Revue de presse : 95 plaintes déposées au Tribunal de Cahors ce lundi 13 juillet 2020 et droit de réponse à Mr Canal/Président de la chambre d’agriculture du Lot

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Ce dépôt de plainte est un succès avec la participation devant et dans le jardin du tribunal d’une cinquantaine de soutiens et de plaignants : les « Pisseurs Involontaires de Glyphosate« .

Merci au Président du tribunal, que nous avions contacté, qui nous a autorisé à picniquer dans le jardin ombragé du tribunal.

A 13h30 le Référent de la Campagne Glyphosate lotoise accompagné d’une plaignante est entré dans le tribunal pour déposer 95 plaintes lotoises.

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A 16h  Sortie du tribunal avec le double des 95 plaintes tamponnées.

Lien reportage RuraleTV

Rassemblement le 13 juillet 2020devant le Tribunal Judiciaire de Cahors pour le 1er dépôt de plaintes https://www.youtube.com/watch?v=gVHxdkpyU6c&feature=youtu.be





La Dépêche 13 juillet 2020

“Campagne Glyphosate” dépose plainte

Les anti-glyphosate du Lot ont déposé plainte ce lundi midi au tribunal de Cahors pour “mise en danger de la vie d’autrui” et “atteinte à l’environnement”, après leurs analyses d’urine. Ils espèrent l’ouverture d’un procès.

Trop c’est trop. Pour les “pisseurs volontaires” du Lot, la coupe est pleine. Rassemblés ce lundi midi devant le Palais de justice de Cahors, les membres et militants du mouvement des “Faucheurs volontaires”, de “Campagne glyphosate 46” et de “Nous voulons des coquelicots”, ont une nouvelle fois dit leur ras-le-bol des produits phytosanitaires dont le controversé Glyphosate.

“On veut montrer qu’on est tous empoisonnés, même pendant le confinement, les distances d’épandage ont été réduites avec les habitations”, signale Philippe Coulloud, le référent de l’association “Campagne glyphosate 46”. Il a dans les mains un volumineux dossier contenant 95 plaintes, individuelles et collectives, d’habitants du Lot, qu’il s’apprête à déposer au tribunal. Des plaintes pour “mise en danger de la vie d’autrui”, “tromperie aggravée” et “atteinte à l’environnement”, qui sont adressées aux responsables des fabricants de pesticides, aux présidents et membres de la Commission européenne et à ceux de l’Anses (Agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail).

Depuis octobre 2019, près d’une centaine de ces “pisseurs volontaires” ont fait analyser leurs urines dans plusieurs villes du département, Cahors, Figeac, Montvalent et Gourdon. “Le seuil maximal de glyphosate par millilitre est fixé à 0,1 nanogramme, nous sommes tous bien au-dessus de ce taux”, se désole Philippe Coulloud.

De 0,26 à 3,14 ng/ml

Thomas, un habitant de Gigouzac affiche sur son tee-shirt l’un des taux les plus élevés de cette campagne d’analyse : 3,14 ng/ml, soit plus de trente fois le seuil autorisé. Il vit dans une petite ferme bordée de prairies et de foins non traités, “le critère d’achat principal”. Thomas mange bio et boit beaucoup d’eau : “Je suis un traitement qui fait que je consomme énormément d’eau, 3 litres par jour, je pense que c’est ce qui explique mon taux élevé, la pollution de l’eau potable”.

Aujourd’hui, le Lotois est plus en colère qu’inquiet. “Je veux que les fabricants de glyphosate fassent le nécessaire pour que je n’ai plus de pesticides dans mon organisme”. À l’inverse, Yvonne fait partie de ceux qui ont l’un des taux le plus bas : 0,26 ng/ml. Elle coche toutes les cases : elle ne boit pas, ne fume pas et mange bio. Mais selon elle, ses résultats d’analyse sont biaisés car elle a bu beaucoup d’eau avant le test. “Sinon j’aurais sûrement un taux plus élevé. Une de mes amies est autosuffisante depuis 40 ans, et affiche quand même 0,53 ng/ml dans le sang”, s’étonne-t-elle.

La moyenne la plus élevée vient de Gourdon avec un taux médian de 2,14 ng/ml. Derrière, Figeac affiche 1,18 ng/ml et Cahors 0,84 ng/ml. C’est bas, “mais toujours trop” pour les militants.

De la mise en scène”

Pour Christophe Canal, le président de la Chambre d’agriculture 46, cette action n’est qu’une “mise en scène” : “Ces analyses n’ont aucune fiabilité, l’adjuvant retrouvé peut-être aussi celui d’un shampooing, Des agriculteurs ont fait des tests partout en France par des laboratoires habilités et on ne retrouve rien, c‘est du spectacle, on incrimine encore l’agriculture. C’est malhonnête de vouloir faire peur aux gens avec des analyses biaisées”.

Manon Adoue La Dépêche




La presse lotoise a relayée l’information et la réaction du Président de la chambre d’agriculture du Lot (Christophe Canal) qui est diffamatoire.

Christophe Canal est par ailleurs vice-president de la FDSA et producteur de grandes cultures (céréales et oléagineux) .

Il parle de « mise en scène » , « d’analyses non fiables » , « de shampoing » dans les urines ??  et plus grave d’une campagne « malhonnête ».

l’objectif de Mr canal est de dénigrer notre campagne avec des affirmations délirantes et non pas de soulever de véritables questionnements pour améliorer notre démarche. Le labo utilisé par la campagne est reconnu mondialement, quant aux analyses des agriculteurs faites avec une autre méthode(pas comparable)par plusieurs labos dont le CHU, aucune transparence ni protocole strict vérifiable …

Il parle surtout pour défendre son « gentil » glyphosate et ses co-formulants qui ne sont pas du « shampoing » mais des métaux lourds (arsenic entre autre) et résidus pétroliers toxiques.

Ce mépris à l’égard de plaignants citoyens responsables est inadmissible et irresponsable pour un président de chambre d’agriculture.

La justice respecte notre action et reconnait nos plaintes qui représentent un énorme travail.

Cette action a été menée depuis 2 ans par des  citoyens bénévoles assistée d’une équipe scientifique et juridique sur tout le territoire national.

Depuis plus d’une décennie de nombreuses études scientifiques indépendantes au niveau mondial démontrent la dangerosité des pesticides pour la santé et la bio-diversité. On parle d’écocide (cide=qui tue).

Défendre notre santé et celles des générations futures n’est pas un spectacle.

En France de nombreux agriculteurs et agricultrices sont morts ou sont gravement malades suite à l’utilisation du glyphosate et d’autres pesticides (lymphome non-hodckinien, Parkinson etc..).

Trop peu malheureusement sont reconnus par la MSA comme maladies professionnelles.

 Sans oublier son coté perturbateur endocrinien = pubertés précoces chez les filles (avant 7 ans) et pour les garçons malformations génitales masculines : micropénis, malformations de l’urètre, testicules non descendus dans les bourses…, plus de risques du cancer des seins et des testicules, pb de fertilité. Le Pr Sultan du CHU de Montpellier étudie ces problèmes depuis plus de 20 ans surtout chez les enfants d’agriculteurs.

En Amérique latine ce sont des milliers de morts et d’enfants malformés suite à l’utilisation massive du glyphosate pour la culture des OGM, qui vont nourrir ensuite les élevages de l’agro-industrie française.

Ces affirmations mensongères correspondent au discours pro-lobbyiste des dirigeants de la FNSEA qui bradent notre santé(notre vie) pour une agriculture chimique « conventionnelle » reconnue aujourd’hui et mondialement en bout de course aprés 50 ans d’utilisation.

Le discours de la FNSEA est non seulement inacceptable mais dangereux pour ses propres adhérents(e)s.

La FNSEA qui ne voit dans le mouvement citoyen actuel que «du populisme écologique» doit impérativement comprendre que les citoyens ont de plus en plus de conscience qu’ils paient trois fois le prix de leur alimentation :
– une première fois sur les marchés ou au supermarché,
– une seconde fois par leurs impôts pour financer la PAC et la dépollution,
– et désormais une troisième fois pour se soigner, étant donné l’explosion des maladies environnementales, notamment cancers et maladies neuro-dégénératives…

Notre président Macron le reconnaissait en début de mandat et devait aider les agriculteurs à la transition sans pesticides..! 

Belle exercice de manipulations et de mensonges de notre pouvoir à la solde de la mondialisation et de ses multinationales de l’agrochimie, des semences et engrais.

POUR RAPPEL et INFORMATION

au Président de la chambre d’Agriculture du Lot

Selon la Charte de l’environnement de 2004,

la LOI constitutionnelle n° 2005-205 du 1er mars 2005 relative à la Charte de l’environnement (JORF n°0051 du 2 mars 2005 page 3697) stipule que :

Article 1er. Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Article 2. Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.

Article 3. Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.

Article 4. Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi.

Qui sont les hors la loi ?

Certainement pas les « pisseurs » !!

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