Emmanuel Macron renonce à sa promesse d’interdire le glyphosate en 2021

L’avenir que nous promet Mr Macron !!

Notre président préfère flatter la FNSEA en perdant ainsi toute crédibilité face aux français, il s’était engagé personnellement pour la sortie du glyphosate…. Son argument et choix est clair continuez à empoisonner les français plutôt « que tuer les filières !! « 

Il n’a rien fait avant pour essayer de tenir cette promesse si ce n’est un site gouvernemental qui n’est qu’une coquille vide pour soi-disant aider les agriculteurs à sortir du glyphosate!

(source  CNEWS 24 janvier))

Emmanuel Macron sur l’interdiction totale du glyphosate d’ici 3 ans : « Si je le fais (…), je tue complètement certaines filières »

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Emmanuel Macron renonce à sa promesse d’interdire le glyphosate en 2021

(source Le Monde/Rémi Barroux Publié le 25 janvier 2019 )

En affirmant, jeudi, que l’objectif de sortie d’ici à trois ans n’était « pas faisable », le chef de l’Etat a fait un geste en direction de la FNSEA.

En quelques mots prononcés lors d’un débat citoyen auquel il s’était invité, Emmanuel Macron a rouvert le délicat dossier de l’interdiction du glyphosate. Jeudi 24 janvier, en fin de journée, à Bourg-de-Péage (Drôme), le président de la République a déclaré que la France ne parviendrait pas à se passer totalement de cet herbicide controversé d’ici trois ans, un engagement qu’il avait pris personnellement.

« Je sais qu’il y en a qui voudraient qu’on interdise tout du jour au lendemain. Je vous dis : un, pas faisable, et ça tuerait notre agriculture. Et même en trois ans on ne fera pas 100 %, on n’y arrivera, je pense, pas », a-t-il déclaré, tout en encourageant les « productions alternatives » pour ne plus utiliser cet herbicide. Répondant à l’interrogation d’un apiculteur qui évoquait la mort de ses abeilles, M. Macron a rappelé que la France s’était battue pour que l’homologation de cet herbicide, commercialisé en particulier par la firme Monsanto avec le Roundup, ne soit renouvelée que pour cinq ans, quand l’Union européenne en proposait quinze. Indiquant que certains « ne voulaient pas bouger du tout », le chef de l’Etat a rappelé qu’un « contrat de confiance » allait être signé et qu’il fallait « aider ceux qui bougent ». « Il a été montré qu’il y avait des doutes. Il n’y a aucun rapport indépendant ou pas indépendant qui a montré que c’était mortel », a-t-il aussi déclaré.

Alors que cette substance avait été jugée « probablement » cancérigène par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en juillet 2015, l’OMS et la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) concluaient, un an plus tard : « Le glyphosate est peu susceptible de présenter un risque cancérogène pour l’homme à travers le régime alimentaire. »

Avec ces déclarations, Emmanuel Macron fait un geste en direction de ceux qui critiquaient la future interdiction de l’herbicide – la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) en particulier. Profitant de la crise des « gilets jaunes », le principal syndicat agricole avait dénoncé, le 23 novembre 2018, « l’agribashing ». Dans un communiqué commun avec les Jeunes Agriculteurs, la FNSEA avait alors remis en question « l’augmentation de la redevance pollution diffuse, les charges supplémentaires induites par la séparation du conseil et de la vente des produits phytosanitaires, les interdictions de produits de traitements sans solutions ni alternatives »

French farmer Nicolas Denieul sprays glyphosate herbicide produced by US agrochemical giant Monsanto on May 11, 2018, on a field of no-till corn in Piace, northwestern France. – Using a 10-year old conservation farming practice, French farmer Nicolas Denieul has reduced the use of glyphosate to half a litre instead of one litre per hectare and per year. (Photo by Jean-Francois MONIER / AFP)

« Renoncement »

C’est « le “L’environnement, ça commence à bien faire” d’Emmanuel Macron », a commenté sur Twitter l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot, en référence à la phrase prononcée par l’ancien président Nicolas Sarkozy au Salon de l’agriculture en 2011, remettant en cause les objectifs de réduction de consommation des pesticides décidés lors du Grenelle de l’environnement.

En 2018, le débat parlementaire autour du glyphosate, dans le cadre de la discussion de la loi agriculture et alimentation, avait été tendu. Certains députés, y compris LRM, comme Matthieu Orphelin (Maine-et-Loire), s’étaient battus, en vain, pour que l’objectif de l’interdiction du glyphosate soit inscrit dans la loi. Le gouvernement et sa majorité parlementaire avaient rejeté l’amendement, arguant que l’objectif de sortie d’ici à 2021, affirmé par le chef de l’Etat, était clair et qu’il n’était nul besoin de l’inscrire dans un texte.

La possibilité que cet engagement ne soit finalement pas respecté est un « renoncement », a réagi l’association de défense de l’environnement Générations Futures dans un communiqué publié dans la soirée : « Après le refus de l’interdiction dans la loi, cette déclaration sonne comme un renoncement à un réel objectif de sortie du glyphosate qui n’est pas acceptable. »

« Un rapport de l’INRA, en novembre 2017, indiquait que des alternatives au glyphosate existent déjà pour 90 % des surfaces agricoles. Dans ces conditions, il est bizarre d’affirmer, trois ans avant l’objectif, qu’on ne pourra pas l’atteindre », explique François Veillerette, le directeur de l’association.

Les propos d’Emmanuel Macron sont d’autant plus incompréhensibles, selon lui, que le tribunal administratif de Lyon vient d’annuler, le 15 janvier, en application du principe de précaution, la décision d’autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360, prise en mars 2017 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). « Le président de la République doit revenir sur ses déclarations et réaffirmer l’importance de l’objectif de sortie du glyphosate », conclut M. Veillerette.

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Après « Envoyé spécial » sur le glyphosate … attaque des lobbies sur les réseaux sociaux

Face à ces lobbies criminels, car ils le sont, la rédaction d’Envoyé spécial démonte point par point les mensonges de ces empoisonneurs dans leur opération d’intox sur les réseaux sociaux. Un grand bravo et surtout on reste mobilisés.

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source Rédaction Envoyé Spécial

La rédaction d' »Envoyé spécial »France 2France Télévisions  publié le 22/01/2019 | 07:01

« Envoyé spécial » sur le glyphosate : nos réponses aux intox qui circulent sur les réseaux sociaux

Alors que de nombreuses intox ont été publiées sur les réseaux sociaux après la diffusion du numéro spécial du magazine au sujet du glyphosate, la rédaction répond point par point aux principales rumeurs.

Le glyphosate a fait la Une de l’actualité ces derniers jours : retrait du Roundup Pro 360 par la justice, nouvelles révélations sur le plagiat de Monsanto par les autorités sanitaires européennes… Dans ce contexte, notre émission spéciale sur le glyphosate a provoqué de nombreuses réactions : un record d’audience (2,8 millions de téléspectateurs), beaucoup de messages de félicitations, mais aussi de nombreuses intox pour tenter de discréditer notre émission.

Nous nous y attendions, les « Monsanto papers » révèlent d’ailleurs l’existence par le passé d’un programme baptisé « Let nothing go » (« ne rien laisser passer »), mis en place par la firme agrochimique, et destiné à attaquer les enquêtes journalistiques sérieuses à l’aide de trolls actifs sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, la plupart des attaques proviennent de comptes anonymes, mais aussi d’un site internet donnant la parole sans contradicteur à un chercheur controversé, ou encore d’une consoeur, déjà prise en flagrant délit de désinformation sur la question des pesticides, qui a tweeté près de 300 fois en 4 jours pour défendre le glyphosate et s’en prendre à notre émission.

Nous avons choisi de répondre avec précision aux fausses informations qui circulent.

1/La justice américaine n’aurait pas reconnu le Roundup comme cause du cancer de Dewayne Johnson

FAUX. Le 10 août 2018, comme le montre le verdict, le jury du tribunal de San Francisco a dû répondre à 18 questions. La question numéro 3 est sans équivoque : « Le Roundup Pro ou le Ranger Pro a-t-il été une cause majeure dans le préjudice physique causé à M.Johnson ? La réponse est oui ».

Certains commentateurs ont été induits en erreur à cause de leurs problèmes de traduction. En réalité, le terme « Roundup design » ne fait pas référence au « design », au « packaging » du Roundup, mais bien à sa conception.

La condamnation de Monsanto est fondée sur le défaut d’information ET la dangerosité de son produit. Les questions au jury sont d’ailleurs en deux parties : pour pouvoir prouver que Monsanto n’a pas bien informé des dangers de son produit, il faut d’abord prouver que le produit, dangereux, a causé un préjudice au consommateur. C’est ce qu’on appelle le « design defect »

.En clair, Monsanto n’aurait pas pu être condamné si le jury avait répondu que le produit n’avait pas de lien avec le cancer de Monsieur Johnson, comme le confirment aussi les instructions du jury.

2/Le tribunal de San Francisco ne se serait pas prononcé sur l’état de la connaissance scientifique à propos du glyphosate

FAUX. La question numéro 4 du verdict,contredit cette affirmation : « Le Roundup Pro ou le Ranger Pro présentent-ils des risques étant connus ou en mesure de l’être qui étaient généralement acceptés par la communauté scientifique au moment de leur fabrication, distribution ou vente ? »

L’avis rendu par le jury populaire du tribunal de San Francisco sur l’état de la science a une valeur strictement juridique. A noter que cette question sera débattue de nouveau dans les prochains mois, puisque Monsanto a fait appel de sa condamnation.

3/Dewayne Johnson n’aurait jamais aspergé 500 litres de glyphosate par jour et il aurait travaillé sans équipements

FAUX. Dans son interrogatoire, Dewayne Johnson raconte avoir pulvérisé jusqu’à 150 gallons en trois heures.  Autre extrait :

Or 150 gallons correspondent exactement à 567,81 litres.

Il s’agit évidemment de 567 litres de Roundup dilué et non de glyphosate pur. Une métonymie utilisée par la plupart des agriculteurs, mais aussi par la justice américaine dans ses interrogatoires à Dewayne Johnson.

Question : « Quand vous pulvérisiez 150 gallons (567 litres) de Ranger Pro, aviez-vous du Ranger Pro sur votre peau ? »

Dewayne Johnson travaillait avec une combinaison, des gants, un masque et parfois des lunettes, comme le montrent ces photos présentées lors du procès.

Mais il lui est arrivé d’avoir du Roundup en contact direct avec la peau, le produit étant passé sous sa combinaison, comme précisé dans notre reportage

4/L’étude du Dr Kirkland, modifiée par Monsanto, ne prétendrait pas être indépendante

FAUX. Au moins deux éléments incontestables montrent que l’étude du Dr Kirkland est présentée par ses auteurs comme une étude indépendante. 

– Son titre : « Revue du potentiel cancérogène du glyphosate par quatre panels d’experts indépendants ».

– Sa déclaration d’intérêts : « Aucun salarié de Monsanto, ni aucun avocat n’ont revu les manuscrits des panels d’experts avant leur transmission au journal ».C’est cette dernière notice qui est gage de rigueur et d’indépendance, et non le financement des études, qui sont souvent sponsorisées par les industriels.

5/L’étude du Dr Kirkland, modifiée par Monsanto, ne serait pas une référence pour les agences de régulation

FAUX. L’étude modifiée par Monsanto a bien été intégrée au corpus de la littérature scientifique (contrairement à la plupart des études réglementaires, qui sont financées et réalisées par les industriels). Elle a été citée 17 fois d’après le site Scopus qui recense, a minima, les reprises dans la littérature scientifique : c’est beaucoup pour une étude qui date d’il y a moins de trois ans.

L’étude amendée en secret par Monsanto est bel et bien une référence pour les agences sanitaires. Dernier exemple en date, il y a à peine dix jours : le 11 janvier 2019, l’agence réglementaire de santé du Canada (Health Canada) a ré-autorisé le glyphosate.

Dans son dernier rapport d’évaluation disponible en ligne, en page 96, au milieu des références… se trouve la fameuse étude co-écrite par Dr Kirkland, et modifiée par Monsanto.

6/ »Envoyé Spécial » aurait présenté le Pr Séralini comme un lanceur d’alerte et une caution scientifique

FAUX. Comme d’autres chercheurs (Ray Waters, David Kirkland…), le Pr Séralini n’a pas été sollicité comme un expert sur un débat qui divise la science, mais pour son rôle central dans l’affaire des « Monsanto papers ». Il est l’un des noms les plus cités dans les documents déclassifiés par la justice américaine. Ne pas évoquer son histoire dans une enquête sur les « Monsanto papers » aurait été une erreur éditoriale.

Le conflit d’intérêt longtemps méconnu de Wallace Hayes, l’homme qui a décidé de rétracter l’étude Seralini, est une information. Le fait que le chercheur français ait rencontré les avocats de Dewayne Johnson pour se joindre à la class action américaine, est aussi une information d’intérêt public, méritant d’être relayée, indépendamment de ce que l’on peut penser du fond des travaux du chercheur, avec lesquels « Envoyé Spécial » prend ses distances (le commentaire précise bien que son étude de 2012 a été contredite par plusieurs expériences).

Nos confrères des journaux Le Monde et Le Parisien ont de leur côté rédigé des articles bien renseignés sur la stratégie cachée de Monsanto pour décrédibiliser le Pr Seralini.

Quant au terme de « lanceur d’alerte », « Envoyé Spécial » ne l’utilise pas.

7/Envoyé Spécial aurait occulté que le « Pr Séralini est un fraudeur »

FAUX. L’étude de 2012, méthodologiquement contestée, a été contredite par plusieurs expériences (ce que nous précisons dans le reportage). En revanche, il est faux de dire que Gilles-Eric Séralini est un fraudeur. C’est même diffamatoire, d’après un jugement de 2015 ayant opposé le Pr Seralini au journal Marianne.

Détail notable : pour sa défense dans cette affaire de diffamation, le journaliste de Marianne explique qu’il n’est pas l’auteur du propos « fraude », qu’il n’a fait que citer… Henry Miller (ce chercheur de Stanford, dont nous prouvons dans notre reportage, qu’il a écrit un article rédigé à 85% par Monsanto).

Même Wallace Hayes, dont les « Monsanto papers » nous apprennent qu’il avait signé un contrat secret avec Monsanto, reconnaît dans sa lettre de rétractation de 2013 l’absence de fraude.

Aurait-on dû dire de Gilles-Eric Séralini qu’il était un fraudeur ? Non, « Envoyé Spécial » se contente d’être rigoureux et précis, et ne relaie pas de propos reconnus comme diffamatoires par la justice.

8/ »Envoyé Spécial » affirmerait à tort qu’il n’existe pas de seuil limite de glyphosate dans les urines

FAUX. Il existe des seuils autorisés de glyphosate dans l’eau potable ou les aliments mais pas dans les urines, comme l’ont déjà vérifié nos confrères de Checknews.

Certains tentent de comparer les résultats de tests urinaires au seuil autorisé dans l’eau potable (maximum réglementaire de 0,1 microgramme/litre), quand d’autres font le rapprochement avec la dose journalière autorisée (500 microgrammes/jour/kilo), c’est-à-dire la dose maximale que nous pouvons ingérer chaque jour.

« Envoyé Spécial » revendique ne pas avoir fait ces comparaisons qui n’ont aucune validité car elles ne permettent aucune interprétation scientifique.

Nous avons donc décidé d’en rester aux faits incontestables : notre glyphotest montre que toutes les personnes qui y ont participé ont du glyphosate dans les urines, avec des taux allant de 0,19 microgramme/litre à 1,25 microgramme/litre. Si nous avions fait le même test il y a 50 ans, avant l’invention du glyphosate, les taux auraient tous été de zéro. Par ailleurs, l’étude PELAGIE, réalisée par l’Inserm en Bretagne entre 2002 et 2005 sur des femmes enceintes montrait que seules 43% d’entre elles avaient des traces de glyphosate dans les urines, contre 100% de nos participants aujourd’hui.

Notre test a simplement pour but de nous faire réfléchir sur la présence toujours plus importante de ce produit dans nos organismes. Nos résultats sont-ils la preuve qu’il y a un danger pour la santé ou au contraire la preuve qu’il n’y a aucun risque ? Sur cette question, personne n’est en mesure de répondre. Car encore une fois, il n’existe pas de seuil maximal dans les urines et les nombreuses études sur les dangers du glyphosate n’aboutissent pas toutes aux mêmes conclusions.

9/ »Envoyé Spécial » imputerait la responsabilité de l’épidémie rénale du Sri Lanka au glyphosate ?

FAUX. Ce n’est pas « Envoyé Spécial » qui fait le lien entre la maladie des reins et l’herbicide, mais l’Etat srilankais. En 2015, le Sri Lanka a décidé d’appliquer le principe de précaution et d’interdire le glyphosate, suite à la publication d’une étude mettant en cause l’herbicide.

Notre démarche journalistique a simplement été de raconter comment et pourquoi le Sri Lanka est devenu le premier pays à interdire totalement le glyphosate. Puis d’en expliquer les conséquences économiques néfastes qui ont conduit à sa réintroduction en 2018.

10/ »Envoyé Spécial » aurait occulté le fait que le Sri Lanka avait réintroduit le glyphosate en 2018 ?

FAUX. « Envoyé Spécial » a consacré pas moins de la moitié de son sujet au Sri Lanka sur les conséquences économiques de l’interdiction du glyphosate, puis à la réintroduction partielle de l’herbicide en 2018.

11/ »Envoyé Spécial » aurait occulté les études favorables au glyphosate

FAUX. « Envoyé Spécial » ne cite aucune étude épidémiologique, ni celles qui sont favorables au glyphosate, ni celles qui lui sont défavorables.

Interpellée sur le marché de Marly-le-Roi par une citoyenne lui demandant si le glyphosate peut causer le cancer, Elise Lucet répond qu’il est « compliqué de répondre », résumant ainsi l’absence de consensus scientifique : « Toutes les études sont controversées et les avis sont assez différents ».

12/ »Envoyé Spécial » aurait instrumentalisé un enfant dont les malformations congénitales n’ont rien à voir avec Monsanto

FAUX. « Envoyé Spécial » raconte une procédure judiciaire intentée par la famille Grataloup, qui a assigné Monsanto le 30 mai 2018.

Dans cette assignation, plusieurs attestations de médecins évoquent un lien possible entre les malformations de Théo Grataloup et l’herbicide à base de glyphosate.

Un lien contesté par Monsanto, comme précisé dans le reportage, sur lequel la justice française sera amenée à se prononcer. France 2 et « Envoyé Spécial » maintiennent absolument toutes les informations diffusées dans l’émission, que nous vous recommandons vivement de revisionner

Glyphosate#l’EFSA(Autorité Européenne de sécurité des Aliments) trompée à l’insu de son plein gré par Monsanto!!

Il aura fallu 4 ans pour le reconnaître, pendant lesquelles on aura discrédité des scientifiques indépendants .

Un scandale de plus qui montre encore une fois la corruption ou/et l’incompétence criminelle des instances européennes sensées protéger la santé des citoyens européens.

J’ ai des pesticides dans mes urines ! Et toi ? La campagne nationale d’analyses de recherche de glyphosate dans les urines démarre fort à Dijon

Samedi 12 janvier

(source Par M. F. France3 Bourgogne/Publié le 12/01/2019 à 15:46)

Le jour n’est pas encore levé, mais à l’intérieur, ils sont déjà nombreux à se présenter ce samedi 12 janvier 2019 à la MJC des Bourroches à Dijon (Côte-d’Or). Tous venus pour participer à un test de présence dans leurs urines de glyphosate, herbicide classé cancérogène probable par l’Organisation mondiale de la santé.

Philippe Jeanjean vient de faire plus de 30 kilomètres pour faire analyser leurs urines à l’appel du collectif Glyphosate 21. « On est alerté sur tous ces pesticides qui sont dans les champs, explique-t-il. On habite la campagne et on se demande si on a quelque chose. Donc on vient voir si on a quelque chose dans le corps qui ne serait pas très bon pour nous. »

Dépôt de plainte

Les prélèvements se font sous le contrôle d’un huissier. Chacun des soixante participants à l’étude est venu à jeun, son identité est contrôlée. « On a eu un cahier des charges de la part de l’association qui nous demande de vérifier un certain nombre de mentions. Notamment que les gens se présentent en sous-vêtements ou en maillot de bain afin d’éviter que d’autres substances puissent être ajoutées dans les tubes, précise Marine Favre, huissier de justice.

Les résultats des tests et le taux de glyphosate sera connu d’ici un mois. Toutes les analyses déjà réalisées en France sont revenues positives, quel que soit le mode de vie et l’alimentation des participants.

Les prélèvements serviront de base à une étude menée au plan national. Ils permettront aussi à tous ceux qui le souhaitent de déposer plainte contre les fabricants de pesticides et les autorités de santé pour mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et atteinte à l’environnement. 

« L’idée c’est que tous ces dépôts de plainte faits dans toutes les villes – puisqu’il y a plus de 50 actions en cours au niveau national – puissent se retrouver sur un seul et même lieu, au tribunal pôle santé de Paris, avec l’idée de pouvoir ouvrir un procès », détaille Béatrice Dégrange du collectif Glyphosate 21.

En attendant, devant le succès de cette première matinée de prélèvements, le collectif Glyphosate 21 en a déjà prévu une seconde, le 16 mars prochain. 

Glyphosate/Roundup Pro 360 annulation de l’autorisation de mise sur le marché le 15 janvier 2019 !!

Mercredi 16 Janvier 2019  (source : https://www.criigen.org/  )

Annulation de l’AMM(Autorisation de Mise sur le Marché) du Roundup Pro 360 !

Texte de l’arrêté 1704067 du TA de Lyon

 

15 janvier 2019 : Le tribunal administratif de Lyon a aujourd’hui donné raison à l’association CRIIGEN, représentée par Maître Corinne Lepage, du cabinet Huglo Lepage, et également Présidente de Justice Pesticides,  dans le recours déposé le 27 avril 2017 contre l’autorisation par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail) de l’herbicide Roundup Pro 360 à base de glyphosate (Affaire N° 1704067, https://www.justicepesticides.org/juridic_case/criigen-contre-anses-2/).

Par son ordonnance du 15 janvier, la 6ème chambre du TA de Lyon annule la décision du 6 mars 2017 par laquelle le directeur général de l’ANSES a autorisé la mise sur le marché du Roundup Pro 360.

Le tribunal reconnaît en effet que le Roundup est probablement cancérogène et que la décision d’autoriser la mise sur le marché du Roundup Pro 360 ne respecte pas le principe de précaution et représente une erreur manifeste d’appréciation de la part de l’agence. Il estime qu’il n’y a même pas besoin de saisir la Cour de Justice de l’Union Européenne pour estimer le CRIIGEN fondé à demander l’annulation de l’autorisation de mise sur le marché.

Joël Spiroux de Vendômois, Président du CRIIGEN, déclare : « C’est une très belle victoire pour la santé publique et le CRIIGEN. Cette décision représente un vrai désaveu de l’ANSES(Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui devrait n’avoir qu’un seul objectif, la protection de la population ».

Pour les écologistes, et tous les Français, cette nouvelle représente une immense victoire pour la protection de la santé humaine et de l’environnement et pour toutes les associations qui luttent contre l’utilisation de pesticides toxiques mal évalués. Elle constitue également un magnifique encouragement pour toutes les victimes des pesticides qui sont dans des procédures judiciaires suite aux maladies causées par l’utilisation de ces produits, comme Dewayne Johnson (https://www.justicepesticides.org/juridic_case/dewayne-johnson-contre-monsanto/) et des milliers d’autres aux Etats-Unis ou la famille Grataloup en France (https://www.justicepesticides.org/juridic_case/grataloup-contre-monsanto-et-novajardin/).

Pour le CRIIGEN, les arguments du tribunal devraient sans aucun doute s’appliquer à tous les herbicides à base de glyphosate mis sur le marché et l’association prendra les initiatives nécessaires auprès des autorités pour les faire interdire au plus vite et préserver l’environnement et la santé humaine de ces produits dont il dénonce la dangerosité depuis près de 20 ans.

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(source Le Figaro avec AFP Publié le 15/01/2019 )

Le tribunal administratif de Lyon a annulé mardi l’autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360, un produit désherbant contenant du glyphosate commercialisé par Monsanto. Le tribunal a estimé notamment que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait «commis une erreur d’appréciation au regard du principe de précaution» en autorisant ce Roundup le 6 mars 2017.

S’appuyant notamment sur les études du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) sur le glyphosate, les juges ont estimé que le Roundup Pro 360 devait «être considéré comme une substance dont le potentiel cancérogène pour l’être humain est supposé». Le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) avait saisi en mai 2017 la justice pour réclamer le retrait de ce désherbant, utilisé notamment sur les cultures légumières, fruitières et la vigne.

«C’est une décision absolument majeure car elle devrait concerner tous les Roundup, le tribunal considérant que tous les produits contenant du glyphosate sont probablement cancérogènes», s’est félicité l’avocate de la CRIIGEN, Me Corinne Lepage, qui a salué une décision judiciaire «très motivée». L’Anses avait fait valoir devant les juges administratifs que le Roundup Pro 360 avait une composition «strictement identique» au Typhon, herbicide commercialisé par Adama et autorisé en France depuis 1996. Un argument balayé par le tribunal, jugeant que le caractère cancérogène du Typhon n’avait «pas été étudié» dans l’avis de l’autorité sanitaire.

En revanche, l’avis de l’Anses avait admis pour le Typhon, du fait de sa composition associant glyphosate et ammonium quaternaire, à « une toxicité plus importante que le glyphosate lui-même », le classant « toxique pour les organismes aquatiques ». Les juges en ont déduit que le Roundup Pro 360 avait les mêmes effets.
Cette décision intervient alors que le débat fait rage en France et en Europe sur la potentielle dangerosité du glyphosate, principe actif du Roundup de Monsanto, filiale depuis 2018 du géant allemand de la chimie Bayer.

En novembre 2017, l’Union européenne avait renouvelé son homologation du glyphosate pour cinq ans, mais le président Emmanuel Macron s’est engagé à le bannir en France d’ici 2021.
Europe-Écologie-Les Verts a également introduit un recours devant le tribunal administratif en 2018 contre les autorisations de mises sur le marché des produits contenant du glyphosate, en réclamant le réexamen en urgence de la dangerosité de cette substance controversée par l’agence de sécurité sanitaire (Anses).
« Cette décision (du tribunal administratif de Lyon) laisse entrevoir une sortie réelle du glyphosate alors que le gouvernement tergiverse depuis trop longtemps et parle d’une sortie « dans 3 ans » depuis.. bientôt 2 ans », a réagi auprès de l’AFP le porte-parole d’EELV, Julien Bayou.

 

PARUTION JOURNAL OFFICIEL « CAMPAGNE GLYPHOSATE 46 »

PISSEURS-EUSES-1024x502PARUTION JOURNAL OFFICIEL « CAMPAGNE GLYPHOSATE 46 »

+ appel à participation / adhésion /don etc…un-collectif-des-pisseurs-et-pisseuses-involontaires-de_4276045_1000x526

 

Bonjour

La création de l’association est parue au journal officiel le 1er décembre (pièce jointe)

Pour soutenir et faire fonctionner l’association il nous faut des adhésions(montant libre).

Demandez le bulletin d’adhésion à glypho46@riseup.net

Comme il est indiqué sur le bulletin d’inscription à la campagne glyphosate 46, on ne paye pas d’avance les analyses et plaintes.

Si vous ne souhaitez pas être membre vous pouvez faire un don.
la demande de reconnaissance d’intérêt général de l’association est en cours de manière à pouvoir bénéficier d’abattement fiscal.

Nous savons que le montant de l’analyse et de la plainte est d’un coût important.
Nous espérons que les dons permettront d’aider par la suite ceux qui, bénéficiant de minimas sociaux ou faibles revenus, ne pourraient pas payer en totalité.

Les premiers prélèvements ne commenceront pas avant mi-janvier.

Merci

Philippe
Référent « CAMPAGNE GLYPHOSATE 46 »

 

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L’industrie des biotech tente de paralyser la Conférence de l’ONU sur la biodiversité

Sharm El Sheikh / 14ème conférence de la Convention sur la biodiversité

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L’industrie des biotech tente de paralyser la Conférence de l’ONU sur la biodiversité, elle ne paralysera pas les paysans

Publié December 4, 2018

Malgré de longues négociations, la 14ème conférence de la Convention sur la biodiversité s’est achevée le 29 novembre à Sharm El Sheickh en Égypte en laissant la porte ouverte à la contamination et à l’appropriation de l’ensemble de la biodiversité naturelle et de la chaîne alimentaire par les brevets de l’industrie des biotechnologies.

Les OGM exterminator mis au point par les techniques de forçage génétique visent à éradiquer définitivement des espèces entières, qu’elles soient animales, végétales ou microbiennes. Une fois disséminés, aucune frontière ne pourra les arrêter tant qu’ils n’auront pas achevé leur mission mortifère. Les promesses de supprimer ainsi tout vecteur de maladie comme les moustiques de la malaria ne sont que mensonges : la nature a horreur du vide et risque même de laisser apparaître de nouveaux vecteurs encore plus agressifs. Les gouvernements progressistes n’ont pas pu obtenir le moratoire attendu pour interdire la dissémination de ces chimères. La Convention ne fait que recommander des précautions : évaluation des risques, consultation des populations autochtones ou locales, mais surtout pas de l’ensemble des citoyens concernés qui pourraient les soutenir contre les promoteurs du forçage génétique.

En réduisant les modifications génétiques ainsi obtenues à de simples « informations » dématérialisées pour rentrer dans les algorithmes des ordinateurs, l’industrie étend la portée de ses brevets à l’ensemble des plantes, des animaux ou des micro-organismes qui contiennent naturellement les mêmes « informations ». Le brevet sur l’information génétique associée aux gènes qui accélèrent la croissances des poulets permet ainsi l’appropriation des tous les poulets à croissance naturellement rapide ! On attendait que les pays membres de la COP décident que ces informations génétiques soient contrôlées afin de pouvoir interdire ces brevets sur les « gènes natifs ».

En multipliant les modifications génétiques artificielles incontrôlables, les nouvelles techniques « d’édition du génome » génèrent encore plus de risques pour la biodiversité, la santé et l’environnement que les OGM transgéniques, tout en violat des principes même de la CBD. On attendait que ces nouveaux OGM soient réglementés de la même manière, comme l’a récemment décidé la juridiction suprême de l’Union européenne.

La Convention s’est contenté de renvoyer ces deux question à de nouveaux comités d’experts. En attendant, l’industrie peut continuer à disséminer ses nouveaux OGM brevetés, y compris dans les pays qui les refusent mais n’en seront pas informés en l’absence d’une réglementation internationale contraignante.

Les délégués du Comité international de Planification pour le Souveraineté alimentaire (CIP) et de La Via Campesina qui se sont rendus à Sharm El Sheikh dénoncent fortement l’arrogance d’une poignée de pays riches qui bloquent toute décision raisonnable. Ils dénoncent aussi les manœuvres de l’industrie qui a corrompu quelques représentants de pays en développement pour créer l’illusion d’un soutien important à ses nouvelles chimères brevetées.

Jusqu’à l’obtention de décisions internationales plus fermes, c’est pays par pays qu’il faut désormais s’opposer à tous les OGM brevetés, quels qu’ils soient. Les millions de paysans de La Via Campesina et des autres organisations du CIP,  s’y emploieront avec leurs nombreux alliés de la société civile.

via Guy Kastler (Commission ogm-confédération paysanne)

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Pour plus d’informations:

FR . https://viacampesina.org/fr/lindustrie-des-biotech-tente-de-paralyser-la-conference-de-lonu-sur-la-biodiversite-elle-ne-paralysera-pas-les-paysans/

EN – http://www.foodsovereignty.org/the-biotech-industry-is-trying-to-block-the-un-conference-on-biodiversity-but-it-wont-block-farmers/

ES –  http://www.foodsovereignty.org/es/la-industria-biotecnologica-esta-tratando-de-paralizar-la-conferencia-de-la-onu-sobre-biodiversidad-no-paralizara-a-los-agricultores/

FR –  http://www.foodsovereignty.org/fr/lindustrie-des-biotech-tente-de-paralyser-la-conference-de-lonu-sur-la-biodiversite-elle-ne-paralysera-pas-les-paysans/

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Voilà le résultat d’une recherche sur le net ce jour sur le glyphosate. Depuis ma recherche sur le net, mon moteur de recherche me rouvre une fenêtre vente de glyphosate toute les 5 secondes . Au bout de 10mn, obligé de fermer le moteur de recherche. Ce n’est pas une surprise !!!

De passage dans le Lot le député européen Eric Andrieu expliquait à son auditoire que le budget recherche d’Amazon était supérieur au budget recherche de toute l’europe. Pour lui c’est une alarme importante de ce qui peut arriver dans l’avenir.

C’est à dire qu’il y a urgence à se mobiliser, Amazon est un exemple.

On peut aussi parler de Bayer et d’autres qui bientôt deviendont la toute puissance mondiale.

C’est déjà un peu le cas vu l’impuissance ou la complicité de nos gouvernants face à ces lobbies.

Il ne s‘agit plus de fiction mais d’un futur fort plausible si nous laissons faire.

Seul recours, la mobilisation citoyenne, le boycott et la désobéissance civile..

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Amazon a dépensé 23 milliards de dollars en R&D l’an dernier

Selon Recode, qui s’appuie sur le classement de Factset Research Systems, un spécialiste de l’analyse de données pour les investisseurs et les services financiers, Amazon est le premier investisseur en matière de R&D aux Etats-Unis. La firme de Seattle, qui avec plus d’un demi-million de salariés vise la place de premier employeur mondial, a dépensé en 2017 22,6 milliards de dollars pour sa recherche et développement. C’est 6 milliards de dollars de plus qu’en 2016. Microsoft, son principal concurrent dans le cloud, pointe à la 4ème place avec 12,3 milliards de dollars, un montant équivalent à celui de 2016.

Le numéro 2 n’est autre qu’Alphabet, la société-mère de Google qui a déboursé 16,6 milliards de dollars l’an dernier. Derrière on trouve Intel avec 13,1 milliards de dollars. Apple arrive bon 5ème avec 11,6 milliards de dollars.

Dans ce classement figure également Facebook qui, treizième l’an dernier, occupe la neuvième place avec 7,8 milliards de dollars (+32%). Comme on le voit les Gafam trustent cinq des dix premières places. Oracle est douzième avec 6,2 milliards de dollars, devant Cisco et ses 6,1 milliards de dollars dépensés en R&D.  Suivent Qualcomm 15ème avec 5,5 milliards de dollars et IBM 16ème avec 5,4 milliards de dollars.

De son côté, le Silicon Valley Business Journal publie le top 5 des dépositaires de brevets aux US. Alphabet, avec 2.863 brevets, Apple avec 2.580 dépôts, Intel avec 988 brevets et Cisco, avec 619 dépôts, occupent respectivement les 1ère, 2ème, 3ème et 5ème place du classement. Le seul intrus dans celui-ci est le fabricant de machines de précision Applied Metals qui a déposé 626 brevets et occupe de ce fait la quatrième place.