Apéro des faucheurs volontaires 46 Vendredi 8 février 2019 à 18h Figeac/Café Associatif L’Arrosoir

Apéro des faucheurs volontaires 46 organisée par son association de soutien locale VO46
Vendredi 8 février 2019 à 18h Figeac/Café Associatif L’Arrosoir (rue Crussol) – Présentation du travail des faucheurs, de leur actualité, vente de bières des faucheurs, et accompagnement en musique.

C’est aussi l’occasion de rencontrer quelques bénévoles pour notre Fête…- Nous dévoilerons une partie du programme de la Fête des Faucheurs qui se déroulera les 5, 6 et 7 avril 2019 à 46320 Assier…

 L’histoire des FV, ses luttes, ses succès, ses échecs.
– Le procès très important de Dijon (délibéré du 17/01/19) = relaxe totale et le procureur ne fait pas appel, comme quoi les juges et même le procureur comprennent que notre lutte contre les empoisonneurs publics est juste et nécessaire… Et cela va dans le sens de l’arrêté de la CJUE confirmant que les VrTH (OGM cachés) et autres nouveaux OGM sont bien des OGM dont certains sont cultivés et illégalement en France ; ce que l’on démontre depuis des années ! (67 FV, 38 prévenus, 3 avocats, 8 témoins extraordinaires…). En face, la pseudo coopérative « Dijon céréales » manquait totalement d’arguments !!!
– Nous inviterons les gens à rejoindre notre association de soutien « Vigilance OGM 46 » (VO46) et les plus « téméraires » à rejoindre les FV. Nous aurons donc des bulletins d’adhésion pour VO46 ainsi que la charte et l’engagement des FV. 

Pour les anciens n’oublions pas de renouveler notre adhésion

Nous serons accompagné par Manu(ex Aquili Sigui qui jouera « L’homme qui plantait des arbres » d’après Giono les 6 et 7 avril à Assier) Il jouera de la Kora et de ses flûtes magiques…

 

 

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Emmanuel Macron renonce à sa promesse d’interdire le glyphosate en 2021

L’avenir que nous promet Mr Macron !!

Notre président préfère flatter la FNSEA en perdant ainsi toute crédibilité face aux français, il s’était engagé personnellement pour la sortie du glyphosate…. Son argument et choix est clair continuez à empoisonner les français plutôt « que tuer les filières !! « 

Il n’a rien fait avant pour essayer de tenir cette promesse si ce n’est un site gouvernemental qui n’est qu’une coquille vide pour soi-disant aider les agriculteurs à sortir du glyphosate!

(source  CNEWS 24 janvier))

Emmanuel Macron sur l’interdiction totale du glyphosate d’ici 3 ans : « Si je le fais (…), je tue complètement certaines filières »

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Emmanuel Macron renonce à sa promesse d’interdire le glyphosate en 2021

(source Le Monde/Rémi Barroux Publié le 25 janvier 2019 )

En affirmant, jeudi, que l’objectif de sortie d’ici à trois ans n’était « pas faisable », le chef de l’Etat a fait un geste en direction de la FNSEA.

En quelques mots prononcés lors d’un débat citoyen auquel il s’était invité, Emmanuel Macron a rouvert le délicat dossier de l’interdiction du glyphosate. Jeudi 24 janvier, en fin de journée, à Bourg-de-Péage (Drôme), le président de la République a déclaré que la France ne parviendrait pas à se passer totalement de cet herbicide controversé d’ici trois ans, un engagement qu’il avait pris personnellement.

« Je sais qu’il y en a qui voudraient qu’on interdise tout du jour au lendemain. Je vous dis : un, pas faisable, et ça tuerait notre agriculture. Et même en trois ans on ne fera pas 100 %, on n’y arrivera, je pense, pas », a-t-il déclaré, tout en encourageant les « productions alternatives » pour ne plus utiliser cet herbicide. Répondant à l’interrogation d’un apiculteur qui évoquait la mort de ses abeilles, M. Macron a rappelé que la France s’était battue pour que l’homologation de cet herbicide, commercialisé en particulier par la firme Monsanto avec le Roundup, ne soit renouvelée que pour cinq ans, quand l’Union européenne en proposait quinze. Indiquant que certains « ne voulaient pas bouger du tout », le chef de l’Etat a rappelé qu’un « contrat de confiance » allait être signé et qu’il fallait « aider ceux qui bougent ». « Il a été montré qu’il y avait des doutes. Il n’y a aucun rapport indépendant ou pas indépendant qui a montré que c’était mortel », a-t-il aussi déclaré.

Alors que cette substance avait été jugée « probablement » cancérigène par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en juillet 2015, l’OMS et la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) concluaient, un an plus tard : « Le glyphosate est peu susceptible de présenter un risque cancérogène pour l’homme à travers le régime alimentaire. »

Avec ces déclarations, Emmanuel Macron fait un geste en direction de ceux qui critiquaient la future interdiction de l’herbicide – la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) en particulier. Profitant de la crise des « gilets jaunes », le principal syndicat agricole avait dénoncé, le 23 novembre 2018, « l’agribashing ». Dans un communiqué commun avec les Jeunes Agriculteurs, la FNSEA avait alors remis en question « l’augmentation de la redevance pollution diffuse, les charges supplémentaires induites par la séparation du conseil et de la vente des produits phytosanitaires, les interdictions de produits de traitements sans solutions ni alternatives »

French farmer Nicolas Denieul sprays glyphosate herbicide produced by US agrochemical giant Monsanto on May 11, 2018, on a field of no-till corn in Piace, northwestern France. – Using a 10-year old conservation farming practice, French farmer Nicolas Denieul has reduced the use of glyphosate to half a litre instead of one litre per hectare and per year. (Photo by Jean-Francois MONIER / AFP)

« Renoncement »

C’est « le “L’environnement, ça commence à bien faire” d’Emmanuel Macron », a commenté sur Twitter l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot, en référence à la phrase prononcée par l’ancien président Nicolas Sarkozy au Salon de l’agriculture en 2011, remettant en cause les objectifs de réduction de consommation des pesticides décidés lors du Grenelle de l’environnement.

En 2018, le débat parlementaire autour du glyphosate, dans le cadre de la discussion de la loi agriculture et alimentation, avait été tendu. Certains députés, y compris LRM, comme Matthieu Orphelin (Maine-et-Loire), s’étaient battus, en vain, pour que l’objectif de l’interdiction du glyphosate soit inscrit dans la loi. Le gouvernement et sa majorité parlementaire avaient rejeté l’amendement, arguant que l’objectif de sortie d’ici à 2021, affirmé par le chef de l’Etat, était clair et qu’il n’était nul besoin de l’inscrire dans un texte.

La possibilité que cet engagement ne soit finalement pas respecté est un « renoncement », a réagi l’association de défense de l’environnement Générations Futures dans un communiqué publié dans la soirée : « Après le refus de l’interdiction dans la loi, cette déclaration sonne comme un renoncement à un réel objectif de sortie du glyphosate qui n’est pas acceptable. »

« Un rapport de l’INRA, en novembre 2017, indiquait que des alternatives au glyphosate existent déjà pour 90 % des surfaces agricoles. Dans ces conditions, il est bizarre d’affirmer, trois ans avant l’objectif, qu’on ne pourra pas l’atteindre », explique François Veillerette, le directeur de l’association.

Les propos d’Emmanuel Macron sont d’autant plus incompréhensibles, selon lui, que le tribunal administratif de Lyon vient d’annuler, le 15 janvier, en application du principe de précaution, la décision d’autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360, prise en mars 2017 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). « Le président de la République doit revenir sur ses déclarations et réaffirmer l’importance de l’objectif de sortie du glyphosate », conclut M. Veillerette.

Méthanisation : un digestat bien indigeste pour les sols et les eaux

24 janvier 2019 / Julie Lallouët-Geffroy (Reporterre)

Méthanisation : un digestat bien indigeste pour les sols et les eaux

Côté pile, la méthanisation permet de produire du gaz renouvelable et d’assurer aux éleveurs d’importants compléments de revenus. Côté face, elle présente une vraie menace de pollution des sols et d’émission de gaz à très grand effet de serre. Voici le deuxième volet de notre enquête sur ce mode de production d’énergie.Cet article est le deuxième des trois de l’enquête de Reporterre sur la méthanisation. Il suit « La méthanisation, l’usine à gaz qui séduit les gros agriculteurs »

  • Rennes (Ille-et-Vilaine), correspondance

En 2014, lorsque son méthaniseur est entré en fonctionnement, l’éleveur Stéphane Bodiguel a révolutionné sa pratique. Il élève des vaches laitières, des allaitantes, il fait aussi de l’engraissement et des céréales à Sixt-sur-Aff, dans le sud de l’Ille-et-Vilaine. « J’ai repris la ferme de mes parents avec mon frère, mais je n’ai jamais eu la passion pour les animaux, encore moins du lait. À 300 euros la tonne, on est en dessous du prix de revient, c’était intenable. » C’est un reportage sur la méthanisation en Allemagne qui lui a donné l’envie de se lancer. Après cinq ans de réflexion, il a installé un méthaniseur sur sa ferme, et récemment un nouveau moteur pour atteindre une puissance de 610 kW. Autant dire un gros méthaniseur, qui ingurgite pas moins de 30 tonnes de matières par jour. La moyenne des méthaniseurs à la ferme en Bretagne tourne autour des 100, 150 kW. Comme dans toute exploitation équipée de ce système de production de gaz, le décor change. La première chose qui saute aux yeux est le stockage des matières à injecter dans le méthaniseur, aussi appelé « digesteur ». À droite, une montagne de fumier, à gauche un tas de marc de pommes, ici des graisses issues de l’agroalimentaire. Étonnamment, ces tas de déchets ne dégagent pas d’odeur gênante. Vient ensuite le dôme, le couvercle de cette marmite géante qu’est le digesteur. Stéphane Bodiguel n’en a qu’un ; mais, au nord de Rennes, l’éleveur François Trubert en a deux. « J’ai un digesteur et un post-digesteur. Cela permet d’avoir une fermentation plus longue et d’obtenir un digestat de meilleure quaité », explique ce dernier.

En regardant par le hublot de la grosse marmite, on a l’impression de voir un énorme pot-au-feu en train de mijoter, avec de grosses bulles qui explosent à la surface de la mixture. À la différence que l’on ne salive pas devant ce spectacle.

« Consommé par le sol, le digestat s’infiltre vers les cours d’eau et les nappes phréatiques » 

À la sortie du digesteur, il y a, d’un côté, le gaz et la chaleur et, de l’autre, le digestat. Celui-là sera épandu dans les champs comme engrais, ce qu’il est en théorie.« Le digesteur est un bain de bactéries, dit Marie-Pascale Deleume, membre du groupe méthanisation d’Eaux et rivières de Bretagne. Baignant à 40 °C, elles s’y développent et peuvent même devenir résistantes. » Cela inclut les bactéries, spores, parasites mais aussi les résidus médicamenteux administrés aux élevages. C’est d’ailleurs ce qu’a démontré en 2016 une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et de l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea). Une méthanisation à 40 °C

« Lorsque le digestat bourré de pathogène est épandu, il est consommé par le sol puis s’infiltre vers les cours d’eau et les nappes phréatiques », explique Marie-Pascale Deleume. « Dans les zones karstiques comme sur les pentes des causses, l’infiltration est très rapide et va directement dans les nappes phréatiques, où nous pompons notre eau potable », dit Michel Bakalowicz, hydrologue et chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à la retraite, membre du Conseil scientifique national pour une méthanisation raisonné (CNSM). « Une infiltration rapide signifie qu’il n’y a pas de filtration du sol ni de dilution possible. » Une eau polluée pourra être traitée en station de potabilisation avant d’arriver dans nos robinets, mais tout dépend de la technologie de la station près de chez soi. « Un traitement au chlore, comme c’est le cas dans le Lot, ne suffit pas à débarrasser l’eau de ces pathogènes », assure Liliane Reveillac, radiologue et membre du CSNM. 

« Consommer de l’eau bourrée de pathogènes » 

L’enjeu de la qualité des eaux de surface et souterraines est crucial en France. Car plus la qualité de l’eau est dégradée, plus il est onéreux de la rendre potable. Mais encore faut-il avoir les indicateurs et capteurs pour mesurer l’intensité et la nature de la pollution, et la technologie pour la traiter. Sans parler des conséquences sur la faune et la flore entre l’infiltration et notre robinet.« Il faut bien comprendre que consommer de l’eau bourrée de pathogènes développe l’antibiorésistance de nos bactéries, dit Liliane Reveillac, bactéries que nous rejetons dans nos urines. Elles vont se mêler aux bactéries présentes dans les cours d’eau et la mer, qui elles-mêmes vont développer leur capacité d’antibiorésistance. » La résistance accrue des bactéries est liée à de nombreux facteurs, comme la surconsommation médicamenteuse, dont celles des antibiotiques. Les scientifiques du CSNM craignent que la méthanisation, indirectement, participe à ce phénomène.

Le problème de l’infiltration et de la difficulté des sols à digérer ce nouveau type d’engrais tient en bonne partie à la composition du digestat lui-même. L’hydrologue Michel Bakalowicz est un spécialiste des eaux souterraines en zone calcaire. « L’azote présent dans le digestat est minéralisé, c’est-à-dire qu’il contient peu de carbone », dit-il. « Sans ce carbone, le sol et les plantes ont du mal à l’assimiler. Il va donc s’accumuler. Ensuite, certains coins de France, comme le Lot ou la Normandie ont des sols karstiques. Ce sont des sols calcaires à structure de gruyère. En cas de forte pluie, l’infiltration vers les nappes phréatiques est très rapide. Il y a donc un risque de pollution. »

Émission de gaz à très grand effet de serre 

« Si leur méthaniseur leur pète à la figure, ils seront mal ! » Daniel Chateigner, physicien, n’y va pas avec le dos de la cuillère. De fait, l’implantation d’un méthaniseur relève du régime des ICPE (installation classée pour la protection de l’environnement). En cas d’accident, les conséquences pourraient être rudes. Mais la réglementation a été assouplie en juin 2018. Si le méthaniseur consomme moins de 100 tonnes de matières par jour, un enregistrement auprès de la préfecture suffit. Au-delà, le régime de l’autorisation implique une enquête publique d’un mois pour recueillir l’avis du public. Mais, dans la mesure où un gros méthaniseur de 610 kW consomme 30 tonnes par jour, peu de projets sont désormais concernés par l’enquête publique.

Le physicien explique que la méthanisation est réputée vertueuse pour sa faible émission de gaz à effet de serre, « mais c’est faux ». « Déjà, lorsque les bâches qui couvrent les digesteurs se détériorent, vous avez une fuite de méthane. » Un vrai problème, car le méthane a un potentiel de réchauffement 25 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2). Une étude de l’Irstea est en cours pour détecter et évaluer ces fuites. Elles sont pour le moment évaluées entre 0 et 10 %, mais la faiblesse des données disponibles rend pour le moment l’évaluation délicate. L’Irstea précise : « Si le bilan positif de la méthanisation fait peu de doute du point de vue environnemental, le bénéfice peut cependant s’annuler dès lors que les fuites de méthane atteignent 10 %. »

Mais ce qui préoccupe le plus Daniel Chateigner, c’est le protoxyde d’azote. « Le digestat est très volatil, l’ammoniac se disperse très facilement dans l’air. A son contact, il s’oxyde et va développer du protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre 300 fois plus puissant que le CO2. » À cela s’ajoute, l’apparition de l’oxyde d’azote, un polluant pris en compte dans les mesures actuelles de la pollution de l’air. Mais aussi, le développement de particules fines.

Pour éviter ces problèmes dus à la volatilité du digestat, certaines mesures sont déjà en vigueur. « Nous recommandons de couvrir les fosses de stockage de digestat, explique Hervé Gorius, conseiller technique la chambre d’agriculture de Bretagne, et d’utiliser des pendillards pour épandre le digestat sur les terres au ras du sol, et éviter ainsi une dispersion. » Des mesures que les chercheurs du CSNM jugent insuffisantes.

https://reporterre.net/methanisation-un-digestat-bien-indigeste-pour-les-sols-et-les-eaux

  • Nous publierons demain le troisième et dernier volet de notre enquête.

Puisque vous êtes ici…

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Après « Envoyé spécial » sur le glyphosate … attaque des lobbies sur les réseaux sociaux

Face à ces lobbies criminels, car ils le sont, la rédaction d’Envoyé spécial démonte point par point les mensonges de ces empoisonneurs dans leur opération d’intox sur les réseaux sociaux. Un grand bravo et surtout on reste mobilisés.

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source Rédaction Envoyé Spécial

La rédaction d' »Envoyé spécial »France 2France Télévisions  publié le 22/01/2019 | 07:01

« Envoyé spécial » sur le glyphosate : nos réponses aux intox qui circulent sur les réseaux sociaux

Alors que de nombreuses intox ont été publiées sur les réseaux sociaux après la diffusion du numéro spécial du magazine au sujet du glyphosate, la rédaction répond point par point aux principales rumeurs.

Le glyphosate a fait la Une de l’actualité ces derniers jours : retrait du Roundup Pro 360 par la justice, nouvelles révélations sur le plagiat de Monsanto par les autorités sanitaires européennes… Dans ce contexte, notre émission spéciale sur le glyphosate a provoqué de nombreuses réactions : un record d’audience (2,8 millions de téléspectateurs), beaucoup de messages de félicitations, mais aussi de nombreuses intox pour tenter de discréditer notre émission.

Nous nous y attendions, les « Monsanto papers » révèlent d’ailleurs l’existence par le passé d’un programme baptisé « Let nothing go » (« ne rien laisser passer »), mis en place par la firme agrochimique, et destiné à attaquer les enquêtes journalistiques sérieuses à l’aide de trolls actifs sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, la plupart des attaques proviennent de comptes anonymes, mais aussi d’un site internet donnant la parole sans contradicteur à un chercheur controversé, ou encore d’une consoeur, déjà prise en flagrant délit de désinformation sur la question des pesticides, qui a tweeté près de 300 fois en 4 jours pour défendre le glyphosate et s’en prendre à notre émission.

Nous avons choisi de répondre avec précision aux fausses informations qui circulent.

1/La justice américaine n’aurait pas reconnu le Roundup comme cause du cancer de Dewayne Johnson

FAUX. Le 10 août 2018, comme le montre le verdict, le jury du tribunal de San Francisco a dû répondre à 18 questions. La question numéro 3 est sans équivoque : « Le Roundup Pro ou le Ranger Pro a-t-il été une cause majeure dans le préjudice physique causé à M.Johnson ? La réponse est oui ».

Certains commentateurs ont été induits en erreur à cause de leurs problèmes de traduction. En réalité, le terme « Roundup design » ne fait pas référence au « design », au « packaging » du Roundup, mais bien à sa conception.

La condamnation de Monsanto est fondée sur le défaut d’information ET la dangerosité de son produit. Les questions au jury sont d’ailleurs en deux parties : pour pouvoir prouver que Monsanto n’a pas bien informé des dangers de son produit, il faut d’abord prouver que le produit, dangereux, a causé un préjudice au consommateur. C’est ce qu’on appelle le « design defect »

.En clair, Monsanto n’aurait pas pu être condamné si le jury avait répondu que le produit n’avait pas de lien avec le cancer de Monsieur Johnson, comme le confirment aussi les instructions du jury.

2/Le tribunal de San Francisco ne se serait pas prononcé sur l’état de la connaissance scientifique à propos du glyphosate

FAUX. La question numéro 4 du verdict,contredit cette affirmation : « Le Roundup Pro ou le Ranger Pro présentent-ils des risques étant connus ou en mesure de l’être qui étaient généralement acceptés par la communauté scientifique au moment de leur fabrication, distribution ou vente ? »

L’avis rendu par le jury populaire du tribunal de San Francisco sur l’état de la science a une valeur strictement juridique. A noter que cette question sera débattue de nouveau dans les prochains mois, puisque Monsanto a fait appel de sa condamnation.

3/Dewayne Johnson n’aurait jamais aspergé 500 litres de glyphosate par jour et il aurait travaillé sans équipements

FAUX. Dans son interrogatoire, Dewayne Johnson raconte avoir pulvérisé jusqu’à 150 gallons en trois heures.  Autre extrait :

Or 150 gallons correspondent exactement à 567,81 litres.

Il s’agit évidemment de 567 litres de Roundup dilué et non de glyphosate pur. Une métonymie utilisée par la plupart des agriculteurs, mais aussi par la justice américaine dans ses interrogatoires à Dewayne Johnson.

Question : « Quand vous pulvérisiez 150 gallons (567 litres) de Ranger Pro, aviez-vous du Ranger Pro sur votre peau ? »

Dewayne Johnson travaillait avec une combinaison, des gants, un masque et parfois des lunettes, comme le montrent ces photos présentées lors du procès.

Mais il lui est arrivé d’avoir du Roundup en contact direct avec la peau, le produit étant passé sous sa combinaison, comme précisé dans notre reportage

4/L’étude du Dr Kirkland, modifiée par Monsanto, ne prétendrait pas être indépendante

FAUX. Au moins deux éléments incontestables montrent que l’étude du Dr Kirkland est présentée par ses auteurs comme une étude indépendante. 

– Son titre : « Revue du potentiel cancérogène du glyphosate par quatre panels d’experts indépendants ».

– Sa déclaration d’intérêts : « Aucun salarié de Monsanto, ni aucun avocat n’ont revu les manuscrits des panels d’experts avant leur transmission au journal ».C’est cette dernière notice qui est gage de rigueur et d’indépendance, et non le financement des études, qui sont souvent sponsorisées par les industriels.

5/L’étude du Dr Kirkland, modifiée par Monsanto, ne serait pas une référence pour les agences de régulation

FAUX. L’étude modifiée par Monsanto a bien été intégrée au corpus de la littérature scientifique (contrairement à la plupart des études réglementaires, qui sont financées et réalisées par les industriels). Elle a été citée 17 fois d’après le site Scopus qui recense, a minima, les reprises dans la littérature scientifique : c’est beaucoup pour une étude qui date d’il y a moins de trois ans.

L’étude amendée en secret par Monsanto est bel et bien une référence pour les agences sanitaires. Dernier exemple en date, il y a à peine dix jours : le 11 janvier 2019, l’agence réglementaire de santé du Canada (Health Canada) a ré-autorisé le glyphosate.

Dans son dernier rapport d’évaluation disponible en ligne, en page 96, au milieu des références… se trouve la fameuse étude co-écrite par Dr Kirkland, et modifiée par Monsanto.

6/ »Envoyé Spécial » aurait présenté le Pr Séralini comme un lanceur d’alerte et une caution scientifique

FAUX. Comme d’autres chercheurs (Ray Waters, David Kirkland…), le Pr Séralini n’a pas été sollicité comme un expert sur un débat qui divise la science, mais pour son rôle central dans l’affaire des « Monsanto papers ». Il est l’un des noms les plus cités dans les documents déclassifiés par la justice américaine. Ne pas évoquer son histoire dans une enquête sur les « Monsanto papers » aurait été une erreur éditoriale.

Le conflit d’intérêt longtemps méconnu de Wallace Hayes, l’homme qui a décidé de rétracter l’étude Seralini, est une information. Le fait que le chercheur français ait rencontré les avocats de Dewayne Johnson pour se joindre à la class action américaine, est aussi une information d’intérêt public, méritant d’être relayée, indépendamment de ce que l’on peut penser du fond des travaux du chercheur, avec lesquels « Envoyé Spécial » prend ses distances (le commentaire précise bien que son étude de 2012 a été contredite par plusieurs expériences).

Nos confrères des journaux Le Monde et Le Parisien ont de leur côté rédigé des articles bien renseignés sur la stratégie cachée de Monsanto pour décrédibiliser le Pr Seralini.

Quant au terme de « lanceur d’alerte », « Envoyé Spécial » ne l’utilise pas.

7/Envoyé Spécial aurait occulté que le « Pr Séralini est un fraudeur »

FAUX. L’étude de 2012, méthodologiquement contestée, a été contredite par plusieurs expériences (ce que nous précisons dans le reportage). En revanche, il est faux de dire que Gilles-Eric Séralini est un fraudeur. C’est même diffamatoire, d’après un jugement de 2015 ayant opposé le Pr Seralini au journal Marianne.

Détail notable : pour sa défense dans cette affaire de diffamation, le journaliste de Marianne explique qu’il n’est pas l’auteur du propos « fraude », qu’il n’a fait que citer… Henry Miller (ce chercheur de Stanford, dont nous prouvons dans notre reportage, qu’il a écrit un article rédigé à 85% par Monsanto).

Même Wallace Hayes, dont les « Monsanto papers » nous apprennent qu’il avait signé un contrat secret avec Monsanto, reconnaît dans sa lettre de rétractation de 2013 l’absence de fraude.

Aurait-on dû dire de Gilles-Eric Séralini qu’il était un fraudeur ? Non, « Envoyé Spécial » se contente d’être rigoureux et précis, et ne relaie pas de propos reconnus comme diffamatoires par la justice.

8/ »Envoyé Spécial » affirmerait à tort qu’il n’existe pas de seuil limite de glyphosate dans les urines

FAUX. Il existe des seuils autorisés de glyphosate dans l’eau potable ou les aliments mais pas dans les urines, comme l’ont déjà vérifié nos confrères de Checknews.

Certains tentent de comparer les résultats de tests urinaires au seuil autorisé dans l’eau potable (maximum réglementaire de 0,1 microgramme/litre), quand d’autres font le rapprochement avec la dose journalière autorisée (500 microgrammes/jour/kilo), c’est-à-dire la dose maximale que nous pouvons ingérer chaque jour.

« Envoyé Spécial » revendique ne pas avoir fait ces comparaisons qui n’ont aucune validité car elles ne permettent aucune interprétation scientifique.

Nous avons donc décidé d’en rester aux faits incontestables : notre glyphotest montre que toutes les personnes qui y ont participé ont du glyphosate dans les urines, avec des taux allant de 0,19 microgramme/litre à 1,25 microgramme/litre. Si nous avions fait le même test il y a 50 ans, avant l’invention du glyphosate, les taux auraient tous été de zéro. Par ailleurs, l’étude PELAGIE, réalisée par l’Inserm en Bretagne entre 2002 et 2005 sur des femmes enceintes montrait que seules 43% d’entre elles avaient des traces de glyphosate dans les urines, contre 100% de nos participants aujourd’hui.

Notre test a simplement pour but de nous faire réfléchir sur la présence toujours plus importante de ce produit dans nos organismes. Nos résultats sont-ils la preuve qu’il y a un danger pour la santé ou au contraire la preuve qu’il n’y a aucun risque ? Sur cette question, personne n’est en mesure de répondre. Car encore une fois, il n’existe pas de seuil maximal dans les urines et les nombreuses études sur les dangers du glyphosate n’aboutissent pas toutes aux mêmes conclusions.

9/ »Envoyé Spécial » imputerait la responsabilité de l’épidémie rénale du Sri Lanka au glyphosate ?

FAUX. Ce n’est pas « Envoyé Spécial » qui fait le lien entre la maladie des reins et l’herbicide, mais l’Etat srilankais. En 2015, le Sri Lanka a décidé d’appliquer le principe de précaution et d’interdire le glyphosate, suite à la publication d’une étude mettant en cause l’herbicide.

Notre démarche journalistique a simplement été de raconter comment et pourquoi le Sri Lanka est devenu le premier pays à interdire totalement le glyphosate. Puis d’en expliquer les conséquences économiques néfastes qui ont conduit à sa réintroduction en 2018.

10/ »Envoyé Spécial » aurait occulté le fait que le Sri Lanka avait réintroduit le glyphosate en 2018 ?

FAUX. « Envoyé Spécial » a consacré pas moins de la moitié de son sujet au Sri Lanka sur les conséquences économiques de l’interdiction du glyphosate, puis à la réintroduction partielle de l’herbicide en 2018.

11/ »Envoyé Spécial » aurait occulté les études favorables au glyphosate

FAUX. « Envoyé Spécial » ne cite aucune étude épidémiologique, ni celles qui sont favorables au glyphosate, ni celles qui lui sont défavorables.

Interpellée sur le marché de Marly-le-Roi par une citoyenne lui demandant si le glyphosate peut causer le cancer, Elise Lucet répond qu’il est « compliqué de répondre », résumant ainsi l’absence de consensus scientifique : « Toutes les études sont controversées et les avis sont assez différents ».

12/ »Envoyé Spécial » aurait instrumentalisé un enfant dont les malformations congénitales n’ont rien à voir avec Monsanto

FAUX. « Envoyé Spécial » raconte une procédure judiciaire intentée par la famille Grataloup, qui a assigné Monsanto le 30 mai 2018.

Dans cette assignation, plusieurs attestations de médecins évoquent un lien possible entre les malformations de Théo Grataloup et l’herbicide à base de glyphosate.

Un lien contesté par Monsanto, comme précisé dans le reportage, sur lequel la justice française sera amenée à se prononcer. France 2 et « Envoyé Spécial » maintiennent absolument toutes les informations diffusées dans l’émission, que nous vous recommandons vivement de revisionner

Glyphosate#l’EFSA(Autorité Européenne de sécurité des Aliments) trompée à l’insu de son plein gré par Monsanto!!

Il aura fallu 4 ans pour le reconnaître, pendant lesquelles on aura discrédité des scientifiques indépendants .

Un scandale de plus qui montre encore une fois la corruption ou/et l’incompétence criminelle des instances européennes sensées protéger la santé des citoyens européens.

J’ ai des pesticides dans mes urines ! Et toi ? La campagne nationale d’analyses de recherche de glyphosate dans les urines démarre fort à Dijon

Samedi 12 janvier

(source Par M. F. France3 Bourgogne/Publié le 12/01/2019 à 15:46)

Le jour n’est pas encore levé, mais à l’intérieur, ils sont déjà nombreux à se présenter ce samedi 12 janvier 2019 à la MJC des Bourroches à Dijon (Côte-d’Or). Tous venus pour participer à un test de présence dans leurs urines de glyphosate, herbicide classé cancérogène probable par l’Organisation mondiale de la santé.

Philippe Jeanjean vient de faire plus de 30 kilomètres pour faire analyser leurs urines à l’appel du collectif Glyphosate 21. « On est alerté sur tous ces pesticides qui sont dans les champs, explique-t-il. On habite la campagne et on se demande si on a quelque chose. Donc on vient voir si on a quelque chose dans le corps qui ne serait pas très bon pour nous. »

Dépôt de plainte

Les prélèvements se font sous le contrôle d’un huissier. Chacun des soixante participants à l’étude est venu à jeun, son identité est contrôlée. « On a eu un cahier des charges de la part de l’association qui nous demande de vérifier un certain nombre de mentions. Notamment que les gens se présentent en sous-vêtements ou en maillot de bain afin d’éviter que d’autres substances puissent être ajoutées dans les tubes, précise Marine Favre, huissier de justice.

Les résultats des tests et le taux de glyphosate sera connu d’ici un mois. Toutes les analyses déjà réalisées en France sont revenues positives, quel que soit le mode de vie et l’alimentation des participants.

Les prélèvements serviront de base à une étude menée au plan national. Ils permettront aussi à tous ceux qui le souhaitent de déposer plainte contre les fabricants de pesticides et les autorités de santé pour mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et atteinte à l’environnement. 

« L’idée c’est que tous ces dépôts de plainte faits dans toutes les villes – puisqu’il y a plus de 50 actions en cours au niveau national – puissent se retrouver sur un seul et même lieu, au tribunal pôle santé de Paris, avec l’idée de pouvoir ouvrir un procès », détaille Béatrice Dégrange du collectif Glyphosate 21.

En attendant, devant le succès de cette première matinée de prélèvements, le collectif Glyphosate 21 en a déjà prévu une seconde, le 16 mars prochain. 

Glyphosate/Roundup Pro 360 annulation de l’autorisation de mise sur le marché le 15 janvier 2019 !!

Mercredi 16 Janvier 2019  (source : https://www.criigen.org/  )

Annulation de l’AMM(Autorisation de Mise sur le Marché) du Roundup Pro 360 !

Texte de l’arrêté 1704067 du TA de Lyon

 

15 janvier 2019 : Le tribunal administratif de Lyon a aujourd’hui donné raison à l’association CRIIGEN, représentée par Maître Corinne Lepage, du cabinet Huglo Lepage, et également Présidente de Justice Pesticides,  dans le recours déposé le 27 avril 2017 contre l’autorisation par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail) de l’herbicide Roundup Pro 360 à base de glyphosate (Affaire N° 1704067, https://www.justicepesticides.org/juridic_case/criigen-contre-anses-2/).

Par son ordonnance du 15 janvier, la 6ème chambre du TA de Lyon annule la décision du 6 mars 2017 par laquelle le directeur général de l’ANSES a autorisé la mise sur le marché du Roundup Pro 360.

Le tribunal reconnaît en effet que le Roundup est probablement cancérogène et que la décision d’autoriser la mise sur le marché du Roundup Pro 360 ne respecte pas le principe de précaution et représente une erreur manifeste d’appréciation de la part de l’agence. Il estime qu’il n’y a même pas besoin de saisir la Cour de Justice de l’Union Européenne pour estimer le CRIIGEN fondé à demander l’annulation de l’autorisation de mise sur le marché.

Joël Spiroux de Vendômois, Président du CRIIGEN, déclare : « C’est une très belle victoire pour la santé publique et le CRIIGEN. Cette décision représente un vrai désaveu de l’ANSES(Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui devrait n’avoir qu’un seul objectif, la protection de la population ».

Pour les écologistes, et tous les Français, cette nouvelle représente une immense victoire pour la protection de la santé humaine et de l’environnement et pour toutes les associations qui luttent contre l’utilisation de pesticides toxiques mal évalués. Elle constitue également un magnifique encouragement pour toutes les victimes des pesticides qui sont dans des procédures judiciaires suite aux maladies causées par l’utilisation de ces produits, comme Dewayne Johnson (https://www.justicepesticides.org/juridic_case/dewayne-johnson-contre-monsanto/) et des milliers d’autres aux Etats-Unis ou la famille Grataloup en France (https://www.justicepesticides.org/juridic_case/grataloup-contre-monsanto-et-novajardin/).

Pour le CRIIGEN, les arguments du tribunal devraient sans aucun doute s’appliquer à tous les herbicides à base de glyphosate mis sur le marché et l’association prendra les initiatives nécessaires auprès des autorités pour les faire interdire au plus vite et préserver l’environnement et la santé humaine de ces produits dont il dénonce la dangerosité depuis près de 20 ans.

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(source Le Figaro avec AFP Publié le 15/01/2019 )

Le tribunal administratif de Lyon a annulé mardi l’autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360, un produit désherbant contenant du glyphosate commercialisé par Monsanto. Le tribunal a estimé notamment que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait «commis une erreur d’appréciation au regard du principe de précaution» en autorisant ce Roundup le 6 mars 2017.

S’appuyant notamment sur les études du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) sur le glyphosate, les juges ont estimé que le Roundup Pro 360 devait «être considéré comme une substance dont le potentiel cancérogène pour l’être humain est supposé». Le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) avait saisi en mai 2017 la justice pour réclamer le retrait de ce désherbant, utilisé notamment sur les cultures légumières, fruitières et la vigne.

«C’est une décision absolument majeure car elle devrait concerner tous les Roundup, le tribunal considérant que tous les produits contenant du glyphosate sont probablement cancérogènes», s’est félicité l’avocate de la CRIIGEN, Me Corinne Lepage, qui a salué une décision judiciaire «très motivée». L’Anses avait fait valoir devant les juges administratifs que le Roundup Pro 360 avait une composition «strictement identique» au Typhon, herbicide commercialisé par Adama et autorisé en France depuis 1996. Un argument balayé par le tribunal, jugeant que le caractère cancérogène du Typhon n’avait «pas été étudié» dans l’avis de l’autorité sanitaire.

En revanche, l’avis de l’Anses avait admis pour le Typhon, du fait de sa composition associant glyphosate et ammonium quaternaire, à « une toxicité plus importante que le glyphosate lui-même », le classant « toxique pour les organismes aquatiques ». Les juges en ont déduit que le Roundup Pro 360 avait les mêmes effets.
Cette décision intervient alors que le débat fait rage en France et en Europe sur la potentielle dangerosité du glyphosate, principe actif du Roundup de Monsanto, filiale depuis 2018 du géant allemand de la chimie Bayer.

En novembre 2017, l’Union européenne avait renouvelé son homologation du glyphosate pour cinq ans, mais le président Emmanuel Macron s’est engagé à le bannir en France d’ici 2021.
Europe-Écologie-Les Verts a également introduit un recours devant le tribunal administratif en 2018 contre les autorisations de mises sur le marché des produits contenant du glyphosate, en réclamant le réexamen en urgence de la dangerosité de cette substance controversée par l’agence de sécurité sanitaire (Anses).
« Cette décision (du tribunal administratif de Lyon) laisse entrevoir une sortie réelle du glyphosate alors que le gouvernement tergiverse depuis trop longtemps et parle d’une sortie « dans 3 ans » depuis.. bientôt 2 ans », a réagi auprès de l’AFP le porte-parole d’EELV, Julien Bayou.