L’industrie des biotech tente de paralyser la Conférence de l’ONU sur la biodiversité

Sharm El Sheikh / 14ème conférence de la Convention sur la biodiversité

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L’industrie des biotech tente de paralyser la Conférence de l’ONU sur la biodiversité, elle ne paralysera pas les paysans

Publié December 4, 2018

Malgré de longues négociations, la 14ème conférence de la Convention sur la biodiversité s’est achevée le 29 novembre à Sharm El Sheickh en Égypte en laissant la porte ouverte à la contamination et à l’appropriation de l’ensemble de la biodiversité naturelle et de la chaîne alimentaire par les brevets de l’industrie des biotechnologies.

Les OGM exterminator mis au point par les techniques de forçage génétique visent à éradiquer définitivement des espèces entières, qu’elles soient animales, végétales ou microbiennes. Une fois disséminés, aucune frontière ne pourra les arrêter tant qu’ils n’auront pas achevé leur mission mortifère. Les promesses de supprimer ainsi tout vecteur de maladie comme les moustiques de la malaria ne sont que mensonges : la nature a horreur du vide et risque même de laisser apparaître de nouveaux vecteurs encore plus agressifs. Les gouvernements progressistes n’ont pas pu obtenir le moratoire attendu pour interdire la dissémination de ces chimères. La Convention ne fait que recommander des précautions : évaluation des risques, consultation des populations autochtones ou locales, mais surtout pas de l’ensemble des citoyens concernés qui pourraient les soutenir contre les promoteurs du forçage génétique.

En réduisant les modifications génétiques ainsi obtenues à de simples « informations » dématérialisées pour rentrer dans les algorithmes des ordinateurs, l’industrie étend la portée de ses brevets à l’ensemble des plantes, des animaux ou des micro-organismes qui contiennent naturellement les mêmes « informations ». Le brevet sur l’information génétique associée aux gènes qui accélèrent la croissances des poulets permet ainsi l’appropriation des tous les poulets à croissance naturellement rapide ! On attendait que les pays membres de la COP décident que ces informations génétiques soient contrôlées afin de pouvoir interdire ces brevets sur les « gènes natifs ».

En multipliant les modifications génétiques artificielles incontrôlables, les nouvelles techniques « d’édition du génome » génèrent encore plus de risques pour la biodiversité, la santé et l’environnement que les OGM transgéniques, tout en violat des principes même de la CBD. On attendait que ces nouveaux OGM soient réglementés de la même manière, comme l’a récemment décidé la juridiction suprême de l’Union européenne.

La Convention s’est contenté de renvoyer ces deux question à de nouveaux comités d’experts. En attendant, l’industrie peut continuer à disséminer ses nouveaux OGM brevetés, y compris dans les pays qui les refusent mais n’en seront pas informés en l’absence d’une réglementation internationale contraignante.

Les délégués du Comité international de Planification pour le Souveraineté alimentaire (CIP) et de La Via Campesina qui se sont rendus à Sharm El Sheikh dénoncent fortement l’arrogance d’une poignée de pays riches qui bloquent toute décision raisonnable. Ils dénoncent aussi les manœuvres de l’industrie qui a corrompu quelques représentants de pays en développement pour créer l’illusion d’un soutien important à ses nouvelles chimères brevetées.

Jusqu’à l’obtention de décisions internationales plus fermes, c’est pays par pays qu’il faut désormais s’opposer à tous les OGM brevetés, quels qu’ils soient. Les millions de paysans de La Via Campesina et des autres organisations du CIP,  s’y emploieront avec leurs nombreux alliés de la société civile.

via Guy Kastler (Commission ogm-confédération paysanne)

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Pour plus d’informations:

FR . https://viacampesina.org/fr/lindustrie-des-biotech-tente-de-paralyser-la-conference-de-lonu-sur-la-biodiversite-elle-ne-paralysera-pas-les-paysans/

EN – http://www.foodsovereignty.org/the-biotech-industry-is-trying-to-block-the-un-conference-on-biodiversity-but-it-wont-block-farmers/

ES –  http://www.foodsovereignty.org/es/la-industria-biotecnologica-esta-tratando-de-paralizar-la-conferencia-de-la-onu-sobre-biodiversidad-no-paralizara-a-los-agricultores/

FR –  http://www.foodsovereignty.org/fr/lindustrie-des-biotech-tente-de-paralyser-la-conference-de-lonu-sur-la-biodiversite-elle-ne-paralysera-pas-les-paysans/

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BOYCOTTONS AMAZON nouvelle campagne à mener!!!

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Voilà le résultat d’une recherche sur le net ce jour sur le glyphosate. Depuis ma recherche sur le net, mon moteur de recherche me rouvre une fenêtre vente de glyphosate toute les 5 secondes . Au bout de 10mn, obligé de fermer le moteur de recherche. Ce n’est pas une surprise !!!

De passage dans le Lot le député européen Eric Andrieu expliquait à son auditoire que le budget recherche d’Amazon était supérieur au budget recherche de toute l’europe. Pour lui c’est une alarme importante de ce qui peut arriver dans l’avenir.

C’est à dire qu’il y a urgence à se mobiliser, Amazon est un exemple.

On peut aussi parler de Bayer et d’autres qui bientôt deviendont la toute puissance mondiale.

C’est déjà un peu le cas vu l’impuissance ou la complicité de nos gouvernants face à ces lobbies.

Il ne s‘agit plus de fiction mais d’un futur fort plausible si nous laissons faire.

Seul recours, la mobilisation citoyenne, le boycott et la désobéissance civile..

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Amazon a dépensé 23 milliards de dollars en R&D l’an dernier

Selon Recode, qui s’appuie sur le classement de Factset Research Systems, un spécialiste de l’analyse de données pour les investisseurs et les services financiers, Amazon est le premier investisseur en matière de R&D aux Etats-Unis. La firme de Seattle, qui avec plus d’un demi-million de salariés vise la place de premier employeur mondial, a dépensé en 2017 22,6 milliards de dollars pour sa recherche et développement. C’est 6 milliards de dollars de plus qu’en 2016. Microsoft, son principal concurrent dans le cloud, pointe à la 4ème place avec 12,3 milliards de dollars, un montant équivalent à celui de 2016.

Le numéro 2 n’est autre qu’Alphabet, la société-mère de Google qui a déboursé 16,6 milliards de dollars l’an dernier. Derrière on trouve Intel avec 13,1 milliards de dollars. Apple arrive bon 5ème avec 11,6 milliards de dollars.

Dans ce classement figure également Facebook qui, treizième l’an dernier, occupe la neuvième place avec 7,8 milliards de dollars (+32%). Comme on le voit les Gafam trustent cinq des dix premières places. Oracle est douzième avec 6,2 milliards de dollars, devant Cisco et ses 6,1 milliards de dollars dépensés en R&D.  Suivent Qualcomm 15ème avec 5,5 milliards de dollars et IBM 16ème avec 5,4 milliards de dollars.

De son côté, le Silicon Valley Business Journal publie le top 5 des dépositaires de brevets aux US. Alphabet, avec 2.863 brevets, Apple avec 2.580 dépôts, Intel avec 988 brevets et Cisco, avec 619 dépôts, occupent respectivement les 1ère, 2ème, 3ème et 5ème place du classement. Le seul intrus dans celui-ci est le fabricant de machines de précision Applied Metals qui a déposé 626 brevets et occupe de ce fait la quatrième place.

Rappel étude scientifique du Pr Seralini sur co-formulants ROUNDUP publiée dans Toxicology Reports janvier 2018

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Glyphosate herbicides contain toxic heavy metals, including arsenic

Une nouvelle étude de l’équipe du Pr. Gilles Eric Séralini montre une forte toxicité des co-formulants utilisés dans les herbicides à base de glyphosate et la présence de métaux lourds comme l’arsenic dans ces herbicides.

La toxicité du glyphosate est fortement débattue au niveau international par les organismes de réglementation et de santé, mais d’autres produits présents dans les formulations à base de cette molécule sont rarement pris en compte.

Les produits de formulation utilisés avec le glyphosate dans les herbicides sont déclarés inertes et confidentiels et les effets à long terme de ce mélange ne sont pas évalués.

Le professeur Gilles-Eric Séralini de l’Université de Caen Normandie, et ses collègues, le Dr Nicolas Defarge et le Dr Joël Spiroux, viennent de publier une nouvelle étude (1) qui apporte un éclairage nouveau sur ce sujet. Ils ont ainsi pu montrer dans cette publication que :

  • Les herbicides à base de glyphosate contiennent des métaux lourds tels que l’arsenic, plomb, chrome et nickel. Ceux-ci ne sont pas déclarés publiquement et sont normalement interdits du fait de leur toxicité.

  • Testés sur des plantes, les co-formulants contenus dans ces herbicides tels que POEA (polyoxyethylene-alkylamine) sont toxiques isolément, tandis que le glyphosate seul n’est pas aussi toxique pour les plantes aux niveaux agricoles normaux, mais apparemment seulement à des niveaux plus élevés. Parmi les formules testées, une de Roundup contenant le tensioactif POEA était la plus toxique, en ce sens qu’elle desséchait plus vite toutes les feuilles de la plante.

  • Testés sur des cellules humaines, les formulants composés de résidus pétroliers ont un effet perturbateur plus endocrinien et sont même très plus toxiques que le glyphosate.

  • Des métaux lourds toxiques ont été découverts à des taux bien supérieurs de ce qui est autorisé dans l’eau potable. On en a décelé dans 22 pesticides, dont 11 à base de glyphosate.

Toutes les formules de pesticides testées sauf une contenaient un cocktail de métaux lourds toxiques. Commentant la contamination, les chercheurs ont déclaré: « Ce phénomène… semble être largement répandu dans le monde, car nos échantillons proviennent d’Union européenne et d’Amérique du Nord. »
Les chercheurs ont trouvé de grandes quantités d’arsenic dans un herbicide à base de glyphosate au Sri Lanka. Ce pays a interdit les herbicides à base de glyphosate parce qu’ils sont suspectés d’avoir un lien avec la maladie rénale chronique qui touche la population rurale.

Le professeur Gilles-Eric Séralini a déclaré: « Ces résultats montrent que les déclarations du glyphosate comme principe actif sont scientifiquement erronées et que l’évaluation de la toxicité est également erronée: cette molécule est testée seule pour des effets à long terme sur la santé mais les produits de formulation – composés de résidus de pétrole toxiques et d’arsenic – ne sont pas testés à long terme. Nous appelons à la publication immédiate et transparente des formulations et surtout de tous les tests de santé effectués sur eux. Les niveaux acceptables de résidus de glyphosate dans les aliments et les boissons devraient être immédiatement divisés par un facteur d’au moins 1 000 en raison de ces poisons cachés. Les herbicides à base de glyphosate devraient être interdits.  »

La recherche a été publiée dans Toxicology Reports par une équipe dirigée par le professeur Gilles-Éric Séralini à l’université de Caen, en France.

Rejoignez la Campagne Glyphosate 46

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J’ai des pesticides dans mes urines!

Et toi ?

 

La Campagne d’analyses de recherche de glyphosate dans les urines du Lot démarre

Soyez acteur d’un mouvement citoyen et d’une action juridique sans précédent!

l’association « CAMPAGNE GLYPHOSATE 46 » vient de se créer depuis le 20 novembre. 

Déjà 50 inscriptions .. 

Pourquoi cette campagne?

Parce que, malgré les alertes , et au détriment du principe de précaution, la commission Européenne a renouvelée pour 5 ans les autorisations du GLYPHOSATE et que le Gouvernement Français, en rejetant l’inscription dans la loi de la sortie de ce pesticide, ne nous protège pas. 

Nous avons besoin de vos réseaux  citoyens et associatifs dans les différentes villes du Lot pour promouvoir cette campagne et organiser avec nous des réunions d’information et d’inscription.

Votre soutien pour être adhérents ou donateurs de l’association est nécessaire.Les cotisations et les dons permettront à l’association de fonctionner.

Les premières analyses ne commenceront pas avant 2019.

Merci de votre soutien





Pour obtenir des informations, vous inscrire, adhérer ou faire un don, contactez l’association

CAMPAGNE GLYPHOSATE 46

 Les Souleyries , 46100 Fourmagnac

(Siège social : Maison Paysanne , Place de la halle, 46320 Assier)

glypho46@riseup.net

 

Page Facebook https://www.facebook.com/glypho46/



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Rappel de nos Droits

Selon la Charte de l’environnement de 2004, la LOI constitutionnelle n° 2005-205 du 1er mars 2005 relative à la Charte de l’environnement (JORF n°0051 du 2 mars 2005 page 3697) stipule que :

Article 1er. Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Article 2. Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.

Article 3. Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.

Article 4. Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi.

 

L’Anses retire 132 autorisations de produits à base de glyphosate

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L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) retirera, à compter du 15 décembre, les autorisations de mise sur le marché (AMM) de 132 produits phytopharmaceutiques à base de glyphosate. Actuellement, 190 produits contenant cette substance ont une AMM en France, rappelle l’Anses. Les fabricants des 132 produits concernés n’ont pas déposé de demande de renouvellement d’autorisation, a précisé l’Anses, le 29 novembre. L’Agence vient de notifier aux industriels la fin de validité au 15 décembre des 132 AMM, « avec un délai maximal d’utilisation des produits déjà détenus par les professionnels au 15 juin 2019« . Pour les professionnels, la fin de vente et de distribution des produits est fixée au 15 mars 2019 et la fin d’utilisation des produits et des stocks par les agriculteurs interviendra le 15 juin 2019. L’Anses rappelle que l’utilisation du glyphosate et de tous les produits phytosanitaires sera interdite à partir du 1er janvier 2019 pour les jardiniers amateurs.

L’Agence révise actuellement les AMM des produits contenant du glyphosate, pour lesquels les fabricants ont fait leur demande d’autorisation ou de réautorisation. Suite à la réapprobation de la substance active glyphosate au niveau européen en décembre 2017, 58 dossiers de demande de renouvellement et 11 nouvelles demandes d’AMM ont été déposées à l’Anses.

L’évaluation des demandes d’autorisation par l’Agence sera finalisée avant le 31 décembre 2020. Le plan gouvernemental de sortie du glyphosate prévoit de mettre fin à la majorité des usages du pesticide à cette échéance et sous cinq ans à la totalité. Pour les produits à base de glyphosate, les usages « pour lesquels il existe une alternative répondant aux critères de substitution seront donc interdits« , a souligné l’Anses. Le rapport de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), paru en décembre 2017, montre que des alternatives au glyphosate existent déjà pour près de 90 % des surfaces agricoles. L’Anses s’appuiera sur ce rapport de l’Inra. Elle comparera, pour chaque usage, les produits à base de glyphosate « avec les méthodes non chimiques de prévention ou de lutte disponibles« .

En juillet 2016, l’Anses avait déjà retiré du marché 126 préparations associant le glyphosate au co-formulant POE-tallowamine. L’Etat vient de mettre en ligne une plateforme de suivi des agriculteurs français engagés à sortir de l’usage de l’herbicide glyphosate d’ici fin 2020.

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(source Rachida Boughriet Actu-Environnement)

Pénalisé par le rachat de Monsanto, Bayer va supprimer 12 000 emplois d’ici à 2021

Werner Baumann, PDG de Bayer, lors de l’assemblée générale annuelle des actionnaires du groupe, à Bonn (ouest de l’Allemagne), en mai. Wolfgang Rattay / REUTERS

Bayer AG CEO Baumann attends the company's AGM in BonnPénalisé par le rachat de Monsanto, Bayer va supprimer 12 000 emplois d’ici à 2021

 

Confronté à une chute spectaculaire de son cours de Bourse, le groupe chimiste allemand a annoncé une saignée dans ses effectifs.

Werner Baumann, PDG de Bayer, lors de l’assemblée générale annuelle des actionnaires du groupe, à Bonn (ouest de l’Allemagne), en mai. Wolfgang Rattay / REUTERS

Monsanto va-t-il faire couler le groupe Bayer ? Moins de six mois après avoir racheté le semencier américain, le chimiste allemand, confronté à une baisse spectaculaire de son cours de Bourse, a annoncé une saignée dans ses effectifs. Ainsi, 12 000 postes seront supprimés d’ici à 2021, dont « une partie significative en Allemagne », a précisé le chimiste allemand dans un communiqué publié jeudi 29 novembre.

Bayer présente la mesure comme un plan de restructuration destiné à renforcer la rentabilité de l’entreprise. Outre les suppressions d’emploi, qui représentent presque 10 % des effectifs, le groupe prévoit de vendre son département de santé animale, ainsi que deux marques de médicaments vendus sans ordonnance. Il espère ainsi économiser 2,6 milliards d’euros par an d’ici à 2022. Tous les départements sont touchés par ces coupes claires. La plus grande partie concernera des fonctions administratives et de services, où 5 500 postes disparaîtront.

« Les mesures que nous prenons aujourd’hui doivent augmenter les performances de l’entreprise de façon durable. Elles ne sont pas une réaction à la reprise de Monsanto et ne dépendent pas de la plainte glyphosate », a précisé le PDG du groupe, Werner Baumann. Si l’annonce du plan de restructuration a entraîné un léger redressement du cours en séance, jeudi, celui-ci a terminé en très légère baisse (– 0,72 %), à 63,77 euros, son plus bas niveau depuis 2012. Car, depuis trois mois, l’action est plombée par l’affaire du glyphosate.

 

Les investisseurs redoutent une explosion du risque judiciaire lié au glyphosate

 

Le 10 août, un jardinier américain, Dewayne Johnson, avait obtenu gain de cause dans son procès contre Monsanto, dont il accusait le produit phare – le Roundup, à base de glyphosate – d’avoir causé son cancer. La firme américaine avait alors été condamnée par un jury populaire à lui verser 289,2 millions de dollars (248 millions d’euros) de dommages et intérêts. Le montant avait été ensuite réduit en appel à 78 millions de dollars par une magistrate californienne, sans que le jugement soit remis en question sur le fond. Fin novembre, Bayer a de nouveau contesté la décision. Il soutient qu’il n’existe aucun lien entre cancer et glyphosate, si le produit est utilisé correctement.

Lire aussi Bayer dans la tourmente après la condamnation de Monsanto

Quelle que soit l’issue du procès, le mal est déjà considérable. Les deux décisions américaines, qui augurent mal de l’issue des 9 300 plaintes déposées contre Monsanto, ont fait perdre à Bayer 30 milliards d’euros de valeur boursière en trois mois. Les investisseurs redoutent une explosion du risque judiciaire lié au glyphosate.

Signes de faiblesse

Le pesticide controversé n’est pas le seul problème du chimiste allemand. Chez Bayer, le département de médicaments sans ordonnance montre des signes de faiblesse depuis trois ans. En 2014, Bayer avait racheté certaines activités de l’américain Merck & Co afin de devenir un leader mondial de cette spécialité. Mais les produits n’ont pas tenu leurs promesses sur un marché hautement concurrentiel, où les consommateurs préfèrent acheter leurs produits du quotidien sur Internet que dans les pharmacies.

Plus grave, le département de pharmacie classique sur ordonnance, qui assure presque la moitié du chiffre d’affaires du groupe, est également en difficulté. Les deux molécules phares de Bayer, qui assurent actuellement le gros des ventes et de la croissance du département, voient leur brevet arriver à échéance en 2023.

A partir de cette date, le groupe pourrait avoir à compenser une baisse de chiffre d’affaires de plus de 6 milliards d’euros. Le temps presse, donc. Bayer prévoit de réorganiser son département pharmaceutique et de faire appel à des prestataires extérieurs pour la recherche et le développement. Outre la baisse des coûts, l’objectif est d’accélérer le modèle d’innovation, en renforçant les partenariats avec la recherche académique et les start-up spécialisées en biotechnologie.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Bayer, dans l’enfer du mariage avec Monsanto

Toutefois, le plus gros défi demeure l’intégration de Monsanto. Bayer promet que le mariage avec le semencier devra dégager des synergies de 1,2 milliard d’euros, ce qui se traduit notamment par la suppression de 4 200 postes dans le département. De nouveaux produits devront également arriver sur le marché. Sur ce dossier, le groupe n’a pas le droit à l’erreur.

Bayer doit non seulement réussir sur le plan opérationnel, mais aussi faire oublier l’image désastreuse de Monsanto dans l’opinion publique, en montrant que les pratiques du semencier appartiennent au passé. La valeur du cours montre que les investisseurs sont pour l’instant réservés sur ces perspectives.

Source Le Monde – Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)

 

 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/11/30/bayer-penalise-par-le-rachat-de-monsanto-va-supprimer-12-000-emplois-d-ici-a-2021_5390701_3234.html

Préparation Fête des faucheurs 2019 VENDREDI 14 DECEMBRE – 18H30 ASSIER & appel à bénévoles …

Réunion préparation Fête des faucheurs 2019

VENDREDI 14 DECEMBRE – 18H30

ASSIER SALLE INTERGENERATIONNELLE

&

repas partagé pour ceux qui le souhaitent

30727237_1625311897576721_8548484874439310765_nIMG_1127On a besoin de toutes et tous pour pérenniser cette fête qui ne tient que par le bénévolat.

Afin de ne pas trop user nos forces, essayons de répartir nos disponibilités, dédoublons les postes de référents quand c’est faisable etc…

Notre fête est attendue chaque année.

la dernière a été un succès tant au niveau fréquentation que bilan financier mais il  faut rester mobilisés.

Cette année nous étions trop peu au démontage et en plus c’était la même équipe que lors du montage.

D’une manière générale nous sommes trop peu de bénévoles.

Merci à tous

La fête aura lieu du Vendredi 5 avril au dimanche 7 avril inclus, la préparation commencera vers le mardi 2 avril et le démontage le lundi 8 avril

inscrivez-vous dès maintenant auprès de Lisa – Référente bénévoles

lisadel46@gmail.com

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la presse invente Les Glyph’ Awards vendre du papier grâce au glyphosate..!!

source info  Générations futures

Contexte.

Où achète-t-on le plus de pesticides ? Et lesquels ? Ces questions nous nous les posons régulièrement et nombreux sont celles et ceux qui nous interpellent sur ce sujet. Alors nous avons décidé d’y répondre. Comment ? En utilisant les données officielles de 2017 existantes issues de la fameuse BNVD (base de données des ventes des distributeurs) qui donnent les quantités des différents produits commerciaux pesticides vendus dans chaque département sous la forme d’une feuille Excel de plus de 700 000 lignes ! De ces données nous avons déduit les quantités de matières actives vendues dans chaque département en moulinant longuement ces informations.

Générations Futures a par ailleurs distingué les substances dangereuses, dites CMR, ou cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction, telles que définies par l’Union européenne. La Loire-Atlantique et la Marne semblent un peu plus épargnées.

 

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S’appuyant sur une liste de perturbateurs endocriniens établie par l’ONG TEDX, l’organisation a isolé ces substances qui peuvent avoir des effets sur le système hormonal. Dans ce classement, l’Eure-et-Loir, où s’étendent les plaines de la Beauce, rejoint les départements du Nord et du Bassin parisien. « La vigne et l’arboriculture sont des cultures qui consomment beaucoup de produits phyto et où l’on retrouve des perturbateurs endocriniens »

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L’Aube est le département français où l’on a le plus vendu de produits phytosanitaires en 2017, avec 3276 tonnes de substances actives, devant la Gironde, la Marne et le Vaucluse. « Dans l’Aube, il y a énormément de grandes cultures. Le vignoble champenois empiète également sur ce département. Il peut y avoir des effets de marge, avec des grosses Scop qui sont dans l’Aube mais qui vendent aussi dans la Marne », explique François Veillerette, directeur de Générations Futures. Selon nos calculs, les ventes dans ce département sont supérieures de 91 % à celles de 2008.

 

 

La Campagne d’analyses de recherche de glyphosate dans les urines défendue par le député Européen et membre de la commission pesticides au parlement européen Éric Andrieu le 24/11/2018 près de Cahors

la jeune secretaire féderale du PS Lotois(Gaeligue Jos)  a invité l’association Campagne Glyphosate 46 afin de rencontrer le député européen PS audois Eric Andrieu Samedi 24 novembre prés de StPierre-Lafeuille au domaine D’Auzole, au nord de Cahors.

Etaient présents dans cette assemblée divers élus PS et Verts.

IMG_9716Eric Andrieu ici entouré d’ Angèle Préville, la sénatrice du Lot et Gaeligue Jos

Eric Andrieu et Gaeligue Jos souhaitaient que nous puissions présenter notre campagne de recherche de glyphosate dans les urines, initiative qu’ils soutiennent.

A la fin de son intervention, nous avons été appelés pour expliquer notre démarche .

A cette occasion, il s’est personnellement engagé à effectuer le test auprès de l’association de l’Aude ou il réside.

Eric Andrieu connaissait cette campagne initiée par L’Ariège et Il a incité les élus présents à soutenir cet élan citoyen.

Il attendra simplement la deuxième semaine de décembre. A cette période  il ne sera plus lié avec la commission européenne sur les pesticides qu’il aura quitté la première semaine de décembre. J_ ai des pesticides




(extrait :Le Monde/ Stéphane Foucart Publié le 05 octobre 2018)

La commission d’enquête sur les pesticides sous pression

Intimidations, soupçons de piratage informatique, invitation à rencontrer secrètement de hauts responsables de l’industrie agrochimique… Depuis qu’il a pris la présidence de la commission d’enquête du Parlement européen sur les procédures d’homologation des pesticides (dite commission « PEST »), créée après les révélations des « Monsanto Papers », l’eurodéputé Eric Andrieu (PS) et son équipe confient n’avoir jamais connu une telle séquence d’événements troublants ou inhabituels. Le projet de rapport de la commission, présenté le 20 septembre, sera discuté jusqu’au 11 octobre et mis au vote le 6 décembre. Il est d’une importance critique pour l’industrie des pesticides, dont les produits pourraient voir leurs conditions d’accès au marché européen durcies.

En juin, quelques semaines après l’installation de la commission et l’élection de M. Andrieu à sa présidence, l’eurodéputé français reçoit une lettre d’EPPA, un cabinet de consultants bruxellois. Celui-ci agit pour le compte du géant de la chimie Bayer, qui vient alors d’acquérir l’agrochimiste américain Monsanto. EPPA propose une rencontre « informelle, c’est-à-dire confidentielle » avec les hauts responsables de Bayer. « C’est la première fois que je recevais une demande de rendez-vous secret, hors agenda, et je n’y ai pas répondu », explique le parlementaire, connu pour être très critique vis-à-vis de l’industrie des pesticides.

Le Narbonnais de naissance a bien évidemment mis en avant son combat contre le glyphosate dans l’hémicycle du Parlement européen. Suite au «Monsanto papers» et au renouvellement controversé de l’autorisation d’utiliser du glyphosate, «nous avons obtenu la mise en place d’une commission d’investigation sur le système d’autorisation des pesticides en Europe. Depuis plus de trente ans, Monsanto, passé Bayer, empoisonne la planète avec son herbicide, plus connu sous le nom de Roundup».




A suivre …

il ne nous a pas dit si son prélèvement sera suivi d’une plainte…

On l’espère !