DOSSIER DE PRESSE DES FAUCHEURS VOLONTAIRES BRETONS: IMPORTATION DE SOJA O.G.M. ou l’histoire du poulet breton décapité qui court toujours…

6 Décembre 2019

LES FAUCHEURS VOLONTAIRES ONT BLOQUES LE PORT DE COMMERCE DE BREST ET L’ACTIVITE DE LA SOCIETE BUNGE QUI distribue une part des 4,5 millions de tonnes de soja OGM- PESTICIDES arrivant chaque année d’Amérique du Nord et du Sud en France.

 

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Introduction :
 Le soja, est une légumineuse originaire de Chine. Principalement cultivé dans les zones sub-tropicales, sa graine est traditionnellement consommée par les humains en Asie orientale. Aujourd’hui, le soja est principalement utilisé sous forme d’huile végétale et de tourteaux.

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C’est le principal oléo-protéagineux cultivé dans le monde : 128 millions d’ha pour une production de 360 millions de tonnes en 2018

90 % du soja produit dans le monde est OGM (source : http://www.fopoleopro.com/marche-mondial-des- oleagineux-juin-2018/).
Les USA rassemblent 45 % des surfaces cultivées en soja, qui apparaît dans les statistiques agricoles américaines dans les années 20. L’industrialisation de l’agriculture permet une augmentation des surfaces durant les décennies qui suivent. L’American Soybean Association, associée (regroupant agriculteurs et industriels) avec l’aide du gouvernement, a largement contribué à développer les usages et les marchés du soja (graine, huile , tourteaux à destination de l’élevage industriel), notamment à l’export (source : https://www.persee.fr/doc/tiers_0040-7356_1976_num_17_66_2635). A partir des années 70, c’est le développement du soja au sein des deux géants agricoles sud-américains, le Brésil et l’Argentine, qui expliquent l’augmentation mondiale des surfaces cultivées (ils représentent avec les USA, 82 % des tonnages produits). Cette croissance est particulièrement marquée au Brésil : la surface en soja y a plus que doublé lors des 20 dernières années et équivaut aujourd’hui à celle des USA.

Le marché du soja à l’export représente 66 millions de tonnes / an. Les principaux pays importateurs sont la Chine, ainsi que les pays de L’UE. La France importe annuellement 4,5 millions de tonnes de soja dont les deux tiers sont consommés sous forme de tourteaux dans l’alimentation animale ( alors que la production française s’élève à 0,5 Million de tonnes, niveau record en 2017). (source : https://www.planetoscope.com/cereales/1713- consommation-de-soja-en-france.html).

Malgré cette dépendance de l’élevage français à l’importation de soja, les critiques s’élèvent de tout bord. Le président Emmanuel Macron a déclaré sur France 2 le 26 Août 2019 : « on a une part de complicité » en évoquant les incendies en Amazonie liés à la déforestation au profit des monocultures de Soja. Il a ajouté ensuite « Le soja, on en a besoin en Europe. Parce que ça apporte de la protéine pour nourrir les animaux. Et nous, nous n’en avons pas », a-t-il rappelé. « C’est le fruit d’un vieil équilibre conclu dans les années 60. On a accepté une dépendance en termes de protéines. Je considère que c’est un très mauvais choix». Ce discours rejoint la position de la FNSEA et de la Coordination

Rurale, deux syndicats agricoles qui militent pour la mise en place par l’état d’un « Plan Protéine » qui soutiendrait les producteurs français d’oléoprotéagineux.
Mais cette position rassembleuse adoptée par le président de la république pourrait rassurer si elles n’éludait pas deux questions fondamentales :

– Peut-on se passer des importations de soja sans remettre en cause le système d’élevage industriel, en particulier en Bretagne ?
- Doit-on usé des mêmes techniques culturales qu’en Amérique pour cultiver des oléoprotagineux en France (monocultures OGM-pesticides) pour devenir autonome ?

On développera donc ces questions dans ce dossier de presse en terminant par les détails des revendications des faucheurs volontaires sur ce thème.

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PARTIE I : Soja importé et élevage industriel breton, 2 frères siamois :

  1. A) Les bases de la restructuration de l’agriculture française des années 1960 :

En 1957, le traité de Rome définit la communauté européenne ainsi qu’une Politique Agricole Commune, effective dès 1962. L’objectif n’°1 est l’augmentation de la productivité. Des outils destinés à

« professionnaliser l’agriculture » transforment alors la ferme familiale diversifiée en « exploitation agricole – unité de production spécialisée » : mise en place des différents statuts agricoles, « dotations

jeunes agriculteurs », contrôle du foncier avec la création de la SAFER, etc…
(source : http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/AGRIFRA07c-2.pdf)
La modernisation, c’est aussi le progrès technique à l’intérieur des fermes : mécanisation, bâtiments d’élevage hors-sol, développement des techniques de sélection (végétales ou animales), utilisation de pesticides et d’antibiotiques (toutes ces techniques n’étant bien sûr pas abordables pour une ferme familiale avec une forte partie vivrière).
C’est aussi l’organisation des filières. Grâce la structuration en coopérative, l’agriculteur
« travaille en intégration » à une filière de production. Il est approvisionné en matière première, accompagné techniquement, et sa production est commercialisée en circuit long par la coopérative. La réglementations des prix, des subventions, des systèmes de stockage et des règles communes en matière d’importation et d’exportation seront les bases de la PAC de 1962.
C’est à cette même période que se construit la dépendance protéique de l’Europe aux États-Unis :
« Comment en est-on arrivé là ? Les négociations dans le cadre de l’OMC ou de la PAC ont renforcé une situation issue de la seconde guerre mondiale : la spécialisation de l’Union européenne dans la production de céréales au détriment des protéines végétales. Dès le début des années 60, l’exonération des droits de douane pour les importations de

soja américain [3] a favorisé l’essor des productions animales européennes au travers d’un modèle d’élevage intensif ».

(source : https://www.infogm.org/Dependance-en-proteines-vegetales)
Ceci est particulièrement prégnant en Bretagne où le ministre de l’agriculture de l’époque , Edgar Pisani, annonce en 1965 que cette région doit devenir l’ «atelier à lait et à viande » de la France.

  1. B) L’élevage, socle de la Bretagne :

Selon les conclusions d’un rapport de la DRAAF de Bretagne datant de 2013 : « L’agriculture et l’agro-alimentaire constituent le socle territorial et économique de la Bretagne, dont le maillage est principalement tissé par la filière élevage » .
(source : http://draaf.bretagne.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/L_elevage_en_Bretagne_cle49c7b6.pdf

Les chiffres qui ci-contre illustrent bien les conclusions de ce rapport.
La Bretagne est également leader dans les industries agro-alimentaires avec 15 % des emplois français du secteur. C’est la première région d’abattage, et de production d’aliments pour bétail.

(Source : http://www.bretagne.synagri.com/ca1/PJ.nsf/TECHPJPARCLEF/32957/$File/ABC-Agriculture-et- agroalimentaireBretagne-Chiffres2019.pdf?OpenElement)
Ce positionnement économique ainsi que sa situation géographique explique pourquoi cette région est la principale entrée du soja OGM en France avec les ports de Lorient, de Montoir de Bretagne et de Brest.

  1. C) Impacts socio-économiques

Aujourd’hui on compte 67000 actifs agricole, répartis entre chefs d’exploitation, aides-familiaux, et salariés. On peut donc affirmer que, même si la hausse de la productivité, la professionnalisation de l’agriculture, et l’industrialisation n’est pas la seule cause de cette évolution, ce modèle qui

représentait la modernité dans les années 1960, n’a pas réussi à préserver ses travailleurs.

La création d’emploi dans l’industrie agro-alimentaire (IAA) est présenté comme le point positif de cette mutation, bien qu’elle n’a pas compensé la destruction du monde paysan. De plus depuis les années 80, la surproduction, la concurrence importante sur le marché mondial de l’alimentation a fragilisé les emplois. A titre d’exemple, on peut citer la fermeture des abattoirs : fermeture de GAD à Lampaull-Guimiliau en 2013, de Tilly-Sabco à Guerlesquin entre 2013 et 2018 ou de Doux en 2013 (sur la photo ci-contre, le salariés de Doux porte le maillot de l’équipe de foot du Brésil pour dénonçons la concurrence de l’aviculture de ce pays notamment sur le marché du Moyen-Orient).

Selon un rapport de l’INSEE de 2019, la main d’oeuvre des IAA est très féminisée et peu qualifiée, ce qui expliquerait que les salaires soient plus faibles dans l’IAA que dans les autres industries agro-alimentaires.
(Source : file:///H:/FV/importation/la%20pêche%20au%20gros/inseeIAA.pdf).

Pour finir sur le thème des conditions de travail des salariés de l’IAA, il est nécessaire de montrer comment la sécurité sanitaire de la main d’oeuvre n’est pas un sujet pris au sérieux par les dirigeants de ces entreprises. On ne citera à titre d’exemple que :

  • –  les salariés chauffeurs de l’entreprise Nutrea-Triskalia intoxiqués par des fongicides répandus sur l’aliment qu’ils transportaient, 2009 et 2010. La faute inexcusable de l’entreprise est reconnue pour certains d’entre eux.

  • –  l’enquête de l’Association pour la protection de la santé au travail dans les métiers portuaires

  • 44 – APPSTMP44 : plus d’un salarié ou ex-salarié sur 2 était atteint d’une maladie grave ou mort. La cause invoqué est leur contact avec des produits imprégnés de pesticides dans des milieux clos tels que les cales.

  1. D) Impacts environnementaux :

Comme pour les impacts socio- économiques, il est impossible d’être exhaustif tellement la littérature scientifique regorge d’article sur les liens entre industrialisation de l’agriculture, destruction des écosystèmes, et pollution des ressources.

Tout d’abord, la recherche de productivité a entraîné une transformation du paysage rurale et en particulier la destruction du maillage bocager (source:http://educatif.eau-et-rivieres.asso.fr/pdf/bocage.pdf) et la destruction des zones humides.
Bien que considérés comme non-productifs par l’agriculture industrielle, ces éléments paysagers apportent des « services écologiques majeurs » : stockage du carbone, préservation de fertilité des sols, filtrage des nitrates, régulation du cycle de l’eau, maintien de la biodiversité, etc….La modernisation de l’agriculture a donc affaibli le paysage rural quant à ses capacités à maintenir les équilibres écologiques.

D’autre part, l’intensification de l’élevage a placé de nombreux bassins versants en « zones d’excédents structurels » d’effluents d’élevage (Z.E.S.). Ce zonage émane de la directive des nitrates qui posent un problème majeur quant à la potabilité de l’eau et à l’eutrophisation des écosystème (l’invasion des algues vertes étant un des symptômes reconnus de ce phénomène).
(source : http://www.bretagne.synagri.com/synagri/mesures-applicables-en-zones-dexcedent-structurel)

Enfin, on peut questionner le choix d’une production agricole en grande partie vouée à l’export quant à son impact sur le climat. L’import et l’export de marchandises agricoles, ce sont des transports et donc des émissions de gaz à effets de serre. « Produire plus pour nourrir le monde » est une phrase du 20ème siècle et nous sommes bel et bien au 21ème siècle. Pour nourrir le monde, il faut répartir les richesses, manger moins de viande, et éviter de détruire les systèmes agricoles locaux.

(Source http://www.fao.org/fileadmin/templates/wsfs/docs/Issues_papers/Issues_papers_FR/ Comment_nourrir_le_monde_en_2050.pdf)

  1. E) Les politiques d’orientations agricoles du conseil régional :

Nous n’allons pas ici détailler l’ensemble des financement prévu par le conseil régional lors des prochaines années. Malgré le souhait du président de la république de développer une agriculture plus autonome et malgré les impératifs de transition écologique toujours plus prégnants, le conseil régional breton fait le choix de miser sur l’élevage industriel. Les situations comparées de deux types d’exploitations agricoles illustrent bien ce choix :
- d’une part, le budget du conseil régional pour financer la construction ou l’agrandissement de poulaillers industriels est assuré, voir conforté https://www.reussir.fr/volailles/le-poulet-francais-est-de-plus-en-plus-present-chez- mcdonalds-france https://www.reussir.fr/volailles/lavenir-de-la-volaille-en-bretagne-passe-par-le-poulet-lourd Le vice président de la région Bretagne, Olivier Allain va même jusqu’à intervenir dans une enquête publique pour soutenir la construction d’un poulailler industriel à Langouellan. L’argent publique est disponible pour produire de la « Junk Food ».
- d’autre part, les mesures agri-environnementales et climatiques qui subventionnaient lors des 20 dernières années des agriculteurs qui faisaient le choix de l’autonomie en nourrissant leurs bêtes à l’herbe et non au maïs-soja, ne sont pas assurées leur des prochaines années. Une manifestation est d’ailleurs prévue le 12 Décembre 2019 à Rennes.

Ce déséquilibre dans le soutien publique aux différents systèmes agricoles montre que l’élocution du président de la république fin Août n’est qu’un effet d’annonce.

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Partie II : Le drame de la culture du soja en Amérique du Sud

Au niveau mondial, plus d’un million de kilomètres carrés de terres sont consacrés à la culture du soja, une surface presque deux fois plus vaste que la France .
La catastrophe environnementale et humaine qui se cache derrière la viande et les produits laitiers français , à cause des monocultures industrielles de soja au Brésil ou en Argentine détruisent des milliers d’hectares.
La politique pyromane du président brésilien Jair Bolsonaro, arrivé au pouvoir début 2019, n’arrange en rien les choses. En juillet, la déforestation au Brésil à progressé de 278 % par rapport au même mois de 2018.

Ces incendies dramatiques ont fini par mettre en évidence la responsabilité de l’Europe et de la France qui importent massivement du soja d’Amérique du Sud et du Brésil pour alimenter leur bétail. Ce soja brésilien qui est presque tout le temps transgénique, soulevant d’autres questions sur nos importations massives d’OGM au regard de la loi qui peinent à trouver des réponses justes… L’association Inf’OGM à dans son numéro de Novembre 2019 tentée de décrypter le sujet et la réalité n’est pas rassurante.

L’utilisation de variétés transgéniques tolérantes à un herbicide a été un des éléments clés de cette colonisation tout azimut, car elle simplifiait la culture industrielle de cette plante sur d’immenses surfaces. (épandages aériens d’herbicides).

Entre 2000 et 2010 c’est 24 millions d’hectares, soit 17 millions de terrains de foot !,de forets de savanes et de prairies (Amazonie,Cerrado,Chaco..) qui ont été convertis en pâturages puis par la suite en champs de soja.

Au rythme actuel de cette destruction l’Est de l’Amazonie et son écosystème naturel pourrait disparaître dans les 30 ans a venir.

Ces modifications du paysage et des modalités culturales ont d’énormes impacts sanitaire et sociaux. Le premier est une concurrence accrue sur la terre,donc une augmentation du prix du foncier. Ensuite la monoculture et les pulvérisations ont entraîné une dégradation des sols,les terres produisent moins ,ce qui obligent les « agriculteurs » à utiliser de plus en plus d’engrais,de pesticides.

De plus, comme le relate Mme Seghezzi réalisatrice du film « histoire de la plaine » le taux de cancer a triplé la ou on cultive du soja et le taux de malformations congénitales quadruplé les données épidémiologiques sont rares car les intimidations et violentes attaques sont monnaie courante en Amérique.

Ce qui ce passe dans ces pays dans tous les domaines ; de l’économie, des relations humaines, de la santé, de la protection de l’environnement est en lien avec l’avancée du secteur de l’agroalimentaire.

Au Brésil, cette situation criminelle est orchestré par un groupe de parlementaire qui domine le sénat et la chambre fédérale : la Bancada Ruralista qui défend les intérêts de l’agroalimentaire dans toutes ses dimensions en dominant le ministère de l’agriculture et celui de la santé. Pour ce groupe qui agit au service des intérêts des grandes entreprises transnationales, la question environnemental entrave les affaires. Tous les défenseurs de ces questions tels que les autochtones,les écologistes, les chefs de communautés traditionnelles sont traités en ennemis à réduire au silence,voire à assassiner ! Ils utilisent tous les pouvoirs constitutionnels,exécutifs,législatifs et judiciaires. La police fédérale et l’armée sont d’efficaces collaborateurs ou quittent le terrain pour laisser agir leur milice.

Lorsque Mr Macron déclare que « la France à une part de complicité dues aux importation massives de soja », il ne croit pas si bien dire !

Pour ce qui est de l’avenir, il nous semble encore plus sombre si jamais les accords de libre-échange du Mercosur-UE venait à être ratifiés par l’Union Européenne.

Dans l’idéal,l’harmonisation des législations lors de tels accords devrait s’effectuer en nivelant vers le haut et non comme elle se dessine, en nivelant vers le bas, vers toujours plus de précarité sanitaire,sociale et environnementale.

(ce document est une compilation de plusieurs textes rédigés par JF Roux et par les journalistes d’info-OGM, toutes les sources sont dans le numéro 157 du journal info’ogm)

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Partie III : revendications des faucheurs volontaires : communiqué de presse du 06 décembre 2019

POURQUOI LES FAUCHEURS VOLONTAIRES BLOQUENT LE PORT DE COMMERCE DE BREST 
ET L’ACTIVITÉ DE LA SOCIÉTÉ BUNGE

AU PORT DE COMMERCE BREST, gérée par la Chambre de Commerce et d’Industrie bretonne qui appartient au conseil régional, les principales marchandises importées sont les hydrocarbures et aliments pour bétail. La principale marchandise exportée : le poulet congelé !I

LA SOCIÉTÉ BUNGE, leader européen dans le négoce international de l’agro-alimentaire, et pour partie l’import et l’export d’oléagineux, est installée depuis 2016 sur le port de Brest. Elle y stocke et distribue donc une part des 4,5 millions de tonnes de soja OGM- PESTICIDES arrivant chaque année d’Amérique du Nord et du Sud en France.

NOUS DÉNONÇONS :

– Les importations de soja et donc les monocultures OGM-pesticides en Amérique. Sur ce contient, elles génèrent l’accaparement des terres par les firmes de l’agro- business, l’élimination des paysans, la destruction des ressources (eau, sol, biodiversité) et en définitive une crise sanitaire et sociale pour les populations persistant à vivre dans ces zones de monocultures

la filière d’élevage industriel mortifère en France et en particulier en Bretagne (dont le poulet congelé destiné à l’export) que ce soja approvisionne. Dans notre région, cette agro-industrie est synonyme de pollutions des ressources, destruction de l’agriculture paysanne, et d’emplois peu rémunérés effectuées dans des conditions néfastes (travail de nuit, non-respect de la santé des travailleurs)

– l’acharnement des différents acteurs économiques et du syndicat majoritaire, la FNSEA, à persister dans cette impasse socio-économique qu’est le marché de
l’ « alimentation des masses », avec ses filières export énergivores et destructrices des économies locales bien plus « sociales et solidaires »
– l’asservissement des politiques qui font le choix de continuer à subventionner l’agro-industrie avec de l’argent public.

NOUS DEMANDONS DONC AUJOURD’HUI

– A rencontrer Olivier ALLAIN, vice-président du conseil régional à l’agriculture
et Hervé VASSEUR, président de Nutrinoë, fédération des producteurs d’aliments pour bétail du grand ouest (et donc clients de l’entreprise Bunge).

S’ils ne prennent pas de dispositions en cohérence avec l’urgence de la situation que nous dénonçons, ils doivent en assumer la responsabilité d’élus et de décideurs économiques devant la société civile.

ET « DEMAIN » :

– l’arrêt des importations d’OGM en France et en particulier ceux qui y sont interdits à la culture en France car ce que nous jugeons dangereux pour notre société nationale l’est également pour l’ensemble de l’humanité.
– une transparence des politiques d’orientation agricole du conseil régional : ces choix concernent tous les habitants de la région, qu’ils soient agriculteurs ou non, car ils déterminent la qualité de vie de tous.

– une cohérence du budget régional en accord avec une réelle transition (agro-)écologique. Nous demandons donc que soit rendu publique de manière régulière le budget actualisé aux différentes filières agricoles.
– une réelle modification du système agricole avec comme première mesure l’arrêt des subventions à la construction ou l’agrandissement des élevages industriels. L’argent ainsi économisé doit être à disposition d’une agriculture respectueuse des travailleur-euses,et de tout les êtres vivants sur cette belle planète

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NOUS CONTINUERONS

nos actions déterminées qui sont un des ultimes remparts à la voracité mortifère des multinationales de l’agro-alimentaire et de leurs valets politiciens locaux et Européens. La désobéissance civique permettra, nous l’espérons, de fendre le silence complice des personnes qui ont trop à perdre pour défendre le bien commun.

Le monde a ce qu’il faut pour les besoins de tous mais pas assez pour l’avidité de quelques-uns !

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(source France3 / 6-12-2019)

 

Brest : opération anti-OGM des faucheurs volontaires au port. Des installations endommagées

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L’importation de soja OGM visé

Depuis 6h45, 70 manifestants bloquaient une des entrées de la société Bunge, un des poids lourd européen du négoce international de l’agro-alimentaire. Une société importatrice d’oléagineux. Vers 9 h, les camions bloqués commençaient à emprunter la seconde entrée.

Les Faucheurs volontaires dénoncent l’importation de soja OGM (Organisme Génétiquement Modifié). Ils réclament « l’arrêt des importations d’OGM en France », « une transparence des politiques d’orientation agricole du conseil régional » et « une réelle modification du système agricole avec comme première mesure l’arrêt des subventions à la construction ou l’agrandissement des élevages industriels ».

Des installations portuaires endommagées

Un groupe de manifestants s’est introduit de façon frauduleuse dans une zone à accès restreint et a coupé des tapis d’approvisionnement des silos, selon les manifestants et la police. « Le bilan sur site est lourd : l’outil de production est sérieusement endommagé, les réparations et pertes d’exploitation se chiffrent en centaines de milliers d’euros » a précisé dans un communiqué la préfecture du Finistère. « L’activité économique sur le port de commerce est fragilisée jusqu’à la réparation de ces installations » a-t-elle ajouté.

Des procédures judiciaires ont été ouvertes pour identifier les auteurs de ces dégradations.

COMMUNIQUE DE PRESSE CAMPAGNE GLYPHOSATE 46 : RESULTATS & BILAN CAMPAGNE GLYPHOSATE

Campagne Nationale de depistage du Glyphosate dans les urines

Prelevement d’urine lors du depistage du  Glyphosate dans les urines, sous controle d’huissier par les « Pisseuses/pisseurs involontaires de Glyphosates » du 46

 

13 Novembre 2019

COMMUNIQUE DE PRESSE CAMPAGNE GLYPHOSATE 46 :

La Campagne Glyphosate nationale est un très grand succès, de nombreuses étapes ont été réussies, qui contribuent grandement à nous rapprocher de la perspective d’un procès :

– près de 6000 analyses à ce jour

– plus de 5100 plaintes posées ou en cours d’être déposées

– 72 comités locaux répartis dans 68 départements

– une très importante couverture médiatique

– la création d’un groupe pluridisciplinaire pour travailler aux analyses des résultats.

– un effet boule de neige (arrêtés municipaux, analyses de cheveux…)

Tout cela amène à une prise de conscience très large de l’imprégnation permanente et généralisée que nous subissons.

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Le 4ème et dernier prélèvement lotois de GOURDON a eu lieu le 3 octobre avec 44 personnes. 40 vont porter plainte dont deux mineurs.

Tous les tubes prélevés à Gourdon contenaient des traces de glyphosate, comme les presque 6000 prélevés à ce jour dans toute la France.

 

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RESULTATS & BILAN CAMPAGNE GLYPHOSATE LOT

Les prélèvements sont finis pour le Lot.

Sur 182 prélèvements dans le Lot, 166 portent plainte,

dont 11 enfants.

 

RESULTATS DES QUATRE SEANCES DE PRELEVEMENT

28/03/2019             CAHORS : 0,84  

sur 51 prélèvements dont 4 enfants avec 46 plaintes.

 

17/06/2019               FIGEAC : 1,18

sur 48 prélèvements dont 3 enfants avec 44 plaintes.

 

25/06/2019 MONTVALENT : 1,26

sur 39 prélèvements dont 1 enfants avec 36 plaintes.

 

03/10/2019         GOURDON : 2,14

sur 44 prélèvements dont 3 enfants avec 40 plaintes.

la moyenne Lotoise est de 1,36 ng/ml.

la moyenne nationale est pour l’instant à 1,28 ng/ml.

Tous les tubes du Lot avec plainte contiennent entre 3 fois et 38 fois le taux de référence de glyphosate dans l’eau potable qui   est de 0,1 ng/ml (nanogramme par millilitre) .

Ce qui est une norme arbitraire. Nous pensons qu’un taux de zéro est le seul acceptable, dans l’eau potable comme dans l’organisme humain.

Pour rappel il s’agit de montrer que nous sommes tous « empoisonnés »par le glyphosate et c’est le cas : alimentation, eau, air etc..

 

Les interprétations des taux sont multiples. Les taux élevés ne doivent pas vous inquiéter car ils dépendent du métabolisme de chacun, des périodes d’épandage et de nombreux autres paramètres très difficiles à interpréter à l’heure actuelle.

L’étude épidémiologique donnera certainement quelques pistes.

Nous abordons la deuxième partie :

LE DEPÔT DES PLAINTES AU TRIBUNAL DE CAHORS

Nous attendons les réponses de tous les 166 plaignants lotois afin d’organiser un RDV au TGI de Cahors pour le dépôt des plaintes.

 

Restons unis et mobilisés, car notre combat est loin d’être gagné et nous demandera encore beaucoup d’énergie et de ténacité.

 

 

 

 

Visite citoyenne chez « l’empoisonneur » TRISKALIA : relaxe pour refus de prélèvement ADN de deux faucheurs lotois

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Communiqué de presse 08 novembre 2019

2 Faucheurs Volontaires relaxés

par le tribunal de Cahors

Philippe Coulloud et Rémy Pesant étaient jugés à Cahors, le 26 septembre dernier, pour avoir refusé de donner leur ADN lors d’une audition libre en gendarmerie de Figeac. Cette audition faisait suite à une visite citoyenne en août 2018 d’une centaine de FV dans un site de la tristement célèbre coopérative bretonne Triskalia. Cet entrepôt à Glomel, classé Seveso seuil haut, contient jusqu’à 65.000 tonnes de « produits phytosanitaires », autrement dit une large proportion étant des poisons mortifères pour les employés, les agriculteurs, la faune, la flore, l’eau, l’air, les sols et bien entendu pour les populations.

Hasard du calendrier, l’employeur Triskalia est condamné ce 6 novembre, par le tribunal de Vannes, pour « faute inexcusable vis-à-vis d’un ex salarié » Noël Pouliquen (licencié parce que trop malade !) qui travaillait aussi à Glomel.

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Le père et le fils Pouliquen, Raymond (69 ans) et Noël (49 ans), ont en commun d’avoir tous les deux exercé leur activité professionnelle sur le site de Triskalia à GLOMEL au contact des produits dits « phytosanitaires ». Ils souffrent respectivement d’une leucémie et d’un lymphome. / © France 3 Bretagne

Rappelons que plusieurs employés de cette entreprise sont morts empoisonnés par leur travail et que plusieurs sont actuellement gravement souffrants ; Leur maladie est, enfin, reconnue en « maladie professionnelle liée aux pesticides » par la MSA (Mutuelle Sociale Agricole).

Rappelons aussi que Triskalia est poursuivi pour la mort de tout un troupeau de vaches, suite à une erreur de livraison, en 2018, d’aliments pour lapins contenant sept antibiotiques !

Rappelons encore que Triskalia, par le biais de ses différentes filiales, commercialise une énorme quantité de soja OGM en provenance d’Amérique. La culture de ce soja OGM, rendu tolérant aux herbicides, est une catastrophe sanitaire et environnementale dans les pays où il est cultivé ; elle constitue une des premières causes de déforestation en Amérique du Sud.

De plus, cet aliment pour bétail contient des résidus d’herbicides pour tous les animaux destinés à notre consommation, exception faite des produits bio et de quelques petits labels indiquant « nourris sans OGM ». A quand la grande distribution sera contrainte de préciser sur ses emballages « nourris aux OGM et aux pesticides » ?

Le tribunal de grande instance de Cahors a rendu son délibéré ce 7 novembre 2019. Les deux prévenus lotois sont relaxés. Ce jugement vient compléter une douzaine d’affaires similaires et récentes où les juges ont relaxé d’autres militants ou syndicalistes. La jurisprudence commence donc à être bien établie en ce domaine.

Guillaume Tumerelle , avocat des deux FV explique : A la lecture du dossier, on ne pouvait pas savoir pourquoi ou par qui la demande de prélèvement d’ADN avait été effectuée, dans quelles circonstances ou pour quelle supposée infraction. Gênée, madame la Procureur, n’avait alors pas fait de réquisitoire, ne voulant pas porter préjudice aux prévenus !

Maître Tumerelle avait plaidé d’une part que le tribunal n’était pas à même de vérifier la légalité de la demande de prélèvement d’ADN, et d’autre part qu’une telle demande ne pouvait pas être légalement faite contre des militants agissant en lanceurs d’alerte dans le cadre d’une manifestation non-violente. Un fichage génétique de militants est une mesure illégale, inadéquate, disproportionnée et inutile.

Maître Tumerelle se demande pourquoi les parquets continuent à poursuivre ces militants ? Et surtout pourquoi ils continuent à demander ces prélèvements dans le cadre d’actions militantes ? La réponse lui semble malheureusement évidente, c’est manifestement pour continuer à remplir illégalement le fichier FNAEG avec des personnes qui ne devraient pas être fichées mais qui acceptent spontanément ce prélèvement d’ADN. Il y a encore un travail important à faire sur ce sujet pour préserver nos libertés publiques

Créé contre les délinquants sexuels sur mineurs en juin 1998, le FNAEG est étendu en 2001 au terrorisme. Les gouvernements successifs ne cessent d’élargir ce fichier : Aujourd’hui chaque personne auditionnée en gendarmerie risque de se voir demander son ADN ! 4.369 personnes y sont enregistrées en 2002. C’est 1.724.173 en 2010, plus de 3.960.000 français-es en 2018, donc probablement nettement plus de 4 millions en 2019 ! Ces fichiers sont conservés 25 ans pour les présumé-es innocent-es et 40 ans pour les personnes condamnées. Nous apprenons que des élèves mineurs du lycée Champollion à Figeac, suite à des faits d’incivilités peu graves, ont innocemment donné leur ADN. Voilà nos jeunes fichés au FNAEG pour 25 ans sauf si les parents obtiennent du Procureur l’effacement de ces données (cela reste un droit de le demander !).

Ces prélèvements ADN contiennent, depuis un « amendement technique » de novembre 2018 toutes nos données génétiques (maladies, sexe, couleurs des yeux et même de la peau, apparence, origine ethnique, etc.), alors qu’auparavant elles se limitaient aux données « non-codantes », donc sans donnée biologique, c’est à dire permettant clairement, mais uniquement l’identification d’une personne. Et cela malgré les réserves alarmantes de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés)

Il est ainsi possible aujourd’hui d’utiliser le FNAEG, entre autres, pour identifier les parents proches des personnes fichées ! Ce monde sécuritaire «en marche rapide» doit tous nous interpeller.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme, par un arrêt définitif du 22 septembre 2017, a condamné la France pour un abus de fichage ADN, idem une décision de la CEDH le 20 juin 2019. Le ministère public français ne semble pas avoir pris toute la mesure de cet arrêt, puisque certains parquets continuent de poursuivre des personnes refusant de donner leur ADN. Il est urgent que l’État français tire toutes les conséquences de cette condamnation en modifiant sa législation.

Les FV encouragent tous les militants, syndicalistes, lanceurs d’alerte et toutes personnes entendues en gendarmerie à ne pas donner leur ADN ! Le refus de se soumettre au prélèvement peut être puni d’un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende. Lorsque il n’y a pas relaxe, les peines excèdent rarement 200, € d’amende…

Vigilance OGM 46 : association loi 1901, reconnue d’intérêt général
Maison Paysanne, Place de la Halle 46320 Assier
La 8ème Fête des Faucheurs se déroulera à 46320 Assier les 10, 11 et 12 avril 2020 (W-E de Pâques)

 

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Soutien à Pierre Dufour faucheur volontaire du Lot RDV gendarmerie de St Géry : mercredi 31 juillet à partir de 10h30

Mobilisation en soutien aux

« FAUCHEURS VOLONTAIRES »

 

RDV devant la gendarmerie de St Géry : mercredi 31 juillet à partir de 10h30 en soutien à Pierre Dufour faucheur volontaire du Lot pour son audition concernant le Fauchage du 15 Août 2018 .IMG_2143IMG_2177

IMG_2146Suite à une action nationale des FV sur les terres du groupe RAGT (semencier) à Druelle (Aveyron) le 15/08/2018, ayant consisté à nettoyer un champ de tournesols mutés (VrTH), 58 Faucheurs Volontaires avaient déposé une liste de leur nom et adresse au tribunal de Rodez le 16/10/2018. Ce 31 juillet Pierre Dufour est convoqué en gendarmerie. Comme à leur habitude, ces lanceurs d’alertes ont agi à visages découverts et en présence de la presse. Sans leurs actions non violentes de fauchage d’OGM depuis plus de 20 ans, nos champs, à l’image de ceux des Amériques, serait envahi par les OGM et leurs effets indésirables et non prévus dont on ignore encore les risques potentiels de leur culture et de leur consommation sur la santé, l’environnement et la biodiversité.

Les Faucheurs Volontaires dénoncent la culture de ces « nouveaux OGM », Principalement des VrTH (Variétés rendues Tolérantes à un Herbicide qui est ainsi utilisé sur les cultures) obtenues par mutagenèse et multiplication de cellules isolées in vitro. De nombreuses démarches (courriers, rendez- vous aux ministères, DRAAF, etc.) et des mobilisations citoyennes ont fait valoir nos droits de paysans et de citoyens à produire et à consommer sans OGM ni pesticides et à sauvegarder notre patrimoine commun.

L’arrêt du 25 juillet 2018 de la CJUE (Cour de Justice de l’Union Européenne) a confirmé que ces plantes sont bien des OGM au sens de la directive 2001/18/CE et ne peuvent être exemptées de son champ d’application. Cet arrêt de la CJUE est rétroactif et d’application immédiate. Ces variétés sont donc cultivées illégalement (= « OGM cachés ») car elles ne suivent pas du tout la réglementation : « Les OGM doivent être autorisés [ou non] après une évaluation des risques qu’ils présentent pour la santé humaine et l’environnement. Ils sont alors soumis à des exigences de traçabilité, d’étiquetage et de surveillance. »

Sur 600 000 ha de tournesol cultivées en France, 200 000 ha sont des tournesols OGM. L’industrie semencière continue de passer en force, dans l’assourdissant silence des Pouvoirs Publics et au mépris des populations. A l’heure où se profilent d’autres OGM issus de nouvelles techniques de modification génétique, le groupe RAGT investit les lieux de décision pour que ces nouveaux OGM se retrouvent eux aussi cachés dans nos jardins, nos champs et nos assiettes !

NON aux OGM, NON aux pesticides, NON au brevetage du Vivant.
OUI à la préservation de nos systèmes agraires locaux, de notre santé et de notre environnement. OUI à une alimentation choisie et de qualité.

Quand tous les moyens légaux ont été utilisés, les citoyen-nes n’ont plus à leur disposition que la désobéissance civile non violente.
Ils sont en état de nécessité selon l’Article 122-7 du code pénal qui permet de désobéir à

la loi au nom des valeurs supérieures ordonnées pour le bien commun.

Pierre Dufour est convoqué ce 31 juillet à la gendarmerie de St Géry Soyons nombreux à le soutenir et à manifester notre opposition aux OGM

importés ou cultivés en France, aux pesticides, au brevetage du vivant.

NON AU PROFIT DE QUELQUES UNS CONTRE LE BIEN COMMUN, POURSUIVONS LES VRAIS RESPONSABLES !

 

 

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Les Faucheurs dénoncent les pratiques de Limagrain

https://www.infogm.org/5676-ogm-pesticide-vrth-bilan-actions-faucheurs-volontaires

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par Christophe NOISETTE
Date de rédaction / mise à jour : 23 juillet 2019

 

arton5676-9f4fc.pngLes Faucheurs volontaires ont manifesté dans Clermont-Ferrand, le 22 juillet 2019, pour dénoncer l’opacité de Limagrain (ainsi que de sa filiale Vilmorin). Ils dénoncent aussi le fait que le 4e semencier mondial se mobilise pour éviter que les nouveaux OGM soient considérés comme des OGM. L’opposition des Faucheurs volontaires aux plantes génétiquement modifiées (PGM) ne se limite pas à la destruction des cultures transgéniques et mutées : elle questionne aussi les importations de soja génétiquement modifié dans les ports français, la pertinence de développer des variétés mutées tolérantes aux herbicides (VrTH) ou les choix de la recherche, tant privée que publique, en matière de développement agricole. Voici donc un résumé de quelques-unes des actions des faucheurs menées depuis plus de 15 ans.

 

img_7640_w-7415a-27297  Le lundi 22 juillet 2019, les Faucheurs volontaires ont manifesté dans les rues de Clermont-Ferrand pour dénoncer l’opacité qui entoure les nouvelles variétés mises au point par Limagrain / Vilmorin, qu’ils nomment « le Monsanto français » [1]. Ils ont réussi à rencontrer le chef de cabinet de la préfète qui a « promis » une rencontre avec une délégation de faucheurs ultérieurement. Un des faucheurs présents sur place nous précise que « ce même chef de cabinet a, tout d’abord, prétendu que nous avions refusé une proposition de rencontre avec la préfète. Désinformation classique des services de l’Etat ». 
Cette manifestation fut l’occasion de « dénoncer les agissements occultes de cette multinationale, 4e semencier mondial qui vend des variétés rendues tolérantes à des herbicides (VrTH) obtenues par mutagénèse et multiplication de cellules in vitro : des colzas, des tournesols et des blés ». Les Faucheurs volontaires précisent aussi que Limagrain « fabrique ou cherche à fabriquer de nouveaux OGM (…) en utilisant les nouvelles techniques de manipulation génétique soit disant pour adapter ces plantes au changement climatique, en tous cas pour répondre aux demandes des industriels du secteur agro-alimentaire ». Or, Limagrain souhaite que ces variétés ne soient pas reconnues comme OGM afin de ne pas être contraint de les évaluer et les étiqueter comme tels. Les faucheurs demandent également que Limagrain arrête les essais que cette entreprise a mis en place dans d’autres pays car ils considèrent que les « OGM sont dangereux partout », et que l’entreprise restitue l’argent public reçu au travers de subventions ou partenariats public / privé. Les Faucheurs soulignent qu’une autre agriculture est possible, « une agriculture paysanne qui peut assurer la suffisance alimentaire de tous ». Les Faucheurs volontaires ont mimé une « scène de crime », pour dénoncer l’écocide à l’œuvre avec les OGM, transgéniques ou mutés.

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Plantes mutées, VrTH ou OGM cachés
Genius : une recherche contestée
Importation de soja OGM

Le 18 juillet 2019, à Saint-Paul-lès-Romans (Drôme), les Faucheurs volontaires ont arraché une parcelle de deux hectares d’une plate forme d’essai de tournesols mutés VrTH, appartenant à Heliantis [2]. Les Faucheurs dénoncent l’inaction du gouvernement : « Un an après l’arrêt de la CJUE, rien n’a changé. Les variétés de tournesol qui par mutagénèse, ont été rendues tolérantes à des herbicides (VrTH) sont toujours cultivées. Les multinationales BASF et Pioneer, qui détiennent les brevets de ces variétés Clearfield et Express’Sun, refusent de déclarer les procédés d’obtention. Ils mentent aux paysans et aux consommateurs en prétendant que leurs semences ont été obtenues de manière traditionnelle ».

 

 

faucheursvolontaires_tournseol_vrth_pusignan_21juin2019_photo-12c77-33d3d.jpg  Le 21 juin 2019, à Pusignan (Rhône), près de l’aéroport Lyon Saint-Exupéry, des Faucheurs volontaires ont arraché des plants de tournesols rendus tolérants à un herbicide (VrTH), Clearfield (une marque de BASF). Cet essai avait été mis en place par le Centre Régional d’Expérimentation Agricole de Saint-Exupéry (CREAS). Les Faucheurs précisent dans un communiqué de presse, que « c’est une fuite en avant, (…) une aberration agronomique, car [les traitements pesticides] provoquent la résistance de plantes adventices, notamment l’ambroisie, qu’ils sont censés détruire, ce qui à moyen terme obligera les producteurs·trices à utiliser encore d’autres formulations chimiques ou à abandonner la culture de tournesol ». Les Faucheurs soulignent que l’Agence Régionale de Santé, en janvier 2018, a détecté les molécules herbicides dans l’eau du robinet [3]. Ils réclament à nouveau un moratoire sur toutes les VrTH et une transparence absolue des techniques d’obtention des variétés mises sur le marché ou expérimentées. Inf’OGM a interrogé Maïsadour, qui commercialise la variété fauchée (MAS 89HO.CL), sur le mode d’obtention précis de cette variété. Nous communiquerons leur réponse dès réception.
Le communiqué signale aussi un arrachage symbolique dans une seconde parcelle où sont implantées des variétés non identifiées. Les Faucheurs questionnent : « Ont-elle été obtenues également par manipulation génétique ? ». Silence radio des entreprises semencières…
Le 27 mai 2019, à Echiré, au lieu dit Les plantes, dans les Deux-Sèvres, les Faucheurs volontaires ont neutralisé une parcelle de colza rendu tolérant tolérant à un herbicide (VrTH) par mutagénèse dirigée. Ces OGM mutés sont depuis le 25 juillet 2018 soumis à la réglementation OGM (directive 2001/18). Or cette plateforme d’essai de 100 m2 appartenant à la société Statphyt – Agro Sciences n’a pas été autorisée comme un essai OGM. Cet essai est donc illégal. Les Faucheurs demandent « la suppression immédiate de la culture des [VrTH] qui ont envahi nos champs et nos assiettes depuis une dizaine d’années. (…) Ce sont des fausses solutions à des problèmes agronomiques créés par les pratiques de l’agriculture industrielle ».

 

dsc04879-dcd48-f4975  Le 15 août 2018, à Druelle (Aveyron), une parcelle expérimentale de deux hectares de tournesols appartenant à l’entreprise semencière RAGT [4] a été détruite par plus de 70 Faucheurs volontaires [5]. Ces derniers dénonçaient la présence d’OGM cachés dans ces parcelles. La RAGT précise dans un communiqué de presse : « Une fois de plus la destruction est aveugle ; les parcelles détruites servaient à valider la résistance aux maladies de variétés proches de la commercialisation. (…) Outre la perte financière occasionnée par cette destruction, le préjudice de cette violence handicape la compétitivité de la recherche française et limitera le développement de variétés résistantes que tous attendent. Ce saccage a réduit à néant des années de recherche sous le prétexte d’imposer l’idéologie d’une minorité agissant de plus comme de véritables voyous ». Les Faucheurs considèrent que leur action est légitime car elle permet de dénoncer des variétés génétiquement modifiées qui cachent leur nom et qui n’ont aucun intérêt pour les paysans. Ces variétés sont incompatibles avec les principes de l’agro-écologie que les consommateurs plébiscitent. « Contrairement à ce que les Faucheurs volontaires avancent, il n’était pas question de cultures OGM, mais plutôt de mutagénèse », indique Laurent Guerreiro, directeur général de la branche Recherche de la RAGT, cité par le journal CentrePresse.fr [6]. Mais justement les plantes mutées sont des OGM, comme la Cour de Justice vient de le confirmer, le 25 juillet 2018 [7]. Par ailleurs, la RAGT a inscrit cinq variétés de tournesol Clearfield au catalogue (variétés par ailleurs sous licence BASF). Ce sont des variétés génétiquement mutées pour devenir tolérantes à un herbicide. Les Faucheurs exigent des semenciers une réelle et totale transparence sur les procédés d’obtention de leurs variétés.

Dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2018, un nouveau fauchage de tournesol génétiquement muté pour tolérer un herbicide (VrTH) a eu lieu sur la commune de la Tour-sur-Orb (Hérault, 34). La Cour de Justice européenne a confirmé récemment [8] que ces VrTH étaient effectivement des OGM. Par cette action, les Faucheurs demandent au « gouvernement [de mettre] en place un moratoire sur ces cultures et [d’interdire] les semis à venir de colza muté VrTH ; [aux] Municipalités [d’arrêter] de fermer les yeux sur ces pollutions et [qu’elles] fassent détruire ces champs ; [et aux] adhérents de la Fnsea [de rembourser] les aides publics perçues pour ces cultures ».

 

img_20180628_104549-6ecb8-d6c65  Le 28 juin 2018, les Faucheurs volontaires ont manifesté devant les locaux du laboratoire Recherche et Développement des Plantes (RDP) de l’Inra hébergé par l’ENS Sciences de Lyon. Leur objectif : questionner le projet Genius [9], qui a débuté en 2012 et doit se terminer l’année prochaine, en 2019. Ce partenariat public – privé prévoit d’« améliorer » génétiquement neuf plantes dont sept utiles à l’alimentation humaine. Les techniques de biotechnologies mobilisées sont la transgenèse mais aussi les nouvelles techniques telles que Crispr/Cas9. Les Faucheurs considèrent que « ces technologies n’ont toujours pas montré leur innocuité ». Cette occupation entend aussi dénoncer « l’opacité qui entoure les recherches, le détournement de l’argent public au bénéfice des multinationales du secteur agro-alimentaire, l’utilisation de technologies non maîtrisées, potentiellement dangereuses pour tout le vivant, la non prise en compte de la complexité du vivant, et la non prise en compte d’une vraie éthique qui devrait sous-tendre toute recherche ». Les Faucheurs Volontaires demandent un moratoire sur ces recherches publiques en application du principe de précaution et « une réorientation des crédits alloués aux biotechnologies au profit de recherches collaboratives en agroécologie paysanne ». Les Faucheurs vont être reçus par le directeur du centre, alors qu’ils souhaitaient discuter avec le responsable du labo, M. Rogowsky.

 

ecully-ogm-cache-fevrier2018_ptf-05539-75243 Le 16 février 2018, à Écully (Rhône, 69), les Faucheur·se·s volontaires ont, à nouveau, étiqueté des produits des marques Jacquet et Brossard, de la multinationale Limagrain, pour questionner la présence d’OGM cachés. Dans leur communiqué, les Faucheur·se·s précisent : « Limagrain refuse d’indiquer quelles techniques il utilise pour produire ses variétés de blé. Il sait que si ses produits sont étiquetés OGM, les paysans et les consommateurs n’en voudront pas. (…) Notre détermination reste sans faille pour refuser ces OGM cachés et les brevets qui vont avec. De nombreux paysans sont soucieux de conserver leur autonomie en triant et multi- pliant leurs semences, et ces droits sont remis en cause. (…) Nous demandons l’application de la réglementation à tous les OGM, l’interdiction des brevets sur le vivant, et l’abandon des manipulations génétiques par les semenciers. ».

 

Le 23 décembre 2017, conjointement des membres de la Confédération Paysanne et des Faucheurs Volontaires se sont retrouvés dans un hypermarché Carrefour, à Givors (Rhône, 69) pour « ré-étiqueter » des pains Jacquet et des biscuits Brossard. Dans un communiqué de presse intitulé « Pains Jacquet : des OGM cachés s’invitent-ils à la table de votre réveillon ? », ils demandent que « Limagrain apporte les preuves que ses variétés de blé ne soient pas des OGM cachés, alors qu’il est déjà détenteur de brevets, et qu’il est aujourd’hui le principal lobbyiste de ces nouvelles techniques OGM en France et en Europe ». Les militants estiment en effet que l’objectif « clairement affirmé » de Limagrain est « d’obtenir la déréglementation de ces OGM pour qu’ils ne soient pas considérés comme tels, et donc ne soient pas évalués, tracés et étiquetés ». Le communiqué continue : « Les mobilisations paysanne et citoyenne ont permis que les OGM de 1ère génération soient réglementés voire interdits dans de nombreux pays. Mais les industriels de la semence (…) ont poursuivi leurs recherches (le plus souvent cofinancées par de l’argent public) et trouvé des méthodes de manipulation génétique qu’ils veulent faire passer à travers les mailles du filet pour nous les imposer. (…) Notre détermination reste sans faille pour refuser ces OGM cachés et les brevets qui vont avec. De nombreux paysans sont soucieux de conserver leur autonomie en triant et multipliant leurs semences, et avec ces nouvelles techniques OGM, ces droits sont remis en cause ».

La nuit du 16 au 17 août 2017, fauchage de cinq parcelles de tournesols VrTH en Haute-Garonne, près de Gardouch. [10] [11]. Le 3 juillet 2019, trois d’entre eux ont été mis en garde à vous dans le cadre d’une enquête pour détérioration du bien d’autrui en réunion, refus de se soumettre à un prélèvement ADN et au relevé de leurs empreintes. Ils ont été libérés vers 17 heures, sous contrôle judiciaire. Leur procès est prévu pour le 6 novembre 2019.

La nuit du 10 août 2017, sur la commune de Belarga (Hérault), les Faucheurs(euses) Volontaires ont détruit une parcelle de tournesols VrTH (variété rendue tolérante aux herbicides) [12].

La nuit du 10 juillet 2017, peu avant le blocage du port de Sète, un fauchage a eu lieu dans l’Hérault [13].

2017-04-15_09.57.36_4374_ptf-1d8a9-e332b  15 avril 2017, à Villy-le-Moutier, près de Beaune (Côte-d’Or), 120 Faucheurs volontaires ont pénétré sur une plate-forme d’essai d’environ cinq hectares, louée par un paysan à l’entreprise semencière KWS. Interrogé par Inf’OGM, Jean-Luc Juthier, un des Faucheurs présents sur place, précise qu’ils ont neutralisé plus de la moitié de la centaine de micro-parcelles d’essais. Au cours d’une discussion avec les Faucheurs volontaires, le paysan propriétaire des champs a reconnu ne pas savoir exactement ce que KWS faisait sur cette plate-forme. Les Faucheurs dénoncent la présence de colza rendu tolérant à un herbicide par mutagenèse (colza Clearfield). Et l’opacité qui entoure les méthodes d’obtention des plantes actuellement expérimentées. Les Faucheurs précisent dans leur communiqué de presse que « pour créer la confusion, les entreprises évoquent la mutation naturelle, ou les procédés « traditionnels » de mutagénèse appliquée sur des plantes entières qui [de ce fait sont] exonérées des obligations découlant de la réglementation OGM. [Les entreprises] n’utilisent pourtant plus ces techniques obsolètes, abandonnées au profit de modifications génétiques de cellules isolées au laboratoire, multipliées in vitro puis régénérées en plantes entières. Les nouvelles variétés ainsi obtenues sont des OGM au sens des réglementations européenne et internationale. »

28 novembre 2016, à Longvic, près de Dijon (Côte-d’Or), 70 Faucheurs Volontaires ont « neutralisé » trois parcelles de colza rendu tolérant à des herbicides (VrTH) par mutagénèse. Ces essais étaient menés par le groupe agricole et agroalimentaire de Bourgogne Franche-Comté, Dijon Céréales [14]. Les Faucheurs ont ensuite livré quelques plants arrachés au siège de Dijon Céréales qui conteste la nature « OGM » de ce colza muté alors que la directive 2001/18 considère cette technique comme OGM mais l’exclut du champ d’application. La Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) 21 et les Jeunes agriculteurs (JA) 21 ont immédiatement réagi : « Alors que la situation économique des agriculteurs côte d’oriens est catastrophique, il est inacceptable que des individus, ne représentant qu’eux-mêmes, se permettent de tels actes de vandalisme, qui constituent une véritable atteinte à la propriété privée. (…) Ces parcelles d’essais permettent de progresser dans la réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques ». La meilleure façon de réduire les herbicides est-elle de créer des variétés spécifiquement conçues pour les « tolérer » » ? L’agriculture, estiment les Faucheurs, peut se passer entièrement de ces produits toxiques.
Les actions de désobéissance civile menées par les Faucheurs volontaires pour dénoncer les tournesols ou colzas, issus d’une mutagénèse pour les rendre tolérant aux herbicides, restent d’actualité. Pour ces opposants, ces « OGM cachés » présentent exactement les mêmes inconvénients et faiblesses que les plantes transgéniques.
Si la technique d’intervention sur le génome change, l’objectif, lui – rendre des plantes tolérantes à des herbicides – est identique. Or, estiment les opposants, cet objectif n’est pas pertinent dans un contexte agronomique et social de réduction des intrants chimiques. Ce que contredit le Centre technique interprofessionnel des oléagineux et du chanvre (Cetiom) : dans son communiqué de presse, il affirme en effet que « les expérimentations détruites entrent pleinement dans les objectifs du plan Ecophyto qui vise à réduire et raisonner le recours aux produits phytosanitaires. Ainsi, ces essais permettaient aussi de tester de nouvelles techniques de contrôle des mauvaises herbes avec l’introduction de solutions de désherbage mécanique ». André Merrien, directeur des études et recherches au Cetiom, affirme que ces colzas mutés permettent de diviser par dix les quantités d’herbicides utilisées.
Il est toujours curieux de voir que les mêmes arguments sont utilisés pour justifier chaque nouvelle « innovation technologique ». Les plantes génétiquement modifiées (PGM) transgéniques tolérant le Roundup étaient, elles aussi, censées réduire l’usage des pulvérisations. La réalité sur le continent américain est toute autre : la quantité d’herbicides pulvérisée n’a cessé d’augmenter, tout comme le nombre d’adventices ayant acquis la « tolérance » au glyphosate.

Mauvaise foi
« Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage ». Céline Imart, jeune agricultrice qui, dans une conférence filmée, prétend démonter les idées reçues sur l’agriculture, ne procède pas différemment par rapport à l’action des Faucheurs volontaires. Cette dernière affirme avec aplomb, quoique dans un français approximatif, que « les Faucheurs, ils le savent très bien – s’ils ne le savent pas c’est dramatique – que pour empêcher les OGM en France c’est pas de faucher des parcelles de la recherche publique qu’il faudrait faire mais plutôt d’aller bloquer les ports ». Soit c’est elle qui ne le sait pas très bien et alors c’est grave de parler en public de choses qu’on ne maîtrise pas, soit elle organise, à dessein, la confusion. En effet, l’action des Faucheurs volontaires est cohérente : elle vise autant les cultures, les importations que la gouvernance de la recherche publique.

2 août 2016, à Elne, près de Perpignan (Pyrénées orientales), des Faucheurs volontaires ont détruit trois hectares de tournesol rendu tolérant à un herbicide par mutagénèse (VrTH). « Depuis 2013, l’entreprise Nidera loue des terres aux agriculteurs pour y cultiver des semences de tournesols (…). Dès le printemps 2013, différentes entités opposées aux VrTH ont alerté les autorités sur la caractère nocif de ces cultures : réunions avec la Chambre d’Agriculture, le GNIS, le Conseil Général, les responsables locaux de Nidera. La population a été invitée à manifester son opposition, en plantant des graines de tournesols bio : 3000 sachets de graines ont été distribués. Malgré cela, les Faucheurs Volontaires constatent la persistance de cultures de semences de tournesols, dans l’opacité la plus totale », peut-on lire dans le communiqué de presse des Faucheurs volontaires.

Le 4 avril 2015, à la Pouëze (entre Angers et Segré), dans le Maine-et-Loire, des Faucheurs volontaires ont détruit une parcelle d’un hectare d’essais de colza rendu tolérant à un herbicide par mutagenèse, parcelle utilisée par le Groupe d’Étude et de contrôle des Variétés et des Semences (GEVES) qui est en charge de l’inscription au catalogue des nouvelles variétés commerciales.

En juillet 2014, à Longvic, en Côte-d’Or, une vingtaine de Faucheurs volontaires se sont rendus sur le site de Dijon Céréales pour dénoncer l’utilisation d’un colza muté rendu tolérant à un herbicide. Le colza Clearfield a été ensemencé sur une cinquantaine d’hectares chez Dijon Céréales, précise la coopérative. Pour elle, ce colza muté répond « à des problématiques bien particulières, à savoir le développement des adventices difficiles voire impossibles à contrôler avec les moyens de lutte actuels. Ces impasses techniques auraient fini par avoir pour conséquence de limiter la culture du colza. » Ce discours ne convainc ni les Faucheurs ni les agriculteurs biologiques qui, eux, souhaitent cultiver sans intrants chimiques et considèrent que d’autres pratiques agronomiques permettent d’obtenir des résultats similaires. Le Cetiom lui-même le reconnaît : Gilles Sauzet explique sur le site Agriculture de conservation [15] que le semis direct permet de réduire la présence d’adventices. Il ajoute que dans certains cas, « sur ces grandes parcelles, on fait du colza sans désherbage depuis trois ans, avec un potentiel au moins égal… C’est fiable dans la mesure où l’on implante tôt en semis direct à très faible vitesse ».
Le même jour, des membres de la Confédération paysanne, du Groupement d’agriculture biologique 49 et du Civam s’étaient réunis devant les locaux de la coopérative agricole de Pays de Loire (CAPL), à Thouarcé, dans le Maine-et-Loire : ils contestaient la présence dans le catalogue de la coopérative d’un colza muté rendu tolérant aux herbicides, le colza Veritas CL, un OGM caché… Porte-parole des manifestants, Julien Rousselot a voulu souligner que la coopérative « a un rôle d’informations à jouer auprès de ses adhérents, en tant qu’acteur de la filière ». Ainsi, les militants demandent que soit organisé un débat entre tous les adhérents de la coopérative.
En juin 2014, en Haute-Garonne, sur la commune d’Ox, des militants avaient prévu de manifester contre des parcelles de démonstration de colza Clearfield. Mais l’action a été avortée à cause de la présence des gendarmes. Quelques militants de la FDSEA étaient aussi présents, ce qui a entraîné une joute verbale sans surprise entre les deux camps : d’un côté, les plantes mutées sont une « fuite en avant scientiste » qui ne permettront pas de relever les défis alimentaires ; de l’autre, sans « ces semences à la pointe du progrès », l’agriculture française va perdre en compétitivité et « ce seront les agriculteurs américains ou asiatiques qui deviendront les maîtres de la nourriture mondiale ».
Mais les Faucheurs n’avaient pas dit leur dernier mot. Le dimanche 15 juin, ils sont retournés à Ox et ont « neutralisé neuf parcelles de Colza Génétiquement Modifié pour résister en post-levée à des herbicides habituellement utilisés sur céréales ». Ils continuent de réclamer que « ces OGM cachés soient traités avec les mêmes obligations que ceux issus de la transgenèse ». Ils appellent « les agriculteurs à ne pas céder aux mirages scientistes qui ne tiennent aucun compte de la capacité de réaction de la nature à s’adapter en développant systématiquement des résistances aux pesticides (herbicides, fongicides, insecticides, antibiotiques …) ». Pour les Faucheurs, « seules de bonnes pratiques agronomiques peuvent maintenir à un niveau acceptable les adventices et ravageurs sur le long terme ».
Dialogue de sourds : le 30 juin 2014, le ministre de l’Agriculture, Stéphane le Foll, a encore précisé sur RTL qu’ « il n’y a pas d’OGM cachés : ce sont des mutations de gènes sans qu’il y ait de gènes rapportés ». Pas d’apport de gènes, tous en conviennent, mais « OGM cachés », car c’est la directive européenne 2001/18 elle-même qui stipule que la mutagénèse produit des OGM.

Dans la nuit du 19 au 20 mai 2014, à Savarit près de Surgères, en Charente Maritime, c’est un peu plus d’un hectare de colzas mutés qui a été détruit. Il s’agissait d’une autre plateforme d’essais menée par le Cetiom qui devait, le 20 mai, organiser une visite de terrain. Dans son communiqué [16], le Cetiom souligne que ces essais s’inscrivent « dans l’agro-écologie » : « en associant au colza des couverts de légumineuses, le Cetiom cherchait à limiter l’impact des aléas climatiques (…) et réduire l’utilisation de pesticides ». Ainsi, poursuit-il, la mutagenèse « bénéficie (…) aussi bien à l’agriculture biologique que conventionnelle ». Cette communication est choquante : l’agriculture biologique interdit l’usage des herbicides de synthèse. Or ces colzas ont été génétiquement mutés afin, précisément, de tolérer ces herbicides interdits. Et si les associations de culture et les semis sous couvert sont en effet des solutions techniques intéressantes, elles n’imposent aucunement l’utilisation d’herbicides, comme l’a montré le Cetiom lui-même [17].

Le 3 avril, à Angoulême, en Charente, le « Collectif vigilance OGM et pesticide » et la Confédération paysanne ont manifesté, avec des bouquets à la main, devant les locaux de la Direction départementale du Territoire (DDT) pour dénoncer les cultures de colza génétiquement modifié par mutagénèse. Les manifestants ont demandé à son directeur de faire remonter leurs revendications aux ministères de l’Agriculture et de l’Environnement. La culture du colza muté est considérée légalement comme une culture conventionnelle : donc aucune évaluation, déclaration ou étiquetage ne sont prévus. Le collectif estime à 17 000 le nombre d’hectares cultivés en France en 2014. Le colza est une plante qui possède de nombreux cousins, sauvages ou cultivés, comme la moutarde ou les navets. Les risques de croisements, et donc de dissémination de la « tolérance » aux herbicides, sont grands. « Ce serait une catastrophe écologique » affirment les manifestants.

Le 2 avril 2014, à Fontenoy-sur-Moselle, en Meurthe et Moselle [18], les Faucheurs Volontaires ont « neutralisé » une plate-forme d’essais de colzas tolérant des herbicides. Pour eux, le Cetiom cherchait, avec ces essais en champs, à « vulgariser » cette technique auprès des agriculteurs. Le Cétiom a qualifié cet acte « d’aveugle, incompréhensible et inacceptable ». Le Cétiom affirme : « Cette technique bénéficie pourtant aussi bien à l’agriculture biologique que conventionnelle. Elle est utilisée depuis plus de 50 ans et a été largement développée par la recherche publique comme l’Inra ». Si la technique est effectivement vieille de 50 ans, les VrTH n’ont été cultivées massivement à grande échelle que depuis peu. 
Le Cetiom a porté plainte et une première personne a été interrogée par la Gendarmerie. Traditionnellement, les Faucheurs remettent aux gendarmes la liste des participants. Ils avaient omis de le faire pour cette action. Le Cetiom a alors gentiment demandé cette liste et le 9 janvier 2016, une liste d’une cinquantaine de personnes a été remise à la gendarmerie de Vienne (Isère). Les Faucheurs en ont profité pour, à nouveau, souligner que les nouvelles techniques de modification du vivant « risquent de ne pas être reconnues comme produisant des OGM par la Commission européenne qui doit leur donner sur un statut juridique dans les mois qui viennent », selon Annick Bossu, citée par Reporterre [19].

Fauchage & plus Mutagenèse Associations / ONG Institut de recherche Gouvernance de la recherche Soja colza tournesol France Limagrain / Biogemma
SOMMAIRE : Actualités
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[1] https://vo46.wordpress.com/2019/07/24/action-des-faucheurs-volontaires-contre-limagrain-monsanto-francais-lundi-22-juillet-2019/
[2] Heliantis est un prestataire de service qui fait des essais variétaux pour différents clients. Interrogé par Inf’OGM, l’entreprise a précisé qu’elle n’avait pas d’information sur les variétés que ses clients expérimentaient. Les modes d’obtention sont confidentiels. http://www.heliantis.eu/
[3] ARS, Bulletin d’analyse du 3 janvier 2018, à Trouhaut, 21
[4] Le groupe RAGT acronyme de Rouergue Auvergne Gévaudan Tarnais, est une entreprise distributrice de semences de grandes cultures et de conseil et commerce autour de l’agriculture. RAGT a été créé en 1919 par des agriculteurs aveyronnais (Wikipédia).
[5] Aveyron:des tournesols OGM semés par la RAGT détruits par des Faucheurs
[6] RAGT ou Faucheurs volontaires : qui a raison ?
[7] Inf’OGM, « UE – Les plantes transgéniques ne sont pas les seuls OGM », Charlotte KRINKE, 7 août 2018
[8] Inf’OGM, « Europe – Les nouveaux OGM sont des OGM comme les autres », Charlotte KRINKE, 25 juillet 2018
[9] Genius est l’abréviation du titre anglais du projet “Genome ENgineering Improvement for Useful plants of a Sustainable agriculture”, qui se traduit par “lngénierie cellulaire : amélioration et innovation technologiques pour les plantes d’une agriculture durable”. Le projet est subventionné par les fonds publics de l’ANR (2012-2019). Il rassemble une quinzaine de partenaires publics et privés.
[10] https://www.ladepeche.fr/article/2017/08/17/2629384-des-centaines-de-soutiens-pour-le-proces-des-faucheurs-volontaires.html
[11] https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=267291297119839&id=100015169110918
[12] https://fr-fr.facebook.com/moratoireOGMpesticides/posts/1252020651593919
[13] https://www.rphfm.org/zoom-info-laction-secrete-faucheurs-volontaires/
[14] Dijon Céréales est un groupe agro-alimentaire aux nombreuses filiales, issu initialement d’une coopérative. On trouve ainsi par exemple dans ce groupe, la filiale Natura’Lisa qui possède aujourd’hui onze magasins Gamm Vert en Côte-d’Or (sous franchise). Gamm Vert est propriété de InVivo. Dijon Céréales s’est associé, toujours avec InVivo, pour ouvrir un deuxième supermarché « Frais d’Ici ». Le président actuel de Dijon Céréales est Marc Patriat, élu sur la liste Les Républicains à Corrombles et président de la Communauté de Communes du Sinémurien, et neveu de François Patriat, (ancien Président socialiste du Conseil régional de Bourgogne). Marc Patriat est aussi un des administrateurs de France Mottes, président de l’entreprise Midipar, etc.
[15] http://agriculture-de-conservation.com/Colza-et-cereale-associes-aux.html
[16] http://www.cetiom.fr/fileadmin/cetiom/documentation/communique_destruction_savarit_2014.pdf
[17] http://agriculture-de-conservation.com/Colza-et-cereale-associes-aux.html
[18] près de Toul, en Lorraine
[19] http://www.reporterre.net/Les-Faucheurs-volontaires-agissent-a-Vienne-contre-les-OGM-camoufles-en
[20] Lorient. Une cinquantaine de manifestants anti-OGM devant le cargo Chloé, Publié le 02 octobre 2018 à 20h20© Le Télégramme
[21] Communiqué de presse : Carton rouge des Faucheurs Volontaires à Triskalia sur le site de Glomel
[22] https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/ardeche/ardeche-operation-anti-ogm-degenere-aubenas-1388095.html
[23] https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/edito-un-journaliste-de-france-bleu-agresse-a-aubenas-1513715777
[24] une association inter-professionnelle bretonne qui réunit de nombreux fabricants d’aliments du bétail

 

 

 

 

 

 

ACTION DES FAUCHEURS VOLONTAIRES contre LIMAGRAIN/MONSANTO Français Lundi 22 Juillet 2019

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ACTION DES FAUCHEURS CONTRE LIMAGRAIN/MONSANTO Français & 4ème semencier mondial !! Lundi 22 Juillet 2019

Protégés de manière excessive par des gardes mobiles(avec nos impôts)tous les sites de Limagrain, notre Monsanto national, du secteur de Clermont-Ferrand et Riom n’ont pu recevoir la visite citoyenne et non-violente (comme à leur habitude) des faucheurs volontaires !!
Ils ont trop de mensonges à camoufler : blé OGM (recherche co-financée avec l’argent public) + voir derniers mensonges sur cash-investigation avec le pain JACQUET(une des ses filiales avec VILMORIN) , tromperies sur des semences vendues et non-référencées etc…

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Les Faucheurs volontaires ont mimé une « scène de crime », pour dénoncer l’écocide à l’œuvre avec les OGM, transgéniques ou mutés.

RESULTATS DES PISSEURS INVOLONTAIRES DE GLYPHOSATE DU SECTEUR MONTVALENT/MARTEL

Campagne Nationale de depistage du Glyphosate dans les urines

RESULTATS DES PISSEURS INVOLONTAIRES DE GLYPHOSATE DU SECTEUR MONTVALENT/MARTEL

Pour le troisième prélèvement lotois, 39 personnes dont une mineure ont effectués un prélèvement d’urine suivi de plainte à Montvalent le 25 juin 2019 pour y rechercher des traces de glyphosate.

Campagne Nationale de depistage du Glyphosate dans les urines

Les analyses ont été faites par le laboratoire BioCheck GmbH à Leipzig en Allemagne qui a recherché le taux de la molécule Glyphosate .

Tous les tubes prélevés à Montvalent contenaient des traces de glyphosate, comme les 4500 prélevés à ce jour dans toute la France.

Pour mémoire, le taux de référence de glyphosate dans l’eau potable est de 0,1 nanogramme par millilitre (ng/ml), ce qui est une norme arbitraire. Nous pensons qu’un taux de zéro est le seul acceptable, dans l’eau potable comme dans l’organisme humain. En l’occurrence tous les tubes contiennent entre 3 fois et 28 fois ce taux ! La moyenne pour ce prélèvement est de 1,26 ng/ml pour les 36 plaintes et de 1,20 pour les 3 prélèvements sans plainte, alors que la moyenne nationale est pour l’instant à 1,17 ng/ml.

Campagne Nationale de depistage du Glyphosate dans les urinesCampagne Nationale de depistage du Glyphosate dans les urines

Campagne Nationale de depistage du Glyphosate dans les urines

Une personne répond au questionnaire lors du dépistage du Glyphosate dans les urines, sous contrôle d’huissier par les « Pisseurs de Glyphosate » du 46

Pour rappel il s’agit de montrer que nous sommes tous « empoisonnés » par le glyphosate et c’est le cas : alimentation, eau, air etc..

Les interprétations des taux sont multiples. Les taux élevés ne doivent pas vous inquiéter car ils dépendent du métabolisme de chacun et de nombreux autres paramètres très difficiles à interpréter à l’heure actuelle.

Campagne Nationale de depistage du Glyphosate dans les urines

Par l’association Campagne Glyphosate 46  (crédit photos Patrick ALLARD)




PISTES D’INTERPRETATION DU TAUX DE GLYPHOSATE DANS LES URINES …                        ci-joint lien article de la Nouvelle République/Centre Presse , Publié
le 08/07/2019 concernant l’interprétation du taux de glyphosate dans les
urines par un pharmacien biologiste au CHU de Poitiers

CAMPAGNE GLYPHOSATE … Figeac, les urines de l’Arrosoir ont parlées !!

les résultats des 48 « urines glyphosatées » du lundi 17  juin sont arrivés rapidement …IMG_3403

Les résultats Figeacois du lundi 17 Juin sont arrivés, ils seront expédiés cette semaine par courrier.

Pas de surprise, évidemment nous sommes tous empoisonnés et nous nous retrouverons après les vacances devant le Tribunal de Grande Instance de Cahors pour y déposer les plaintes.

1/ Nous avons eu 44 prélèvements suivis de plainte :

moyenne générale : 1,29 ng/ml de glyphosate

soit 13 fois plus que la limite maximale de 0,1 ng/ml admissible dans l’eau potable

Taux le plus haut : 3,53 ng/ml

soit 35 fois plus que la limite maximale de 0,1 ng/ml admissible dans l’eau potable

Taux le plus bas : 0,51 ng/ml

soit 5 fois plus que la limite maximale de 0,1 ng/ml admissible dans l’eau potable 

2/ Nous avons eu 4 prélèvements sans plainte :

moyenne générale : 1,36 ng/ml de glyphosate

soit presque 14 fois plus que la limite maximale de 0,1 ng/ml admissible dans l’eau potable 

Taux le plus haut : 2,28 ng/ml

soit 23 fois plus que la limite maximale de 0,1 ng/ml admissible dans l’eau potable

Taux le plus bas : 0,82 ng/ml

soit 8 fois plus que la limite maximale de 0,1 ng/ml admissible dans l’eau potable





Mardi 25 juin nous serons à Montvalent (près de Martel) pour le 3ème prélèvement d’une quarantaine de personnes

Une quatrième et dernière séance de prélèvements aura lieu pour Gourdon à la rentrée de septembre.

 

 

pour nous joindre :

Campagne glyphosate 46 – Les Souleyries , 46100 Fourmagnac
(Siège social : Maison Paysanne , Place de la halle, 46320 Assier)
glypho46@riseup.net           https://www.facebook.com/glypho46/
Fond de soutien pour le LOT (merci de diffuser ce lien):
https://www.helloasso.com/associations/campagne-glyphosate-46/collectes/j-ai-des-pesticides-dans-mes-urines-et-vous-2glypho46@riseup.net

48 Pisseurs et pisseuses involontaires de glyphosate à Figeac le 17 Juin à l’Arrosoir ….

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A Figeac 48 personnes (dont 3 enfants), sont venus pour le deuxième prélèvement lotois avec 44 plaintes à venir.

Arrivés dès 6 h, les participants ont respectés le protocole contrôlé par notre huissier figeacois Maître Xavier locqueneux.

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Encore un grand merci à l’Arrosoir et toute son équipe pour l’accueil et particulièrement à Frédérique qui nous a aidé à servir le petit-déjeuner  offert par l’association Campagne Glyphosate 46. Tous les participants vous remercient chaleureusement.





FLYER rdv prélèvement MontvalentAprès le Sud et l’Est du département, le Nord du Lot organise aussi sa troisième séance de prélèvements et dernière avant les vacances.

Celle-ci aura lieu à Montvalent le mardi 25 juin, et concernera une quarantaine d’habitants de la zone de Martel, ainsi que des Corréziens. Une personne atteinte de lymphome non-hodgkinien (cancer de la lymphe en rémission depuis 3 ans), dont la corrélation avec le glyphosate a été reconnue chez les agriculteurs aux Etats-Unis, s’est portée volontaire pour faire le test.
Le prélèvement aura lieu à la salle polyvalente de la Croix-Blanche, mairie de Montvalent.

Une quatrième séance aura lieu pour Gourdon à la rentrée de septembre.

Rappelons que les participants doivent arriver à jeun et fournir les premières urines du matin. L’opération coûte 135 euros par personne (85 euros pour les frais de laboratoire et 50 euros pour les frais d’huissier et frais annexes).

Pour toute information et/ou inscription de dernière minute pour Montvalent :

téléphonez au 06 38 51 38 91 ou 06 60 22 23 54

ou par mail  : glypho46@riseup.net

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La campagne nationale fédère de nombreux citoyens et l’objectif des 5000  plaintes sera largement dépassé.

C’est un gros succès qui demande un bel investissement de toutes et tous.

Il est donc probable que la campagne de prélèvements s’arrête fin 2019.

 

Campagne Glyphosate France                     les chiffres au 19 juin 2019 :

71 départements sont mobilisés avec 48 qui ont commencés les prélèvements.

4001 prélèvements dans toute la France

&

3751 plaintes à venir

 

Les résultats donnent une moyenne nationale de 1,14 ng/ml de Glyphosate dans les urines soit 11 fois plus que le taux maximal autorisé pour l’eau potable de 0,1 ng/ml de Glyphosate.

Avec l’épandage saisonnier, en trois semaines la moyenne nationale des analyses est remontée de 0,1 ng/ml   !!!

 

Les citoyens qui participent à cette action ne souhaitent pas seulement connaître le taux de glyphosate de leur organisme ou de celui de leurs enfants. Ils veulent aussi mettre les responsables d’un tel empoisonnement devant leurs responsabilités. La plupart des « pisseurs » (92% à Figeac, 94% à Cahors, ce qui correspond à la moyenne nationale) déposeront donc plainte auprès du Tribunal de Grande Instance de Cahors pour mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et atteinte à l’environnement. Ces plaintes viseront des fabricants comme des décideurs politiques, co-responsables de la mise sur le marché de ce type de produits. L’action judiciaire est prise en charge par l’association « Campagne Glyphosate France » qui a lancé une souscription auprès du grand public.