Alert’OGM – L’actualité des OGM dans le monde – mai 2019

Alert’OGM

Alert’OGM – L’actualité des OGM dans le monde – mai 2019

Les Faucheurs neutralisent un essai de colza OGM VrTH

28 mai 2019 par Christophe NOISETTE

La dernière action des Faucheurs volontaires a eu lieu le 27 mai : neutralisation d’une plateforme d’essai de colza rendu tolérant à un herbicide par mutagénèse, une technique qui donne des OGM comme l’a rappelé le 25 juillet 2018 la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE). L’opposition des Faucheurs volontaires aux plantes génétiquement modifiées (PGM) ne se limite pas à la destruction des cultures transgéniques et mutées : elle questionne aussi les importations de soja génétiquement modifié dans les (…)

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Un biohacker convoqué pour pratique illégale de la médecine

24 mai 2019 par Christophe NOISETTE

Le biohacker Zayner vient d’être convoqué par l’Agence de la consommation de Californie suite à une plainte contre lui pour « pratique illicite de la médecine ». Une attaque contre la liberté d’expérimenter, s’est-il insurgé.
Josiah Zayner est un biohacker qui s’est rendu célèbre en 2017 lorsqu’il a décidé de tenter de se modifier génétiquement en utilisant l’outil de biotechnologie Crispr/Cas9. Cette expérience, il l’a réalisée en direct, sur Facebook, le 4 octobre 2017. Zayner s’est injecté une solution (…)

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Inde – Des aubergines OGM Bt cultivées illégalement

23 mai 2019 par Christophe NOISETTE

En mai 2019, l’avocat de l’intérêt public auprès de la Cour Suprême indienne a dénoncé la violation du moratoire sur la culture d’aubergine OGM Bt dans l’état du Haryana (Nord de l’Inde). Des poursuites pénales pourraient s’ensuivre.
Dans une lettre au ministre de l’Environnement en mai 2019, Prashant Bhushan, avocat de l’intérêt public auprès de la Cour Suprême indienne, a évoqué « la vente et la culture illégales d’aubergine Bt dans l’état du Haryana, en contrevenant au moratoire à durée indéterminée sur la (…)

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Les Pays-Bas poussent à renégocier la directive OGM

20 mai 2019 par Eric MEUNIER

Le 14 mai 2019, les Pays-Bas ont présenté aux ministres de l’Agriculture des vingt-huit États membres de l’Union européenne une proposition concernant l’encadrement législatif des nouveaux OGM. Selon le document adressé par les Pays-Bas, ce pays souhaite que les États membres mènent une réflexion commune sur les nouveaux OGM. Douze pays sur vingt-huit paraissent soutenir cette proposition qui, si à terme une majorité se dégageait, pourrait aboutir à la réécriture de la directive OGM (2001/18).
La Cour (…)

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Les OGM issus de mutagénèse sont-ils brevetables ?

16 mai 2019 par Eric MEUNIER, Zoé Jacquinot

Le 8 avril 2019, Heli Pihlajamaa, cheffe de la direction « droit » à l’Office européen des brevets, a affirmé au cours d’une audition devant des députés européens, qu’une plante génétiquement modifiée par Crispr pouvait être similaire à une plante déjà connue, et que, en conséquence, elle ne pouvait être brevetée directement. Mais elle a rappelé que les procédés techniques d’obtention de telles plantes, dont ceux faisant intervenir Crispr, sont, eux, brevetables.
Dans un rapport publié fin mars 2019, les experts (…)

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OGM : qu’en pensent les candidat·es aux Européennes ?

10 mai 2019 par Inf’OGM

Inf’OGM a compilé les programmes des différents candidats et candidates aux élections européennes, à partir de leur site Internet principalement. Voici ce qu’ils disent au sujet des OGM, directement ou plus indirectement.
La république en marche (LREM) : Nathalie Loiseau
« Orienter les aides agricoles vers les modèles propres et respectueux du bien-être animal partout en Europe. Les objectifs sont clairs : augmentation massive du verdissement, doublement des surfaces en bio, zéro bête nourrie aux (…)

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France – Le ministère de l’Agriculture n’exclut pas une révision de la directive OGM

9 mai 2019 par Eric MEUNIER

La France n’a officiellement pas de position sur la manière d’appliquer l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne de juillet 2018 concernant les nouveaux OGM. Fin novembre 2018 pourtant, le ministère de l’Agriculture affirmait à la Commission européenne que la France évaluerait la nécessité de modifier la législation européenne en fonction de la décision à venir du Conseil d’État : si cette dernière ne lui convient pas, le ministère plaidera pour un changement de la directive 2001/18.
La Cour de (…)

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Inf’OGM — 2019
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Action d’étiquetage à Figeac le 16 mars 2019

Un enfant qui veut grandir dans un monde sans OGM

Un enfant averti en vaut deux…

Le 16 mars, nous nous sommes rendus dans la joie et la bonne humeur chez Leclerc, Carrefour et Lidl, pour étiqueter les huiles suspectées de contenir des OGM cachés.
Nous avons mené cette action dans le cadre d’une journée d’étiquetage à l’échelle nationale.
Apposer des étiquettes « OGM ? » sur les huiles et produits dérivés permet de sensibiliser la clientèle des hypermarchés à la question des OGM cachés.

BAYER HORS LA LOI DANS LE CHER !!

A l’insu de son plein gré….??

Un scandale de plus avec avec un état impuissant à contrôler ce qui pousse sur son territoire !!

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Loir-et-Cher : des semences de colza OGM interdites à la culture vendues par erreur par Bayer (ex-Monsanto)

(source France3 centre-val de loire/ Elsa Cadier le 17/02/2019)

L’affaire fait grand bruit dans le monde de l’agriculture : le géant des pesticides Bayer (ex-Monsanto), aurait vendu « par erreur » des semences de colza OGM venant d’Argentine alors que leur culture est interdite en France. Dans le Loir-et-Cher, 2.000 hectares sont concernés

2.000 hectares de colza OGM dans le Loir-et-Cher

L’information a été révélée par nos confrères de la Nouvelle République : 2.000 hectares de colza auraient été plantés dans le Loir-et-Cher avec des semences OGM venues d’Argentine. 150 exploitants sont concernés. L’OGM détecté est le colza GT73, tolérant au glyphosate. Ces semences, interdites en France ont été vendues par la coopérative Axéréal qui les a acheté à Bayer (ex-Monsanto), le mastodonte des fabricants de pesticides. 

lien reportage france3

https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/loir-cher/loir-cher-semences-colza-ogm-interdites-culture-vendues-erreur-bayer-ex-monsanto-1625501.html?fbclid=IwAR11SO6aEkGYqD1UWA6uHMmAkPeP19Dz3lGmn9XNwAAHU1TrZvb_z0EfbAE
 

Bayer doit détruire les cultures concernées

La culture de l’OGM détecté étant interdite, le ministère chargé de l’agriculture a demandé à l’entreprise Bayer de faire détruire les cultures concernées et d’appliquer des mesures de gestion et de suivi des parcelles afin d’empêcher toute propagation liée à la présence éventuelle de graines non germées dans le sol. Un protocole a été mis en place suite à cette demande. Ce protocole prévoit également l’indemnisation des agriculteurs concernés. Les destructions sont en cours avant la floraison. Le protocole inclut notamment l’impossibilité de semer du colza ou d’autres crucifères pendant deux ans.

Mais le danger n’est pas forcément écarté. Le colza semé peut effectivement échapper à l’arrachage pour ressortir plus tard. Au bout de sept ans, dû à la dormance, il peut subsister jusqu’à trois kilos par hectare de colza, qui peut germer à nouveau. 

Dans la région, l’Eure-et-Loir est un autre département concerné. En France, il y aurait plus de 7.300 hectares touchés.


Demandes d’explication par Europe Ecologie les Verts

Dans une lettre adressée le 15 février au préfet du Loir et Cher, au président de la chambre d’agriculture et au président d’Axéréal, Europe Ecologie les Verts du Loir-et-Cher demande plus d’explications sur les mesures prises pour éradiquer la contamination. 
 

Que dit la loi ? 

La loi n°2008-595 du 25 juin 2008 relative aux organismes génétiquement modifiés interdit la culture commerciale des OGM en France. Ils font l’objet d’un encadrement réglementaire strict. L’OGM GT73 est autorisé au niveau européen pour l’alimentation humaine et animale (sous réserve d’un étiquetage dès lors que la teneur en OGM dépasse les 0,9%), mais il est interdit à la mise en culture.

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OGM en France : 8 000 hectares de colza détruits

6 février 2019, par Christophe NOISETTE (Date de rédaction antérieure : 28 novembre 2018).

Février 2019 : nouveau rebondissement dans l’affaire du colza contaminé révélé en octobre 2018. Ce sont 8000 hectares de colza Dekalb qui viennent d’être détruits en raison d’une contamination fortuite d’OGM. Cette contamination fait suite aux révélations, par les autorités françaises, le 25 octobre 2018, d’un lot de semences de colza de Monsanto contaminé par du colza transgénique. La détection était intervenue après le semis de 1 900 hectares environ.

Une première révélation de cette contamination d’ampleur avait été révélée dans un document confidentiel qu’Inf’OGM s’est procuré : les autorités françaises portaient alors à la connaissance de la Commission européenne la dissémination dans l’environnement d’un colza transgénique non autorisé dans l’Union européenne. Le colza GT73 [1], mis au point par Monsanto pour tolérer des pulvérisations de Roundup, a été détecté (à une teneur inférieure à 0,1 %) en septembre 2018 dans un lot de semences commercialisé en France. Ces semences ont été pour partie d’ores et déjà semées sur une surface estimée à 1 900 hectares.

Les autorités précisaient que le lot était constitué « d’un mélange de semences produites en Espagne et en Argentine », et affirmaient que « l’origine de la présence fortuite n’est […] pas connue à ce stade ».

Dans ce document, nous apprenions que les 198 sacs de semences non encore vendus avaient été retirés du marché et qu’il avait été demandé à Monsanto « de faire détruire les cultures concernées et d’appliquer des mesures de gestion et de suivi des parcelles pendant deux campagnes ».

À noter que le site de l’Union européenne qui répercute les cas de contaminations (RASFF) n’a pas encore mentionné cette dernière.

Les semences ayant servi à la confection du lot incriminé avaient également servi à confectionner 36 autres lots : dix autres lots vendus en France, et d’autres lots semés en Allemagne, en République tchèque et en Roumanie. Les autorités françaises s’étaient engagées à analyser ces autres lots afin de « lever toute suspicion ».

Une contamination finalement plus importante

Le 5 février 2019, Agrapresse a révélé que trois lots de semences de colza Dekalb, du groupe Bayer/Monsanto, distribués en France, étaient contaminés par du colza transgénique. 700 agriculteurs et 8000 hectares sont d’ores et déjà concernés et ces hectares détruits. Bien que la contamination soit faible (0,005 %), la loi exige la destruction de ces cultures car le semis de colza GM est interdit, et une faible contamination de départ peut ensuite très vite se multiplier. Cette contamination a fait l’objet d’une notification à la Direction générale de l’alimentation (DGAL) qui a mis en place un protocole de retrait chez les distributeurs et de destruction chez les paysans qui avaient déjà semé ce colza.

Inf’OGM considère que « la contamination, qu’elle se produise par pollinisation, par des repousses, ou par la filière agro- industrielle, est techniquement inévitable si les PGM [plantes génétiquement modifiées] sont disséminées à grande échelle ». Ce nouveau cas inexpliqué et d’envergure conforte l’association dans son analyse issue d’un suivi méthodique de l’actualité depuis près de 20 ans.

Vendredi 8 mars 21h cinéma Atmosphère à Capdenac En avant-première : Le Grain et l’Ivraie de Fernando Solanas

le lien pour la bande-annonce /

https://www.facebook.com/CinemaEtHumanisme/videos/2309813085971049/UzpfSTE2MDkzNzY3ODI1NDA5NTI6MTY5NzcwOTM0MDM3NDM2Mg/

Vendredi 8 mars 21h cinéma Atmosphère à Capdenac 4, €
En avant-première : Le Grain et l’Ivraie de Fernando Solanas + débat + programme de la Fête des Faucheurs + stands + boire un verre !


Tout ce qu’il nous faut savoir sur l’agro-chimico-industrie et que les multinationales et les décisionnaires complices nous ont toujours caché ! Un film, pour autant, magnifique, réalisé de main de maître, tellement humain, vraiment humaniste et à la compréhension facile pour toutes et tous…
Une soirée à ne manquer sous aucun prétexte !…
Vigilance OGM 46 (VO46), association reconnu d’intérêt général, propose en avant-première et en partenariat avec les cinémas du Grand-Figeac, un film documentaire exceptionnel Le Grain et L’Ivraie du cinéaste argentin Fernando Ezequiel Solanas, alias Pino Solanas. Le film sera suivi d’un débat animé par Yves Vier, médecin généraliste, membre de VO46, qui alerte sur les pesticides et de membres de notre association. Nous présenterons aussi le programme de la 7ème Fête des Faucheurs qui se déroulera les 5, 6 et 7 avril à Assier ! Les cinémas du Grand-Figeac offriront un pot en fin de soirée.
Titre original : Viaje a los Pueblos Fumigados, projeté à la salle Atmosphère à Capdenac-Gare en VOSTF / 1h37′ / Tarif unique 4, €


Stands VO46, Faucheurs Volontaires et « Campagne glypho » : Campagne nationale de recherche du glyphosate dans les urines, qui aboutira à une plainte groupée au pôle santé du tribunal de grande instance à Paris. Vous pourrez vous inscrire, connaître votre taux de glyphosate et porter plainte…

Le film : Il s’ouvre sur une série d’images saisissantes : dans la province de Salta, dans le nord de l’Argentine, des forêts séculaires sont défrichées pour faire place à d’immenses plantations de soja. Les agriculteurs indigènes sont chassés de leurs villages. Des herbicides sont pulvérisés en quantité et les maladies se propagent. C’est le point de départ de cette investigation sur les crimes environnementaux commis par l’agriculture industrielle.
L’Argentine est devenu le pays de la viande aux hormones et de la monoculture. Du Nord au Sud et d’Est en Ouest, le cinéaste et sénateur « Pino » Solanas a constaté les dégâts de l’agro industrie : cancers, malformations, stérilité des terres et pollution des eaux, expropriations des indigènes et des petits propriétaires, destruction de la biodiversité, corruption des multinationales et monoculture de masse. Rien n’endiguera les méfaits d’un état financé par le Soja roi ? C’est sans compter sur un infatigable réalisateur activiste de 83 ans et les milliers d’acteurs des filières alternatives qui se battent pour que les choses changent.
Dans ce documentaire, le militant argentin de la première heure Fernando Solanas voyage, caméra au poing, à travers sept provinces argentines à la rencontre des populations locales, d’agriculteurs et de chercheurs qui racontent les conséquences sociales et environnementales du modèle agricole argentin : agriculture transgénique et utilisation intensive des agrotoxines (glyphosate, épandages, fumigations) qui ont provoqué l’exode rural, la déforestation, la destruction des sols, mais aussi la multiplication des cas de cancers et de malformations à la naissance.
Le récit de Fernando Solanas évoque aussi l’alternative d’une agriculture écologique et démontre qu’il est possible de produire de manière saine et rentable des aliments pour tous, sans pesticides, pour reconquérir et préserver nos milieux naturels.

Le réalisateur : Pino Solanas est né en 1936 à Buenos Aires, en Argentine. Il a été primé dans les plus grands festivals européens (Grand Prix à Venise, Prix de la mise en scène à Cannes, Ours d’or d’honneur à Berlin) et a reçu deux Grand Coraux à La Havane.
A la fin des années 1960, il est l’un des fondateurs et théoriciens du groupe argentin Cine Liberación, qui s’inscrit dans un mouvement à échelle continentale – celle de l’Amérique latine – appelant à un « troisième cinéma », qui ne soit pas une prolongation du cinéma européen ni hollywoodien. En 1968, il co-réalise clandestinement avec Octavio Getino le documentaire L’Heure des Brasiers, manifeste esthétique et politique du mouvement. Ce film majeur, anti- néocolonialiste, péroniste et activiste, est interdit jusqu’à la fin de la dictature de la révolution argentine en 1973. Il est aujourd’hui considéré comme un grand classique du documentaire.
Il laisse un témoignage de son exil à Paris pendant la dictature militaire (1976-1983) dans Tangos, l’exil de Gardel (1985), récompensé à Venise et aux César. Suivront deux drames remarqués, Le Sud en 1988 et Le Voyage en 1992, tous deux primés à Cannes.
Il siège comme député du parti de centre-gauche Frepaso (Front pour un pays solidaire) entre 1993 et 1997. Il participe ensuite aux élections présidentielles argentine de 2007, à la tête du mouvement Proyexto Sur (en), contre Cristina Kirchner dont il critique « la politique économique libérale ». Il est sénateur depuis 2013.
Dans les années 2000, Solanas réalise une série de documentaires sur la crise économique argentine, les échecs et les possibilités de son pays : Mémoire d’un saccage, La Dignité du peuple, Argentina latente, La próxima estación. En 2018, il revient au festival de Cannes présenter une copie restaurée de L’Heure des Brasiers. Le Grain et l’Ivraie est son 22ème film.

Vigilance OGM 46 (VO46) : Maison Paysanne, place de la Halle 46320 Assier / vo46@riseup.net / blog : https://vo46.wordpress.com/
VO46 organise aussi la 7ème Fête des Faucheurs les 5, 6 et 7 avril 2019 à Assier !

En Europe : nouvelle attaque de l’industrie chimique pour étouffer le principe de précaution…

Un « principe d’innovation » porté par l’industrie chimique pourrait entrer dans le droit européen

En apparence anodin, le concept a été imaginé pour neutraliser le principe de précaution par un think tank issu de la pétrochimie et du tabac.

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Le Monde par Stéphane Horel Publié le 10 décembre 2018

 

Instaurer un « principe d’innovation ». L’idée sonne comme une belle promesse, innocente comme le bon sens. Elle pourrait pourtant gravement saper la protection de l’environnement et de la santé publique. Car ce concept qui s’apprête à faire une entrée officielle dans la législation européenne n’a pas été élaboré par des responsables publics. Il a été imaginé par des industriels soumis à des réglementations très strictes : tabac, pesticides, substances chimiques ou pétrole.

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PARUTION JOURNAL OFFICIEL « CAMPAGNE GLYPHOSATE 46 »

PISSEURS-EUSES-1024x502PARUTION JOURNAL OFFICIEL « CAMPAGNE GLYPHOSATE 46 »

+ appel à participation / adhésion /don etc…un-collectif-des-pisseurs-et-pisseuses-involontaires-de_4276045_1000x526

 

Bonjour

La création de l’association est parue au journal officiel le 1er décembre (pièce jointe)

Pour soutenir et faire fonctionner l’association il nous faut des adhésions(montant libre).

Demandez le bulletin d’adhésion à glypho46@riseup.net

Comme il est indiqué sur le bulletin d’inscription à la campagne glyphosate 46, on ne paye pas d’avance les analyses et plaintes.

Si vous ne souhaitez pas être membre vous pouvez faire un don.
la demande de reconnaissance d’intérêt général de l’association est en cours de manière à pouvoir bénéficier d’abattement fiscal.

Nous savons que le montant de l’analyse et de la plainte est d’un coût important.
Nous espérons que les dons permettront d’aider par la suite ceux qui, bénéficiant de minimas sociaux ou faibles revenus, ne pourraient pas payer en totalité.

Les premiers prélèvements ne commenceront pas avant mi-janvier.

Merci

Philippe
Référent « CAMPAGNE GLYPHOSATE 46 »

 

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Dimanche 2 décembre les Faucheurs volontaires à la gendarmerie de Rodez

capture_3-3898434Ces auditions font suite au dépôt de la liste des participants du fauchage du 15 Août au tribunal de Rodez et si la gendarmerie fait bien son travail il y aura au moins 7 faucheurs volontaires lotois qui devraient être entendus.

voir communiqué ci-joint

2018.10.16 CP Druelle RAGT-Liste au tribunal

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La Dépêche/Publié le 02/12/2018

Des militants anti-OGM «Faucheurs volontaires» entendus par les gendarmes

Après une première journée d’auditions samedi, d’autres membres du mouvement anti-OGM des « Faucheurs volontaires » ont été convoqués, ce dimanche matin, à la gendarmerie de Rodez, afin de répondre aux questions des enquêteurs.

Des interrogatoires en série qui font suite au fauchage d’une parcelle expérimentale de tournesol, plantée par l’entreprise RAGT (Rouergue Auvergne Gévaudan Tarnais), à Druelle lors de l’été 2018.

Installés devant les portes de la caserne de gendarmerie Béteille, à Rodez, une vingtaine de militants anti-OGM a déployé de larges banderoles hostiles à la RAGT et à ses expérimentations OGM.

Des militants anti-OGM déjà interrogés

Ils ont également affiché leur soutien à leurs homologues interrogés dans les locaux de la gendarmerie.

Samedi déjà, une poignée de militants ont été interrogés par les Forces de l’ordre dans le cadre de la même enquête.

Celle-ci suite à la plainte déposée par la RAGT et l’agriculteur exploitant les terres sur lesquelles l’expérimentation était menée.



extrait du JT  19/20 du 15/08/18 de France 3 sur Youtube =
https://youtu.be/SQRBvu_ojSI


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IMG_2195Pour la RAGT , le mensonge ne tue pas !!

Tout est normal, aucune herbe au sol , et un tournesol rebelle à la transformation génétique …

Laurent Guerreiro qui est directeur général de la branche Recherche de la RAGT, dit  » ne pas comprendre les motivations de cette minorité de voyous qui veulent imposer leur idéologie. Toutes les recherches menées par la RAGT sont conformes aux lois et à la législation en vigueur « , se défend le directeur en précisant que  » la vocation de la RAGT est de développer et améliorer des semences partout en Europe.  »

 » Contrairement à ce que les Faucheurs volontaires avancent, il n’était pas question de cultures OGM, mais plutôt de mutagénèse « , indique Laurent Guerreiro.  » De toute façons le tournesol est rebelle à la transformation génétique « .




Centre Presse Aveyron 17/08/2018

 » Entretenir la confusion « 

Selon La RAGT, les recherches menées sur la parcelle détruite portaient sur une maladie qui affecte les tournesols (Scléroténia du capitule). Il s’agit d’inoculer la maladie à la plante, puis celle-ci est stressée de différentes manières pour l’inciter à se défendre et à résister à la maladie en faisant muter ses gènes.IMG_6026

Pour les Faucheurs volontaires,  » mutagène et OGM : les semenciers entretiennent la confusion. Les plantes de cette parcelle ne sont peut-être pas modifiées génétiquement, mais qu’en est-il de leur semence », interroge Jacky Berrahil. Le Faucheur volontaire étaye ses dires en nous renvoyant vers le catalogue 2018 de la RAGT.

 » Parmi les 12 variétés de semences de tournesol inscrites, cinq au moins sont de variétés Clearfield développées par BASF, un autre géant de la semence. Utilisées sous licences par la RAGT, ces semences sont VrTH. C’est-à-dire qu’elles ont été rendues tolérantes aux herbicides. C’est peut-être cette variété qui a été plantée à Druelle. Impossible de le savoir. Or, ces variétés tolérantes aux herbicides viennent d’être reconnues OGM par la Cour de justice européenne. Elles sont donc interdites. D’où notre action « , conclut le militant anti-OGM.

« Mutagénèse égale OGM »

Pour la Confédération paysanne et les autres associations, l’utilisation de variétés de semences rendues résistantes à un herbicide comporte un risque de dommages importants pour l’environnement et la santé, au même titre que les OGM.

Le Conseil d’État a été invité à se pencher sur la question. S’estimant incompétent, ce dernier a invité la Cour de justice européenne à déterminer si les organismes obtenus par mutagenèse sont des OGM et s’ils sont soumis aux obligations prévues par la directive sur les OGM.

Par arrêt du 25 juillet 2018, la Cour a considéré que les organismes obtenus par mutagenèse sont des OGM au sens de la directive sur les OGM, dans la mesure où les techniques et méthodes de mutagenèse modifient le matériel génétique d’un organisme d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement.





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Bagnolet, le 17 août 2018

Communiqué de presse Confédération paysanne

Neutralisation de tournesols tolérants aux herbicides :            nous réclamons la transparence !

Suite à la neutralisation de parcelles de tournesol rendu tolérant aux herbicides par les Faucheurs Volontaires le 15 août dernier, la Confédération paysanne s’associe à l’exaspération de ces lanceurs d’alerte. Depuis de nombreuses années, ils dénoncent à visage découvert le refus de transparence des firmes semencières qui cherchent à faire passer leurs profits financiers avant le respect de l’environnement, de la santé des paysans, des populations et à imposer des variétés qui augmentent inévitablement l’usage des herbicides.

Certes la RAGT, l’entreprise qui réalise ces essais, n’est pas Monsanto. Mais elle n’a jamais voulu indiquer le détail des procédés d’obtention des variétés de tournesol rendu tolérant aux herbicides qu’elle distribue. Or le récent arrêt de la Cour de Justice de l’Union européenne est clair :

–          soit le procédé d’obtention est de la mutagenèse, impliquant le recours au génie génétique, auquel cas il s’agit d’OGM réglementés au niveau européen et leur culture sans évaluation, autorisation, étiquetage et suivi est illégale. En l’absence de cette autorisation qui n’a pas été sollicitée, ces cultures doivent alors être détruites administrativement

–          soit il s’agit de mutagenèse sans recours au génie génétique, auquel cas ces cultures ne sont pas illégales, mais l’État peut les réglementer.

Dans l’attente de la décision du Conseil d’État qui doit suivre l’arrêt de la Cour européenne, la Confédération paysanne exige la suspension d’autorisation de toutes les cultures de variétés rendues tolérantes aux herbicides qui empoisonnent l’environnement, la santé et génèrent la prolifération de repousses et d’adventices invasives dans les cultures suivantes, exigeant l’emploi de doses toujours plus importantes d’herbicides. La Confédération paysanne pense que ce mode de gestion des adventices remet en cause l’autonomie des paysan-ne-s et n’a qu’un seul but : engraisser le secteur agro-industriel.

L’industrie des biotech tente de paralyser la Conférence de l’ONU sur la biodiversité

Sharm El Sheikh / 14ème conférence de la Convention sur la biodiversité

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L’industrie des biotech tente de paralyser la Conférence de l’ONU sur la biodiversité, elle ne paralysera pas les paysans

Publié December 4, 2018

Malgré de longues négociations, la 14ème conférence de la Convention sur la biodiversité s’est achevée le 29 novembre à Sharm El Sheickh en Égypte en laissant la porte ouverte à la contamination et à l’appropriation de l’ensemble de la biodiversité naturelle et de la chaîne alimentaire par les brevets de l’industrie des biotechnologies.

Les OGM exterminator mis au point par les techniques de forçage génétique visent à éradiquer définitivement des espèces entières, qu’elles soient animales, végétales ou microbiennes. Une fois disséminés, aucune frontière ne pourra les arrêter tant qu’ils n’auront pas achevé leur mission mortifère. Les promesses de supprimer ainsi tout vecteur de maladie comme les moustiques de la malaria ne sont que mensonges : la nature a horreur du vide et risque même de laisser apparaître de nouveaux vecteurs encore plus agressifs. Les gouvernements progressistes n’ont pas pu obtenir le moratoire attendu pour interdire la dissémination de ces chimères. La Convention ne fait que recommander des précautions : évaluation des risques, consultation des populations autochtones ou locales, mais surtout pas de l’ensemble des citoyens concernés qui pourraient les soutenir contre les promoteurs du forçage génétique.

En réduisant les modifications génétiques ainsi obtenues à de simples « informations » dématérialisées pour rentrer dans les algorithmes des ordinateurs, l’industrie étend la portée de ses brevets à l’ensemble des plantes, des animaux ou des micro-organismes qui contiennent naturellement les mêmes « informations ». Le brevet sur l’information génétique associée aux gènes qui accélèrent la croissances des poulets permet ainsi l’appropriation des tous les poulets à croissance naturellement rapide ! On attendait que les pays membres de la COP décident que ces informations génétiques soient contrôlées afin de pouvoir interdire ces brevets sur les « gènes natifs ».

En multipliant les modifications génétiques artificielles incontrôlables, les nouvelles techniques « d’édition du génome » génèrent encore plus de risques pour la biodiversité, la santé et l’environnement que les OGM transgéniques, tout en violat des principes même de la CBD. On attendait que ces nouveaux OGM soient réglementés de la même manière, comme l’a récemment décidé la juridiction suprême de l’Union européenne.

La Convention s’est contenté de renvoyer ces deux question à de nouveaux comités d’experts. En attendant, l’industrie peut continuer à disséminer ses nouveaux OGM brevetés, y compris dans les pays qui les refusent mais n’en seront pas informés en l’absence d’une réglementation internationale contraignante.

Les délégués du Comité international de Planification pour le Souveraineté alimentaire (CIP) et de La Via Campesina qui se sont rendus à Sharm El Sheikh dénoncent fortement l’arrogance d’une poignée de pays riches qui bloquent toute décision raisonnable. Ils dénoncent aussi les manœuvres de l’industrie qui a corrompu quelques représentants de pays en développement pour créer l’illusion d’un soutien important à ses nouvelles chimères brevetées.

Jusqu’à l’obtention de décisions internationales plus fermes, c’est pays par pays qu’il faut désormais s’opposer à tous les OGM brevetés, quels qu’ils soient. Les millions de paysans de La Via Campesina et des autres organisations du CIP,  s’y emploieront avec leurs nombreux alliés de la société civile.

via Guy Kastler (Commission ogm-confédération paysanne)

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Pour plus d’informations:

FR . https://viacampesina.org/fr/lindustrie-des-biotech-tente-de-paralyser-la-conference-de-lonu-sur-la-biodiversite-elle-ne-paralysera-pas-les-paysans/

EN – http://www.foodsovereignty.org/the-biotech-industry-is-trying-to-block-the-un-conference-on-biodiversity-but-it-wont-block-farmers/

ES –  http://www.foodsovereignty.org/es/la-industria-biotecnologica-esta-tratando-de-paralizar-la-conferencia-de-la-onu-sobre-biodiversidad-no-paralizara-a-los-agricultores/

FR –  http://www.foodsovereignty.org/fr/lindustrie-des-biotech-tente-de-paralyser-la-conference-de-lonu-sur-la-biodiversite-elle-ne-paralysera-pas-les-paysans/