Des députés ont pissés à Paris ou la Campagne Glyphosate a bien démarrée..

Ce matin, les députés volontaires ce sont joints au premier prélèvement de la Campagne glyphosate Paris dans la salle Les Canaux, Maison des économies solidaires et innovantes. Parmi eux, Bénédicte Taurine, Loïc Prud’homme, Mathilde Panot, Stella Dupont, Delphine Batho, Martine Wonner, François-Michel Lambert, Michel Larive.

La campagne glyphosate réclame l’interdiction de la molécule de glyphosate comme de tous les pesticides de synthèse et somme le gouvernement de mettre en place immédiatement des mesures de transition vers une agriculture écologique.

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BAYER HORS LA LOI DANS LE CHER !!

A l’insu de son plein gré….??

Un scandale de plus avec avec un état impuissant à contrôler ce qui pousse sur son territoire !!

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Loir-et-Cher : des semences de colza OGM interdites à la culture vendues par erreur par Bayer (ex-Monsanto)

(source France3 centre-val de loire/ Elsa Cadier le 17/02/2019)

L’affaire fait grand bruit dans le monde de l’agriculture : le géant des pesticides Bayer (ex-Monsanto), aurait vendu « par erreur » des semences de colza OGM venant d’Argentine alors que leur culture est interdite en France. Dans le Loir-et-Cher, 2.000 hectares sont concernés

2.000 hectares de colza OGM dans le Loir-et-Cher

L’information a été révélée par nos confrères de la Nouvelle République : 2.000 hectares de colza auraient été plantés dans le Loir-et-Cher avec des semences OGM venues d’Argentine. 150 exploitants sont concernés. L’OGM détecté est le colza GT73, tolérant au glyphosate. Ces semences, interdites en France ont été vendues par la coopérative Axéréal qui les a acheté à Bayer (ex-Monsanto), le mastodonte des fabricants de pesticides. 

lien reportage france3

https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/loir-cher/loir-cher-semences-colza-ogm-interdites-culture-vendues-erreur-bayer-ex-monsanto-1625501.html?fbclid=IwAR11SO6aEkGYqD1UWA6uHMmAkPeP19Dz3lGmn9XNwAAHU1TrZvb_z0EfbAE
 

Bayer doit détruire les cultures concernées

La culture de l’OGM détecté étant interdite, le ministère chargé de l’agriculture a demandé à l’entreprise Bayer de faire détruire les cultures concernées et d’appliquer des mesures de gestion et de suivi des parcelles afin d’empêcher toute propagation liée à la présence éventuelle de graines non germées dans le sol. Un protocole a été mis en place suite à cette demande. Ce protocole prévoit également l’indemnisation des agriculteurs concernés. Les destructions sont en cours avant la floraison. Le protocole inclut notamment l’impossibilité de semer du colza ou d’autres crucifères pendant deux ans.

Mais le danger n’est pas forcément écarté. Le colza semé peut effectivement échapper à l’arrachage pour ressortir plus tard. Au bout de sept ans, dû à la dormance, il peut subsister jusqu’à trois kilos par hectare de colza, qui peut germer à nouveau. 

Dans la région, l’Eure-et-Loir est un autre département concerné. En France, il y aurait plus de 7.300 hectares touchés.


Demandes d’explication par Europe Ecologie les Verts

Dans une lettre adressée le 15 février au préfet du Loir et Cher, au président de la chambre d’agriculture et au président d’Axéréal, Europe Ecologie les Verts du Loir-et-Cher demande plus d’explications sur les mesures prises pour éradiquer la contamination. 
 

Que dit la loi ? 

La loi n°2008-595 du 25 juin 2008 relative aux organismes génétiquement modifiés interdit la culture commerciale des OGM en France. Ils font l’objet d’un encadrement réglementaire strict. L’OGM GT73 est autorisé au niveau européen pour l’alimentation humaine et animale (sous réserve d’un étiquetage dès lors que la teneur en OGM dépasse les 0,9%), mais il est interdit à la mise en culture.

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OGM en France : 8 000 hectares de colza détruits

6 février 2019, par Christophe NOISETTE (Date de rédaction antérieure : 28 novembre 2018).

Février 2019 : nouveau rebondissement dans l’affaire du colza contaminé révélé en octobre 2018. Ce sont 8000 hectares de colza Dekalb qui viennent d’être détruits en raison d’une contamination fortuite d’OGM. Cette contamination fait suite aux révélations, par les autorités françaises, le 25 octobre 2018, d’un lot de semences de colza de Monsanto contaminé par du colza transgénique. La détection était intervenue après le semis de 1 900 hectares environ.

Une première révélation de cette contamination d’ampleur avait été révélée dans un document confidentiel qu’Inf’OGM s’est procuré : les autorités françaises portaient alors à la connaissance de la Commission européenne la dissémination dans l’environnement d’un colza transgénique non autorisé dans l’Union européenne. Le colza GT73 [1], mis au point par Monsanto pour tolérer des pulvérisations de Roundup, a été détecté (à une teneur inférieure à 0,1 %) en septembre 2018 dans un lot de semences commercialisé en France. Ces semences ont été pour partie d’ores et déjà semées sur une surface estimée à 1 900 hectares.

Les autorités précisaient que le lot était constitué « d’un mélange de semences produites en Espagne et en Argentine », et affirmaient que « l’origine de la présence fortuite n’est […] pas connue à ce stade ».

Dans ce document, nous apprenions que les 198 sacs de semences non encore vendus avaient été retirés du marché et qu’il avait été demandé à Monsanto « de faire détruire les cultures concernées et d’appliquer des mesures de gestion et de suivi des parcelles pendant deux campagnes ».

À noter que le site de l’Union européenne qui répercute les cas de contaminations (RASFF) n’a pas encore mentionné cette dernière.

Les semences ayant servi à la confection du lot incriminé avaient également servi à confectionner 36 autres lots : dix autres lots vendus en France, et d’autres lots semés en Allemagne, en République tchèque et en Roumanie. Les autorités françaises s’étaient engagées à analyser ces autres lots afin de « lever toute suspicion ».

Une contamination finalement plus importante

Le 5 février 2019, Agrapresse a révélé que trois lots de semences de colza Dekalb, du groupe Bayer/Monsanto, distribués en France, étaient contaminés par du colza transgénique. 700 agriculteurs et 8000 hectares sont d’ores et déjà concernés et ces hectares détruits. Bien que la contamination soit faible (0,005 %), la loi exige la destruction de ces cultures car le semis de colza GM est interdit, et une faible contamination de départ peut ensuite très vite se multiplier. Cette contamination a fait l’objet d’une notification à la Direction générale de l’alimentation (DGAL) qui a mis en place un protocole de retrait chez les distributeurs et de destruction chez les paysans qui avaient déjà semé ce colza.

Inf’OGM considère que « la contamination, qu’elle se produise par pollinisation, par des repousses, ou par la filière agro- industrielle, est techniquement inévitable si les PGM [plantes génétiquement modifiées] sont disséminées à grande échelle ». Ce nouveau cas inexpliqué et d’envergure conforte l’association dans son analyse issue d’un suivi méthodique de l’actualité depuis près de 20 ans.

Vendredi 8 mars 21h cinéma Atmosphère à Capdenac En avant-première : Le Grain et l’Ivraie de Fernando Solanas

le lien pour la bande-annonce /

https://www.facebook.com/CinemaEtHumanisme/videos/2309813085971049/UzpfSTE2MDkzNzY3ODI1NDA5NTI6MTY5NzcwOTM0MDM3NDM2Mg/

Vendredi 8 mars 21h cinéma Atmosphère à Capdenac 4, €
En avant-première : Le Grain et l’Ivraie de Fernando Solanas + débat + programme de la Fête des Faucheurs + stands + boire un verre !


Tout ce qu’il nous faut savoir sur l’agro-chimico-industrie et que les multinationales et les décisionnaires complices nous ont toujours caché ! Un film, pour autant, magnifique, réalisé de main de maître, tellement humain, vraiment humaniste et à la compréhension facile pour toutes et tous…
Une soirée à ne manquer sous aucun prétexte !…
Vigilance OGM 46 (VO46), association reconnu d’intérêt général, propose en avant-première et en partenariat avec les cinémas du Grand-Figeac, un film documentaire exceptionnel Le Grain et L’Ivraie du cinéaste argentin Fernando Ezequiel Solanas, alias Pino Solanas. Le film sera suivi d’un débat animé par Yves Vier, médecin généraliste, membre de VO46, qui alerte sur les pesticides et de membres de notre association. Nous présenterons aussi le programme de la 7ème Fête des Faucheurs qui se déroulera les 5, 6 et 7 avril à Assier ! Les cinémas du Grand-Figeac offriront un pot en fin de soirée.
Titre original : Viaje a los Pueblos Fumigados, projeté à la salle Atmosphère à Capdenac-Gare en VOSTF / 1h37′ / Tarif unique 4, €


Stands VO46, Faucheurs Volontaires et « Campagne glypho » : Campagne nationale de recherche du glyphosate dans les urines, qui aboutira à une plainte groupée au pôle santé du tribunal de grande instance à Paris. Vous pourrez vous inscrire, connaître votre taux de glyphosate et porter plainte…

Le film : Il s’ouvre sur une série d’images saisissantes : dans la province de Salta, dans le nord de l’Argentine, des forêts séculaires sont défrichées pour faire place à d’immenses plantations de soja. Les agriculteurs indigènes sont chassés de leurs villages. Des herbicides sont pulvérisés en quantité et les maladies se propagent. C’est le point de départ de cette investigation sur les crimes environnementaux commis par l’agriculture industrielle.
L’Argentine est devenu le pays de la viande aux hormones et de la monoculture. Du Nord au Sud et d’Est en Ouest, le cinéaste et sénateur « Pino » Solanas a constaté les dégâts de l’agro industrie : cancers, malformations, stérilité des terres et pollution des eaux, expropriations des indigènes et des petits propriétaires, destruction de la biodiversité, corruption des multinationales et monoculture de masse. Rien n’endiguera les méfaits d’un état financé par le Soja roi ? C’est sans compter sur un infatigable réalisateur activiste de 83 ans et les milliers d’acteurs des filières alternatives qui se battent pour que les choses changent.
Dans ce documentaire, le militant argentin de la première heure Fernando Solanas voyage, caméra au poing, à travers sept provinces argentines à la rencontre des populations locales, d’agriculteurs et de chercheurs qui racontent les conséquences sociales et environnementales du modèle agricole argentin : agriculture transgénique et utilisation intensive des agrotoxines (glyphosate, épandages, fumigations) qui ont provoqué l’exode rural, la déforestation, la destruction des sols, mais aussi la multiplication des cas de cancers et de malformations à la naissance.
Le récit de Fernando Solanas évoque aussi l’alternative d’une agriculture écologique et démontre qu’il est possible de produire de manière saine et rentable des aliments pour tous, sans pesticides, pour reconquérir et préserver nos milieux naturels.

Le réalisateur : Pino Solanas est né en 1936 à Buenos Aires, en Argentine. Il a été primé dans les plus grands festivals européens (Grand Prix à Venise, Prix de la mise en scène à Cannes, Ours d’or d’honneur à Berlin) et a reçu deux Grand Coraux à La Havane.
A la fin des années 1960, il est l’un des fondateurs et théoriciens du groupe argentin Cine Liberación, qui s’inscrit dans un mouvement à échelle continentale – celle de l’Amérique latine – appelant à un « troisième cinéma », qui ne soit pas une prolongation du cinéma européen ni hollywoodien. En 1968, il co-réalise clandestinement avec Octavio Getino le documentaire L’Heure des Brasiers, manifeste esthétique et politique du mouvement. Ce film majeur, anti- néocolonialiste, péroniste et activiste, est interdit jusqu’à la fin de la dictature de la révolution argentine en 1973. Il est aujourd’hui considéré comme un grand classique du documentaire.
Il laisse un témoignage de son exil à Paris pendant la dictature militaire (1976-1983) dans Tangos, l’exil de Gardel (1985), récompensé à Venise et aux César. Suivront deux drames remarqués, Le Sud en 1988 et Le Voyage en 1992, tous deux primés à Cannes.
Il siège comme député du parti de centre-gauche Frepaso (Front pour un pays solidaire) entre 1993 et 1997. Il participe ensuite aux élections présidentielles argentine de 2007, à la tête du mouvement Proyexto Sur (en), contre Cristina Kirchner dont il critique « la politique économique libérale ». Il est sénateur depuis 2013.
Dans les années 2000, Solanas réalise une série de documentaires sur la crise économique argentine, les échecs et les possibilités de son pays : Mémoire d’un saccage, La Dignité du peuple, Argentina latente, La próxima estación. En 2018, il revient au festival de Cannes présenter une copie restaurée de L’Heure des Brasiers. Le Grain et l’Ivraie est son 22ème film.

Vigilance OGM 46 (VO46) : Maison Paysanne, place de la Halle 46320 Assier / vo46@riseup.net / blog : https://vo46.wordpress.com/
VO46 organise aussi la 7ème Fête des Faucheurs les 5, 6 et 7 avril 2019 à Assier !

Gramat Methaniseur !!

revue de presse

Dans le Lot, les craintes d’« une catastrophe écologique » liée à l’épandage de digestat

Présenté comme un « fertilisant vert » obtenu à partir de déchets agro-industriels, le résidu de la méthanisation, qui contient des métaux lourds, pourrait se révéler à risque en milieu calcaire.

(Source Le Monde /Par Stéphane Mandard Publié le 29 janvier )

Le méthaniseur de Gramat (Lot), installation classée à risque pour l’environnement, est autorisé à traiter jusqu’à 57 000 tonnes de déchets par an.

Son voisin avait eu la délicatesse de le prévenir : « Ne soyez pas surpris si des ouvriers débarquent en scaphandre pour épandre dans mon champ. » Alors, au départ, il ne s’est pas préoccupé de la forte odeur. Jusqu’à ce que ses abeilles meurent par milliers. Il les a photographiées, filmées, pesées : 2 kilos de cadavres. « La ruche la plus populeuse a été quasiment intégralement décimée », confie cet apiculteur, qui préfère garder l’anonymat par peur des représailles. Dans ce coin tranquille du Lot, au cœur du parc naturel des Causses du Quercy, tout le monde se connaît. Et peu se risquent à émettre publiquement des doutes sur le nouvel « or vert » de la région, la méthanisation, et son corollaire, le digestat.

A Gramat, 3 500 habitants, un imposant méthaniseur tourne à plein régime depuis un an. Il produit du méthane, transformé en électricité et en chaleur, à partir de la dégradation de divers déchets agro-industriels. Lisiers de canards issus de la grosse coopérative agricole voisine La Quercynoise (5 000 agriculteurs et collaborateurs). Mais aussi des restes d’abattoirs. Mais encore des graisses alimentaires, des rebuts de fabrication de plats préparés…

D’une capacité initiale de 38 tonnes d’intrants, le « digesteur » de Gramat, installation classée à risque pour l’environnement,est aujourd’hui autorisé à traiter jusqu’à 57 000 tonnes de déchets par an. Le digestat est le résidu du processus de méthanisation. En 2018, le méthaniseur de Gramat a recraché près de 44 000 tonnes de digestat brut liquide. Cette sorte de boue est ensuite épandue sur les parcelles des agriculteurs de la coopérative. 2 000 hectares ont été aspergés en 2018 et 4 500 hectares sont, à terme, concernés.

« Vers de terre décomposés »

Détenue à 66 % par Fonroche (premier constructeur de méthaniseurs) et La Quercynoise, Bioquercy, la société qui exploite l’unité de Gramat, présente son digestat, particulièrement riche en azote, comme « un fertilisant vert, peu odorant, en substitution aux engrais chimiques »

(La suite de l’article du Monde est disponible aux abonnés dont ne fait pas partie VO46)

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Pollution des sols : dans le Lot, l’usine de méthanisation qui inquiète

(source LCI / Matthieu Jublin 30 janvier 2019)

ENVIRONNEMENT – La méthanisation, en plein développement en France, permet de transformer les déchets organique en biogaz, tout en produisant du digestat, qui sert de fertilisant aux cultures. Mais la technique n’est pas sans risque, comme le montrent les inquiétudes autour d’un gros site installé dans le Lot en 2018.

30 janv. 2019 18:48 – Matthieu Jublin

La méthanisation, sur le papier, c’est du gagnant-gagnant : valorisation des déchets organiques, production locale d’énergie et de fertilisant renouvelables, compléments de revenus pour les agriculteurs… Mais cette technique qui connaît un développement sans précédent en France doit être maîtrisée pour ne pas polluer l’environnement. Illustration dans le Lot, où l’installation d’un gros méthaniseur industriel a provoqué de nombreuses critiques chez les riverains et les scientifiques.

La méthanisation, c’est quoi ?

La méthanisation est une technique qui consiste à valoriser les déchets organiques, en les transformant en partie en méthane. Cette technique est basée sur un processus biologique qui survient en l’absence d’oxygène, contrairement au compostage, qui est une technique de valorisation à l’air libre.

La méthanisation permet donc, à travers la dégradation de de déchets organiques, de produire deux choses : du biogaz, composé d’environ 50% à 70% de méthane (CH4) et 20% à 50% de gaz carbonique (CO2), ainsi que du « digestat », un produit humide, riche en matière organique, qui sert de fertilisant pour les sols, après éventuellement une phase de compostage.

Le cycle de la méthanisation et toutes les utilisations possibles de ses produits sont illustrés dans ce visuel du ministère de l’Environnement.

De quoi est accusé le site de méthanisation dans le Lot ?

Avec 646 unités au 30 juin 2018, contre environ 400 fin 2017, la filière méthanisation est en forte progression en France depuis quelques années, et commence à rattraper les nombreux pays européens qui utilisent cette technique depuis plus longtemps. Parmi ces sites de méthanisation ouverts en 2018 se trouve celui de Bioquercy à Gramat, une commune du Lot. Ce méthaniseur traite jusqu’à 57.000 tonnes de déchets par an, rapporte Le Monde, ce qui le fait entrer dans la catégorie des poids lourds.

Le département compte par ailleurs un autre méthaniseur semi industriel qui traite 15.000 tonnes de déchets par an, tandis que quatre autres de taille semblable sont en projet, précisait l’ancien ingénieur Jean-Louis Lasserre, dans une tribune publiée dans dans Reporterre en juillet. Ce dernier critique les techniques mises en oeuvre dans le site de Bioquercy, qui menacent selon lui l’eau et la faune locale. Il affirme que le digestat utilisé comme fertilisant après le processus de méthanisation se présente sous une forme brute et liquide, qui est « la forme la moins élaborée, la moins coûteuse et la plus impactante pour les sols très peu épais sur les calcaires du causse ».

Ce digestat est « partiellement ‘hygiénisé’, c’est-à-dire qu’il n’est pas dénué de tout germe pathogène agressif (kystes de parasites, Bacillus cereus et clostridies), de virus émergent, ni de résidu d’antibiotiques », poursuit-il, ajoutant que le digestat « est très sensible au ruissellement ». Avec Liliane Réveillac, Jean-Louis Lasserre évoque dans Le Monde une « catastrophe écologique pour les sols karstiques très fissurés de notre région », causée par ce digestat qui « s’infiltre facilement et va polluer les eaux souterraines et contaminer nos captages d’eau potable, déjà régulièrement souillés par les effluents de l’agriculture intensive. »

Qui a tué les abeilles et les vers de terre ?

Pour Jean-Louis Lasserre, la seule solution viable pour les sols calcaires très fissurés de cette région du Lot serait l’épandage sous forme de compost. Avec Liliane Réveillac, il sont membres du Collectif scientifique national sur la méthanisation (CSNM), récemment formé en opposition au projet. Le collectif a été reçu lundi 28 janvier au ministère de la Transition écologique, indique Le Monde, qui avait déjà publié en avril une tribune de plusieurs préhistoriens et paléontologues qui alertaient sur les conséquences des épandages de digestat sur les sites archéologiques de la zone.

Dans cette querelle qui a désormais largement dépassé les frontières du Lot, chacun avance ses arguments. Les opposants signalent des extinctions massives d’abeilles chez un apiculteur voisin, et une hécatombe parmi les vers de terre vivant sur une parcelle fertilisée avec le digestat de Bioquercy. Le CSNM affirme également avoir fait analyser le digestat par un laboratoire, mettant en évidence « la présence de plusieurs métaux lourds en grande quantité et aussi des siloxanes, dont le D4,(reprotoxique, considéré comme perturbateur endocrinien) ». 

Bioquercy a rétorqué en publiant sur son site internet des relevés d’analyses de son digestat ne mesurant aucune trace de siloxanes et des métaux lourds en quantité « conforme » à la réglementation (plomb, chrome, mercure, cuivre, nickel, zinc). Dans Le Monde, le directeur de l’activité biogaz chez Fonroche (le premier constructeur de méthaniseurs, co-propriétaire du site de Bioquercy) affirme par ailleurs connaître « un apiculteur qui épand du digestat et [qui] n’a strictement aucun souci ».

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Lot : les habitants d’un village vivent dans la puanteur à cause d’une usine de méthanisation

(source La Dépêche / Publié le 06/02/2019)

Depuis novembre 2017, les voisins d’une usine de méthanisation vivent dans la puanteur lorsqu’ils se trouvent sous le vent . Un apiculteur soupçonne même qu’un des produits fabriqués a tué ses abeilles.

Depuis plus d’un an, les habitants de Gramat vivent un enfer quotidien. Une odeur  pestillentielle envahit jour et nuit une partie de cette commune de 3 500 habitants, située au cœur du parc naturel des Causses du Quercy, à quelques kilomètres de Rocamadour. « Cela nous empêche de vivre normalement. L’atmosphère est tellement désagréable, qu’il m’est arrivé de quitter mon domicile certaines nuits. Je roule pendant des dizaines de bornes, jusqu’à ce que l’air soit pur », témoigne un habitant asthmatique installé à moins d’un kilomètre de l’entreprise Bioquercy.
Cette société spécialisée dans la méthanisation a lancé son activité en novembre 2017. Bioquercy, c’est son nom, récupère des déchets agro-industriels, des restes d’abattoirs (viscères etc.), de fabrication de plats préparés, mais surtout du lisier de canards issus de la coopérative voisine La Quercinoise. Ensuite, elle les transforme en biogaz, un produit  exploité pour produire de l’énergie électrique et de la chaleur.  

Ils ont du glyphosate dans leurs urines : à Toulouse, 45 justiciables portent plainte

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45 plaintes ont été déposées ce mercredi devant le tribunal de grande  instance de Toulouse contre les responsables de la mise sur le marché du glyphosate, principale substance du Roundup de Monsanto. Elles émanent de personnes dans les urines desquelles du glyphosate a récemment été trouvé.

lien reportage france3 info occitanie

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/ils-ont-du-glyphosate-leurs-urines-toulouse-45-justiciables-portent-plainte-1623399.html?fbclid=IwAR298p4ccqz8IKxGkLbfra2aVZVqB6boGrq_Ar5QaTRx1OhoHqpGRmGLGNE#xtor=EPR-521

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Par Vincent Albinet

« J’ai du glyphosate dans les urines, et toi ? »

« J’ai du glyphosate dans les urines, et toi ? », tel est le nom de la campagne engagée contre les responsables de la mise sur le marché du glyphosate, principale substance du Roundup de Monsanto par l’association Campagne glyphosate Toulouse Métropole.

Elle avait débuté le 21 décembre dernier par la collecte d’urine, réalisée devant huissiers, d’une cinquantaine de volontaires. Un laboratoire indépendant allemand a depuis procédé à l’analyse de ces échantillons. Avec un résultat sans appel : 100% des personnes présentent des taux très significatifs de glyphosate dans leurs urines, de 0,43 à 3,1 microgramme/litre de glyphosate, soit en moyenne, 1,113 microgramme/litre de glyphosate ont ainsi été retrouvés dans les urines des volontaires alors que la réglementation fixe le seuil maximal à 0,1 microgramme.

Quarante-cinq de ces personnes ont donc déposé plainte devant le tribunal de grande instance de Toulouse pour « mise en danger de la vie d’autrui », « tromperie aggravée » et « atteinte à l’environnement ».

Ces plaintes s’ajoutent à la centaine déjà enregistrée devant le tribunal de Foix (Ariège) où la même campagne, lancée par le collectif des Faucheurs volontaires, avait  démarré au mois de juin 2018.

Décideurs et fabriquants nominativement visés par les plaintes.

Comme à Foix, les plaintes déposées à Toulouse,  visent des individus, des PDG et des membres des conseils d’administration des groupes qui fabriquent des pesticides à base de glyphosate tels Bayer-Monsanto, Barclay Chemicals, Adama France, Agrifar. Elles ciblent également les décideurs et les organismes qui l’ont autorisé, tels les membres de la Commission européenne, la gouvernance de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) et l’Afsa, son équivalent européen.

La marche arrière d’Emmanuel Macron

« Les dernières déclarations d’Emmanuel Macron nous démontrent que le gouvernement n’a nullement l’intention de respecter sa promesse d’interdire les pesticides dans un délai de 3 ans », analyse l’association Campagne glyphosate Toulouse Métropole.

Alors que le président français s’était engagé à une sortie du glyphosate en 2021, les députés ont refusé en mai 2018 de l’inscrire dans la loi agriculture et alimentation. Depuis, Emmanuel Macron, en déplacement dans la Drôme, a estimé que la France ne parviendrait pas à se passer « à 100 % » du glyphosate d’ici trois ans.

« Devant ce constat, nous avons décidé de porter plainte, individuellement (…) », indique l’association. « le Roundup est un produit dangereux et nous devons l’interdire TOTALEMENT le plus rapidement possible, ainsi que tous les pesticides chimiques dangereux, ajoute-t-elle. N’attendons pas un nouveau scandale sanitaire comme ceux de l’amiante, du distilbène, des hormones de croissance, du chlordécone, de l’isoméride, de la dépakine ou du médiator ».