Gendarmerie de St Géry/Lot : 70 personnes pour soutenir le 1er faucheur volontaire lotois auditionné pour le fauchage de la RAGT/Aveyron

IMG_7687Nous étions plus de 70 (une faucheuse a comptée) de militants anti OGM et syndicalistes   ce mercredi devant la gendarmerie de St Géry, dans le Lot pour soutenir Pierre Dufour qui était convoqué en audition libre suite à un fauchage de  tournesols obtenus par mutagenèse « in vitro » , le 15 août 2018 dans l’Aveyron.

Ce fauchage a eu lieu sur une parcelle de tournesol VrTH(varièté rendue tolérante à un herbicide)et reconnue comme OGM depuis l’arrêté du 25 juillet 2018 de la CJUE(cour de justice européenne) .

Il est le 1er lotois auditionné sur les 9 qui étaient présents à l’action. Sur la liste des participants rendue le 16 octobre 2018 au tribunal de Rodez, plus d’une trentaine de participants (de différentes régions de France) ont déjà été auditionnés.

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Depuis de nombreuses années, les faucheurs dénoncent à visage découvert le refus de transparence des firmes semencières qui cherchent à faire passer leurs profits financiers avant le respect de l’environnement, de la santé des paysans, des populations et à imposer des variétés qui augmentent inévitablement l’usage des herbicides.

Les semences de ces plantes mutées sont produites et vendues par des semenciers dont le R.A.G.T. en Aveyron. Aujourd’hui environ 200.000 hectares de tournesol OGM sont cultivés en France

Ces plantes n’ont d’autre but que de tolérer des herbicides… entrainant une surconsommation des pesticides !

1 an après nous réitérons nos exigences :

  • Que le gouvernement applique cette décision européenne. Par conséquent, qu’il déclare illégale toute cultureVrTH .
  • L’interdiction immédiate de la vente des semencesVrTH
  • La destruction de tous les stocks actuels et à venir de semencesVrTH
  • L’obligation de transparence quant aux techniques utilisées pour l’obtention des variétés.
  • L’arrêt immédiat des importations de tous les OGM.
  • La fin du brevetage des variétés et le développement d’une recherche publique pour le Bien Commun.

Ras le bol d’être empoisonnés et d’empoisonner la terre !

 

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Un petit clin d’oeil à notre ex-ministre de l’Ecologie mortifère et productiviste de nos gouvernants !!

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https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/emissions/jt-local-1920-quercy

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aveyron/rodez/aveyron-operation-faucheurs-volontaires-contre-ogm-1526558.html

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extrait du JT  19/20 du 15/08/18 de France 3 sur Youtube =
https://youtu.be/SQRBvu_ojSI

Soutien à Pierre Dufour faucheur volontaire du Lot RDV gendarmerie de St Géry : mercredi 31 juillet à partir de 10h30

Mobilisation en soutien aux

« FAUCHEURS VOLONTAIRES »

 

RDV devant la gendarmerie de St Géry : mercredi 31 juillet à partir de 10h30 en soutien à Pierre Dufour faucheur volontaire du Lot pour son audition concernant le Fauchage du 15 Août 2018 .IMG_2143IMG_2177

IMG_2146Suite à une action nationale des FV sur les terres du groupe RAGT (semencier) à Druelle (Aveyron) le 15/08/2018, ayant consisté à nettoyer un champ de tournesols mutés (VrTH), 58 Faucheurs Volontaires avaient déposé une liste de leur nom et adresse au tribunal de Rodez le 16/10/2018. Ce 31 juillet Pierre Dufour est convoqué en gendarmerie. Comme à leur habitude, ces lanceurs d’alertes ont agi à visages découverts et en présence de la presse. Sans leurs actions non violentes de fauchage d’OGM depuis plus de 20 ans, nos champs, à l’image de ceux des Amériques, serait envahi par les OGM et leurs effets indésirables et non prévus dont on ignore encore les risques potentiels de leur culture et de leur consommation sur la santé, l’environnement et la biodiversité.

Les Faucheurs Volontaires dénoncent la culture de ces « nouveaux OGM », Principalement des VrTH (Variétés rendues Tolérantes à un Herbicide qui est ainsi utilisé sur les cultures) obtenues par mutagenèse et multiplication de cellules isolées in vitro. De nombreuses démarches (courriers, rendez- vous aux ministères, DRAAF, etc.) et des mobilisations citoyennes ont fait valoir nos droits de paysans et de citoyens à produire et à consommer sans OGM ni pesticides et à sauvegarder notre patrimoine commun.

L’arrêt du 25 juillet 2018 de la CJUE (Cour de Justice de l’Union Européenne) a confirmé que ces plantes sont bien des OGM au sens de la directive 2001/18/CE et ne peuvent être exemptées de son champ d’application. Cet arrêt de la CJUE est rétroactif et d’application immédiate. Ces variétés sont donc cultivées illégalement (= « OGM cachés ») car elles ne suivent pas du tout la réglementation : « Les OGM doivent être autorisés [ou non] après une évaluation des risques qu’ils présentent pour la santé humaine et l’environnement. Ils sont alors soumis à des exigences de traçabilité, d’étiquetage et de surveillance. »

Sur 600 000 ha de tournesol cultivées en France, 200 000 ha sont des tournesols OGM. L’industrie semencière continue de passer en force, dans l’assourdissant silence des Pouvoirs Publics et au mépris des populations. A l’heure où se profilent d’autres OGM issus de nouvelles techniques de modification génétique, le groupe RAGT investit les lieux de décision pour que ces nouveaux OGM se retrouvent eux aussi cachés dans nos jardins, nos champs et nos assiettes !

NON aux OGM, NON aux pesticides, NON au brevetage du Vivant.
OUI à la préservation de nos systèmes agraires locaux, de notre santé et de notre environnement. OUI à une alimentation choisie et de qualité.

Quand tous les moyens légaux ont été utilisés, les citoyen-nes n’ont plus à leur disposition que la désobéissance civile non violente.
Ils sont en état de nécessité selon l’Article 122-7 du code pénal qui permet de désobéir à

la loi au nom des valeurs supérieures ordonnées pour le bien commun.

Pierre Dufour est convoqué ce 31 juillet à la gendarmerie de St Géry Soyons nombreux à le soutenir et à manifester notre opposition aux OGM

importés ou cultivés en France, aux pesticides, au brevetage du vivant.

NON AU PROFIT DE QUELQUES UNS CONTRE LE BIEN COMMUN, POURSUIVONS LES VRAIS RESPONSABLES !

 

 

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Les Faucheurs dénoncent les pratiques de Limagrain

https://www.infogm.org/5676-ogm-pesticide-vrth-bilan-actions-faucheurs-volontaires

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par Christophe NOISETTE
Date de rédaction / mise à jour : 23 juillet 2019

 

arton5676-9f4fc.pngLes Faucheurs volontaires ont manifesté dans Clermont-Ferrand, le 22 juillet 2019, pour dénoncer l’opacité de Limagrain (ainsi que de sa filiale Vilmorin). Ils dénoncent aussi le fait que le 4e semencier mondial se mobilise pour éviter que les nouveaux OGM soient considérés comme des OGM. L’opposition des Faucheurs volontaires aux plantes génétiquement modifiées (PGM) ne se limite pas à la destruction des cultures transgéniques et mutées : elle questionne aussi les importations de soja génétiquement modifié dans les ports français, la pertinence de développer des variétés mutées tolérantes aux herbicides (VrTH) ou les choix de la recherche, tant privée que publique, en matière de développement agricole. Voici donc un résumé de quelques-unes des actions des faucheurs menées depuis plus de 15 ans.

 

img_7640_w-7415a-27297  Le lundi 22 juillet 2019, les Faucheurs volontaires ont manifesté dans les rues de Clermont-Ferrand pour dénoncer l’opacité qui entoure les nouvelles variétés mises au point par Limagrain / Vilmorin, qu’ils nomment « le Monsanto français » [1]. Ils ont réussi à rencontrer le chef de cabinet de la préfète qui a « promis » une rencontre avec une délégation de faucheurs ultérieurement. Un des faucheurs présents sur place nous précise que « ce même chef de cabinet a, tout d’abord, prétendu que nous avions refusé une proposition de rencontre avec la préfète. Désinformation classique des services de l’Etat ». 
Cette manifestation fut l’occasion de « dénoncer les agissements occultes de cette multinationale, 4e semencier mondial qui vend des variétés rendues tolérantes à des herbicides (VrTH) obtenues par mutagénèse et multiplication de cellules in vitro : des colzas, des tournesols et des blés ». Les Faucheurs volontaires précisent aussi que Limagrain « fabrique ou cherche à fabriquer de nouveaux OGM (…) en utilisant les nouvelles techniques de manipulation génétique soit disant pour adapter ces plantes au changement climatique, en tous cas pour répondre aux demandes des industriels du secteur agro-alimentaire ». Or, Limagrain souhaite que ces variétés ne soient pas reconnues comme OGM afin de ne pas être contraint de les évaluer et les étiqueter comme tels. Les faucheurs demandent également que Limagrain arrête les essais que cette entreprise a mis en place dans d’autres pays car ils considèrent que les « OGM sont dangereux partout », et que l’entreprise restitue l’argent public reçu au travers de subventions ou partenariats public / privé. Les Faucheurs soulignent qu’une autre agriculture est possible, « une agriculture paysanne qui peut assurer la suffisance alimentaire de tous ». Les Faucheurs volontaires ont mimé une « scène de crime », pour dénoncer l’écocide à l’œuvre avec les OGM, transgéniques ou mutés.

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Plantes mutées, VrTH ou OGM cachés
Genius : une recherche contestée
Importation de soja OGM

Le 18 juillet 2019, à Saint-Paul-lès-Romans (Drôme), les Faucheurs volontaires ont arraché une parcelle de deux hectares d’une plate forme d’essai de tournesols mutés VrTH, appartenant à Heliantis [2]. Les Faucheurs dénoncent l’inaction du gouvernement : « Un an après l’arrêt de la CJUE, rien n’a changé. Les variétés de tournesol qui par mutagénèse, ont été rendues tolérantes à des herbicides (VrTH) sont toujours cultivées. Les multinationales BASF et Pioneer, qui détiennent les brevets de ces variétés Clearfield et Express’Sun, refusent de déclarer les procédés d’obtention. Ils mentent aux paysans et aux consommateurs en prétendant que leurs semences ont été obtenues de manière traditionnelle ».

 

 

faucheursvolontaires_tournseol_vrth_pusignan_21juin2019_photo-12c77-33d3d.jpg  Le 21 juin 2019, à Pusignan (Rhône), près de l’aéroport Lyon Saint-Exupéry, des Faucheurs volontaires ont arraché des plants de tournesols rendus tolérants à un herbicide (VrTH), Clearfield (une marque de BASF). Cet essai avait été mis en place par le Centre Régional d’Expérimentation Agricole de Saint-Exupéry (CREAS). Les Faucheurs précisent dans un communiqué de presse, que « c’est une fuite en avant, (…) une aberration agronomique, car [les traitements pesticides] provoquent la résistance de plantes adventices, notamment l’ambroisie, qu’ils sont censés détruire, ce qui à moyen terme obligera les producteurs·trices à utiliser encore d’autres formulations chimiques ou à abandonner la culture de tournesol ». Les Faucheurs soulignent que l’Agence Régionale de Santé, en janvier 2018, a détecté les molécules herbicides dans l’eau du robinet [3]. Ils réclament à nouveau un moratoire sur toutes les VrTH et une transparence absolue des techniques d’obtention des variétés mises sur le marché ou expérimentées. Inf’OGM a interrogé Maïsadour, qui commercialise la variété fauchée (MAS 89HO.CL), sur le mode d’obtention précis de cette variété. Nous communiquerons leur réponse dès réception.
Le communiqué signale aussi un arrachage symbolique dans une seconde parcelle où sont implantées des variétés non identifiées. Les Faucheurs questionnent : « Ont-elle été obtenues également par manipulation génétique ? ». Silence radio des entreprises semencières…
Le 27 mai 2019, à Echiré, au lieu dit Les plantes, dans les Deux-Sèvres, les Faucheurs volontaires ont neutralisé une parcelle de colza rendu tolérant tolérant à un herbicide (VrTH) par mutagénèse dirigée. Ces OGM mutés sont depuis le 25 juillet 2018 soumis à la réglementation OGM (directive 2001/18). Or cette plateforme d’essai de 100 m2 appartenant à la société Statphyt – Agro Sciences n’a pas été autorisée comme un essai OGM. Cet essai est donc illégal. Les Faucheurs demandent « la suppression immédiate de la culture des [VrTH] qui ont envahi nos champs et nos assiettes depuis une dizaine d’années. (…) Ce sont des fausses solutions à des problèmes agronomiques créés par les pratiques de l’agriculture industrielle ».

 

dsc04879-dcd48-f4975  Le 15 août 2018, à Druelle (Aveyron), une parcelle expérimentale de deux hectares de tournesols appartenant à l’entreprise semencière RAGT [4] a été détruite par plus de 70 Faucheurs volontaires [5]. Ces derniers dénonçaient la présence d’OGM cachés dans ces parcelles. La RAGT précise dans un communiqué de presse : « Une fois de plus la destruction est aveugle ; les parcelles détruites servaient à valider la résistance aux maladies de variétés proches de la commercialisation. (…) Outre la perte financière occasionnée par cette destruction, le préjudice de cette violence handicape la compétitivité de la recherche française et limitera le développement de variétés résistantes que tous attendent. Ce saccage a réduit à néant des années de recherche sous le prétexte d’imposer l’idéologie d’une minorité agissant de plus comme de véritables voyous ». Les Faucheurs considèrent que leur action est légitime car elle permet de dénoncer des variétés génétiquement modifiées qui cachent leur nom et qui n’ont aucun intérêt pour les paysans. Ces variétés sont incompatibles avec les principes de l’agro-écologie que les consommateurs plébiscitent. « Contrairement à ce que les Faucheurs volontaires avancent, il n’était pas question de cultures OGM, mais plutôt de mutagénèse », indique Laurent Guerreiro, directeur général de la branche Recherche de la RAGT, cité par le journal CentrePresse.fr [6]. Mais justement les plantes mutées sont des OGM, comme la Cour de Justice vient de le confirmer, le 25 juillet 2018 [7]. Par ailleurs, la RAGT a inscrit cinq variétés de tournesol Clearfield au catalogue (variétés par ailleurs sous licence BASF). Ce sont des variétés génétiquement mutées pour devenir tolérantes à un herbicide. Les Faucheurs exigent des semenciers une réelle et totale transparence sur les procédés d’obtention de leurs variétés.

Dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2018, un nouveau fauchage de tournesol génétiquement muté pour tolérer un herbicide (VrTH) a eu lieu sur la commune de la Tour-sur-Orb (Hérault, 34). La Cour de Justice européenne a confirmé récemment [8] que ces VrTH étaient effectivement des OGM. Par cette action, les Faucheurs demandent au « gouvernement [de mettre] en place un moratoire sur ces cultures et [d’interdire] les semis à venir de colza muté VrTH ; [aux] Municipalités [d’arrêter] de fermer les yeux sur ces pollutions et [qu’elles] fassent détruire ces champs ; [et aux] adhérents de la Fnsea [de rembourser] les aides publics perçues pour ces cultures ».

 

img_20180628_104549-6ecb8-d6c65  Le 28 juin 2018, les Faucheurs volontaires ont manifesté devant les locaux du laboratoire Recherche et Développement des Plantes (RDP) de l’Inra hébergé par l’ENS Sciences de Lyon. Leur objectif : questionner le projet Genius [9], qui a débuté en 2012 et doit se terminer l’année prochaine, en 2019. Ce partenariat public – privé prévoit d’« améliorer » génétiquement neuf plantes dont sept utiles à l’alimentation humaine. Les techniques de biotechnologies mobilisées sont la transgenèse mais aussi les nouvelles techniques telles que Crispr/Cas9. Les Faucheurs considèrent que « ces technologies n’ont toujours pas montré leur innocuité ». Cette occupation entend aussi dénoncer « l’opacité qui entoure les recherches, le détournement de l’argent public au bénéfice des multinationales du secteur agro-alimentaire, l’utilisation de technologies non maîtrisées, potentiellement dangereuses pour tout le vivant, la non prise en compte de la complexité du vivant, et la non prise en compte d’une vraie éthique qui devrait sous-tendre toute recherche ». Les Faucheurs Volontaires demandent un moratoire sur ces recherches publiques en application du principe de précaution et « une réorientation des crédits alloués aux biotechnologies au profit de recherches collaboratives en agroécologie paysanne ». Les Faucheurs vont être reçus par le directeur du centre, alors qu’ils souhaitaient discuter avec le responsable du labo, M. Rogowsky.

 

ecully-ogm-cache-fevrier2018_ptf-05539-75243 Le 16 février 2018, à Écully (Rhône, 69), les Faucheur·se·s volontaires ont, à nouveau, étiqueté des produits des marques Jacquet et Brossard, de la multinationale Limagrain, pour questionner la présence d’OGM cachés. Dans leur communiqué, les Faucheur·se·s précisent : « Limagrain refuse d’indiquer quelles techniques il utilise pour produire ses variétés de blé. Il sait que si ses produits sont étiquetés OGM, les paysans et les consommateurs n’en voudront pas. (…) Notre détermination reste sans faille pour refuser ces OGM cachés et les brevets qui vont avec. De nombreux paysans sont soucieux de conserver leur autonomie en triant et multi- pliant leurs semences, et ces droits sont remis en cause. (…) Nous demandons l’application de la réglementation à tous les OGM, l’interdiction des brevets sur le vivant, et l’abandon des manipulations génétiques par les semenciers. ».

 

Le 23 décembre 2017, conjointement des membres de la Confédération Paysanne et des Faucheurs Volontaires se sont retrouvés dans un hypermarché Carrefour, à Givors (Rhône, 69) pour « ré-étiqueter » des pains Jacquet et des biscuits Brossard. Dans un communiqué de presse intitulé « Pains Jacquet : des OGM cachés s’invitent-ils à la table de votre réveillon ? », ils demandent que « Limagrain apporte les preuves que ses variétés de blé ne soient pas des OGM cachés, alors qu’il est déjà détenteur de brevets, et qu’il est aujourd’hui le principal lobbyiste de ces nouvelles techniques OGM en France et en Europe ». Les militants estiment en effet que l’objectif « clairement affirmé » de Limagrain est « d’obtenir la déréglementation de ces OGM pour qu’ils ne soient pas considérés comme tels, et donc ne soient pas évalués, tracés et étiquetés ». Le communiqué continue : « Les mobilisations paysanne et citoyenne ont permis que les OGM de 1ère génération soient réglementés voire interdits dans de nombreux pays. Mais les industriels de la semence (…) ont poursuivi leurs recherches (le plus souvent cofinancées par de l’argent public) et trouvé des méthodes de manipulation génétique qu’ils veulent faire passer à travers les mailles du filet pour nous les imposer. (…) Notre détermination reste sans faille pour refuser ces OGM cachés et les brevets qui vont avec. De nombreux paysans sont soucieux de conserver leur autonomie en triant et multipliant leurs semences, et avec ces nouvelles techniques OGM, ces droits sont remis en cause ».

La nuit du 16 au 17 août 2017, fauchage de cinq parcelles de tournesols VrTH en Haute-Garonne, près de Gardouch. [10] [11]. Le 3 juillet 2019, trois d’entre eux ont été mis en garde à vous dans le cadre d’une enquête pour détérioration du bien d’autrui en réunion, refus de se soumettre à un prélèvement ADN et au relevé de leurs empreintes. Ils ont été libérés vers 17 heures, sous contrôle judiciaire. Leur procès est prévu pour le 6 novembre 2019.

La nuit du 10 août 2017, sur la commune de Belarga (Hérault), les Faucheurs(euses) Volontaires ont détruit une parcelle de tournesols VrTH (variété rendue tolérante aux herbicides) [12].

La nuit du 10 juillet 2017, peu avant le blocage du port de Sète, un fauchage a eu lieu dans l’Hérault [13].

2017-04-15_09.57.36_4374_ptf-1d8a9-e332b  15 avril 2017, à Villy-le-Moutier, près de Beaune (Côte-d’Or), 120 Faucheurs volontaires ont pénétré sur une plate-forme d’essai d’environ cinq hectares, louée par un paysan à l’entreprise semencière KWS. Interrogé par Inf’OGM, Jean-Luc Juthier, un des Faucheurs présents sur place, précise qu’ils ont neutralisé plus de la moitié de la centaine de micro-parcelles d’essais. Au cours d’une discussion avec les Faucheurs volontaires, le paysan propriétaire des champs a reconnu ne pas savoir exactement ce que KWS faisait sur cette plate-forme. Les Faucheurs dénoncent la présence de colza rendu tolérant à un herbicide par mutagenèse (colza Clearfield). Et l’opacité qui entoure les méthodes d’obtention des plantes actuellement expérimentées. Les Faucheurs précisent dans leur communiqué de presse que « pour créer la confusion, les entreprises évoquent la mutation naturelle, ou les procédés « traditionnels » de mutagénèse appliquée sur des plantes entières qui [de ce fait sont] exonérées des obligations découlant de la réglementation OGM. [Les entreprises] n’utilisent pourtant plus ces techniques obsolètes, abandonnées au profit de modifications génétiques de cellules isolées au laboratoire, multipliées in vitro puis régénérées en plantes entières. Les nouvelles variétés ainsi obtenues sont des OGM au sens des réglementations européenne et internationale. »

28 novembre 2016, à Longvic, près de Dijon (Côte-d’Or), 70 Faucheurs Volontaires ont « neutralisé » trois parcelles de colza rendu tolérant à des herbicides (VrTH) par mutagénèse. Ces essais étaient menés par le groupe agricole et agroalimentaire de Bourgogne Franche-Comté, Dijon Céréales [14]. Les Faucheurs ont ensuite livré quelques plants arrachés au siège de Dijon Céréales qui conteste la nature « OGM » de ce colza muté alors que la directive 2001/18 considère cette technique comme OGM mais l’exclut du champ d’application. La Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) 21 et les Jeunes agriculteurs (JA) 21 ont immédiatement réagi : « Alors que la situation économique des agriculteurs côte d’oriens est catastrophique, il est inacceptable que des individus, ne représentant qu’eux-mêmes, se permettent de tels actes de vandalisme, qui constituent une véritable atteinte à la propriété privée. (…) Ces parcelles d’essais permettent de progresser dans la réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques ». La meilleure façon de réduire les herbicides est-elle de créer des variétés spécifiquement conçues pour les « tolérer » » ? L’agriculture, estiment les Faucheurs, peut se passer entièrement de ces produits toxiques.
Les actions de désobéissance civile menées par les Faucheurs volontaires pour dénoncer les tournesols ou colzas, issus d’une mutagénèse pour les rendre tolérant aux herbicides, restent d’actualité. Pour ces opposants, ces « OGM cachés » présentent exactement les mêmes inconvénients et faiblesses que les plantes transgéniques.
Si la technique d’intervention sur le génome change, l’objectif, lui – rendre des plantes tolérantes à des herbicides – est identique. Or, estiment les opposants, cet objectif n’est pas pertinent dans un contexte agronomique et social de réduction des intrants chimiques. Ce que contredit le Centre technique interprofessionnel des oléagineux et du chanvre (Cetiom) : dans son communiqué de presse, il affirme en effet que « les expérimentations détruites entrent pleinement dans les objectifs du plan Ecophyto qui vise à réduire et raisonner le recours aux produits phytosanitaires. Ainsi, ces essais permettaient aussi de tester de nouvelles techniques de contrôle des mauvaises herbes avec l’introduction de solutions de désherbage mécanique ». André Merrien, directeur des études et recherches au Cetiom, affirme que ces colzas mutés permettent de diviser par dix les quantités d’herbicides utilisées.
Il est toujours curieux de voir que les mêmes arguments sont utilisés pour justifier chaque nouvelle « innovation technologique ». Les plantes génétiquement modifiées (PGM) transgéniques tolérant le Roundup étaient, elles aussi, censées réduire l’usage des pulvérisations. La réalité sur le continent américain est toute autre : la quantité d’herbicides pulvérisée n’a cessé d’augmenter, tout comme le nombre d’adventices ayant acquis la « tolérance » au glyphosate.

Mauvaise foi
« Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage ». Céline Imart, jeune agricultrice qui, dans une conférence filmée, prétend démonter les idées reçues sur l’agriculture, ne procède pas différemment par rapport à l’action des Faucheurs volontaires. Cette dernière affirme avec aplomb, quoique dans un français approximatif, que « les Faucheurs, ils le savent très bien – s’ils ne le savent pas c’est dramatique – que pour empêcher les OGM en France c’est pas de faucher des parcelles de la recherche publique qu’il faudrait faire mais plutôt d’aller bloquer les ports ». Soit c’est elle qui ne le sait pas très bien et alors c’est grave de parler en public de choses qu’on ne maîtrise pas, soit elle organise, à dessein, la confusion. En effet, l’action des Faucheurs volontaires est cohérente : elle vise autant les cultures, les importations que la gouvernance de la recherche publique.

2 août 2016, à Elne, près de Perpignan (Pyrénées orientales), des Faucheurs volontaires ont détruit trois hectares de tournesol rendu tolérant à un herbicide par mutagénèse (VrTH). « Depuis 2013, l’entreprise Nidera loue des terres aux agriculteurs pour y cultiver des semences de tournesols (…). Dès le printemps 2013, différentes entités opposées aux VrTH ont alerté les autorités sur la caractère nocif de ces cultures : réunions avec la Chambre d’Agriculture, le GNIS, le Conseil Général, les responsables locaux de Nidera. La population a été invitée à manifester son opposition, en plantant des graines de tournesols bio : 3000 sachets de graines ont été distribués. Malgré cela, les Faucheurs Volontaires constatent la persistance de cultures de semences de tournesols, dans l’opacité la plus totale », peut-on lire dans le communiqué de presse des Faucheurs volontaires.

Le 4 avril 2015, à la Pouëze (entre Angers et Segré), dans le Maine-et-Loire, des Faucheurs volontaires ont détruit une parcelle d’un hectare d’essais de colza rendu tolérant à un herbicide par mutagenèse, parcelle utilisée par le Groupe d’Étude et de contrôle des Variétés et des Semences (GEVES) qui est en charge de l’inscription au catalogue des nouvelles variétés commerciales.

En juillet 2014, à Longvic, en Côte-d’Or, une vingtaine de Faucheurs volontaires se sont rendus sur le site de Dijon Céréales pour dénoncer l’utilisation d’un colza muté rendu tolérant à un herbicide. Le colza Clearfield a été ensemencé sur une cinquantaine d’hectares chez Dijon Céréales, précise la coopérative. Pour elle, ce colza muté répond « à des problématiques bien particulières, à savoir le développement des adventices difficiles voire impossibles à contrôler avec les moyens de lutte actuels. Ces impasses techniques auraient fini par avoir pour conséquence de limiter la culture du colza. » Ce discours ne convainc ni les Faucheurs ni les agriculteurs biologiques qui, eux, souhaitent cultiver sans intrants chimiques et considèrent que d’autres pratiques agronomiques permettent d’obtenir des résultats similaires. Le Cetiom lui-même le reconnaît : Gilles Sauzet explique sur le site Agriculture de conservation [15] que le semis direct permet de réduire la présence d’adventices. Il ajoute que dans certains cas, « sur ces grandes parcelles, on fait du colza sans désherbage depuis trois ans, avec un potentiel au moins égal… C’est fiable dans la mesure où l’on implante tôt en semis direct à très faible vitesse ».
Le même jour, des membres de la Confédération paysanne, du Groupement d’agriculture biologique 49 et du Civam s’étaient réunis devant les locaux de la coopérative agricole de Pays de Loire (CAPL), à Thouarcé, dans le Maine-et-Loire : ils contestaient la présence dans le catalogue de la coopérative d’un colza muté rendu tolérant aux herbicides, le colza Veritas CL, un OGM caché… Porte-parole des manifestants, Julien Rousselot a voulu souligner que la coopérative « a un rôle d’informations à jouer auprès de ses adhérents, en tant qu’acteur de la filière ». Ainsi, les militants demandent que soit organisé un débat entre tous les adhérents de la coopérative.
En juin 2014, en Haute-Garonne, sur la commune d’Ox, des militants avaient prévu de manifester contre des parcelles de démonstration de colza Clearfield. Mais l’action a été avortée à cause de la présence des gendarmes. Quelques militants de la FDSEA étaient aussi présents, ce qui a entraîné une joute verbale sans surprise entre les deux camps : d’un côté, les plantes mutées sont une « fuite en avant scientiste » qui ne permettront pas de relever les défis alimentaires ; de l’autre, sans « ces semences à la pointe du progrès », l’agriculture française va perdre en compétitivité et « ce seront les agriculteurs américains ou asiatiques qui deviendront les maîtres de la nourriture mondiale ».
Mais les Faucheurs n’avaient pas dit leur dernier mot. Le dimanche 15 juin, ils sont retournés à Ox et ont « neutralisé neuf parcelles de Colza Génétiquement Modifié pour résister en post-levée à des herbicides habituellement utilisés sur céréales ». Ils continuent de réclamer que « ces OGM cachés soient traités avec les mêmes obligations que ceux issus de la transgenèse ». Ils appellent « les agriculteurs à ne pas céder aux mirages scientistes qui ne tiennent aucun compte de la capacité de réaction de la nature à s’adapter en développant systématiquement des résistances aux pesticides (herbicides, fongicides, insecticides, antibiotiques …) ». Pour les Faucheurs, « seules de bonnes pratiques agronomiques peuvent maintenir à un niveau acceptable les adventices et ravageurs sur le long terme ».
Dialogue de sourds : le 30 juin 2014, le ministre de l’Agriculture, Stéphane le Foll, a encore précisé sur RTL qu’ « il n’y a pas d’OGM cachés : ce sont des mutations de gènes sans qu’il y ait de gènes rapportés ». Pas d’apport de gènes, tous en conviennent, mais « OGM cachés », car c’est la directive européenne 2001/18 elle-même qui stipule que la mutagénèse produit des OGM.

Dans la nuit du 19 au 20 mai 2014, à Savarit près de Surgères, en Charente Maritime, c’est un peu plus d’un hectare de colzas mutés qui a été détruit. Il s’agissait d’une autre plateforme d’essais menée par le Cetiom qui devait, le 20 mai, organiser une visite de terrain. Dans son communiqué [16], le Cetiom souligne que ces essais s’inscrivent « dans l’agro-écologie » : « en associant au colza des couverts de légumineuses, le Cetiom cherchait à limiter l’impact des aléas climatiques (…) et réduire l’utilisation de pesticides ». Ainsi, poursuit-il, la mutagenèse « bénéficie (…) aussi bien à l’agriculture biologique que conventionnelle ». Cette communication est choquante : l’agriculture biologique interdit l’usage des herbicides de synthèse. Or ces colzas ont été génétiquement mutés afin, précisément, de tolérer ces herbicides interdits. Et si les associations de culture et les semis sous couvert sont en effet des solutions techniques intéressantes, elles n’imposent aucunement l’utilisation d’herbicides, comme l’a montré le Cetiom lui-même [17].

Le 3 avril, à Angoulême, en Charente, le « Collectif vigilance OGM et pesticide » et la Confédération paysanne ont manifesté, avec des bouquets à la main, devant les locaux de la Direction départementale du Territoire (DDT) pour dénoncer les cultures de colza génétiquement modifié par mutagénèse. Les manifestants ont demandé à son directeur de faire remonter leurs revendications aux ministères de l’Agriculture et de l’Environnement. La culture du colza muté est considérée légalement comme une culture conventionnelle : donc aucune évaluation, déclaration ou étiquetage ne sont prévus. Le collectif estime à 17 000 le nombre d’hectares cultivés en France en 2014. Le colza est une plante qui possède de nombreux cousins, sauvages ou cultivés, comme la moutarde ou les navets. Les risques de croisements, et donc de dissémination de la « tolérance » aux herbicides, sont grands. « Ce serait une catastrophe écologique » affirment les manifestants.

Le 2 avril 2014, à Fontenoy-sur-Moselle, en Meurthe et Moselle [18], les Faucheurs Volontaires ont « neutralisé » une plate-forme d’essais de colzas tolérant des herbicides. Pour eux, le Cetiom cherchait, avec ces essais en champs, à « vulgariser » cette technique auprès des agriculteurs. Le Cétiom a qualifié cet acte « d’aveugle, incompréhensible et inacceptable ». Le Cétiom affirme : « Cette technique bénéficie pourtant aussi bien à l’agriculture biologique que conventionnelle. Elle est utilisée depuis plus de 50 ans et a été largement développée par la recherche publique comme l’Inra ». Si la technique est effectivement vieille de 50 ans, les VrTH n’ont été cultivées massivement à grande échelle que depuis peu. 
Le Cetiom a porté plainte et une première personne a été interrogée par la Gendarmerie. Traditionnellement, les Faucheurs remettent aux gendarmes la liste des participants. Ils avaient omis de le faire pour cette action. Le Cetiom a alors gentiment demandé cette liste et le 9 janvier 2016, une liste d’une cinquantaine de personnes a été remise à la gendarmerie de Vienne (Isère). Les Faucheurs en ont profité pour, à nouveau, souligner que les nouvelles techniques de modification du vivant « risquent de ne pas être reconnues comme produisant des OGM par la Commission européenne qui doit leur donner sur un statut juridique dans les mois qui viennent », selon Annick Bossu, citée par Reporterre [19].

Fauchage & plus Mutagenèse Associations / ONG Institut de recherche Gouvernance de la recherche Soja colza tournesol France Limagrain / Biogemma
SOMMAIRE : Actualités
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[1] https://vo46.wordpress.com/2019/07/24/action-des-faucheurs-volontaires-contre-limagrain-monsanto-francais-lundi-22-juillet-2019/
[2] Heliantis est un prestataire de service qui fait des essais variétaux pour différents clients. Interrogé par Inf’OGM, l’entreprise a précisé qu’elle n’avait pas d’information sur les variétés que ses clients expérimentaient. Les modes d’obtention sont confidentiels. http://www.heliantis.eu/
[3] ARS, Bulletin d’analyse du 3 janvier 2018, à Trouhaut, 21
[4] Le groupe RAGT acronyme de Rouergue Auvergne Gévaudan Tarnais, est une entreprise distributrice de semences de grandes cultures et de conseil et commerce autour de l’agriculture. RAGT a été créé en 1919 par des agriculteurs aveyronnais (Wikipédia).
[5] Aveyron:des tournesols OGM semés par la RAGT détruits par des Faucheurs
[6] RAGT ou Faucheurs volontaires : qui a raison ?
[7] Inf’OGM, « UE – Les plantes transgéniques ne sont pas les seuls OGM », Charlotte KRINKE, 7 août 2018
[8] Inf’OGM, « Europe – Les nouveaux OGM sont des OGM comme les autres », Charlotte KRINKE, 25 juillet 2018
[9] Genius est l’abréviation du titre anglais du projet “Genome ENgineering Improvement for Useful plants of a Sustainable agriculture”, qui se traduit par “lngénierie cellulaire : amélioration et innovation technologiques pour les plantes d’une agriculture durable”. Le projet est subventionné par les fonds publics de l’ANR (2012-2019). Il rassemble une quinzaine de partenaires publics et privés.
[10] https://www.ladepeche.fr/article/2017/08/17/2629384-des-centaines-de-soutiens-pour-le-proces-des-faucheurs-volontaires.html
[11] https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=267291297119839&id=100015169110918
[12] https://fr-fr.facebook.com/moratoireOGMpesticides/posts/1252020651593919
[13] https://www.rphfm.org/zoom-info-laction-secrete-faucheurs-volontaires/
[14] Dijon Céréales est un groupe agro-alimentaire aux nombreuses filiales, issu initialement d’une coopérative. On trouve ainsi par exemple dans ce groupe, la filiale Natura’Lisa qui possède aujourd’hui onze magasins Gamm Vert en Côte-d’Or (sous franchise). Gamm Vert est propriété de InVivo. Dijon Céréales s’est associé, toujours avec InVivo, pour ouvrir un deuxième supermarché « Frais d’Ici ». Le président actuel de Dijon Céréales est Marc Patriat, élu sur la liste Les Républicains à Corrombles et président de la Communauté de Communes du Sinémurien, et neveu de François Patriat, (ancien Président socialiste du Conseil régional de Bourgogne). Marc Patriat est aussi un des administrateurs de France Mottes, président de l’entreprise Midipar, etc.
[15] http://agriculture-de-conservation.com/Colza-et-cereale-associes-aux.html
[16] http://www.cetiom.fr/fileadmin/cetiom/documentation/communique_destruction_savarit_2014.pdf
[17] http://agriculture-de-conservation.com/Colza-et-cereale-associes-aux.html
[18] près de Toul, en Lorraine
[19] http://www.reporterre.net/Les-Faucheurs-volontaires-agissent-a-Vienne-contre-les-OGM-camoufles-en
[20] Lorient. Une cinquantaine de manifestants anti-OGM devant le cargo Chloé, Publié le 02 octobre 2018 à 20h20© Le Télégramme
[21] Communiqué de presse : Carton rouge des Faucheurs Volontaires à Triskalia sur le site de Glomel
[22] https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/ardeche/ardeche-operation-anti-ogm-degenere-aubenas-1388095.html
[23] https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/edito-un-journaliste-de-france-bleu-agresse-a-aubenas-1513715777
[24] une association inter-professionnelle bretonne qui réunit de nombreux fabricants d’aliments du bétail

 

 

 

 

 

 

ACTION DES FAUCHEURS VOLONTAIRES contre LIMAGRAIN/MONSANTO Français Lundi 22 Juillet 2019

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ACTION DES FAUCHEURS CONTRE LIMAGRAIN/MONSANTO Français & 4ème semencier mondial !! Lundi 22 Juillet 2019

Protégés de manière excessive par des gardes mobiles(avec nos impôts)tous les sites de Limagrain, notre Monsanto national, du secteur de Clermont-Ferrand et Riom n’ont pu recevoir la visite citoyenne et non-violente (comme à leur habitude) des faucheurs volontaires !!
Ils ont trop de mensonges à camoufler : blé OGM (recherche co-financée avec l’argent public) + voir derniers mensonges sur cash-investigation avec le pain JACQUET(une des ses filiales avec VILMORIN) , tromperies sur des semences vendues et non-référencées etc…

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Les Faucheurs volontaires ont mimé une « scène de crime », pour dénoncer l’écocide à l’œuvre avec les OGM, transgéniques ou mutés.

RESULTATS DES PISSEURS INVOLONTAIRES DE GLYPHOSATE DU SECTEUR MONTVALENT/MARTEL

Campagne Nationale de depistage du Glyphosate dans les urines

RESULTATS DES PISSEURS INVOLONTAIRES DE GLYPHOSATE DU SECTEUR MONTVALENT/MARTEL

Pour le troisième prélèvement lotois, 39 personnes dont une mineure ont effectués un prélèvement d’urine suivi de plainte à Montvalent le 25 juin 2019 pour y rechercher des traces de glyphosate.

Campagne Nationale de depistage du Glyphosate dans les urines

Les analyses ont été faites par le laboratoire BioCheck GmbH à Leipzig en Allemagne qui a recherché le taux de la molécule Glyphosate .

Tous les tubes prélevés à Montvalent contenaient des traces de glyphosate, comme les 4500 prélevés à ce jour dans toute la France.

Pour mémoire, le taux de référence de glyphosate dans l’eau potable est de 0,1 nanogramme par millilitre (ng/ml), ce qui est une norme arbitraire. Nous pensons qu’un taux de zéro est le seul acceptable, dans l’eau potable comme dans l’organisme humain. En l’occurrence tous les tubes contiennent entre 3 fois et 28 fois ce taux ! La moyenne pour ce prélèvement est de 1,26 ng/ml pour les 36 plaintes et de 1,20 pour les 3 prélèvements sans plainte, alors que la moyenne nationale est pour l’instant à 1,17 ng/ml.

Campagne Nationale de depistage du Glyphosate dans les urinesCampagne Nationale de depistage du Glyphosate dans les urines

Campagne Nationale de depistage du Glyphosate dans les urines

Une personne répond au questionnaire lors du dépistage du Glyphosate dans les urines, sous contrôle d’huissier par les « Pisseurs de Glyphosate » du 46

Pour rappel il s’agit de montrer que nous sommes tous « empoisonnés » par le glyphosate et c’est le cas : alimentation, eau, air etc..

Les interprétations des taux sont multiples. Les taux élevés ne doivent pas vous inquiéter car ils dépendent du métabolisme de chacun et de nombreux autres paramètres très difficiles à interpréter à l’heure actuelle.

Campagne Nationale de depistage du Glyphosate dans les urines

Par l’association Campagne Glyphosate 46  (crédit photos Patrick ALLARD)




PISTES D’INTERPRETATION DU TAUX DE GLYPHOSATE DANS LES URINES …                        ci-joint lien article de la Nouvelle République/Centre Presse , Publié
le 08/07/2019 concernant l’interprétation du taux de glyphosate dans les
urines par un pharmacien biologiste au CHU de Poitiers