Préparation Fête des faucheurs 2019 VENDREDI 14 DECEMBRE – 18H30 ASSIER & appel à bénévoles …

Réunion préparation Fête des faucheurs 2019

VENDREDI 14 DECEMBRE – 18H30

ASSIER SALLE INTERGENERATIONNELLE

&

repas partagé pour ceux qui le souhaitent

30727237_1625311897576721_8548484874439310765_nIMG_1127On a besoin de toutes et tous pour pérenniser cette fête qui ne tient que par le bénévolat.

Afin de ne pas trop user nos forces, essayons de répartir nos disponibilités, dédoublons les postes de référents quand c’est faisable etc…

Notre fête est attendue chaque année.

la dernière a été un succès tant au niveau fréquentation que bilan financier mais il  faut rester mobilisés.

Cette année nous étions trop peu au démontage et en plus c’était la même équipe que lors du montage.

D’une manière générale nous sommes trop peu de bénévoles.

Merci à tous

La fête aura lieu du Vendredi 5 avril au dimanche 7 avril inclus, la préparation commencera vers le mardi 2 avril et le démontage le lundi 8 avril

inscrivez-vous dès maintenant auprès de Lisa – Référente bénévoles

lisadel46@gmail.com

IMG_1214

IMG_1244IMG_1195

 

Publicités

la presse invente Les Glyph’ Awards vendre du papier grâce au glyphosate..!!

source info  Générations futures

Contexte.

Où achète-t-on le plus de pesticides ? Et lesquels ? Ces questions nous nous les posons régulièrement et nombreux sont celles et ceux qui nous interpellent sur ce sujet. Alors nous avons décidé d’y répondre. Comment ? En utilisant les données officielles de 2017 existantes issues de la fameuse BNVD (base de données des ventes des distributeurs) qui donnent les quantités des différents produits commerciaux pesticides vendus dans chaque département sous la forme d’une feuille Excel de plus de 700 000 lignes ! De ces données nous avons déduit les quantités de matières actives vendues dans chaque département en moulinant longuement ces informations.

Générations Futures a par ailleurs distingué les substances dangereuses, dites CMR, ou cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction, telles que définies par l’Union européenne. La Loire-Atlantique et la Marne semblent un peu plus épargnées.

 

4e1759be-ec97-11e8-9859-ca5245dca8d1_1.jpg

45d2115a-ec23-11e8-b445-fa100039dd42_1

 

S’appuyant sur une liste de perturbateurs endocriniens établie par l’ONG TEDX, l’organisation a isolé ces substances qui peuvent avoir des effets sur le système hormonal. Dans ce classement, l’Eure-et-Loir, où s’étendent les plaines de la Beauce, rejoint les départements du Nord et du Bassin parisien. « La vigne et l’arboriculture sont des cultures qui consomment beaucoup de produits phyto et où l’on retrouve des perturbateurs endocriniens »

37b873ec-ec97-11e8-9859-ca5245dca8d1_1.jpg

L’Aube est le département français où l’on a le plus vendu de produits phytosanitaires en 2017, avec 3276 tonnes de substances actives, devant la Gironde, la Marne et le Vaucluse. « Dans l’Aube, il y a énormément de grandes cultures. Le vignoble champenois empiète également sur ce département. Il peut y avoir des effets de marge, avec des grosses Scop qui sont dans l’Aube mais qui vendent aussi dans la Marne », explique François Veillerette, directeur de Générations Futures. Selon nos calculs, les ventes dans ce département sont supérieures de 91 % à celles de 2008.

 

 

La Campagne d’analyses de recherche de glyphosate dans les urines défendue par le député Européen et membre de la commission pesticides au parlement européen Éric Andrieu le 24/11/2018 près de Cahors

la jeune secretaire féderale du PS Lotois(Gaeligue Jos)  a invité l’association Campagne Glyphosate 46 afin de rencontrer le député européen PS audois Eric Andrieu Samedi 24 novembre prés de StPierre-Lafeuille au domaine D’Auzole, au nord de Cahors.

Etaient présents dans cette assemblée divers élus PS et Verts.

IMG_9716Eric Andrieu ici entouré d’ Angèle Préville, la sénatrice du Lot et Gaeligue Jos

Eric Andrieu et Gaeligue Jos souhaitaient que nous puissions présenter notre campagne de recherche de glyphosate dans les urines, initiative qu’ils soutiennent.

A la fin de son intervention, nous avons été appelés pour expliquer notre démarche .

A cette occasion, il s’est personnellement engagé à effectuer le test auprès de l’association de l’Aude ou il réside.

Eric Andrieu connaissait cette campagne initiée par L’Ariège et Il a incité les élus présents à soutenir cet élan citoyen.

Il attendra simplement la deuxième semaine de décembre. A cette période  il ne sera plus lié avec la commission européenne sur les pesticides qu’il aura quitté la première semaine de décembre. J_ ai des pesticides




(extrait :Le Monde/ Stéphane Foucart Publié le 05 octobre 2018)

La commission d’enquête sur les pesticides sous pression

Intimidations, soupçons de piratage informatique, invitation à rencontrer secrètement de hauts responsables de l’industrie agrochimique… Depuis qu’il a pris la présidence de la commission d’enquête du Parlement européen sur les procédures d’homologation des pesticides (dite commission « PEST »), créée après les révélations des « Monsanto Papers », l’eurodéputé Eric Andrieu (PS) et son équipe confient n’avoir jamais connu une telle séquence d’événements troublants ou inhabituels. Le projet de rapport de la commission, présenté le 20 septembre, sera discuté jusqu’au 11 octobre et mis au vote le 6 décembre. Il est d’une importance critique pour l’industrie des pesticides, dont les produits pourraient voir leurs conditions d’accès au marché européen durcies.

En juin, quelques semaines après l’installation de la commission et l’élection de M. Andrieu à sa présidence, l’eurodéputé français reçoit une lettre d’EPPA, un cabinet de consultants bruxellois. Celui-ci agit pour le compte du géant de la chimie Bayer, qui vient alors d’acquérir l’agrochimiste américain Monsanto. EPPA propose une rencontre « informelle, c’est-à-dire confidentielle » avec les hauts responsables de Bayer. « C’est la première fois que je recevais une demande de rendez-vous secret, hors agenda, et je n’y ai pas répondu », explique le parlementaire, connu pour être très critique vis-à-vis de l’industrie des pesticides.

Le Narbonnais de naissance a bien évidemment mis en avant son combat contre le glyphosate dans l’hémicycle du Parlement européen. Suite au «Monsanto papers» et au renouvellement controversé de l’autorisation d’utiliser du glyphosate, «nous avons obtenu la mise en place d’une commission d’investigation sur le système d’autorisation des pesticides en Europe. Depuis plus de trente ans, Monsanto, passé Bayer, empoisonne la planète avec son herbicide, plus connu sous le nom de Roundup».




A suivre …

il ne nous a pas dit si son prélèvement sera suivi d’une plainte…

On l’espère !

Amendes requises contre les faucheurs volontaires jugés à Dijon

2018-11-16_15.17.23_5124
Amendes requises                                                                 contre les faucheurs volontaires jugés à Dijon

vendredi 16 novembre 2018 à 19:12 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Des peines d’amende allant de 1000 à 2000 euros ont été requises ce 16 novembre au tribunal de Dijon à l’encontre des militants anti OGM qui avaient détruit en 2016 des parcelles expérimentales de colza. 38 personnes étaient jugées, venues d’un peu partout en France.

Les faucheurs volontaires devront attendre le 17 janvier pour connaître leur sort ©

Le procès de 38 membres du collectif des faucheurs volontaires s’est refermé ce vendredi au tribunal correctionnel de Dijon. Depuis jeudi, ils étaient jugés pour avoir détruit des parcelles expérimentales de colza muté, le 16 novembre 2016 en Côte-d’Or.

« Ils se trompent de débat et de cible »

Maître Anne Geslain, avocate de la coopérative Dijon Céréales, qui menait les tests avec ce colza, et de l’agriculteur propriétaire du terrain, a plaidé que les faucheurs s’étaient trompés à la fois de débat et de cible : « de débat, parce qu’on est dans un tribunal qui doit juger une infraction pénale. Or on tente de dévier nos juges sur un débat scientifique, pour lequel ils ne sont pas compétents. Et ils se trompent de cible parce que depuis deux jours, les faucheurs attaquent les firmes chimiques internationales. Moi je suis la représentante d’agriculteurs côte-d’oriens. Je n’ai rien à faire avec ces firmes ». Maître Geslain réclame un dédommagement de 2000 euros pour l’agriculteur, et 1 euro symbolique par faucheur pour Dijon Céréales. Mais elle demande aussi le paiement des frais d’avocat, soit 15.000 euros.

ci-joint photos plaignants responsables Dijon Céréales et adhérents qui ont fait faire spécialement pour le procès des uniformes « agriculteurs volontaires » (bleu gendarme) qui se confondaient le 1er jour du procès avec les uniformes des forces de l’ordre. Ils faisaient barrage pour éviter que des faucheurs non prévenus puissent assister au procès. Vaines tentatives car les salles d’audience sont conçues pour avoir le moins de place possible exceptées les cour d’assise avec retransmission possible dans une autre salle si nécéssaire. 
2018-11-15_09.06.16_0960
2018-11-15_09.05.14_4806

La défense plaide une relaxe générale

La défense des faucheurs plaide de son côté pour une relaxe générale des prévenus, qui dit-elle, dénoncent un scandale sanitaire sans précédent, celui des OGM et des pesticides. Maître Guillaume Tumerelle affirme que les faucheurs ont détruit des OGM non autorisés : « on est sur un champ d’OGM qui a été planté en toute illégalité, sans faire d’étude d’impact, sans faire d’analyses préalables, sans qu’il y ait même une information des producteurs ». Si, explique-t-il, un champ de pavots ou de cannabis avait été détruit, il n’y aurait jamais eu de poursuites.

La coopérative Dijon Céréales, à qui appartenait le colza détruit, précise pour sa part que la variété de colza en question figure au catalogue européen des semences. Quant à l’arrêt de la Cour européenne de justice qui interdirait ce type de plantation, assimilée à des OGM, elle estime qu’il n’a pas à être appliqué tant qu’il n’est pas transposé dans le droit français. Selon le défenseur des faucheurs, cette directive est au contraire applicable en l’état.

Jugement le 17 janvier

Quoi qu’il en soit, le procureur François Prelot considère que les faits sont caractérisés. Même s’il admet qu’il ne s’agit pas d’un dossier de délinquance classique. « Nous avons assisté à un défilé de prévenus touchants, sympathiques, parfois drôles. Ils ont des convictions, des craintes sans doute légitimes, mais ils n’utilisent pas de bonne méthodes ». Pour le ministère public, ce n’est pas au tribunal de déterminer quel est le périmètre des OGM, il n’en a pas les compétences. Il reproche en outre aux prévenus, persuadés de détenir la vérité, d’utiliser le tribunal comme une caisse de résonance.

Cependant, le procureur estime que dans ce dossier, la déclaration de culpabilité est plus importante que la peine. Il requiert des amendes allant de 1000 à 2000 euros, ainsi que des amendes de 500 euros pour certains de ceux qui ont refusé de se soumettre à des relevés d’empreintes génétiques. Le jugement a été mis en délibéré au 17 janvier 2019.




2018-11-16_16.45.59_5158
Compte-rendu d’Annick et Jean-Luc

Précisions si nous avons tout bien compris :

Proc ,

–  chaque FV : 1000 € d’amendes pour les dégradations de l’essai  soit 37 OOO€ car un des FV n’était convoqué que pour le refus de prise ADN . Sans passé pénal pas autre chose demandé.

– 29 d’entre nous ont refusé la prise d’ADN et/ou les empreintes digitales et photos: le proc laisse  la Cour de se prononcer (nous avons été très bien défendus sur ce point)

– pour les récidivistes : certains ont 1 fois 500€ d’amendes en plus ou 2 fois 500€ et deux FV ont en plus en plus 1000€ et 500€

Total au pénal : 44500€

Au civil, demandé:

15 000€ frais d’avocats

  2000€ préjudices pour le paysan

 Pour Dijon Céréales : 1€ par FV  pour le fauchage : 37€

                  1€ par FV pour vol de bidon (5 sont accusés mais peut être faut-il compter 37 ?)

Total au civil: 17041 ou 17 074€


Source : Laury-Anne Cholez pour Reporterre

Pour ceux qui n’ont pas de passé pénal, le procureur demande une amende de 1000 euros/faucheur pour les dégradations. Ceux déjà condamnés pour des faits similaires, entre 1500 euros et 2000 euros pour dégradations et 500 euros pour refus de prélèvement

« Concernant le vol du bidon. On parle de chose marginale, ce n’est pas l’essentiel du dossier. Je considère que vous n’avez insuffisamment d’élément pour entrer en voix de condamnation. Sauf un faucheur qui reconnaît le déplacement du bidon. Juridiquement c’est un vol d’emprunt. »



Rappel en images des deux jours de procès Le jeudi matin, déambulation festive en charrette tirée par des chevaux pour accompagner en musique les Faucheurs au tribunal de grande instance de Dijon.                      Départ place Wilson à 7h00

2018-11-15_08.03.18_4667
2018-11-15_08.39.44_0944
2018-11-15_08.56.35_4765
2018-11-15_09.00.19_4785
stands/cafette/expo photo du journal « il était une faux » qui retrace l’histoire du mouvement et qui sera réédité sous sa forme initiale de journal papier actualisé…
2018-11-15_15.06.29_4831

2018-11-15_15.05.45_4828
Du chant avec une chorale des faucheurs
2018-11-15_14.07.17_4813
et la musique avec le groupe engagé & détonnant déjà présents lors du procès d’avril « LES BURES HALEURS »

2018-11-15_16.57.27_4900.jpg
2018-11-15_16.56.25_4887
Photos : Yome




La justice rendra sa décision le 17 janvier prochain au sujet de 38 militants anti-OGM dont le procès s’est achevé ce vendredi 16 novembre 2018 à Dijon après la destruction en 2016 de plants de colza, a-t-on appris de sources concordantes.

Le tribunal correctionnel, qui avait renvoyé une première fois ce procès en avril en raison d’un mouvement de grève des avocats, examinait depuis jeudi ces fait remontant à novembre 2016 près de Dijon: la destruction d’une parcelle de Colza du groupe agricole Dijon Céréales.

Pour les militants anti-OGM, le colza « Clearfield » en question, créé par le géant allemand de l’agrochimie BASF et obtenu par mutagenèse, une technique qui consiste à modifier les propres gènes d’une plante, constituait bien un OGM au sens de la législation européenne.

Or la directive européenne applicable aux OGM prévoit des règles strictes d’autorisation, de traçabilité, d’étiquetage et de surveillance. Les prévenus estiment ainsi avoir « détruit un bien qui n’aurait jamais dû exister, qui est illégal« , selon leur avocat Me Guillaume Tumerelle, qui a invoqué devant les magistrats une décision rendue en juillet par la Cour de justice de l’UE (CJUE).

Dans un arrêt qui était très attendu par les associations environnementales, la juridiction européenne avait alors considéré que « les 

organismes obtenus par mutagenèse sont des OGM au sens de la directive sur les OGM », à laquelle ils doivent donc être soumis. La CJUE avait toutefois souligné une exception: la directive ne s’appliquerait pas aux organismes obtenus par les techniques « qui ont été 

traditionnellement utilisées pour diverses applications et dont la sécurité est avérée depuis longtemps ».

C’est dans ce cas de figure que souhaite s’inscrire Dijon Céréales, qui maintient que ses plants n’étaient pas soumis à la réglementation applicable aux OGM. Les militants anti-OGM ont commis une « infraction pénale » en s’ »introduisant sur une parcelle privée » pour y détruire les plants de Colza, a ajouté Me Anne Geslain, l’avocate du groupe agricole. La coopérative a également fait valoir que ces variétés ont été créées « pour répondre aux problématiques des agriculteurs et notamment le développement de mauvaises herbes » en utilisant moins de produits chimiques.   (Source AFP)

Les faucheurs volontaires Luxembourg mardi 20 Novembre 2018

IMG_2810Une audience se tenait ce 20 novembre devant la CJUE (Cour Européenne de justice de l’Union Européenne) au Luxembourg pour juger de la conformité du règlement de 2009 sur l’homologation des pesticides et les méthodes d’évaluation de leur dangerosité avec, notamment, le principe de précaution.

Nous étions une quarantaine de faucheurs volontaires à avoir fait le déplacement en bus pour être présents devant la CJUE du Luxembourg ce mardi 20 novembre.

Il y avait une dizaine de prévenus présents à l’intérieur.

Quelques uns ont été refoulés malgré leurs convocations par des vigiles et policiers un peu trop zélés.

IMG_2812IMG_2827

Il a fallu insister en leur proposant une exposition photo non souhaitée… IMG_2815.jpg

sur les vitres de leur sas d’entrée pour qu’enfin un responsable de la sécurité arrive et les fasse rentrer.

IMG_2816IMG_2818






Sur les bancs, tous les États membres –dont neuf ont envoyé un rapport–, la Commission et le Parlement européen côtoieront les avocats des Faucheurs volontaires, également parties au procès. Chacun aura 15 minutes pour s’exprimer.

«Sans entrer dans les détails, puisque je n’y suis pas autorisé, on peut dire que les États se disent tous satisfaits de la réglementation et ne souhaitent pas la voir évoluer», résume, ironique, Guillaume Tumerelle.(avocat des faucheurs volontaires)

L’avocat, lui, critique vertement ce règlement de 2009 qui se contente d’imposer au fabricant des études scientifiques sur la seule substance active déclarée comme telle par le fabricant, sans envisager ni les co-formulants ou les adjuvants, ni l’effet cocktail entre tous les composés du pesticide.

«La réglementation est en décalage complet avec la réalité, ce qui explique la différence de position entre l’EFSA [Autorité européenne de sécurité des aliments] et le CIRC [Centre international de recherche sur le cancer] sur la cancérogénicité du glyphosate, le premier ne s’étant penché que sur le glyphosate, et le second sur la littérature qui concernait le produit fini.»

Ce faisant, c’est le principe de précaution qui aurait été méconnu, estime le juriste. Si la CJUE adoptait ce raisonnement, c’est l’invalidation des homologations des substances actives et, par ricochet, celle des autorisations de mise sur le marché (AMM) de tous les pesticides, qui seraient au bout du chemin. Avec la possibilité que le tribunal fasse tomber le règlement de 2009 sur le champ, ou qu’il préconise des aménagements le temps que la Commission propose une nouvelle réglementation.
«Nous espérons que sera ensuite adoptée une réglementation qui prenne en compte l’intégralité des effets des substances», explique Guillaume Tumerelle

Marine Jobert / Journal de l’environnement




En tenant des photos en noir et blanc de victimes de pesticides, un cortège de faucheurs volontaires d’OGM s’est dirigé vers la vieille ville pour dénoncer les ravages causés par ces produits au premier rang desquels se trouve le glyphosate.

IMG_2838

IMG_2842IMG_2845IMG_2846.jpg

Enfants nés avec des malformations, cultures transgéniques ou encore gros plan sur une tumeur, les clichés du photographe argentin Pablo Piavano au noir et blanc exacerbé, heurtent le regard et questionnent. « Les gens sur ces photos n’ont plus longtemps à vivre »,  « Et, comme eux, nous sommes impactés. » « Ce n’est pas seulement le glyphosate qui est visé aujourd’hui. C’est l’effet cocktail qui est dangereux » « Une grande victoire »

IMG_2887

Ici le tram est gratuit…

IMG_2890

IMG_2896IMG_2894

IMG_2903IMG_6490IMG_6505IMG_2914IMG_6511

Un peu d’info dans une belle enseigne de la mal-bouffe !

IMG_2868IMG_2871




Capture d’écran 2018-11-21 à 22.00.13.png


Lors de l’audience la France était le seul Etat présent

Nous avons  le sentiment que les Faucheurs volontaires se sont battus « seuls contre tous ». Aux côtés du Conseil, de la Commission et du Parlement européens, l’Etat français était le seul État membre présent.

 La méthode d’évaluation n’a pas été remise en question. La commission européenne a même été dithyrambique dessus. Il nous faudra encore patienter jusqu’au 14 février pour connaître les conclusions de l’avocat général. Puis la cour de justice statuera, mais nous n’aurons pas les résultats avant juin ou juillet .

communiqué de presse à suivre …

En procès à Dijon, les faucheurs d’OGM « lanceurs d’alerte » 16 novembre 2018

IMG_2708

 Source/ Laury-Anne Cholez (Reporterre) 16 novembre 2018

Il fait encore nuit sur la place Wilson à Dijon, où se tenait en 2016 l’assemblée de Nuit debout. Une bonne centaine de personnes bravent le crachin automnal pour accompagner le cortège des « faucheurs d’OGM » jusqu’au tribunal de grande instance, où ils doivent être jugés pour avoir « neutralisé » des parcelles de colza mutagène. Une petite dizaine de prévenus sont juchés sur une charrette, tirée par deux chevaux francs-comtois. Certains sont enfermés à l’intérieur d’une cage, prison symbolique d’une action de désobéissance civile.IMG_2710.JPG

En procès à Dijon, les faucheurs d’OGM se disent « lanceurs d’alerte »

arton16048-4ac49

Une quarantaine de personnes sont jugées à Dijon pour avoir fauché des parcelles de colza transgenèse, désormais reconnu comme OGM. Les accusés entendent profiter de ce procès pour alerter sur les conséquences sur la santé humaine et l’environnement des OGM et des pesticides qui leur sont liés.

  • Dijon (Côte-d’Or), reportage

Ce jeudi 15 novembre, 38 personnes sont inculpées de dégradation de biens d’autrui par Dijon Céréales, la coopérative agricole responsable de ces plants de colza expérimental qui ont été fauchés. Pour les militants, il s’agit d’OGM cachés. Mais pour la coopérative, « ces faucheurs saccagent le travail expérimental mené par des techniciens dont l’objectif est de faire cohabiter population, environnement et qualité des produits agricoles ». Elle requiert un dédommagement d’un euro symbolique par faucheur et 15.000 pour les frais d’avocats.faucheurs-charette_v_1

Dans la salle d’audience, les 38 accusés, des hommes et des femmes de tous âges — avec une prédominance de cheveux argentés —, de toute profession — même si de nombreux d’agriculteurs — doivent décliner leur identité et leurs revenus, souvent très modestes. La plupart ne dépassent pas les 1.000 euros par mois. Ils viennent de toute la France et certains ont déjà été condamnés pour des faits similaires. Car si l’histoire des faucheurs d’OGM remonte aux années 1990, c’est la première fois qu’un procès d’une telle ampleur est organisé. En novembre 2016, 67 personnes avaient fauché ces plants de colza à 3 heures du matin, par une température de 6 °C. Maître Jérôme Bouquet Elkaïm, l’un des avocats des accusés, a donc demandé la comparution volontaire de l’ensemble des 67 militants. « Nous ne sommes pas dans le cas d’un attroupement où les forces de police auraient identifié certaines personnes au hasard. Il s’agit d’une action collective revendiquée dont les noms ont été remis aux autorités. Si vous ne retenez que la moitié des auteurs de ces infractions, cela veut dire que leurs auteurs n’ont qu’une chance sur deux d’être sanctionnés. Une disparité difficile à expliquer. » Mais la présidente du tribunal, Hélène Collier, n’a pas retenu cette demande. Peut-être était-elle effrayée à l’idée d’auditionner un si grand nombre de militants particulièrement volontaires ?

« Cela fait 40 ans que je suis en Bourgogne, y’a plus de papillons, plus d’oiseaux, c’est une horreur »

Car ils sont bavards à la barre et profitent de cette tribune pour détailler les raisons de leur engagement. Très fiers d’avoir à comparaître, ils assument ces dégradations réalisées par conviction politique. L’un d’entre eux tient toutefois à préciser qu’il récuse le terme de « dégradation », lui préférant celui de « neutralisation d’une pollution potentielle ». Certains sont également déçus de ne pas être poursuivis de refus de fichage des empreintes ADN, l’autre chef d’accusation de cette affaire. Ils se définissent comme des « lanceurs d’alerte », œuvrant pour « le bien commun ». Dans leurs témoignages, il est question de la lutte contre la brevetabilité du vivant, des pesticides qui détruisent l’environnement et la santé, de la science désormais inféodée aux lobbies et aux pressions politiques. Certains travaillent dans le médical et dressent un constat accablant de la hausse des maladies liées aux pesticides. D’autres parlent également du danger de la dissémination des graines d’OGM dans les champs d’agriculture biologique. « Dans ce cas, qui détruit le bien d’autrui ? Nous, les faucheurs volontaires, ou alors les agriculteurs productivistes, qui eux ne sont jamais poursuivis ? » s’interroge un paysan breton, dont l’eau irriguant son verger bio est aujourd’hui pleine de pesticides. Une faucheuse poursuit : « Quand nous étions dans les locaux de Dijon Céréales après le fauchage, j’ai ressenti beaucoup de mépris de la part des salariés, qui nous prenaient pour des doux rêveurs. Mais j’aimerais bien savoir ce qu’ils diront à leurs enfants plus tard ? Que la santé de leurs concitoyens leur importait peu ? »chorale-faucheurs

La coopérative Dijon Céréales était bien entendue présente à l’audience et a prévu un étonnant comité d’accueil devant le tribunal. Une vingtaine d’hommes vêtus de gilets bleu marine avec un logo « agriculteurs volontaires » forment un barrage à l’entrée. Leurs visages sont fermés, bien rasés, leurs chemises repassées, leurs mains élégantes. Et leur parole rare. Deux attachées de presse m’orientent avec insistance vers un certain Antoine Carré, qui tentent de définir ce mouvement. « On est là pour montrer qu’on est solidaires envers l’agriculteur dont les parcelles ont été vandalisées. Nous, on respecte la loi, on aimerait que les faucheurs en fassent autant. » Ni une association ni un syndicat, « agriculteurs volontaires » est une initiative mise en place uniquement pour ce procès, face aux faucheurs qui ont « une bonne capacité à médiatiser et faire croire des choses ».

agriculteurs_volontaires_v_1IMG_2718.JPG

Impossible en revanche d’avoir leur avis sur l’utilisation des OGM chez Dijon Céréales. « Le procès concerne une intrusion dans propriété privée. Les OGM, c’est un autre débat, on ne va pas entrer dans le sujet aujourd’hui. »

Devant le tribunal, la foule des faucheurs et de leurs soutiens leur lance des quolibets, les traite de pollueurs, d’arriérés, de ravageurs de planète. « Ce sont des salariés de Dijon Céréales. Ce sont nos opposants », justifie l’un d’entre eux. À côté de lui, un homme qui se présente comme biologiste s’insurge : « Cela fait 40 ans que je suis en Bourgogne, il n’y a plus de papillons, plus d’oiseaux, c’est une horreur. C’est criminel, ce qu’ils font. » La tension est palpable et le dialogue impossible.

« Pendant des années, on a éduqué les agriculteurs avec de la chimie et des intrants. Donc, forcément, ils ne savent pas faire autrement. C’est compliqué de changer de système. Même si les nouvelles méthodes existent. Mais c’est plus facile de pulvériser plutôt que de surveiller ses cultures », regrette Mireille Lambertin, faucheuse du Vaucluse, médecin généraliste et fille de paysan.

Aujourd’hui, les grandes firmes comme Monsanto ou BASF ne se portent plus partie civile

C’est la seconde fois que ce procès est reporté et cette nouvelle date tombe à pic pour les militants. En juillet dernier, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a décidé que les organismes modifiés par les nouvelles techniques de mutagenèse sont bien des OGM et doivent se conformer à la directive 2001/18. Seules restent exclues « les techniques/méthodes de mutagenèse qui ont été traditionnellement utilisées pour diverses applications et dont la sécurité est avérée depuis longtemps ». Une décision déplorée par l’union française des semenciers qui dénonce « coup d’arrêt à la recherche végétale en Europe ».

  • Malgré cette décision européenne, le Conseil d’État français traîne les pieds et n’a toujours pas déclaré le moindre moratoire au sujet du colza et du tournesol transgenèse (les deux espèces les plus cultivées en France). Mais cela pourrait quand même peser en faveur des faucheurs. « Parmi tous les procès, il y a souvent des condamnations avec sursis. Ce qui montre l’hésitation des juges à ce sujet », assure l’un de leurs avocats, maître Guillaume Tumerelle. De même qu’aujourd’hui, les grandes firmes comme Monsanto ou BASF (qui produit le colza incriminé) ne se portent plus partie civile. « On continue à faucher, mais les entreprises ne portent plus plainte. Elles veulent éviter la médiatisation », explique Gabriel Vaudray, faucheur et maraîcher bio à Brétigny.quelques_temoins_des_faucheurs
    Quelques-uns des témoins des « faucheurs ».

Afin de donner plus de poids aux arguments des accusés, huit témoins ont comparu à la barre. Des spécialistes, des chercheurs et scientifiques dans les domaines des biotechnologies et des sciences du vivant. Beaucoup ont un CV long comme le bras et sont unanimes : le principe de précaution concernant ces OGM n’est pas respecté. L’absence de débat démocratique et de transparence concernant ces questions les désole, comme l’illustre en toute fin de journée l’intervention de Frédéric Jacquemart, docteur en biologie, créateur du Giet (le Groupe international d’études transdisciplinaires), membre de la Frapna Ardèche, copilote de la mission Biotechnologies de France Nature Environnement et membre du Haut Conseil sur les biotechnologies. « Peut-on accepter que des gens puissent d’une manière inconséquente jouer avec toute la biodiversité qui nous permet d’exister ? Ma réponse est non et nous devons tout faire pour l’en empêcher. »

Les Faucheurs à Luxembourg le 20 novembre

B9712616133Z.1_20170717084038_000+GEG9F0F90.1-0Justice – Glyphosate

Il leur aura fallu un peu plus d’un an de patience mais c’est enfin arrivé. Le 20 novembre, la cour de justice de l’union européenne se réunira pour répondre à la question posée par les Faucheurs volontaires lors de leur procès à Foix en août 2017 pour avoir rendu impropres à la vente des bidons contenant du glyphosate.

Le tribunal correctionnel avait, en effet, accédé à la requête de la défense et décidé de saisir la cour de justice pour lui poser des questions préjudicielles autour du respect, ou non, du principe de précaution pour l’évaluation et d’autorisation de mise sur le marché des herbicides contenant du glyphosate. 

Le jour de l’audience, les Faucheurs volontaires ariégeois appellent à des «marches silencieuses» vers toutes les préfectures de France, à partir de 9 h 30.

A partir de 8 h 30, à Luxembourg, la même opération entre la place Guillaume II et le siège de la cour de justice européenne.

Un défilé silencieux avec les photos de victimes du glyphosate en Argentine aura lieu en même temps dans la ville

.images-1
Pour s’y rendre, les Faucheuses et Faucheurs volontaires organisent un bus qui partira de Toulouse le 19 novembre dans l’après-midi pour revenir le 21 novembre en matinée. Pour renseignements et inscriptions s’adresser à alexisganter@riseup.net            ou au 06 47 32 49 21.

Il est également possible d’aider financièrement en envoyant un chèque à l’ordre de « Fonds d’actions FV 09 » en précisant « Soutien bus Luxembourg » au dos du chèque et à adresser à Sutra Jean-Charles 14 rue Porte en Rivière 09600 Laroque d’Olmes.

 

infogm-article-6657.jpg

Les pesticides tuent. Les décideurs doivent les interdire. Montrons leur que nous les observons attentivement en ce jour important qui pourrait remettre en cause le fonctionnement de cette agriculture industrielle !

Les pesticides, on n’en peut plus, on n’en veut plus !

cjue_bc

5 lotois au Procès de Dijon les 15 et 16 novembre dont 2 Faucheurs Volontaires d ‘OGM !…

Procès en 1ère instance suite au fauchage de 3 essais de Colza- Dijon (21)

Pourquoi des faucheurs volontaires sont-ils convoqués par la justice ?

Les faucheurs volontaires sont des militants qui se sont engagés à détruire les parcelles d’essai transgéniques et de cultures d’OGM (organisme génétiquement modifié) en plein champ.
Jeudi 15 et vendredi 16 novembre 2018, ils seront une quarantaine à comparaître devant le TGI (tribunal de grande instance) de Dijon.

On reproche à ces militants d’avoir :

« neutralisé » deux plateformes d’essai de colza de Variétés Rendues Tolérantes à des Herbicides (VrTH) issues de mutagenèse1 de l’entreprise Dijon-Céréales le 28 novembre 2016

Vrth reconnus comme OGM suite à l’arrêt du 25 juillet 2018 de la Cour de Justice de l’union Européenne(CJUE) suite à un long combat judiciaire mené par les Faucheurs Volontaires d’OGM

Dossier de presse Dijon version octobre 2018 4 (glissé(e)s)

Décision saluée hypocritement par nos gouvernants qui n’ont toujours pas effectués de procédures de vérification de l’application de cet arrêt de la CJUE.

pour rappel /

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/longvic-faucheurs-volontaires-ont-detruit-parcelles-colza-1142399.html

Le programme :
Programme_procès_FV-11-2018Programme_procès2_FV-11-2018

Sortie du glyphosate : le gouvernement liste les obstacles à surmonter 08/11/2018


tVOXE.jpg(source LCP)

Va-t-on pouvoir se passer des 8800 tonnes de glyphosate consommées chaque année en France ? C’est en tout cas l’objectif promis par l’exécutif. Les ministres François de Rugy et Didier Guillaume ont réaffirmé leur détermination devant les députés jeudi… en pointant toutefois plusieurs difficultés.

Les nouveaux ministres de l’Écologie et de l’Agriculture ont tiré les leçons de l’ancien tandem Travert-Hulot. « Il n’y aura pas d’opposition entre Didier Guillaume et moi, entre l’agriculture et l’écologie », assure François de Rugy aux députés jeudi. Auditionnés par la mission d’information sur la sortie du glyphosate, les deux ministres ont détaillé main dans la main leur plan pour en finir d’ici à 2021 avec cette molécule dans nos sols – et nos assiettes.

Cette transition représente un vrai défi pour l’agriculture française. En effet, comme le rappelle François de Rugy, l’herbicide du géant Monsanto représente environ un tiers de la consommation totale de pesticide en France en 2017 :

Dans le monde, 800 000 tonnes de glyphosate sont utilisées et 8 800 tonnes sont vendues en France.François de Rugy, le 8 novembre 2018

Si le glyphosate rencontre autant de succès dans le monde de l’agriculture conventionnelle, c’est aussi pour son prix bon marché. En sortir demandera donc des investissements qui auront, in fine, des répercussions sur les prix à la consommation. :

Il faut avoir un langage de vérité avec les producteurs mais aussi les consommateurs. Il faut assumer politiquement (…) que les prix augmentent.François de Rugy, 8 novembre 2018

La SNCF, premier consommateur Outre l’agriculture, le transport ferroviaire est également très dépendant de l’utilisation du glyphosate. La SNCF serait même le premier utilisateur en France. À raison de 30 tonnes par an, la compagnie l’utilise pour désherber ses voies ferrées. « Le président Guillaume Pépy m’a dit ‘ça va être difficile pour nous de trouver des alternatives », relaie François de Rugy.

Proposer des alternatives : A l’occasion de leur audition, les ministres ont rappelé la volonté du gouvernement à sortir d’ici à trois ans le glyphosate en ce qui concerne les usages principaux, sous cinq ans pour la totalité des usages. Et cela en trois ans. Cela signifie que le gouvernement pourra porter de nouvelles conditions d’utilisation du glyphosate pour les principaux usages uniquement jusqu’au 31 décembre 2020.

Le gouvernement a également pour mission de proposer des alternatives à ce produit. Cette sortie du glyphosate s’inscrit dans une politique plus large de réduction de l’utilisation de produits chimiques dans l’industrie agricole. Il est ainsi prévu une augmentation de la taxation différenciée par la dangerosité du produit.



Historique des pratiques depuis 50 ans

Après la seconde guerre mondiale, les entreprises qui fabriquaient des armes chimiques se sont reconverties dans l’agro-industrie (ce sont les mêmes molécules utilisées au-jourd’hui dans certains pesticides ainsi que dans le gaz sarin, l’agent orange …)
Nous avons au fil des années, laissé aux mains de ces firmes les rênes de notre agriculture mondiale.

 Agriculture chimique, le Bilan 50 ans plus tard                                                                   

2018, le constat est affligeant et la situation est critique. La microbiologie des sols est devenue quasi nulle, les sols n’absorbent plus l’eau et les inondations sont de plus en plus fréquentes ; La population d’insectes pollinisateurs, gage de biodiversité, est en déclin. Les fruits et légumes issus de cette agriculture ont une qualité nutritionnelle et gustative nettement moins élevée qu’à l’époque de nos grands-parents ; Les cancers et maladies dégénératives deviennent de plus en plus courants…Aujourd’hui nous assistons à une collusion entre les fabricants de pesticides et les fabricants de médicaments (Monsanto, Bayer).

Le glyphosate                                                                                                                                                                             Le glyphosate est l’un des composants actifs du Roundup entre autres, il agit comme inhibiteur d’une enzyme spécifique chez les plantes. Suite à son renouvellement fin 2017, le glyphosate fait parler de lui. Mais SEULEMENT de lui… petite dissection d’un bidon de pesticide :

  • 30 % à 40 % de glyphosate

  • 20 %à 30 % de co-formulants, « puis de l’eau » !!!!

Mais                                                                                                                                                          Le règlement européen laisse le soin de définir la substance active d’un produit au seul fabricant lui même ! Sans contre-expertise, les résultats des analyses des fabricants ne sont pas dévoilés en raison de ‘’secret industriel’’. Ces co-formulants confidentiels sont déclarés inertes par le fabricant et ne sont pas analysés toxicologiquement, ni seuls, ni avec ladite substance active.

On pisse tous du glyphosate. Une centaine de citoyen-ne-s à travers la France a pratiqué des analyses d’urines pour rechercher des traces de glyphosate, principal marqueur de notre ingestion quotidienne de pesticides. Le glyphosate est une molécule de synthèse créée par l’homme et impossible à trouver naturellement dans l’environnement. 100 % des analyses ont été positives, preuve de la présence des pesticides dans notre organisme.

La fin du glyphosate pour le gouvernement : « sous cinq ans pour la totalité des usages » !!

La fin du glyphosate pour le gouvernement :

la valse des paroles et des promesses        

« sous cinq ans pour la totalité des usages » !!20171121191751.jpg

Citoyens responsables ne lâchons rien

———————————————————————————————————————

La dépêche du midi Publié le 08/11/2018 à 18:21,

Du nouveau sur le plan de sortie du glyphosate en France

Une sortie du glyphosate sous les 5 ans RelaxNews / hedgehog94 / IStock.com

François de Rugy, ministre d’Etat à la transition écologique, et Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, se sont exprimés concernant le plan de sortie du glyphosate, considéré comme potentiel cancérigène par l’OMS depuis 2015.

Pour rappel le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé au monde. Il s’agit pourtant d’un désherbant très mauvais pour la faune et la flore. Il est considéré comme potentiel cancérigène par l’OMS depuis 2015.

En Novembre 2017, alors que chaque pays européen devait se prononcer sur le renouvellement de l’utilisation de glyphosate, la France avait voté par la négative.

A l’occasion de leur audition, les ministres ont rappelé la volonté du gouvernement à sortir d’ici à trois ans le glyphosate en ce qui concerne les usages principaux, sous cinq ans pour la totalité des usages. et cela en trois ans. Cela signifie que le gouvernement pourra porter de nouvelles conditions d’utilisation du glyphosate pour les principaux usages uniquement jusqu’au 31 décembre 2020.

Le gouvernement a également pour mission de proposer des alternatives à ce produit.

Cette sortie du glyphosate s’inscrit dans une politique plus large de réduction de l’utilisation de produits chimiques dans l’industrie agricole. Il est ainsi prévu une augmentation de la taxation différenciée par la dangerosité du produit.

———————————————————————————————————————————————————————————————————————-

IMG_5515-777x437Glyphosate : 60 plaintes déposées

au tribunal de Foix le 15/10/2018

Les militants anti-glyphosate réunis devant le tribunal au moment de déposer 60 nouvelles plaintes./ Photo DDM

Cette nouvelle série de plaintes intervient après la campagne de sensibilisation lancée par l’association Campagne glyphosate.

Ces plaintes sont déposées pour « mise en danger de la vie d’autrui », « tromperie aggravée » et « atteinte à l’environnement » et sont visés « les fabricants de pesticides contenant du glyphosate et tous ceux qui ont autorisé leur mise sur le marché ». C’est le parquet du pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Paris qui centralise toutes les plaintes.

« Les résultats sont toujours aussi inquiétants : la moyenne des taux de glyphosate dans les urines des plaignants est environ quinze fois supérieure au taux maximum autorisé dans l’eau potable » indique l’association.

Les députés insoumis veulent participer

L’association vise l’objectif de 1500 analyses réalisées sur l’ensemble du territoire.

Les militants anti-glyphosate ont précisé que 25 groupes locaux étaient en cours de constitution un peu partout en France : Rhône, Bretagne, Paris, Occitanie, Alsace…

A noter qu’ils devraient bénéficier de nouveaux soutiens. Michel Larive et Bénédicte Taurine, députés La France insoumise de l’Ariège, ont fait savoir qu’ils participeraient à cette campagne d’analyses réalisée sous contrôle d’huissier.

La cour européenne se penche sur le sujet

Le 20 novembre prochain, la cour de justice de l’Union européenne va se pencher sur les méthodes d’évaluation ainsi que les autorisations de mise sur le marché de ces pesticides à la demande du tribunal de grande instance de Foix.

En attendant la décision de l’instance européenne, le procès des faucheurs pour «destruction de bien d’autrui en réunion», quand ils avaient rendu impropres à la vente des bidons de glyphosate en les maculant de peinture, reste en suspens.

20180607173528771-0