Aude : des « faucheurs » d’OGM détruisent des centaines de sacs de semences

Aude : des « faucheurs » d’OGM détruisent des centaines de sacs de semences

Une cinquantaine de « faucheurs volontaires » d’OGM ont pénétré jeudi sur le site d’une coopérative agricole à Castelnaudary, dans l’Aude, éventrant plusieurs centaines de sacs de semences de colza et de tournesol qu’ils considèrent illégales.

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« Sur les “nouveaux OGM’’, le ministre de l’agriculture s’aligne sur les discours du lobby agro-industriel »

Tribune source : Le Monde

Collectif

En estimant que les nouvelles techniques de modification génétique dénommées NBT ne sont pas des OGM, Julien Denormandie contredit à la fois le droit européen, le Conseil d’Etat et les engagements du gouvernement en 2018, alerte, dans une tribune au « Monde », un collectif de responsables associatifs et écologiques.

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OGM : relaxe pour les Faucheurs au nom de l’état de nécessité

Un article de Inf’OGM https://www.infogm.org
version PDF par Christophe NOISETTE Date de rédaction / mise à jour : 19 janvier 2021

Le 17 décembre 2020, le Tribunal de Perpignan a reconnu qu’un faucheur volontaire d’OGM avait agi en état de nécessité en détruisant des tournesols génétiquement modifiés pour tolérer des herbicides. Le prévenu a été relaxé de façon définitive. C’est la première fois que la reconnaissance de l’état de nécessité conduit à une relaxe définitive de Faucheurs volontaires, le Parquet n’ayant pas fait appel. C’est, après celle de Dijon [1], la deuxième relaxe définitive des Faucheurs en deux ans.OGM : relaxe pour les Faucheurs au nom de l'état de nécessité Photo de Guillaume de Crop

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Procès Cahors : refus de prélèvement ADN

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Ce jeudi 26 septembre, deux faucheurs volontaires d’OGM comparaissaient devant le tribunal de Cahors pour avoir refusé un prélèvement ADN en février. Invoquant la jurisprudence, leur avocat, Me Tumerelle, réclame pour eux la relaxe. Le jugement a été mis en délibéré.

Plusieurs dizaines de militants environnementaux étaient rassemblés ce jeudi 26 septembre devant le tribunal de Cahors. À l’intérieur, deux des leurs, les faucheurs volontaires d’OGM Rémy Pesant et Philippe Coulloud étaient jugés pour avoir, le 8 février dernier, refusé de se soumettre à un prélèvement ADN à Figeac après avoir pris part à une « inspection citoyenne » dans la coopérative bretonne Triskalia qui contient de nombreux pesticides.image-1

« J’ai du mal à comprendre l’objectif du parquet sinon de remplir le Fichier national d’empreintes génétiques (Fnaeg) en toute illégalité ». C’est en ces termes que Me Guillaume Tumerelle a terminé la défense des deux faucheurs avant de demander la relaxe de ses clients, soulignant que le jugement aura « des conséquences majeures pour les libertés publiques.

« Nous ne contestons pas le Fnaeg, mais la question du fichage de militants qui œuvrent pour la défense de l’environnement ». Et de rappeler : « Le fichage n’est pas automatique, c’est une faculté du parquet ».

Pour conforter son plaidoyer, l’avocat peut s’appuyer sur une jurisprudence importance. « Cela a été tranché », martèle-t-il, citant une quinzaine d’affaires judiciaires qui se sont conclues par une relaxe. « Les tribunaux considèrent systématiquement que le prélèvement est non pertinent, inutile et excessif ». En juin 2017, la France avait notamment été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour usage abusif des prélèvements ADN et atteinte à la vie privée.

« Ce monde sécuritaire est inquiétant »

« Le mouvement des Faucheurs volontaires est non violent. Nous agissons à visage découvert. Cela a été le cas à Triskalia. Nous avons communiqué la liste de tous les participants à la fin de la manifestation. À partir du moment où nous donnons notre identité, je ne vois pas pourquoi on devrait se soumettre à un prélèvement biologique. Cela peut impacter mes proches et donner des informations sur eux, sur mes enfants. C’est très inquiétant ce monde sécuritaire », souligne Philippe Coulloud, l’un des prévenus.

« Nous avons refusé et le prélèvement car c’est une évidence. Nous ne sommes pas en fuite, nous ne nous cachons pas. Nous faisons seulement ce que l’Etat oublie de bien faire », ajoute son camarade Rémy Pesant.

De son côté, la substitut de procureur, Aurélie Barbosa a refusé de formuler des réquisitions au prétexte de ne pas avoir eu le temps d’étudier les conclusions de la Défense et la procédure originale qui lui sont parvenues mercredi 25 septembre seulement. Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu le 7 novembre.

La Dépêche du Lot / Publié le 26/09/2019 à 18:41 – Caroline Peyronel

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Un procès assez inhabituel…

Tribunal/Faucheurs volontaires

Les deux faucheurs et leur avocat devront attendre jusqu’en novembreLes deux faucheurs et leur avocat devront attendre jusqu’en novembre

Le jugement sera rendu en novembre alors que le parquet ne retient rien contre les faucheurs

Deux Lotois Rémy Pesant et Philippe Coulloud faucheurs d’OGM comparaissent jeudi 26 septembre devant le tribunal de Cahors pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement de leur ADN destiné à l’identification de leur empreinte génétique le 8 février 2019 à Figeac. Cet ADN aurait été « inscrit » au fnaeg fichier national automatisé des empreintes génétiques. Dans ce procès, le ministère public demandait le report de l’audience au regard de diverses pièces à consulter dont des jurisprudences arrivées tardivement… La défense demandait aussitôt la nullité de la procédure et s’opposait à la demande renvoi du parquet dans ce dossier où près de 900 pages restaient à consulter… Leur avocat soulevait aussi l’atteinte à la vie privée sur les segments ADN codants, se basant sur des textes de loi, au regard du nombre important d’informations qu’il comporte. Il demandait l’annulation. Ayant de plus récupéré le dossier pénal où il ne voit aucun élément de fond sur la raison pour laquelle on demandait aux prévenus de donner leurs empreintes ADN. Dans quelle condition on a demandé ces prélèvements ADN ? Qui ? Pour lui le fichage « pour des opinions politiques ou pour des actions militantes a été déclaré illégal de la cour de Cassation et la Cour Européenne des Droits de l’Homme »…

Pas de réquisition du Ministère public…

La présidente reprenait l’affaire sur le fond. A la barre, Philippe Coulloud, sur le refus de se soumettre au prélèvement déclarait : « le mouvement est non violent et nous manifestons à visage découvert » et de poursuivre sur le pourquoi de ses actions puis « nous refusons le prélèvement ADN car nous communiquons la liste de tous les manifestant à la fin de la manifestation. Je ne vois pas la nécessité donc des prélèvements ADN. Et je souhaite protéger mes enfants. Le fichage étant étendu à toute la population et est géré par des boîtes comme Amazone ». M Pesant retraité, au casier judiciaire vierge, dira à la barre « Mon ami et camarade a tout dit… Je refuse les prises d’empreintes et d’ADN. Après avoir remis la liste des noms je ne vois pas pourquoi donner mon ADN »… Se tournant vers le Ministère public, la présidente aura pour réponse courroucée: « Je ne prendrai pas de réquisition dans ce dossier car je trouve cela injuste envers les justiciables» au regard surtout des éléments qui lui sont arrivés tardivement et le parquet n’a pu consulter. Pour la défense Me Guillaume Tumerelle rappelait que le mouvement est non violent et ses militants assument à visages découverts leurs actes en tant que lanceurs d’alertes. Doit-on ficher des militants environnementaux, syndicaux ? Et il n’y a pas de suspicion d’infraction envers les deux prévenus selon lui ; au regard des PV et procédures… Au pire ils ont participé à une inspection citoyenne démontrant des infractions. Ensuite sur les 18 militants seuls les deux prévenus présents sont poursuivis. L’avocat revenait sur des dizaines de jurisprudences relaxant les prévenus dans le même cas car il n’y a pas de volonté délinquante mais une participation à manifestation d’où l’inutilité du prélèvement ADN… Soit pour un fichage génétique disproportionné par rapport aux faits et condamné par la cour européenne des droits de l’homme. Il considère la procédure inutile et excessive…. Délibéré rendu le en novembre…

Publié le / Publié dans Lot Le Petit Journal / MPrugniaud

 

 

 

 

48 Pisseurs et pisseuses involontaires de glyphosate à Figeac le 17 Juin à l’Arrosoir ….

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A Figeac 48 personnes (dont 3 enfants), sont venus pour le deuxième prélèvement lotois avec 44 plaintes à venir.

Arrivés dès 6 h, les participants ont respectés le protocole contrôlé par notre huissier figeacois Maître Xavier locqueneux.

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Encore un grand merci à l’Arrosoir et toute son équipe pour l’accueil et particulièrement à Frédérique qui nous a aidé à servir le petit-déjeuner  offert par l’association Campagne Glyphosate 46. Tous les participants vous remercient chaleureusement.





FLYER rdv prélèvement MontvalentAprès le Sud et l’Est du département, le Nord du Lot organise aussi sa troisième séance de prélèvements et dernière avant les vacances.

Celle-ci aura lieu à Montvalent le mardi 25 juin, et concernera une quarantaine d’habitants de la zone de Martel, ainsi que des Corréziens. Une personne atteinte de lymphome non-hodgkinien (cancer de la lymphe en rémission depuis 3 ans), dont la corrélation avec le glyphosate a été reconnue chez les agriculteurs aux Etats-Unis, s’est portée volontaire pour faire le test.
Le prélèvement aura lieu à la salle polyvalente de la Croix-Blanche, mairie de Montvalent.

Une quatrième séance aura lieu pour Gourdon à la rentrée de septembre.

Rappelons que les participants doivent arriver à jeun et fournir les premières urines du matin. L’opération coûte 135 euros par personne (85 euros pour les frais de laboratoire et 50 euros pour les frais d’huissier et frais annexes).

Pour toute information et/ou inscription de dernière minute pour Montvalent :

téléphonez au 06 38 51 38 91 ou 06 60 22 23 54

ou par mail  : glypho46@riseup.net

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La campagne nationale fédère de nombreux citoyens et l’objectif des 5000  plaintes sera largement dépassé.

C’est un gros succès qui demande un bel investissement de toutes et tous.

Il est donc probable que la campagne de prélèvements s’arrête fin 2019.

 

Campagne Glyphosate France                     les chiffres au 19 juin 2019 :

71 départements sont mobilisés avec 48 qui ont commencés les prélèvements.

4001 prélèvements dans toute la France

&

3751 plaintes à venir

 

Les résultats donnent une moyenne nationale de 1,14 ng/ml de Glyphosate dans les urines soit 11 fois plus que le taux maximal autorisé pour l’eau potable de 0,1 ng/ml de Glyphosate.

Avec l’épandage saisonnier, en trois semaines la moyenne nationale des analyses est remontée de 0,1 ng/ml   !!!

 

Les citoyens qui participent à cette action ne souhaitent pas seulement connaître le taux de glyphosate de leur organisme ou de celui de leurs enfants. Ils veulent aussi mettre les responsables d’un tel empoisonnement devant leurs responsabilités. La plupart des « pisseurs » (92% à Figeac, 94% à Cahors, ce qui correspond à la moyenne nationale) déposeront donc plainte auprès du Tribunal de Grande Instance de Cahors pour mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et atteinte à l’environnement. Ces plaintes viseront des fabricants comme des décideurs politiques, co-responsables de la mise sur le marché de ce type de produits. L’action judiciaire est prise en charge par l’association « Campagne Glyphosate France » qui a lancé une souscription auprès du grand public.

 

 

 

 

 

 

ASSIER JARDIN MARTIGOUTTE ce Dimanche 31 mars de 10h au coucher du soleil…

Atelier déco pour la fête des faucheurs sous le thème principal de la Forêt :

Dimanche 31 mars à partir de 10h
au jardin de Martigoutte.

Dessin, fabrication d’objets en noisetiers tressé, mobiles…panneaux

Si vous pouvez, apportez vos outils, matériaux (osier, noisetier,
tasseaux et panneaux, tissus, laines….) vos idées, et tout ce qui peux
vous passer par la tête.

et votre Pic-nic

Contact Pierre au 06 74 19 26 02

Montage de la déco dans la cour du château MERCREDI 3 avril, NOUS AVONS
BESOIN DE BENEVOLES, CONTACTEZ NOUS.

‭contact bénévoles Lisa au 06 19 21 11 05‬

A très bientôt ! Merci

Pierre

ARGUMENTAIRE CONTRE LES METHANISEURS à la mode gouvernementale !!!

ÉLÉMENTS D’ANALYSES SUR LA MÉTHANISATION

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La méthanisation, C’EST QUOI ?
La méthanisation est un processus de dégradation des matières organiques qui produit du gaz, lequel est transformable en électricité et en chaleur, les résidus appelés digestats, après avoir subi une séparation de phase se présentent sous forme liquide et solide et sont utilisés par les agriculteurs comme fertilisants
Ce processus, qui peut apparaître comme vertueux au premier abord n’est pas sans poser de nombreux problèmes pour peu que l’on étudie les impacts qu’il engendre au niveau environnemental (l’eau, le sol, l’air) et plus globalement ce qu’il signifie en matière agricole (concentration d’ateliers hors sol de plus en plus gros et transformation du métier d’agriculteur en pourvoyeur de matières organiques pour alimenter ces méthaniseurs)

Contexte
Le projet de 4 méthaniseurs implantés dans le Ségala (Espeyroux, Labathude, Gorses, Viazac) représente une capacité de traitement supérieure à celui de Gramat, 83500t qui vont générer 81500t de digestat brut, celui de Gramat a une capacité de près de 70000t, c’est, en rajoutant celui de Mayrac, en tout, près de 10000 ha d’épandage et on peut s’attendre à ce que d’autres projets voient le jour dans un futur proche ( extension d’un élevage d’engraissement bovin de 350 veaux à 800 veaux qui va produire 2000t de déjections), la procédure du « porté à connaissance » auprès de la Préfecture permet à un porteur de projet d’augmenter la capacité du méthaniseur sans aucune obligations préalables, le gouvernement prévoit de consacrer 30 % des énergies renouvelables à la méthanisation (5000 unités au niveau national), dans le Lot le plan Climat/énergie prévoit prochainement 10 unités suplémentaires.
L’éclatement de ce projet en 4 projets permet de faire l’impasse sur l’obligation d’une enquête publique ce qui fait qu’il n’y a pas d’étude d’impact et de danger, seulement une consultation publique
Ce projet subventionné à hauteur de 34 %, donc avec nos impôts, mais le citoyen qui finance ces projets n’a rien à dire, pas de débat public

Impact sur l’eau
Le Ségala est le château d’eau du Lot, il alimente 70 % des lotois en eau potable ( l’Ouysse, le Francès, le Drauzou, le Bervezou, la Bave et une multitude de sources) la majeure partie du Lot est classée en zone fortement vulnérable de par sa topographie et sa géologie (sols karstique sur le Causse, sols sableux et pentus dans le Ségala) ce qui a pour effet d’avoir une capacité d’épuration et de rétention de l’eau très réduite
Les travaux de scientifiques de renommée internationale tel que Claude et Lydia Bourguignon, Michel Bacalowickz, Guy Astruc pour ne citer qu’eux , font état d’un risque majeur pour la santé publique
L’hygiénisation préconisée pour les lisiers de canards et volailles (1h à 70°ne semble pas suffisant pour éradiquer tous les germes pathogènes, le stockage dans des poches pendant plusieurs mois, non brassées et exposées à la chaleur, va favoriser la multiplication des bactéries anaérobies, d’ailleurs, l’Ademe préconise une analyse avant chaque épandage ce qui paraît difficilement réalisable

Impact sur le sol
Les digestats liquides présentent un rapport C/N inférieur à 5( – de 3 en moyenne), or le guide d’épandage des effluents préconise de ne pas épandre ces digestats sur sol karstique dont la profondeur est inférieure à 20 cms, ce qui est le cas d’une grande partie du Causse ; Les sols peu profonds, sablonneux et pentus du Ségala favorisent le lessivage et ne permettent pas au sol de jouer son rôle d’épuration, (600ha d’épandage sur la seule commune de Gorses)
Nous ne sommes pas à l’abri d’une pollution accidentelle sur une poche de stockage(ex : Alvignac) le risque de retrouver très rapidement ce digestat dans les eaux souterraines ne peut pas être écarté, des analyses ont été effectuées suite à l’accident d’Alvignac : les prélèvements mettent en évidence la présence de métaux lourds et de perturbateurs endocriniens(D4)
Une mortalité anormale d’abeilles a également été observée en bordure de parcelles épandues, probablement victimes des émanations de gaz amoniac volatile et de gaz soufré, les vers de terre sont eux aussi victimes de ces épandages, un grand nombre vient mourir en surface, lorsque l’on sait que de 2t à l’hectare en 1950 on en compte à peu près 200 kg/ha aujourd’hui, on voit bien l’effet désastreux de la diminution des apports de compost sur les sols au profit des effluents liquides et des engrais minéraux riches en azote
Des spécialistes en archéologie et paléontologie( M.Lorblanchet, G.Delluc, J-Ch Castel) alertent sur le risque de dégradation du milieu souterrain et en particulier sur les risques d’infiltration et de ruissellement
sur les parois des grottes ornées, le Lot est un extraordinaire réservoir de gisements préhistoriques dont beaucoup reste à découvrir, est-ce que des considérations économiques peuvent prévaloir sur notre patrimoine culturel commun

Impact sur l’air
C’est évidemment la pollution la plus visible, chacun de nous a pu en faire l’expérience en passant à proximité de l’unité de méthanisation de Gramat, mais aussi près des lieux de stockage, (Lacapelle-marival par exemple), des personnes se sont endettées pour construire leur maison et se retrouvent aujourd’hui en plein désarroi à subir en permanence une odeur pestilentielle et la possibilité de vendre réduite à néant.
En ce qui concerne le stockage du gaz, les couvertures souples utilisées ne sont pas étanches, et à partir de 4 % de fuite le bilan carbone est négatif, le méthane ayant un impact sur l’effet de serre 25 fois supérieur au carbone.
Lorsqu’il n’y a pas de récupération de chaleur(ce qui est le cas des méthaniseurs du Ségala), 40 % de l’énergie produite part dans la nature, les subventions publiques attribuées servent uniquement à améliorer le revenu des porteurs de projet

Conclusion
En résumé, le principe de la méthanisation n’est pas à rejeter, mais il doit se limiter à son utilisation au niveau d’une exploitation ( production de gaz et de chaleur pour chauffer des bâtiments et des habitations) et il doit limiter au maximum les épandages de digestat liquide au profit du digestat solide, de ce fait, le principe d’élevage hors sol sans litière est à proscrire
Cette méthanisation industrielle ou semi- industrielle conforte le développement d’une agriculture industrielle et en est la suite logique avec son lot de nuisances olfactives, hydrologiques, sanitaires, et à terme la disparition des petits paysans dont la façon de produire en respectant la terre, l’eau et les animaux est largement plébiscité par une grande majorité de Français

 

Source Paul Cayrel : un récapitulatif de l’ensemble des problèmes liés à la méthanisation qu’elle soit industrielle (Gramat) ou semi-industrielle (projets du Ségala)