Actions « OGM cachés », 11 et 12 novembre 2016

Les 11 et 12 Novembre des militant.e.s de la Confédération paysanne et des faucheurs volontaires ont organisé à La Roche sur Yon, Montbrison, Feurs, Angoulême, Clermont-Ferrand des actions dans plusieurs rayons graineteries des jardineries Bricomarché ou Gamm Vert. Ils ont étiqueté les semences Vilmorin avec des autocollants « Limagrain=Monsanto Français », « semences brevetées = interdit de resemer », « semences brevetées = alimentation confisquée » ou  » OGM cachés »

Ces actions ont été l’occasion de dénoncer les nouvelles techniques de sélection (New Breeding Technology) qui sont des OGM qui ne disent pas leur nom. Limagrain, groupe céréalier majeur, est à la pointe de ces techniques. Pendant l’étiquetage, les militants ont pu engager le dialogue avec  le personnel des magasins et les consommateurs.

Revue de presse « actions OGM cachés » 11 et 12 novembre 2016 :

La France agricole 14/11 : La Confédération paysanne demande l’application de la réglementation

http://www.lafranceagricole.fr/actualites/ogm-caches-la-confederation-paysanne-demande-lapplication-de-la-reglementation-1,0,3388127249.html

Dans plusieurs régions, le syndicat a étiqueté dans des jardineries les graines de Vilmorin/Limagrain avec « OGM Cachés » ou « Semences brevetées = interdit de ressemer ».

« Nous demandons l’application de la réglementation à tous les OGM, l’interdiction des brevets sur le vivant, et l’abandon des manipulations génétiques par les multinationales, informe la Confédération paysanne dans un communiqué de presse du 14 novembre 2016. Ce n’est qu’à cette condition qu’on assurera une alimentation de qualité pour tous et le respect du travail des paysannes et paysans, gardiens de la biodiversité. »

« Tant que ces semences NBT (1) ou brevetées ne seront pas clairement étiquetées, nous continuerons nos actions contre Vilmorin/Limagrain », prévient la Confédération paysanne.

Elle s’est en effet mobilisée dans plusieurs départements ce weekend pour une action dans les points de vente distribuant les semences de Vilmorin/Limagrain. « Nous avons étiqueté les graines de cette marque dans les jardineries “OGM Cachés” ou “semences brevetées = interdit de ressemer” », explique le syndicat, pour qui cette entreprise française trompe les jardiniers et les paysans en vendant des semences qui doivent être considérées comme des OGM.

Elle rappelle que la mobilisation paysanne et citoyenne a permis que les OGM de première génération soient réglementés, voire interdits dans de nombreux pays. « Mais les industriels semenciers ne pouvaient pas en rester là, estime la Confédération paysanne. Ils ont donc poursuivi leurs recherches et trouvé des méthodes de manipulation génétique pouvant passer entre les mailles du filet. Ces NBT (pour New Breeding Technologies) correspondent pourtant clairement à la définition des OGM dans la réglementation européenne. »

La Montagne 12/11 : La Confédération paysanne en action contre « les nouveaux OGM »

http://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/agroalimentaire/innovation/2016/11/12/la-confederation-paysanne-en-action-contre-les-nouveaux-ogm_12150736.html

Le syndicat paysan dénonce les nouveaux OGM, ce qu’on appelle les New Breeding Technologies, « ces OGM qui ne disent pas leur nom ».

Sur le parking du Gamm Vert de Cournon, Chantal Gascuel interpelle une cliente. « On vient voir s’ils vendent des OGM dans ce magasin. » « Non, merci. Je n’en veux pas de ces choses-là, lui répond la dame. Et je sais de quoi je parle, je suis fille d’agriculteur. »

Hier après-midi, une dizaine de militants de la Confédération paysanne ont mené cette action de sensibilisation contre les new breeding technologies, « des OGM qui ne disent pas leur nom », pour le syndicat agricole.

« Notre objectif est d’informer les gens sur ces nouvelles technologies, explique la militante de la Conf’. Dans le Puy-de-Dôme, on garde un oeil sur Limagrain et ses marques de semences, Vilmorin, Tézier, Clause et Vita. Pour eux, ces nouvelles technologies ne sont pas des OGM. »

Le groupe semencier auvergnat est d’ailleurs en action ces derniers jours, dans le but d’interpeller les politiques « sur les nouvelles techniques d’amélioration des plantes ». Limagrain milite pour « que l’on ne classe pas de façon uniforme l’ensemble des nouvelles techniques sous le seul vocable d’OGM ».

Aujourd’hui, il risque d’y avoir des OGM dans nos jardins, nos champs et nos assiettes sans qu’on le dise aux gens.

Un discours qui ne convainc pas les paysans de la Confédération paysanne qui dénoncent le lobbying des semenciers auprès du Haut conseil des biotechnologies, chargé d’étudier les questions posées par les OGM.

« La bataille est aujourd’hui réglementaire. Nos actions, qui vont s’inscrire dans la durée, sont là pour contrer ces lobbies et pour informer le grand public. Aujourd’hui, il risque d’y avoir des OGM dans nos jardins, nos champs et nos assiettes sans qu’on le dise aux gens. »

En plus de demander un étiquetage plus précis de ces semences, la Confédération demande « l’interdiction de breveter le vivant » (les gènes). De son côté, Limagrain plaide pour « des brevets uniquement pour des innovations technologiques ».

Sud Ouest 12/11 : Gond-Pontouvre (16) : la Confédération paysanne mène une action à Gamm Vert

http://www.sudouest.fr/2016/11/12/gond-pontouvre-16-la-confederation-paysanne-mene-une-action-a-gamm-vert-2566488-813.php

Une dizaine de personnes a participé à cette action qui visait à dénoncer les « OGM cachés » et la holding Limagrain

Une poignée d’adhérents de la Confédération paysanne – agriculteurs ou consom’acteurs – ont mené une action samedi après-midi au Gamm Vert de Gond-Pontouvre, en Charente. Cette opération nationale visée à dénoncer la présence d’OGM cachés dans les semences potagères, jardinières et agricoles. Il s’agit de mutagenèse qui passe à travers la grille de la législation européenne.

L’enseigne prise à parti n’était en rien directement ciblée, le coupable pointé du doigt était la holding Limagrain, leader mondial du blé OGM mais aussi porteur des marques grands publics comme Vilmorin, Tézier ou encore Lucien-Clause. Pour les signaler, les acteurs de cette action ont collé des étiquettes jaune sérigraphiées « OGM cachés » ou « Limagrain = Monsanto français » dans les rayons concernés. Aucun incident n’a été déploré.

Charente Libre 12/11 : Gond-Pontouvre : opération surprise anti-OGM à la jardinerie [Vidéo]

http://www.charentelibre.fr/2016/11/12/gond-pontouvre-operation-surprise-anti-ogm-a-la-jardinerie,3067837.php

Ils étaient une vingtaine en ce milieu de samedi après-midi pour envahir la jardinerie Gamm Vert de la zone industrielle N°3, à Gond-Pontouvre. La confédération paysanne, le collectif vigilance anti-OGM et ATTAC réunis pour une visite surprise dans les rayons du magasin pour y étiqueter le semences que les agriculteurs soupçonnent de dissimuler des OGM, d’être des semences mutées, sans que pour autant le consommateur en soit averti.

L’action visait, au-delà de l’enseigne qui commercialise des produits Vilmorin, le fabricant, le géant français de la semence Limagrain, à la fois coopérative et propriétaire de la marque Vilmorin. Et Gamm Vert, dont le magasin de Gond-Pontouvre met en avant les alternatives aux pesticides chimiques et une gamme d’aliments pour animaux garantis sans OGM, est filiale de la coopérative charentaise Ocealia qui produit de la semence agricole.

« Il s’agit ainsi de sensibiliser le monde agricole, mais surtout de dénoncer les manipulations des industriels sur les semences, qui se retrouvent modifiées à la manière d’OGM, mais qui ne sont pas considérés comme des OGM, qui ne sont pas soumis à la même réglementation », explique Jean-Luc Manguy, le porte-parole de la Confédération paysanne. »Les producteurs d’OGM doivent prouver l’innocuité de leurs produits. Ce n’est pas le cas avec les semences manipulées. »

Et derrière le combat des agriculteurs contre celui qu’ils nomnent le « Monsanto français », se profile l’autre combat, celui contre le brevetage des organismes vivants. « Si l’on continue comme ça, image un agriculteur, les potagers deviendront illégaux dès lors que les semences n’auront pas été achetées à la jardinerie. C’est tout l’enjeu des brevets pour les industriels : tenir captifs les agriculteurs et les consommateurs ».

France 3 Pays de la Loire 11/11 : La Roche-sur-Yon : opération anti-OGM dans une grande surface [Vidéo]

http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/vendee/roche-yon-operation-anti-ogm-grande-surface-1128563.html

La confédération paysanne et des collectifs anti-OGM ont investi une grande surface de jardinerie ce matin pour protester contre une nouvelle forme d’OGM.

« OGM cachés », c’est ce qu’ont pu lire les clients de Gamm’vert au rayon semences. La grande surface de La Roche-sur-Yon a été investie par les militants de la Confédération Payssane et les collectifs anti-OGM en fin de matinée ce vendredi. Ils ont collé ces étiquettes sur les produits du groupe Vilmorin Limagrain.

Le but : informer la population sur les dangers potentiels des « new breedings technologies », aussi appelées NBTS. Il s’agit de nouveaux OGM sur lesquels il n’existe pas encore de réglementation.

Le Journal du Pays Yonnais 11/11 : Raid contre les OGM cachés dans une jardinerie [Vidéo]

http://www.lejournaldupaysyonnais.fr/2016/11/11/video-raid-contre-les-ogm-caches-dans-une-jardinerie/

La Confédération paysanne 85, le collectif Nos campagnes sans OGM et des Faucheurs volontaires ont mené un raid anti-OGM dans une jardinerie de La Roche-sur-Yon.

La Confédération paysanne 85, le collectif Nos campagnes sans OGM et des Faucheurs volontaires ont mené un raid dans une jardinerie de la zone sud de La Roche-sur-Yon contre les ”nouveaux OGM“.

Armés d’autocollants estampillés ” OGM cachés “, ils se sont évertués à débusquer et signaler les graines de potager suspectes, commercialisées par Limagrain-Vilmorin, pour alerter les consommateurs.

Sud Ouest 14/11 : Charente : mettre au jour les « OGM cachés »

http://www.sudouest.fr/2016/11/14/mettre-au-jour-les-ogm-caches-2567667-1192.php

Une délégation de la Confédération paysanne de Charente a mené une action samedi à Gamm Vert.

«Toutes les grandes surfaces en vendent, même les alimentaires ! » Samedi, 15 h 30. Gilles Laurichesse vient de voir une banderole anti-OGM se dérouler devant la vitrine de sa franchise Gamm Vert à Gond-Pontouvre. Il n’accepte pas d’être pointé du doigt. « Nous sommes simples revendeurs. Nous avons des objectifs de vente à atteindre et nous répondons à une demande. Je sais ce qu’ils reprochent à ces produits mais nous sommes formés à ce propos et nous éduquons notre clientèle », déclare le responsable du magasin.

Limagrain, cible principale

Ces produits ? Les semences potagères et jardinières Clauze, Tézier, Vilmorin ou encore Vita. En fait, la poignée de sympathisants à la Confédération paysanne – agriculteurs en activité ou retraités et consom’acteurs – met sur la sellette la holding française Limagrain, leader mondial de la semence agricole de blé OGM, mais aussi propriétaire de ces marques grand public. Dans ses sachets de carottes, potirons et autres poireaux, les membres de la Confédération paysanne dénoncent la présence d’« OGM cachés ». Des modifications génétiques qui ne sont pas visées par la législation européenne.

Alors, pour le faire savoir au grand public, habillés de combinaisons blanches « pour se protéger », les manifestants ont collé dans les rayons des étiquettes peu équivoques comme « Limagrain = Monsanto français ».

Gilles Laurichesse laisse faire. Entre les deux camps, le dialogue s’instaure. « Gamm Vert est un groupe coopératif, Océalia. Il n’y a pas d’OGM dans notre coopérative », soutient le responsable de magasin. Les paysans acquiescent, certains sont adhérents d’Océalia. « Je sais, je suis un peu chez moi ici », estime François Pelloquin, l’un d’eux, céréalier bio à Villefagnan, alors que le patron rappelle « que le magasin est une propriété privée ».

Pédagogie et dénonciation

« Et le colza ? Et le tournesol ? », rebondit un retraité. Les jeunes traduisent pour les non-initiés : « Ces céréales sont désormais traitées de manière physique ou chimique pour résister aux herbicides et faciliter les grandes cultures. La manière dont elles sont traitées passe à travers les grilles de la législation européenne. » Gilles Laurichesse le sait bien, lui aussi.

À son échelle, il tente de faire bouger les lignes : « Nous expliquons à nos clients, nous avons des produits estampillés AB [pour agriculture biologique, NDLR] dans nos rayons. Nous devrions ne plus vendre de produits de synthèse dans les herbicides. » « Oui, d’ici à deux ans, reprend un manifestant. C’est la législation, mais d’ici là, elle a le temps de changer ! » Et de poursuivre sur la nanotechnologie présente partout : « Jusque dans nos dentifrices, ils nous foutent des cancers ! » Mais faut-il avoir peur de tout ? « Non, la peur n’évite pas le danger. Mais ils ne doivent pas prendre les consommateurs pour des cobayes ! Et nous sommes là pour les dénoncer », promet un des retraités.

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