humaine et animale (sous réserve d’un étiquetage dès lors que la teneur en OGM dépasse les 0,9%), mais il est interdit à la mise en culture.

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OGM en France : 8 000 hectares de colza détruits

6 février 2019, par Christophe NOISETTE (Date de rédaction antérieure : 28 novembre 2018).

Février 2019 : nouveau rebondissement dans l’affaire du colza contaminé révélé en octobre 2018. Ce sont 8000 hectares de colza Dekalb qui viennent d’être détruits en raison d’une contamination fortuite d’OGM. Cette contamination fait suite aux révélations, par les autorités françaises, le 25 octobre 2018, d’un lot de semences de colza de Monsanto contaminé par du colza transgénique. La détection était intervenue après le semis de 1 900 hectares environ.

Une première révélation de cette contamination d’ampleur avait été révélée dans un document confidentiel qu’Inf’OGM s’est procuré : les autorités françaises portaient alors à la connaissance de la Commission européenne la dissémination dans l’environnement d’un colza transgénique non autorisé dans l’Union européenne. Le colza GT73 [1], mis au point par Monsanto pour tolérer des pulvérisations de Roundup, a été détecté (à une teneur inférieure à 0,1 %) en septembre 2018 dans un lot de semences commercialisé en France. Ces semences ont été pour partie d’ores et déjà semées sur une surface estimée à 1 900 hectares.

Les autorités précisaient que le lot était constitué « d’un mélange de semences produites en Espagne et en Argentine », et affirmaient que « l’origine de la présence fortuite n’est […] pas connue à ce stade ».

Dans ce document, nous apprenions que les 198 sacs de semences non encore vendus avaient été retirés du marché et qu’il avait été demandé à Monsanto « de faire détruire les cultures concernées et d’appliquer des mesures de gestion et de suivi des parcelles pendant deux campagnes ».

À noter que le site de l’Union européenne qui répercute les cas de contaminations (RASFF) n’a pas encore mentionné cette dernière.

Les semences ayant servi à la confection du lot incriminé avaient également servi à confectionner 36 autres lots : dix autres lots vendus en France, et d’autres lots semés en Allemagne, en République tchèque et en Roumanie. Les autorités françaises s’étaient engagées à analyser ces autres lots afin de « lever toute suspicion ».

Une contamination finalement plus importante

Le 5 février 2019, Agrapresse a révélé que trois lots de semences de colza Dekalb, du groupe Bayer/Monsanto, distribués en France, étaient contaminés par du colza transgénique. 700 agriculteurs et 8000 hectares sont d’ores et déjà concernés et ces hectares détruits. Bien que la contamination soit faible (0,005 %), la loi exige la destruction de ces cultures car le semis de colza GM est interdit, et une faible contamination de départ peut ensuite très vite se multiplier. Cette contamination a fait l’objet d’une notification à la Direction générale de l’alimentation (DGAL) qui a mis en place un protocole de retrait chez les distributeurs et de destruction chez les paysans qui avaient déjà semé ce colza.

Inf’OGM considère que « la contamination, qu’elle se produise par pollinisation, par des repousses, ou par la filière agro- industrielle, est techniquement inévitable si les PGM [plantes génétiquement modifiées] sont disséminées à grande échelle ». Ce nouveau cas inexpliqué et d’envergure conforte l’association dans son analyse issue d’un suivi méthodique de l’actualité depuis près de 20 ans.

Vendredi 8 mars 21h cinéma Atmosphère à Capdenac En avant-première : Le Grain et l’Ivraie de Fernando Solanas

le lien pour la bande-annonce /

https://www.facebook.com/CinemaEtHumanisme/videos/2309813085971049/UzpfSTE2MDkzNzY3ODI1NDA5NTI6MTY5NzcwOTM0MDM3NDM2Mg/

Vendredi 8 mars 21h cinéma Atmosphère à Capdenac 4, €
En avant-première : Le Grain et l’Ivraie de Fernando Solanas + débat + programme de la Fête des Faucheurs + stands + boire un verre !


Tout ce qu’il nous faut savoir sur l’agro-chimico-industrie et que les multinationales et les décisionnaires complices nous ont toujours caché ! Un film, pour autant, magnifique, réalisé de main de maître, tellement humain, vraiment humaniste et à la compréhension facile pour toutes et tous…
Une soirée à ne manquer sous aucun prétexte !…
Vigilance OGM 46 (VO46), association reconnu d’intérêt général, propose en avant-première et en partenariat avec les cinémas du Grand-Figeac, un film documentaire exceptionnel Le Grain et L’Ivraie du cinéaste argentin Fernando Ezequiel Solanas, alias Pino Solanas. Le film sera suivi d’un débat animé par Yves Vier, médecin généraliste, membre de VO46, qui alerte sur les pesticides et de membres de notre association. Nous présenterons aussi le programme de la 7ème Fête des Faucheurs qui se déroulera les 5, 6 et 7 avril à Assier ! Les cinémas du Grand-Figeac offriront un pot en fin de soirée.
Titre original : Viaje a los Pueblos Fumigados, projeté à la salle Atmosphère à Capdenac-Gare en VOSTF / 1h37′ / Tarif unique 4, €


Stands VO46, Faucheurs Volontaires et « Campagne glypho » : Campagne nationale de recherche du glyphosate dans les urines, qui aboutira à une plainte groupée au pôle santé du tribunal de grande instance à Paris. Vous pourrez vous inscrire, connaître votre taux de glyphosate et porter plainte…

Le film : Il s’ouvre sur une série d’images saisissantes : dans la province de Salta, dans le nord de l’Argentine, des forêts séculaires sont défrichées pour faire place à d’immenses plantations de soja. Les agriculteurs indigènes sont chassés de leurs villages. Des herbicides sont pulvérisés en quantité et les maladies se propagent. C’est le point de départ de cette investigation sur les crimes environnementaux commis par l’agriculture industrielle.
L’Argentine est devenu le pays de la viande aux hormones et de la monoculture. Du Nord au Sud et d’Est en Ouest, le cinéaste et sénateur « Pino » Solanas a constaté les dégâts de l’agro industrie : cancers, malformations, stérilité des terres et pollution des eaux, expropriations des indigènes et des petits propriétaires, destruction de la biodiversité, corruption des multinationales et monoculture de masse. Rien n’endiguera les méfaits d’un état financé par le Soja roi ? C’est sans compter sur un infatigable réalisateur activiste de 83 ans et les milliers d’acteurs des filières alternatives qui se battent pour que les choses changent.
Dans ce documentaire, le militant argentin de la première heure Fernando Solanas voyage, caméra au poing, à travers sept provinces argentines à la rencontre des populations locales, d’agriculteurs et de chercheurs qui racontent les conséquences sociales et environnementales du modèle agricole argentin : agriculture transgénique et utilisation intensive des agrotoxines (glyphosate, épandages, fumigations) qui ont provoqué l’exode rural, la déforestation, la destruction des sols, mais aussi la multiplication des cas de cancers et de malformations à la naissance.
Le récit de Fernando Solanas évoque aussi l’alternative d’une agriculture écologique et démontre qu’il est possible de produire de manière saine et rentable des aliments pour tous, sans pesticides, pour reconquérir et préserver nos milieux naturels.

Le réalisateur : Pino Solanas est né en 1936 à Buenos Aires, en Argentine. Il a été primé dans les plus grands festivals européens (Grand Prix à Venise, Prix de la mise en scène à Cannes, Ours d’or d’honneur à Berlin) et a reçu deux Grand Coraux à La Havane.
A la fin des années 1960, il est l’un des fondateurs et théoriciens du groupe argentin Cine Liberación, qui s’inscrit dans un mouvement à échelle continentale – celle de l’Amérique latine – appelant à un « troisième cinéma », qui ne soit pas une prolongation du cinéma européen ni hollywoodien. En 1968, il co-réalise clandestinement avec Octavio Getino le documentaire L’Heure des Brasiers, manifeste esthétique et politique du mouvement. Ce film majeur, anti- néocolonialiste, péroniste et activiste, est interdit jusqu’à la fin de la dictature de la révolution argentine en 1973. Il est aujourd’hui considéré comme un grand classique du documentaire.
Il laisse un témoignage de son exil à Paris pendant la dictature militaire (1976-1983) dans Tangos, l’exil de Gardel (1985), récompensé à Venise et aux César. Suivront deux drames remarqués, Le Sud en 1988 et Le Voyage en 1992, tous deux primés à Cannes.
Il siège comme député du parti de centre-gauche Frepaso (Front pour un pays solidaire) entre 1993 et 1997. Il participe ensuite aux élections présidentielles argentine de 2007, à la tête du mouvement Proyexto Sur (en), contre Cristina Kirchner dont il critique « la politique économique libérale ». Il est sénateur depuis 2013.
Dans les années 2000, Solanas réalise une série de documentaires sur la crise économique argentine, les échecs et les possibilités de son pays : Mémoire d’un saccage, La Dignité du peuple, Argentina latente, La próxima estación. En 2018, il revient au festival de Cannes présenter une copie restaurée de L’Heure des Brasiers. Le Grain et l’Ivraie est son 22ème film.

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