Demandons à nos mairies de s’y opposer : Danger Méthaniseurs Ségala/Lot

méthaniseur ségala

 

Rappel au niveau national

Ils  bradent la santé des français et impactent gravement la biodiversité.

Dans le but de « rassurer les investisseurs »,  le Premier Ministre, Edouard Philippe, et le Ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, jouent les apprentis sorciers.

Par décret du 6 juin 2018, signé par Messieurs Philippe et Hulot et  applicable dès le lendemain de sa publication, l’installation de  méthaniseurs pouvant recevoir jusqu’à 99,99 Tonnes de déchets par jour est autorisée, sans étude d’impact ni enquête publique. Quid de la population et de l’environnement ? Pourtant, en juin 2017, L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie, notait dans un document de référence :  Le manque de connaissances sur les conséquences du retour au sol des digestats, sur la vie des sols, de l’humus…   Et identifiait des besoins de recherche sur : l’évaluation des fuites de biogaz, les émissions polluantes lors de l’épandage de digestats (N2 O, NH3) et  l’importance de développer des connaissances en termes d’impacts de la méthanisation sur le climat, l’eau, la qualité de l’air, les odeurs, les sols, les déchets, etc.                        Dans leur précipitation à satisfaire les investisseurs, Les Ministres n’en ont pas tenu compte.                                                                                                                                                 De plus, les Conclusions du Groupe Travail Méthanisation (mars 2018) annonçaient  « la sortie du statut de déchets des digestats ».

Ce n’est pas en les sortant  d’un statut qu’ils cesseront d’être des déchets, avec tous les risques inhérents aux déchets.  « La dernière grande épidémie de peste porcine classique (PPC) a eu lieu entre février 1997 et janvier 1998. Le virus a été transmis à un élevage à cause d’un sandwich au jambon jeté dans un élevage » Des milliers de sandwichs au jambon vont arriver dans les méthaniseurs. Une hygiénisation à 71° pour des sandwichs réduits, soit disant, à moins de 12 mm (!!!) est insuffisante pour garantir de l’absence de germes pathogènes.

En janvier 2018, L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire a remis ses conclusions suite à une demande de mise sur le marché de produits issus de digestats de méthanisation : « Les intrants (effluents d’élevage, matières végétales agricoles et matières végétales brutes, eaux et boues de STEP d’industries agroalimentaires, graisses et déchets animaux) peuvent apporter des contaminants organiques, notamment des résidus d’antibiotiques ou des bactéries antibio-résistantes »…

Les résultats des analyses  mettent en évidence  une contamination en Clostridium perfringens et entérocoques et des effets sur la reproduction des vers de terre.

« Conclusions : non conforme, risques pour les organismes du sol. » 

Un très grand nombre de digestats de méthanisation sont issus des mêmes gisements et déjà épandus en France, sur des milliers d’hectares de terres nourricières, et ce,  depuis des années.

Devant la gravité de la situation des associations et collectifs envoient, depuis plus d’un an, des alertes aux différents ministères, en vain.

Les accidents, incidents, pollutions et contaminations dus à la méthanisation, et à tout ce qui en découle, sont fréquents sur toute la France (cf base de données ARIA).

Pour cette raison ces associations et collectifs ont décidé de se rassembler  pour former le Collectif National Vigilance Méthanisation.

 

A SUIVRE…/…

 

https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/methanisation_fr_2017.pdf

https://www.anses.fr/fr/system/files/FERTIBIOVI_FGAM_2017-0479_Ans.pdf

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2018/6/6/TREP1726478D/jo/texte

draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr/…/Methanisation_reglementation_sanitaire_SPAN_

http://biodechets-restauration.fr/eviter-les-risques-sanitaires/




Rappel au niveau du Lot Méthaniseurs segala

Voilà les tableaux des 27 communes concernées pour un total de 15 agriculteurs qui ne mesurent pas eux-même l’implication mortifère de leurs pratiques, ils sont formatés depuis des décennies par les lobbies des agro-industrie.

Des scientifiques reconnus et non encartés peuvent peut-être encore les raisonner et surtout les aider à pratiquer différemment… on peut rêver ?!

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C’est toujours possible même s’ils ont précipité le calendrier dans leur souci habituel d’ostracisme et d’irresponsabilité coupable..




Exemple de lettre à envoyer à vos Mairies très rapidement pour montrer votre opposition qu’elles soient concernées ou non par les épandages, car toutes nos rivières et tous nos ruisseaux seront impliqués par cette contamination à venir…. !!!

Envoyé : vendredi 14 septembre 2018 15:11
À : ddt-sg-bp@lot.gouv.fr
Objet : Consultation Publique – Méthaniseurs Ségala

Réponse Consultation Publique – Méthaniseurs Ségala / OPPOSITION

En tant que citoyen responsable il est de mon devoir de s’opposer formellement à l’installation de ces méthaniseurs et à l’épandage des digestats en résultant.

La commune ………. ou j’habite est concernée pour une surface de ..,..4 ha appartenant à un des 15 agriculteurs du plan d’épandage qui exploitent des parcelles sur les 29 communes lotoises concernées.

Il est aussi du devoir de tous les responsables et décideurs lotois et régionaux de veiller à préserver le département du Lot qui est une zone naturelle sensible avec des sols peu profonds qui amèneront après épandage, en partie sur sol karstique, à une contamination rapide des eaux de surfaces ou souterraines. Le Ségala alimente 70% des lotois en eau potable.

La communauté scientifique et nombre d’éminents agronomes(Guy Astruc, géologue, Michel Bakalowicz, hydrogéologue du karst, Lydia et Claude Bourguignon ingénieurs agronomes et Pierre Rabhi etc..) reconnaissent que les méthaniseurs sont une vraie mauvaise idée mal évaluée lors de ces débuts : peu rentable hors subventions, mal maîtrisée concernant la contamination des sols et de l’eau avec de nombreux germes pathogènes qui résistent aux traitements effectués dans les méthaniseurs. Cela implique un risque majeur pour la santé publique avec une cohorte de maladies dangereuses à venir.

Il ne faut pas oublier dans les autres risques non évalués et par conséquence mal maitrisés : la pollution de l’air et une forte production d’ammoniaque, les risques d’incendie et d’explosion. L’opacité des dossiers de ces méthaniseurs est en soi un facteur d’inquiétude supplémentaire.

Les technocrates qui ont projeté cette zone de stockage et d’épandage n’ont absolument pas tenu compte des contraintes géologiques en présence et de l’importance des réservoirs aquifères.

Il n’y a pas eu d’enquête publique ni d’études d’impact et de danger sur notre environnement. Il s’agit d’argent public détourné, subventions d’au moins 4,4 millions d’euros, pour servir l’intérêt d’une minorité. C’est à dire les fermes de Figeac et quinze gros exploitants agricoles mal informés des risques engendrés par ce clientélisme.

Depuis sa mise en fonction récente, le méthaniseur de Gramat a démontré, suite à de nombreux incidents, la non-maitrise des risques et la mise en danger de nos concitoyens.

La préfecture du Lot ne peut fuir ses responsabilités pour cet enjeu de santé publique dont elle est le garant pour nous citoyens et générations à venir.

Sincères salutations

ou et communication Confédération paysanne

Communiqué sur le projet de méthanisation méthaseli

Au vu des quatre projets de méthanisation en cours d’instruction, dont trois faisant l’objet d’une consultation publique, la Confédération Paysanne du Lot s’inquiète sur le développement d’une méthanisation industrielle dans le Lot et ses conséquences.

Sur le plan agronomique, la méthanisation et l’utilisation du digestat brut pose plusieurs problèmes : perte de matière organique des sols et apport d’azote sous forme ammoniacale qui entraine la stérilisation des sols avec un double impact sur leur capacité de nourrir les plantes mais surtout sur leur capacité de rétention en eau et en éléments minéraux. Ceci a notamment été évoqué par Lydia et Claude Bourguignon, spécialistes de la vie du sol, lors de leur conférence du 7 Septembre à Capdenac.

Les conséquences sur la pollution hydrologique sont doubles. D’une part les sols se compactent et ne jouent plus leur rôle de réservoir hydrique et de régulation du débit des cours d’eau, d’autre part leur capacité d’absorption diminue et favorise le lessivage des minéraux et autres éléments chimiques, bactériologiques, qui ne sont plus retenus par la matière organique.

Le fait que le digestat soit classé en produit et non plus en déchet valorisable agronomiquement, avec comme conséquence l’absence réglementaire de plan d’épandage est particulièrement inquiétant pour le contrôle des apports.

Ce mouvement de développement de la méthanisation industrielle sous prétexte de développer les énergies renouvelables est dans la suite logique d’une industrialisation de plus en plus poussée de l’agriculture, avec le développement d’ateliers hors sol de plus en plus gros, qui amène à une concentration de des déjections sur les exploitations avec toutes les nuisances qui en découlent : nuisances olfactives, pollution hydrologique et problèmes sanitaires, sans parler de la fragilité financière des exploitations et de la diminution du nombre de paysans.

La rentabilité globale de ce type de projet pose également question, notamment sur le niveau d’aides publiques nécessaire à sa rentabilité (aides à l’investissement et aides au prix de rachat de l’énergie).

Le point principal est la question de la ressource en eau. Sachant que le Ségala constitue le château d’eau du Lot, avec les rivières du Drauzou à Labathude, du Francès à Espeyroux, du Bervezou et du Tolerme à Latronquière, de la Bave à Labathude, Terrou, Gorses, et tous les petits ruisseaux, les conséquences sur les ressources en eau peuvent malheureusement être désastreuses pour l’ensemble des citoyens lotois (pollution bactériologique au clostridium notamment).

Plusieurs paysans et citoyens nous ont déjà alertés sur leurs inquiétudes quand à l’utilisation de leurs sources pour l’alimentation en eau potable, pour l’abreuvement des animaux ou pour l’arrosage de parcelles maraichères.

Le récent épisode de fermeture de la station de Longuecoste (mois de Mai), à Montet et Bouxal, appuie notre inquiétude et nous amène à mettre toutes les autorités publiques et les élus devant leurs responsabilités.

Pour ces raisons, nous demandons une véritable étude préalable sur l’impact de ces techniques sur les sols et sur les ressources hydrologiques avant toute implantation de nouvelle unité de méthanisation dans le Lot.

La confédération paysanne du Lot




A Fourmagnac petite commune de 160 habitants, plutôt « dans les clous », ça a marché, il faut tenter dans toutes nos communes

 

99_DE-046-214601114-20180914-CM14092018_01-DE-1-1_1On va essayer de rester optimiste, mobilisé etc…..

Une réflexion au sujet de « Demandons à nos mairies de s’y opposer : Danger Méthaniseurs Ségala/Lot »

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